Bonjour tout le monde!!!

Voici enfin le 1er chapitre de ma fanfiction!!! J'espère qu'elle sera à la hauteur de vos espérances! Evidemment, je compte sur vous pour me dire ce que vous en pensez!! Toute critique est bonne à prendre!!

Le 2ème chapitre est déjà écrit, reste plus qu'à le taper (bouuuhhh!!! c'est la partie que je préfère le moins!!). Je vais essayer de vous mettre un chapitre toutes les semaines.

Bonne lecture!!!


Chapitre un : Alphonse

Alphonse regardait par la fenêtre, l'air morose. De gros nuages s'amoncelaient dans le ciel de Dublith. Il allait bientôt pleuvoir. Il entendait autour de lui ses camarades soupirer devant ce mauvais temps qui limitait leurs activités de leur après-midi libre. Mais pour lui, c'était le temps idéal. Un temps égal à son humeur : sombre et triste. De toute façon, il avait quelque chose à faire. Quelque chose d'important. Et qui était loin d'être amusant.

Il détourna le regard lorsque le professeur entra. Celui-ci fit l'appel, puis commença son cours. Al se désintéressa du discours monotone de l'homme. Cet enseignant n'avait jamais été capable de rendre ses cours intéressants et il était si facile de se laisser aller! Al avait toujours été un élève studieux, écoutant les cours avec beaucoup d'attention. Mais aujourd'hui, il n'avait que faire de ce qui pourrait lui être enseigné. Aujourd'hui était un jour spécial. C'était l'anniversaire de la mort de sa mère. Et chaque année, à la même date, un sentiment de solitude, de manque lui étreignait le cœur. Ça faisait aujourd'hui onze ans.

_ Alphonse Elric, j'apprécierais que vous suiviez le cours au lieu de regarder par la fenêtre en rêvassant, dit le professeur d'un ton sévère.

_ Pardon, dit Alphonse, se remettant aussitôt dans une position plus adéquate pour prétendre suivre le cours.

Mais, de toute la matinée, il ne suivit absolument rien, ce faisant régulièrement rappeler à l'ordre par le professeur, visiblement excédé par une attitude aussi laxiste, surtout venant de son meilleur élève. Ses pensées ne cessaient de tourner autour de cette famille qu'il avait perdue il y avait si longtemps et dont il ne gardait que de vagues souvenirs.

La personne dont il se souvenait le plus, évidemment, était sa mère, Trisha. Il se souvenait de ses yeux doux lorsqu'elle le regardait, de son sourire rassurant lorsqu'il se réveillait la nuit en pleurant à cause d'un cauchemar, de sa voix mélodieuse quand elle lui chantait des chansons. Il se souvenait de ses larmes aussi, qu'elle essayait vainement de lui cacher. Il se souvenait un peu de son père, un homme froid et distant. Il ne lui avait parlé que quelques fois, et toujours d'une voix méprisante, le regard dur.

Mais il était incapable de se rappeler le visage de son frère. Il ne se souvenait pas des jeux auxquels ils jouaient. Il ne se souvenait de rien, rien du tout... Si ce n'est des yeux d'or pétillants de joie et des cheveux d'un blond lumineux lui barrant le front et encadrant son regard. Il ne savait même pas pourquoi, un jour, son frère avait disparu. Il se doutait que quelque chose de grave s'était produit, vu l'attitude malheureuse de sa mère.

Une main le secoua doucement à l'épaule, tandis qu'une voix disait :

_ … Al... Alphonse!

Il leva vers la jeune fille des yeux absents.

_ Al, le cours est fini. Tu peux rentrer chez toi, maintenant. Sauf si tu veux avoir des cours particuliers!! Mais je crois que le prof n'est pas au courant car il est parti en coup de vent!

Alphonse reprit d'un coup conscience de la réalité. Il regarda autour de lui, surpris, constatant que la salle de classe était vide. Il n'avait rien remarqué. Il n'avait pas entendu la cloche sonner, ni les chaises racler contre le sol. Il regarda à nouveau la jeune fille qui lui souriait, attendant une réaction de sa part. Il sourit enfin.

_ Merci, Rose.

_ C'est rien. Tu as été dans la lune toute la matinée. Je me suis dit qu'il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour te réveiller!! Je sais pas ce que tu fais de tes nuits, Al, mais il serait temps d'en profiter pour dormir un peu!

Alphonse se passa la main dans les cheveux, un peu gêné de s'être perdu dans ses pensées au point de complétement oublier le présent.

_ Je peux t'assurer que je dors la nuit, dit-il en souriant. C'est juste que je me suis levé fatigué, ce matin, et ce prof... y'a rien à faire, il sait pas captiver ses élèves!

_ Ouais, vivement qu'on change de prof, histoire de ne pas être atteint de somnolite aiguë! Rit-elle.

Puis elle s'approcha d'Al, déposa un baiser sur sa joue, et lui dit rapidement avant de s'enfuir :

_ Bon courage !

Al resta un instant sans bouger, trop surpris pas son geste. Puis, lentement, il posa sa main sur sa joue en souriant tristement et murmura :

_ Merci.

Il rangea ses affaires et sortit. Dehors, il leva les yeux vers le ciel et sentit les gouttes de pluie s'écraser sur son visage. Il resta dans cette position quelques instants. Puis il soupira et se dirigea vers sa maison.

Chaque année, il avait effectué ce rituel avec ses parents adoptifs. D'abord, parce que c'était trop douloureux. Ensuite, parce qu'il avait pris l'habitude de les avoir auprès de lui. Mais cette année, il voulait le faire seul. Il voulait se prouver que cette absence t cette tristesse, il pouvait les affronter seul. Parce qu'il savait que, chaque année, la douleur se faisait moins présente.

Lorsqu'il arriva chez lui, son père adoptif, Sieg, s'approcha et posa une main réconfortante sur son épaule. Il ne dit rien. C'était inutile. Al s'installa à table, où Izumi (sa mère adoptive, vous l'aurez compris!) attendait déjà. Elle lui jeta un regard furieux mais ne dit rien. Al savait pourquoi elle était en colère: elle n'avait pas accepté l'idée qu'il le fasse seul.

Le repas se passa dans le silence le plus total. Puis, toujours sans un mot, Al se leva et prit ses affaires. Il s'apprêtait sortir lorsque la voix d'Izumi l'arrêta:

_ Tu es sûr que ça ira? On n'a qu'à t'accompagner et t'attendre à la gare ou à la sortie du...

_Merci, Izumi, interrompit Al, mais ça ira.

Puis il sortit.

_ Qu'est-ce qu'on fait, Izumi ? Demanda Sieg, au bout d'un moment.

_ A ton avis ?

Ils restèrent un instant silencieux.

_ Il a 18 ans... Il faut la lui donner, maintenant, ajouta-t-elle enfin.

_ Oui, je sais. Mais on pourrait attendre qu'il rentre, non? Ce n'est pas utile de lui donner aujourd'hui.

_ Plus on attendra, moins on aura envie de la lui donner. Je ne sais pas ce qu'elle contient, et j'avoue que ça me fait un peu peur, mais... Il est plutôt mature pour son âge. Je ne pense pas qu'il va s'effondrer.

Sieg hocha la tête, sans dire un mot. Ils restèrent un instant silencieux puis se levèrent lourdement, pour suivre leur fils le plus discrètement possible.


Al arriva à la gare avec 15 minutes d'avance. Il s'installa confortablement dans le train. Il savait que le temps d'arriver à Central, l'après-midi serait déjà bien entamé. Il ne serait pas de retour avant tard le soir. Mais ça ne lui faisait pas peur. Il savait se défendre, grâce à l'enseignement d'Izumi. Chaque soir, il avait droit à une séance de révision de l'alchimie bien musclée. Il ne s'en plaignait pas, au contraire! Il aimait ces séances, même s'il en ressortait fourbu.

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas deux silhouettes familières qui essayaient de passer inaperçu, bien que cette tentative soit vaine, vu la corpulence d'une des silhouettes. Il ne se rendit pas compte non plus qu'on l'observait, durant le trajet. Il se contentait de regarder distraitement le paysage défiler sous ses yeux.

Lorsqu'il arriva à Central, après plus de 3 heures de train, il s'étira longuement avant de partir en direction de la sortie nord de la ville. Ce qu'il avait à faire n'était pas à Central même. Il marcha longtemps avant de sortir enfin de la ville. Il prit un chemin qui serpentait au milieu des champs. Et soudain, il le vit : un champs de fleurs jaunes s'étendait devant lui. Une vision qui rappela à sa mémoire d'autres images. Il se laissa un instant envahir par les rires de sa mère, son visage alors joyeux quand elle arrivait dans ce champ plein de ses fleurs préférées. Il secoua la tête pour chasser ses souvenirs et commença à ramasser les fleurs, choisissant les plus belles. Lorsqu'il eut ramasser l'équivalent d'un énorme bouquet de jonquilles, il se leva et partit dans le sens inverse. Il prit un autre chemin, plus large et plus utilisé, et arriva enfin dans un village. Il le traversa rapidement et, enfin, arriva à destination.

Le cimetière était le même qu'avant. Il était petit, simple, aucune dalle de marbre ou de caveau. Rien que de l'herbe recouvrant les morts, et des allées de graviers entre chaque sépulture. Il entra et se dirigea vers une pierre tombale où on pouvait lire « Trisha Elric ».

Alphonse sentit cette tristesse fond de lui grandir, cet espace vide dans son cœur devenir plus douloureux. Il déposa doucement la majeure partie des fleurs sur la tombe. Puis il murmura :

_ Bonjour, maman. Je t'ai apporté tes fleurs préférées. J'espère qu'elles te plaisent. Je les ai cueilli dans ce champ où tu aimais aller et j'ai choisi les plus belles. Pour toi.

Il inspira un grand coup et ajouta :

_ Tu vois, je suis venu seul, cette année. Je voulais être seul. Mais … c'est toujours aussi douloureux. Tu me manques.

Il resta là, sans bouger, de longues minutes. Sans un mot, il se déplaça et regarda la pierre tombale situé juste à côté de celle de sa mère.

_ Salut, Nii-san, murmura Al, déposant le reste des fleurs sur sa tombe. Je suis désolé, je ne sais pas du tout si tu aimes les jonquilles. Mais je suppose que ça n'a pas d'importance, pas vrai?

Il resta silencieux, sentant une autre forme de douleur s'insinuer en lui : la culpabilité.

_ Pardonnes-moi, Nii-san. J'ai beau essayer, je... Je suis incapable de me souvenir de toi. Je m'en veux, tu sais. Je ne veux pas t'oublier, je t'assure mais... c'est si loin que... J'aimerais tellement me souvenir de toi!!

Il baissa les yeux, malheureux. Il resta immobile un long moment, priant que son frère, où qu'il soit, puisse l'entendre et lui pardonner. Il jeta un dernier regard à la tombe de sa mère, puis, il se dirigea vers la sortie du cimetière, la tête basse. Soudain, une main se posa sur son épaule et il se retourna vivement, surpris. Ses parents adoptifs le regardaient en souriant.

_ Qu'est-ce que vous faites là ? Demanda Alphonse, encore plus surpris.

_ On t'a suivi, avoua Sieg. Alphonse, on respecte ton besoin d'être seul, surtout avec ta famille, on le comprend très bien. Mais si on est venu aujourd'hui, c'est parce qu'on t'aime. On t'a élevé comme si tu étais notre propre fils. Non, en fait, tu ES notre fils. Et on s'inquiète pour toi. Alors, on ne voulait pas te laisser seul, pas vraiment. Même si tu nous l'a demandé. On est resté à l'entrée du cimetière, on n'a même pas entendu ce que tu leur a dit.

Alphonse sentit l'émotion l'envahir. Il les avait toujours aimé car ils l'avaient accepté et avaient tout fait pour le rendre heureux. Et ils l'aimaient.

Izumi détourna le regard. Elle détestait ces moments larmoyants.

_ Merci, dit l'adolescent.

Izumi le regarda à nouveau. Il souriait. Elle lui sourit à son tour, heureuse de ce simple sourire, de ce simple mot qui voulait tout dire.

Au moment où il se dirigeait vers la sortie du village, une main, à nouveau, se posa sur son épaule. Il se retourna, le regard cette fois interrogateur.

_ Il faut qu'on te donne quelque chose.

_ Quoi, ici? S'étonna l'adolescent.

_ On a pensé que aujourd'hui, et ici, serait le meilleur moment pour te le donner.

Elle fouilla dans sa poche et en sortit une lettre un peu chiffonnée, dont le papier avait légèrement jauni.

_ Ça vient de ta mère, ajouta-t-elle.


Voilà!!!

Je vous merci d'avance pour vos reviews!!!!