Précédemment dans le Chapitre 4 :

Une fois les embrassades et poignées de mains terminées, ils franchirent la cheminée, via poudre de cheminette, et atterrirent dans le salon du 12 Square Grimauld, pour découvrir un Draco Malefoy, Prince de la maison des Serpentard, ex sorcier supposé maléfique, et réputé pour son calme et son air aristocratique en toutes circonstances, affalé dans un divan et écroulé de rire face à un manga moldu.


Chapitre 5 : Bonjour le Quatuor et Surprise ! :

L'homme se tenait dans le noir. Tout autour de lui n'était qu'obscurité et ténèbre.

L'homme se demanda où il se trouvait. Il n'avait aucun souvenir de la manière dont il était arrivé là. A bien y réfléchir, il n'avait aucun souvenir du tout. Rien ne lui revenait ; ni son age, ni où il habitait, ni son nom. Rien.

L'homme commença a paniquer. Qui était il et que faisait il ici. Il avait pourtant une certitude. Sa place n'était pas ici, mais près de quelqu'un. Près d'une personne qu'il n'aurait jamais du abandonner. Malheureusement pour lui, le nom de cette personne lui échappait également, comme tout le reste. Ne sachant quoi faire d'autre il se mit à marcher au hasard tout en appelant à l'aide.

L'homme n'aurait su dire pendant combien de temps ce manège continua, lorsque soudain une voix féminine lui répondit.

- Par ici, âme égarée. Suis la lumière.

A peine la voix avait elle finit qu'un point lumineux apparut face à l'inconnu. Ce dernier se mit à courir vers lui. A chaque pas le rapprochant de la lumière, l'homme sentait tous ses doutes et ses craintes s'envoler un peu plus.

Soudain, il se retrouva dans une sorte de pièce aux murs blancs et en face de lui se tenait un feu. Mais ce brasier n'aurait pas du exister car l'homme ne vit aucun tas de bois ou de cendre sous les flammes. Ces dernières étaient là, un point c'est tout. Sous le coup de la surprise, l'inconnu s'était arrêté et regardait cet étrange feu se consumer.

C'est pourquoi, lorsque le brasier commença à changer de couleur, l'homme ne pu que le croire. Il n'avait pas détourné son regard une seule fois. Face à lui le brasier passa du rouge orangé au bleu, au vert et en enfin au blanc. Avant que l'homme ne puisse réagir, le feu recommença à changer. Les flammes commencèrent à s'allonger, puis lorsqu'elles atteignirent la hauteur d'un être humain, elles commencèrent à prendre une forme humaine.

L'homme avait à présent devant lui une femme d'une beauté sans égale et lorsqu'elle lui parla, il tomba immédiatement sous le charme de cette voix.

- Bonjour Sirius !

- Qui êtes vous ? Qui est Sirius ? C'est moi ? Comment suis-je arrivé ici ? Pourquoi je ne me souviens de rien ?

- Calme toi Sirius. Je vais répondre à toutes tes questions ne t'inquiète pas. Oui, tu te nommes Sirius. Sirius Orion Black pour être plus précise Tu ne te souviens plus de rien car c'est l'une des conséquences de ta chute dans le puit du Département des Mystères. Mais plutôt que de tout te raconter, je vais te rendre ta mémoire.

Sirius fut soudain assailli de toutes part par des souvenirs de sa vie passée. Ses années à Poudlard, sa famille corrompues, les Maraudeurs, Voldemort, James, Lily et surtout Harry.

Avec le retour de ses souvenirs Sirius fut prit de remords et de regrets d'avoir laisser seul Harry.

- Harry est seul désormais. Il n'a plus personne, dit il.

- Non, il n'est pas et ne sera jamais seul. Mais nous y reviendrons plus tard.

- Vous n'avez toujours pas répondu à une de mes questions. Qui êtes vous ?

- Oh moi, je ne suis que la Déesse de la Lumière, lui répondit elle avec un haussement d'épaule, comme si qui elle était n'avait pas d'importance. Pourtant pour Sirius cela en avait. Il avait devant lui une déesse, La Déesse. Celle que normalement tout le monde sorcier vénérait, celle qui avait élu Arthur comme son champion. Et pourtant, il l'avait là devant lui. Maintenant qu'il l'avait vu, il se disait qu'il avait eu raison toutes ces années auparavant, de ne pas suivre le reste de sa famille vers les Ténèbres et le Mal. L'avoir là en face de lui, était la meilleure des récompense pour toutes les souffrances qu'il avait du endurer.

- Mais assez parler de moi ! Parlons plutôt de toi mon ami.

- Moi ? Que pouvons nous ajouter de plus sur moi ? Vue que je suis mort, il n'y pas grand-chose à dire.

- Mort ? Mais d'où tiens tu cette idée loufoque ?, rigola-t-elle.

- Je la sors du faite que je sois tombé dans le puit du Département des Mystères. Même vous, vous l'avez mentionné, je vous rappelle.

- Oh, cette babiole… Certes tu es tombé dedans, mais je ne vois pas le rapport. Pourquoi mourrais tu en y étant tombé ? Ce n'est pas sa fonction. Il n'a jamais été créé pour assassiner les gens. Mais nous nous égarons. Tu n'es pas mort et tu ne mourras pas pendant encore quelques dizaines d'années. Tu n'aurais jamais du être séparé de Harry alors que ta place était à ses côtés. Tu aurais du le voir grandir, se marier et accomplir de grandes choses, et ce encore plus grande que tout ce que tu peux imaginer crois moi.

- Oui, peut être mais c'est arrivé et aujourd'hui je me retrouve coincé ici.

- Qui t'a dit que tu étais coincé ici ?

- Je n'y suis pas ? Je peux retourner sur Terre ?

- Bien sur ! Je vais t'y renvoyer, mais avant toi et moi, nous avons quelques petites choses à discuter.

- Je ne suis pas sur d'aimer vers où se dirige cette conversation.

- Idiot ! Tu n'as rien à craindre de moi, tu sais. Non, j'aimerais te parler de Harry et de certains de ses amis. Depuis ta disparition, la situation a quelque peu changé dans le monde sorcier, ainsi que pour les personnes que je viens de te citer.

- Qu'est il arrivé ? C'est Voldemort c'est ça ? Il n'est rien arrivé à Harry, hein ?

- Oui et non. Cela a un rapport avec Harry mais pas avec Voldemort. Peu de temps après son retour chez les Dursley, Harry a été retrouver à moitié mort dans sa chambre. Son oncle l'avait battu à mort et l'avait laissé agoniser. Lorsque les membres de l'Ordre l'ont retrouvé il était à deux doigts de mourir. Heureusement ils ont pu le réanimer, mais ce qu'ils ne savent pas c'est que pendant ce temps, Harry avait irrémédiablement changé.

En entendant la manière dont avait été traité Harry, Sirius fut prit d'une rage sans précédant et décida que lorsqu'il retournerait chez lui, à la première occasion, il rendrait une petite visite aux porcs qui avaient osé levé la main sur Harry. Décision prise, il revint à la réalité pour entendre que Harry avait changé.

- Quel genre de changement ?, demanda-t-il.

- Je pense que ce ne sera pas une surprise pour toi, si je te dis que Harry est un sorcier puissant. Toi et beaucoup d'autres personnes s'en doutaient déjà. Ce que vous ne saviez pas c'est jusqu'à quel point il était puissant.

- C'est vrai. Nous en avions parler plusieurs fois avec Remus, des membres de l'Ordre et certains de ses professeurs. Nous pensions qu'il aurait, une fois adulte, et à la vue de ses résultats scolaires, un peu moins de puissance que Dumbledore. Ce qui n'est pas rien, puisque Albus est un puissant sorcier.

- C'est là, où vous aviez tout faux. Ses résultats scolaires étaient truqués puisque j'avais caché la presque totalité de ses pouvoirs et de sa puissance.

- Quoi ? Mais pourquoi avez-vous fais ça ?

- Cela a commencé lorsque Voldemort est venu pour le tuer ce fameux soir d'Octobre. Sais-tu pourquoi Harry a survécu ?

- Albus nous a dis que c'est grâce à Lily, qui avait fait inconsciemment appelle à des anciens pouvoirs, et qui avaient protéger Harry.

- C'est faux. Lily n'y est pour rien.

- Mais qui alors ? Comment as t il pu survivre si Lily ne l'a pas protéger ?

- C'est Harry lui-même qui c'est protégé. C'est sa magie qui a tout fait.

- Mais c'est impossible voyons. Pour pouvoir arrêter un Avada Kedavra, il faudrait une puissance jamais vue chez un adulte, alors chez un enfant d'un an, c'est impossible.

- Et pourtant, ce jour là, Harry a bel et bien arrêté le sort avec ses propres pouvoirs. A ce moment là, j'ai pris la décision de cacher ses pouvoirs au monde et à lui-même. Mais à présent, ses pouvoirs ont été libéré et ce pour une raison bien simple. J'ai besoin de lui et de certains de ses amis. Que sais tu du Roi Arthur et de Godric Griffondor ?

Déstabilisé par le changement de sujet, Sirius resta un moment silencieux avant de pourvoir enfin répondre.

- Ce que tout le monde chez les sorciers en sais. Après tout, c'est notre Roi et son histoire est donc devenu une véritable légende.

- Oui, mais dis m'en un peu plus, je te pris.

- Si vous insister. Vous l'avez choisi pour être votre champion, votre représentant sur la planète face aux Ténèbres. Il est accompagné de trois autres personnes pour l'aider dans sa tâche : son épouse Guenièvre, l'amant de celle-ci, Lancelot et enfin votre Grande Prêtresse, Sérénité. A chacune de ses réincarnations il revient pour vous servir et nous sauver du Mal, tout en reprenant son rôle de Roi des Rois. Lors de sa deuxième incarnation il se prénommait Godric Griffondor, et Guenièvre était devenue Helga Poufsouffle, Lancelot, Salazar Serpentard et Sérénité, Rowena Serdaigle. C'est le rêve de tout à chacun de le voir revenir pendant notre temps sur cette terre. On dit qu'il était d'une puissance phénoménale, mais que pourtant il était d'un tempérament assez calme. Par contre celui qui le mettait en colère en voyait des vertes et des pas mûres.

- C'est tout ce que tu sais ? Face au hochement affirmatif de Sirius, la Déesse continua. Je vois que ce que tu disais est vrai, tu ne connais que ce que la plupart des gens savent. Je vais donc devoir éclaircir quelques points car ton récit contient quelques erreurs et oublis. Premièrement, Guenièvre n'était pas son épouse, c'est Sérénité qui l'était et qui donc avait le titre de Reine. Guenièvre était la femme de Lancelot. Tu avais raison en ce qui concerne sa puissance, mais ce que tu ne sais pas c'est que Merlin n'a jamais existé. Il a été inventé par Arthur, et c'est toujours lui qui en jouait le rôle. La raison de cette invention, je la laisserai te l'expliquer…

- Vous voulez dire que je vais le rencontrer ?, s'exclama Sirius.

- Oh que oui ! J'irais même jusqu'à dire que tu l'as déjà rencontré.

- QUOI ??

- Calme toi ! Revenons à nos moutons. Tu avais également raison en ce qui concerne sa réincarnation sous les traits de Griffondor, ainsi que pour l'identité de ses amis. Je pense que tu auras deviné que c'était Rowena son épouse et non Helga, à présent. Tu dois te demander pourquoi je te parle de lui et de son histoire.

- Un peu oui…

- Simplement parce qu'il est revenu, il va de nouveau reprendre sa place en tant que Roi. Et tu seras là pour l'aider cette fois. Lui et ses trois compagnons se sont souvenus de leurs vies passées et à présent, ils vont avoir besoin de toute l'aide possible. Hors, je le connais assez pour savoir qu'il aura besoin de toi. A présent, je vais te renvoyer chez toi. Tu atterriras dans ta maison familiale, ainsi tu n'auras pas de problème avec les forces de l'ordre.

- Je vous remercie. Mais…vous êtes sur que j'ai déjà rencontré le Roi Arthur ?

- Sûre et certaine. Après tout, tu lui as changé ses couches lorsqu'il était enfant…

- QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ??

Le cri de surprise de Sirius lorsqu'il comprit de qui la Déesse parlait résonnait encore lorsqu'il disparut pour aller retrouver celui qu'à présent il allait servir jusqu'à sa mort.


- Si les membres de ta maison te voyaient ainsi Salazar, ils auraient une crise cardiaque !, rigola Ginny.

En un bond, le jeune homme blond fut sur ses pieds et se précipitait vers son épouse pour la prendre dans ses bras…et récolter un ou deux baisers avec un peu de chance…

- Ma chérie ! Que fais-tu là ? Non pas que cela me dérange, au contraire, mais je ne vous attendais pas tous les trois avant deux semaines au minimum.

- Mon crétin de frère est passé par là, lui répondit la rouquine et se pelotonnant un peu plus dans les bras de son mari.

- Qu'est-ce qu'a encore fait la belette ?, demanda le sorcier blond.

- Il a très mal prit la relation entre Arthur et Sérénité, l'éclaira sa petite épouse.

- Laisse moi deviner ! Il a laissé éclater sa jalousie maladive et prit Hermione pour sa chose ?

- Tu as assez bien résumé la situation, mon vieil ami, continua Harry. Ce qui fait que nous voilà avec deux semaines d'avance sur le programme, car je voulais éviter une situation tendue chez les Weasley avec ma présence. Hermione ne supportait pas de le revoir après ce qu'il lui a dit et Ginny en a profité pour s'incruster dans notre petit groupe.

- En parlant de ça, Harry, je voulais te demander, l'interrompit Hermione. Qu'as-tu fais à cette pauvre Mme Weasley ?

- C'est vrai Harry, maman n'est pas si facile à convaincre. Elle me voit encore comme un bébé, hors elle n'a posé aucun problème à ce que je vienne avec vous.

- Ok, les filles, vous m'avez percé à jour. Comme je pensais qu'il nous serait utile de nous retrouver tous les quatre seuls pour organiser notre plan d'action envers le ministère, je l'ai un peu incitée à te laisser partir avec nous. Cerise sur le gâteau, j'ai pensé que cela te ravirait de retrouver ton époux.

- En tout cas merci ! Je m'étais préparée pour une bataille rangée contre elle.

- Bon, que diriez vous d'aller poser vos affaires dans nos chambres, dit Hermione. Nous pouvons continuer cette conversation plus tard.

- Très bonne idée, ma chère, lui répondit la rouquine. Où se trouve ta chambre, mon chéri ?

- Au premier étage, la deuxième porte à gauche. Pourquoi ?

- Pourquoi ? Tout simplement pour que j'y installe mes affaires, voyons. Tu ne croyais tout de même pas que j'allais dormir dans un autre lit que le tien ?

- Non ! Tu n'as ta place que dans mon lit avec moi !, affirma Draco en lui prenant la main et en l'entraînant hors de la pièce, vers sa chambre.

Harry et Hermione les regardèrent partir, souriant de toutes leurs dents et se disant que certaines choses ne changeraient jamais. Leurs regards se croisèrent et Harry, tentant de garder son sérieux, fit une profonde révérence puis tendit la main à la jeune femme.

- Et vous mon épouse, que diriez vous de nous retirer dans notre chambre, pour que vous puissiez vous atteler à vos ablutions et autres nécessités ?

- Cela me semble être une merveilleuse idée, mon Roi !, éclata-t-elle de rire en lui prenant la main.

Tout deux grimpèrent au premier étage et ce dirigèrent vers la chambre principale, puis ce que, avec la mort de Sirius et comme mentionné dans son testament, la maison appartenait à présent à Harry.

En y entrant, ils découvrirent une ambiance feutrée et intime qui leur plus aussitôt. Comme si dans cette vie ci, ils étaient habitués à partager la même surface habitable, ils installèrent leurs affaires en très peu de temps, tout en discutant de tout et de rien, tout en savourant le fait d'être de nouveau ensemble. Harry ayant fini le premier, il s'allongea sur le lit avec les mains croisées derrières la tête et il se mit à observer sa petite femme mettre la dernière touche aux rangements effectués.

Lorsque cette dernière eu terminé, elle vint se pelotonner contre son époux, posant la tête contre sa poitrine et laissant sa main gauche reposer sur son estomac. Plus aucune parole ne fut prononcée pendant un moment, les deux savourant la présence de l'autre.

Soudain, Harry prit la main qui se faisait de plus en plus baladeuse d'Hermione dans la sienne, faisant faire à cette dernière une légère moue de frustration.

- Si tu continues comme ça, nous allons être en retard pour le déjeuner.

- C'était mon intention en fait, dit Hermione un petit sourire malicieux au coin des lèvres.

- Que vont en penser nos deux amis ?

- Parce que tu crois qu'ils sont en train de faire quoi, en ce moment ?

- Je ne sais pas moi, un petite partie d'échec peut être ?, lui répondit Harry avec un petit air innocent.

- Si les règles stipulent qu'il faille enlever un vêtement à chaque fois que l'adversaire prend une pièce pourquoi pas, mais j'ai de sérieux doutes !

- Et toi Mme Potter, qu'as-tu en tête ?, lui demanda-t-il en la faisant rouler sur le dos et en s'installant sur elle.

- Devine !

Ce qu'il s'empressa de faire et les heures qui suivirent les deux amants effacèrent les mille dernières années de solitude par des baisers, des caresses et l'union de leur corps.

A noter qu'ils ne furent en retard que de dix minutes pour le déjeuner. Harry répondit au sourcil haussé de Draco par un grand sourire et un haussement d'épaule.