Titre : Essences opposées
Disclamer : Les personnages sont de JKR
Rating : M
Paring : Drarry
Résumé : Post Poudlard. Il ne va pas bien et cherche un refuge. Il finit par le trouver. Mais qu'elle sera sa surprise en y trouvant autre chose. Bien plus qu'une simple échappatoire à sa vie sans sens.
Note : Présence de slash, donc homophobes s'abstenir.
Je ne tiens pas totalement compte du Tome 7, ne l'ayant pas encore lu (honte à moi --")
Chapitre 8 : Quand Madame intervient
Draco regarda autour de lui et sourit. Décidément, se serait toujours différent en venant ici. Après un soleil aveuglant, puis une nuit noire, voilà que cette fois il se retrouvait face à un coucher de soleil. Quelle mièvrerie !
Il passa une main dans ses cheveux blonds et s'approcha du corps allongé dans le sable, à quelques mètres de lui.
« Pitié Potter, ne me dis pas que c'est un rendez-vous romantique ! » S'exclama-t-il en s'asseyant à ses côtés.
« Eh mince, moi qui pensais que tu succomberais rien qu'en le voyant et que nous aurions une pure partie de baise. Raté. »
Il était habitué à ses sarcasmes sans mauvais fond. Il avait bien vite compris Harry, mais restait encore gêné de ce qu'Harry savait. Draco détourna la tête et marmonna :
« Ta gueule Potter. »
« Harry, Draco. Harry. »
« Je t'emmerde … Harry. » Répliqua le blond en posant son regard au loin, sur l'astre jaune qui ne bougeait pas.
Harry se redressa, pour se retrouver dans la même position que le blond. Lui non plus n'aimait pas le décor, mais quand il arrivait ici, il n'arrivait pas à le changer. Alors il faisait avec. La résignation était devenue quotidienne de toute façon.
« On dirait que mon vocabulaire déteint sur le tien. » Sourit-il en faisant effleurer leurs doigts dans le sable.
Et pour toute réponse, Draco grogna.
Un silence s'installa entre les deux jeunes hommes. Silence apaisant.
Les minutes s'écoulaient tels les grains de sable entre leurs mains. Ils sentaient juste la présence de l'autre à leurs côtés et cela leur suffisait. Les mots avaient rarement leur place entre eux.
Comme la dernière fois, il y avait une semaine de ça. Après qu'Harry ait compris le lourd secret de Draco. Le brun l'avait retenu, plus pour lui qu'autre chose. Il ne voulait pas rester seul à ce moment là. Juste une présence rassurante, comme en ce moment sur cette dune de sable. Draco ne lui avait pas affirmé ses sentiments, mais il savait. Il le sentait.
Et même avec ça, il restait avec lui. A croire que c'était devenu une drogue aussi. Une nouvelle, qui lui apportait autre chose. Un peu de sérénité, pas de jugement. Et de … l'amour. Draco l'aimait et lui en profitait. Il était vraiment ignoble.
Lentement, une larme s'échappa de ses iris et tomba lourdement dans le sable à ses pieds. En même temps, un énorme nuage vint cacher le soleil et assombrit les lieux. Ses poings se serrèrent de colère. Il se haïssait.
« Eh, qu'est-ce que tu as Harry ? » Demanda Draco en penchant la tête sur le côté.
« Je … Ginny est allée à sa visite du sixième mois. » Répliqua-t-il pour penser à autre chose.
« Me parle pas de tes salades de famille. Pourquoi tu pleures ? »
« Le bébé va bien. C'est une grande fille déjà. »
« J'ai l'impression que c'est à cause de moi. »
« Elle est en pleine forme. Elle est très forte. Sa magie est un peu au-dessus des normes. »
« Tu te comportes différemment depuis que tu sais ce que tu ne devrais pas savoir. C'est ça ? »
« Le médicomage pense qu'elle sera pui … »
Dialogue de sourds. Harry refusait d'entendre Draco et cela l'énervait.
Sans plus de cérémonie, il le coupa dans son monologue en le renversant sous lui. Cela eu le mérite de faire taire Harry. Le brun écarquilla les yeux, surpris. Comment s'était-il retrouvé allongé dans le sable, Draco sur lui et ses mains exerçant une pression sur ses épaules ? Et pourquoi ses joues étaient-elles mouillées ?
Ah oui, il pleurait.
« Je me moque de tes rejetons Potter ! » Cria Draco en lui lançant un regard noir.
Mais lorsqu'il vit les sourcils d'Harry se froncer, il se reprit.
« Harry. Pardon. Les habitudes. Mais cesse de me parler de ta vie de famille, sinon je me casse d'ici et tu n'as plus d'Antagonis ! »
Les poumons de Draco menaçaient d'exploser. De colère. D'air. Pourtant ce n'était pas réel. Mais plus fort que lui surtout. Son souffle s'écrasait contre le visage d'Harry, séchant les dernières traces des perles d'eau. Ses cheveux tombaient devant ses yeux, frôlant par moments la peau du brun qui se mit étrangement à frissonner. Ce dernier retourna brusquement la situation.
Il se retrouva au-dessus de Draco, ses mains emprisonnant les fins poignets au-dessus de sa tête. Son regard plongea dans celui, gris et brillant, du blond. Décidément, tout dérapait avec lui. Parce qu'il sentait le désir monter. Parce qu'il savait qu'en cet instant Draco était à sa merci.
Une folie sourde lui vrilla les tympans et il se mit à onduler contre le corps du blond. La réaction de Draco fut immédiate. Il se mit à se débattre, tentant de se dégager de la prise d'Harry. Ce n'est pas parce qu'ils avaient couché ensemble une fois, qu'il se laisserait faire.
Ses pieds battaient dans les airs et il secouait la tête dans tous les sens.
Puis plus rien. Sauf un gémissement retenu, un souffle coupé. Et surtout une main sur son sexe, exerçant une délicieuse pression. Il ferma les yeux et se maudit d'être si vulnérable. Il se maudit en entier, de son nom à son sang.
Ses dents se plantèrent dans ses lèvres et il détourna le visage. Qu'Harry le fasse, et qu'il oublie.
La main sur son sexe s'envola et se posa son menton, le forçant à tourner la tête pour faire face à Harry. Il résista un peu, plus pour la forme qu'autre chose. Et finalement céda. Mais il garda ses yeux toujours clos.
Le souffle calme du brun se rapprocha de lui, pour se stopper à quelques millimètres de son oreille. C'était si tentant.
« Tu vas me regarder. Je t'interdis de fermer les yeux durant notre échange. Je sais que tu en as envie. Tu sens le désir à des kilomètres. Alors dis-toi qu'on prend juste un peu de bon temps ensemble, rien de plus. Profites-en. » Lui murmura Harry.
Lentement, Draco souleva ses paupières et croisa alors le regard dilaté du brun. Des millions d'étoiles brillaient dans ses iris et il le trouva encore plus magnifique en cet instant.
Harry reprit son va-et-vient contre lui et lorsque leurs sexes se touchèrent à travers leurs pantalons, il ferma les yeux. C'était trop bon.
« Draco. » Gémit Harry en ralentissant le rythme.
Le blond rouvrit les yeux, il devait continuer à le regarder. Leur frottement s'accéléra et Draco continuait de fixer le visage d'Harry. Il ne pouvait pas le toucher, ses mains toujours emprisonnées au-dessus de sa tête. Et il avait envie de l'embrasser. Mais cela serait sûrement de trop en cet instant. Parce qu'il voyait dans les pupilles d'Harry que seul le désir l'animait.
Alors que lui était sûr qu'en cet instant, son amour était aussi visible que les rougeurs sur ses joues.
Harry donna un coup de rein plus fort et un gémissement sortit de sa gorge. Son sexe était serré dans son pantalon. Douloureux. Qu'une hâte, que la délivrance vienne. Mais il ignorait si Harry avait prévu plus ou pas. Il n'avait pas l'air de vouloir plus. Juste ce frottement entre eux, à travers leurs vêtements. Aucun autre contact. Sauf celui du regard voilé de désir. Et celui du souffle contre sa bouche, une tentation à laquelle il résistait.
Harry bougea de plus en plus vite et de façon désordonnée. La jouissance n'était pas loin … bientôt. C'est quand il nicha son visage dans le cou de Draco et frôla par inadvertance le lobe de l'oreille avec sa langue, que le blond se cambra et éjacula. Heureux, Harry sourit contre la peau brûlante de son amant et continua ses coups pour finir par se répandre dans son boxer. Epuisé, il s'écroula sur le corps de Draco qui tentait de reprendre sa respiration.
Puis il finit par se relever pour laisser le blond libre de ses mouvements. Il se mit debout et épousseta ses vêtements recouverts de sable. Draco fit de même, sans lui accorder un regard. Harry sentait la colère qui émanait de l'homme en face de lui et s'en voulait.
« Draco. »
« La ferme. » Grogna Draco.
« Draco ? »
« Ta gueule ! »
« Draco ! » Insista-t-il.
« Ferme ta putain de gueule Potter !! » Hurla cette fois le blond en le regardant enfin. « Tu vois pas que je suis en colère ? »
« Justement. Je veux m'excuser. »
« De quoi ? C'est déjà fait, c'est trop tard ! J'en ai marre de toi. Depuis le début tu ne te sers que de moi. D'abord pour ta potion de merde, et maintenant pour assouvir tes envies. Y a des putes pour ça. Et j'en suis pas une. Je refuse d'être la tienne. Tu entends ! » Cria-t-il en le pointant du doigt. « Je ne serais jamais ta pute. C'est pas parce que je suis amoureux de toi que tu peux faire ce que tu veux de moi !! » Explosa-t-il.
Son torse se soulevait et sa respiration était bruyante. Il venait de cracher son venin et ça lui faisait du bien. Mais surtout … il venait de lui avouer clairement ses sentiments. Il avait honte, terriblement honte. Mais il ne montrerait rien. Le masque du parfait Serpentard, rangé depuis un moment au placard, était de retour.
Draco fit volte-face et croisa les bras sur sa poitrine. Son attitude était peut-être puérile mais il craquait. Et c'est à ce moment là que les effets de la potion se dissipèrent et qu'il s'évanoui du monde d'Harry. Mais la rage, elle, ne l'avait pas quitté.
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Une semaine s'était écoulée sans que les deux hommes ne se revoient. Draco était resté enfermé dans son laboratoire, dépérissant à vue d'œil. Astoria s'inquiétait de plus en plus pour son mari. La situation empirait. Et elle sentait qu'Harry y était pour quelque chose. Elle qui ne s'immisçait jamais dans la vie privée de Draco n'en pouvait plus. Parce qu'elle l'aimait encore un peu. Parce qu'elle n'en pouvait plus de tout ça.
Alors pour une fois, la seule sûrement, elle agirait. Sa décision était prise.
Le soleil était déjà bien haut dans le ciel, éclairant faiblement le salon à travers les nuages. Scorpius jouait tranquillement devant la cheminée, profitant de la chaleur des flammes. Et pendant ce temps, sa mère faisait les cents pas derrière lui. Sa sœur Daphné était encore en retard.
Non seulement, elle la voyait peu, mais en plus elle se débrouillait toujours pour repousser ses visites. Et quand elle venait, ce n'était que parce qu'elle n'avait pas le choix … comme là. Avant-hier, Astoria lui avait envoyé un hibou, lui demandant de lui garder Scorpius pendant un après-midi, en échange de quoi elle lui effacerait sa dernière dette en date. Bien sûr, la grande sœur avait un peu râlé pour la forme, mais avait accepté.
Soudain, des flammes vertes sortirent de la cheminée se trouvant à l'autre bout de la pièce, et une jeune femme aux longs cheveux blonds en sortit en époussetant ses vêtements. Curieux, Scorpius tourna la tête et en reconnaissant sa tante, se mit à quatre pattes pour aller la voir. Un immense sourire illuminait son visage et il gazouillait.
« Ati. Ati. Ati. » Dit-il en tirant le bas de la robe de Daphné.
« Toujours en retard Daphné. C'est trop te demander d'être un jour à l'heure ? »
« Pour venir ici, oui. » Répliqua l'aînée. « Et tu sais pourquoi. »
« Ce n'est pas parce que tu n'aimes pas Draco que tu dois me faire subir ça. Moi je l'aime et je suis heureuse comme ça. »
Un faible rire s'échappa de la gorge de Daphné.
« Heureuse ? Alors c'est quoi ces cernes sous tes yeux ? Où est passée ta beauté d'antan ? Qu'est devenue ma petite sœur pleine de vie ? Un Mangemort à Azkaban serait plus heureux que toi. »
Astoria lui lança un regard noir. La remarque n'avait pas été faite en l'air.
« Je reviens dès que j'ai fini. » Répliqua-t-elle en enfilant sa robe de sorcier. « Les elfes savent ce que Scorpius prend pour le goûter. »
Elle se pencha vers son fils qui jouait avec les lacets des chaussures de sa tante et l'embrassa sur les lèvres.
« C'est tatie qui te garde cet après-midi mon ange. Maman revient vite. Tu seras sage. »
Le petit garçon commença à pleurer en tendant les bras vers sa mère. Mais finalement, c'est Daphné qui l'attrapa et se mit à le câliner, tandis qu'Astoria sortait de la maison le cœur lourd. Elle n'aimait pas devoir laisser son fils à quelqu'un. Mais elle devait être seule cette fois.
Son corps mince frissonna sous la brise hivernale et elle transplana jusqu'au centre de Londres. Là, elle se dirigea vers la petite cabine téléphonique rouge, entrée des visiteurs au Ministère. Sur son chemin, les gens se retournaient et murmuraient. On ne la voyait pas comme Astoria Greengrass, mais comme l'épouse Malfoy. Malgré les années, elle n'arrivait toujours pas à se faire à cette vision. Les regards de haine. Les regards de mépris.
Tout en faisant fi de cela, elle rentra dans la cabine et descendit jusqu'au ministère. Son arrivée attira quelques regards mais sans plus, les gens avaient autre chose à faire. La tête haute, elle avança dans la foule et monta dans un des ascenseurs. D'autres personnes et diverses notes de services firent de même, avant que la grille ne se referme et que l'ascenseur s'ébranle. Les chuchotements et regards en coins reprirent sans indiscrétion.
« Niveau deux, Département de la Justice magique. » Retentit la voix.
Aussitôt, Astoria sortit de la cage encore pleines de messes basses et avança dans le couloir. A peine était-elle apparue dans le couloir séparant les box, qu'une foule de regards se tournèrent vers elle.
« Le bureau de Monsieur Potter ? » Demanda-t-elle noblement.
« La porte là-bas. » Lui indiqua un homme d'une quarantaine d'années, les bras chargés de dossiers divers.
Elle se dirigea jusqu'à ladite porte et toqua.
« Mouai, c'est pour quoi ? » Grogna une voix masculine de l'autre côté.
Sans se préoccuper des différents regards interrogateurs posés sur elle, elle poussa la porte et entra dans le bureau.
« Bonjour Monsieur Potter. » Dit-elle calmement.
Harry releva la tête et écarquilla les yeux en voyant la personne qui se trouvait face à lui. Il pencha légèrement la tête sur le côté, comme si il cherchait quelque chose.
« Si c'est mon mari que vous cherchez, il n'est pas là. »
« Vous venez pour quoi ? » Se reprit le brun en se redressant.
Astoria alla s'asseoir sur la chaise en face d'Harry et croisa les jambes. C'est maintenant que tout débutait.
« Oh ! Eh bien c'est très simple Monsieur Potter. Je viens pour vous parler de mon mari, Draco. »
La main qu'il tendait vers une tasse de café se stoppa en pleine course, alors qu'il plongeait son regard dans celui de la femme blonde. Une multitude de questions surgirent dans sa tête et une crainte s'empara de son corps. Un haut le cœur le prit sans qu'il ne s'en rende compte et son corps s'affaissa sur sa chaise. Ses oreilles bourdonnaient avec une désagréable envie de devenir sourd.
Il se doutait bien qu'en voyant Astoria, ce n'était pas pour parler de tricotage, mais sûrement de son mari. Il avait même espéré le trouver derrière elle. Parce que même si il refusait de se l'avouer, il lui manquait.
Une semaine entière sans le voir, sans rien de lui. Sauf des souvenirs. Ils s'étaient quittés sur une note désagréable, au sale goût de dégoût. Il regrettait son geste ce jour là, cette passion qui l'avait brusquement animé. Il avait voulu s'excuser, mais Draco ne s'était pas laissé faire … pour une fois. Et puis surtout … il le lui avait dit. Ses soupçons les plus vrais étaient enfin confirmés.
Draco était amoureux de lui.
Quand les derniers effets de l'Antagonis s'étaient dissous dans un souffle sec, Harry s'était recroquevillé sur lui-même. Les évènements des derniers mois ressurgirent et le hantèrent durant des heures et des heures. C'est finalement Ginny qui le trouva et l'emmena jusque dans leur lit pour qu'il se repose. Elle s'était couchée contre lui, sa poitrine et son ventre rond se collant à son dos, et une de ses mains s'était posée sur ses côtes, tandis que l'autre s'était mise à jouer avec les cheveux tombant dans sa nuque. La chaleur de son corps l'avait peu à peu rassuré, réconforté et il avait finit par fermer les yeux et s'endormir.
Puis la vie avait reprit son cours. Avec quelques différences. Harry était moins violent et restait plus souvent chez lui. Il passait des heures et des heures assis sur le canapé dans la bibliothèque, ses yeux au regard vide fixant les flammes dansant dans l'âtre. Parce qu'il pensait à lui … désespérément à lui. Et à son monde qui n'avait plus de sens. Sauf la dernière saveur de leurs ébats. A diverses reprises, il avait voulu reboire de la potion. Mais il ne voulait pas se retrouver face à lui. Pas encore. Pas avec cette envie de vomir à chaque fois qu'il pensait à lui.
« Monsieur Potter ? » Le sortit de ses songes la femme en face de lui.
« Pardon. Alors ? »
« Voilà. Je viens vous trouver parce que je pense que Draco va mal à cause de vous. Non, ne dites rien, laissez-moi finir. Depuis une semaine, il est enfermé dans son laboratoire et je n'ai pas réussi à l'en faire sortir. Il ne mange quasiment rien, même en faisant ses plats préférés. Je ne cesse de l'entendre gémir et pleurer à longueur de journée. Et la nuit … la nuit … il … vous appelle. Je sais que vous n'êtes normalement pas en bons termes, mais je sais aussi que vous vous voyez régulièrement. Où, comment, pourquoi ? Je l'ignore. Et je ne veux pas le savoir. Mais j'aime mon mari et je veux le voir heureux, comme lorsque je l'ai connu, comme lors de notre première année de mariage. Alors je me suis dit …que peut-être … vous pourriez faire quelque chose. Réparer l'erreur que vous avez faite peut-être. » Finit-elle dans un souffle.
Harry la regardait, la bouche entrouverte et les bras ballants. Cette femme lui faisait un peu penser à Ginny. Elles devraient peut-être se rencontrer et parler.
« Que savez-vous de ma vie actuelle Madame Malfoy ? »
« Je sais que vous êtes marié à Ginny Weasley, que vous avez deux garçons et une fille qui va bientôt naitre (naître). Vous êtes chef des Aurors et vous faites votre travail à merveille. Je sais ce que raconte la Gazette, même si je n'y crois pas. Pourquoi ? »
« C'est tout ? Vous êtes sûre ? »
« Oui. »
Harry souffla et se détendit légèrement. Elle ne mentait pas. Son secret était encore bien gardé.
Il plongea son regard dans celui d'Astoria. Elle attendait une réponse.
« Drac … Malfoy ? Il … »
« Appelez-le Draco si vous le faites habituellement entre vous. Cela ne me gêne pas. Et vous n'avez pas à cacher votre relation devant moi. »
« Relation !? » S'exclama Harry.
« Oui. Votre amitié ou entente … enfin je ne sais pas comment vous l'appelez. »
Un soupir bruyant s'échappa de ses lèvres. Qu'avait-il cru ?
« Draco va si mal ? » Demanda-t-il.
« Oui. Je ne l'ai jamais vu ainsi. Certes, depuis un an, notre relation s'est dégradée, mais là … c'est horrible. Je crois qu'il n'est jamais tombé aussi bas. J'ai peur vous savez. De le perdre. »
De fines larmes perlèrent au coin de ses yeux bleus. La femme blonde se retenait depuis un bon moment, mais là, elle n'en pouvait plus. De temps en temps, lorsque le vase est plein, il faut le vider. Et il se trouvait que ce moment avait fini par arriver.
Brusquement, Harry se leva, attrapa une veste posée sur une pile branlante de dossiers et tira Astoria de sa chaise. Il glissa sa main dans la sienne et sortit de son bureau comme un fou, tirant la jeune femme derrière lui. Ils passèrent devant tout le bureau des Aurors qui ne comprenait plus rien à la situation et Harry s'engouffra dans l'ascenseur, Madame Malfoy à sa suite.
« Monsieur Potter ? » Renifla-t-elle.
« On va chez vous. » Dit-il simplement en refermant les boutons de son manteau.
Coucou tout le monde !!
Alors tout ce qui se passe dans ce chapitre n'était pas prévu. Je m'étais dis qu'il n'y aurait qu'un lemon dans cette fic (chap 5) et pour moi Astoria resterait à jamais un personnage secondaire, tout comme les autres. Mais je crois qu'ils en ont décidé autrement, en tout cas pour ce chapitre.
Et vous, vous en pensez quoi ? Ça vous a plut ou pas ?
RAR anonymes
Elena : Merci à toi pour ta review. Je suis très contente que ce chapitre t'ai plut et j'espère que celui-ci te plait aussi. Et j'espère que l'attente entre les chapitres n'est pas trop longues, j'en suis désolée.
