Coucou tout le monde!!!
Je suis désolée pour le retard mais j'ai eu du mal avec ce chapitre. je ne suis toujours pas satisfaite de ce que j'ai écrit mais bon. On ne va pas vous faire attendre plus longtemps. Au fait, je voulais vous dire, tous les chapitres ne seront pas drôles (vous vous en doutiez un peu, je suppose!!) mais je vais essayer de mettre un peu d'humour dans chaque ou au moins vous faire sourire!! et certains chapitres seront vraiment là dans le but de vous faire rire, on verra si j'y arrive!!!
Je vais maintenant répondre aux reviews:
Mastuyama et Ayu: Non mais, c'est quoi de cette question?! Comme si j'allais vous répondre!! Mais vous saurez qui est le voleur, ne vous inquiètez pas!!! Et, en ce qui concerne Roy et Ed, eh bien, je suis désolée mais j'aime trop les rencontres. et la vie pour Ed ne sera pas toujours drôle mais... peut-être que pour nous, oui!!!(enfin, pour quelques passages, seulement) Enfin, vous verrez bien!
Nartris: Allez, encore un chapitre ou deux et tu seras satisfaite!! Patience, patience!!
Bon, allez, bonne lecture!!
Chapitre 4 : Le dossier militaire
Le soleil brillait. Al cligna les yeux sous la soudaine luminosité. Puis, légèrement étonné, il regarda autour de lui. Il se trouvait dans un pré entouré d'une forêt plutôt dense. Il se retourna et vit sa mère au loin, à l'ombre de leur maison.
_ Maman? Dit-il, sa voix trahissant sa stupeur.
Elle leva la tête de son ouvrage et lui sourit. Il ressentit une joie immense en la voyant là, heureuse, vivante. Il lui sourit en retour, oubliant d'un coup les questions qui dansaient dans sa tête. Il s'allongea dans l'herbe fraîche, respirant l'air vivifiant du matin, plein de senteurs qui lui disaient qu'il était chez lui. Il ferma les yeux et soupira de bien-être.
Une ombre passa sur son visage un court instant. Il ouvrit les yeux et observa le ciel, recherchant la cause de cet ombre. Mais, il n'y avait rien dans le ciel bleu et limpide, pas même un oiseau qui planait au loin. Il haussa les sourcils, se disant que l'oiseau avait dû se poser dans un des arbres alentour. Il referma les yeux, décidé à ce que rien ne vienne gâcher son bonheur. Il apprécia la chaleur du soleil sur son visage, la caresse des brins d'herbes sur ses jambes et ses bras nus. Derrière ses paupières clauses, il se rendit vaguement compte que le soleil déclinait trop rapidement dans l'horizon, comme si les heures avaient défilées comme des secondes. Il fronça les sourcils à cette pensée.
L'ombre passa de nouveau au-dessus de lui. Il rouvrit les yeux et se redressa, glacé. Il savait que c'était la même ombre que la première fois. Il observa une nouvelle fois le ciel orangé, mais il était aussi limpide que la dernière fois. Il sentit comme un regard posé sur lui et tourna la tête. Il vit un enfant qui, dès qu'il tourna la tête, se mit à courir vers le soleil couchant, jetant de fréquents regards en arrière, comme pour vérifier qu'il le suivait. Voyant que ce n'était pas le cas, il s'arrêta et se retourna. Après quelques secondes, il lui fit signe de le suivre.
Intrigué, Al décida de le suivre. Il jeta un regard en arrière, vers sa mère, pour lui dire où il allait, mais elle n'était plus là. Sa maison non plus, d'ailleurs. Il remarqua enfin la couleur du ciel, annonçant la fin du jour. Il vit que le paysage lui-même avait changé. Il n'était plus dans un pré mais dans une sorte de grande plaine silencieuse et déserte. Il regarda de nouveau l'enfant. Il l'attendait toujours, prêt à repartir, comme s'il s'agissait d'un jeu entre eux. Comme si ils se connaissaient. Mais il ne pouvait pas voir son visage. Il ignorait qui était cet enfant.
Oubliant que sa mère n'était plus là, oubliant que tout avait changé autour de lui, il se leva et courut dans la direction de la silhouette. L'enfant se retourna et s'enfuit à nouveau. Inquiet, il courut plus vite mais, malgré tous ses efforts, il était incapable de le rattraper.
_ Ne cours pas si vite ! Attends ! Cria-t-il à l'enfant, tendant la main vers l'avant, dans l'espoir que la silhouette s'arrêterait et l'attendrait.
L'enfant s'arrêta et se retourna quelques instants. Al sourit, heureux qu'il l'ait écouté. Il ralentit sa course, en profitant pour reprendre son souffle. Mais, lorsqu'il regarda à nouveau l'enfant, il était reparti, courant plus vite encore qu'auparavant. Et il ne regardait plus en arrière. Al se remit à courir, un profond désespoir l'envahissant à l'idée de le perdre de vue sans savoir de qui il s'agissait. Comme si son identité était plus importante que tout pour lui.
Quand la silhouette disparut, il tomba à genoux et hurla de frustration.
Al ouvrit les yeux, la bouche ouverte dans un hurlement silencieux. Durant quelques instants, il ne comprit pas ce qu'il se passait, tant son rêve avait été réel. Il se redressa et regarda autour de lui. Enfin, il reconnut la chambre qu'ils avaient loué pour la nuit. Il se rallongea dans ses oreillers et repensa au rêve qu'il venait d'avoir. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait ce genre de rêve. En fait, il l'avait fait souvent auparavant. Seulement, ses rêves s'arrêtaient au moment où il s'allongeait dans l'herbe, heureux, et qu'il sentait cette ombre qui passait au-dessus de lui. Mais maintenant, il y avait un nouvel élément. Un enfant. Il se souvint du désespoir qui l'avait envahi lorsqu'il avait disparu, et ce sentiment était encore si fort en lui qu'il se sentit trembler malgré lui. Il se pelotonna sous les couvertures, tentant de dissiper la froideur que le rêve avait introduit en lui.
oOooOo
_ Lieutenant-colonel-Hugues! S'exclama Schieska.
Maes releva la tête juste à temps pour voir sa secrétaire tomber de tout son long devant son bureau. Il éclata de rire face à cette superbe gamelle.
_ Eh bien, Schieska, demanda-t-il enfin avec un sourire, tu m'admires à ce point pour te prosterner devant moi de cette façon? Remarque, c'est pas pour me déplaire! Tu peux la refaire, s'il te plaît? Tu étais vraiment parfaite!!!
Et il se remit à rire, regardant Schieska se relever, les joues rouges. Elle bougonna quelque chose qu'il n'entendit pas puis, le regardant dans les yeux, elle lui dit:
_ Il s'agit d'un dossier que vous m'avez demandé de rechercher, Monsieur.
_ Et tu te précipites comme ça, juste pour un dossier? Tu me feras toujours rire, Schieska!! Enfin, ça met un peu de vie et de joie dans ce bureau!!! Alors, de quoi s'agit-il?
_ Il s'agit du dossier concernant l'affaire Elric, Monsieur. J'ai eu beaucoup de difficultés à me le procurer.
Maes, qui s'était nonchalamment appuyer sur le dossier de son siège, se redressa.
_ Pas la peine de te mettre dans des états pareils, Schieska, ce n'est qu'un dossier!
_ Mais, Monsieur, si je me met dans cet état, c'est que, quand j'ai fini par le trouver, je l'ai feuilleté et... c'est bizarre. Je trouve que j'ai eu beaucoup de mal à retrouver ce dossier, vu se qu'il contient.
Maes se prit le menton entre les mains, réfléchissant à ce que venait de lui dire sa secrétaire.
_ Montre-moi ce dossier, dit-il enfin.
oOooOo
La semaine passa trop lentement au goût d'Al. Il attendait impatiemment le samedi pour enfin retourner à Central et savoir si le lieutenant-colonel Hugues avait des informations à lui donner. Il avait tellement hâte, il ne pensait plus qu'à ça. Il suivait les cours d'une oreille distraite, ne sortait pas avec ses amis, faisait rapidement ses devoirs... Bref, il était tout le temps ailleurs.
Enfin, le temps ne cessant jamais de s'écouler, le samedi arriva enfin. Il se leva, ce matin-là, de bonne heure, s'habilla rapidement et se chargea de préparer le petit-déjeuner. Enfin, il s'installa à table et commençait à manger lorsque Izumi et Sieg arrivèrent dans la cuisine.
_ Installez-vous, j'ai préparé le petit-déjeuner pour vous aussi, dit-il avant d'engouffrer une tartine dans sa bouche.
Médusés, ils regardèrent Al. Il s'installèrent à table, ne le quittant pas des yeux.
_ Al, dit Izumi, d'une voix réprobatrice, je sais pourquoi tu es si pressé mais manger aussi vite ne fera pas partir le train plus tôt, tu sais.
_ Oui, je sais, répondit Al, mais j'ai l'impression que si je ne me dépêche pas, je vais exploser.
Izumi haussa un sourcil mais ne dit rien. Après tout, il avait été sur des charbons ardents toute la semaine.
_ Al, tu devrais te calmer un peu. Ce lieutenant-colonel à l'air gentil, et peut-être qu'il veut sincèrement t'aider, mais je crois que tu ne devrais pas trop en espérer, surtout seulement au bout d'une semaine. Il ne peut pas faire des miracles, et il te l'a dit lui-même, il a plein de boulot. Alors détends-toi.
Ce n'était pas la première fois qu'elle lui disait ça, et, au fond, il savait qu'elle avait raison. Mais c'était plus fort que lui. Il était pressé de savoir, même si, il le savait, il n'apprendrait rien. En fait, s'il se sentait aussi fébrile à l'idée d'avoir des informations concernant cet épisode de sa vie, c'était aussi à cause de son rêve. Il ne savait pas encore pourquoi, mais il sentait que c'était lié.
_ Oui, je sais, répondit-il, relevant enfin la tête et regardant sa mère.
Al se leva, regarda Sieg et Izumi dans les yeux.
_ Mais, j'ai envie de croire qu'il m'aidera vraiment , ajouta-t-il. Non, en fait, je sais qu'il m'aidera.
Puis il prit ses affaires et se dirigea rapidement vers la porte.
_ Tu es sûr que tu ne veux pas qu'on t'accompagne? Demanda Sieg.
_ Non, ça ira. Et puis, vous avez une boutique à faire tourner. Vous ne pouvez pas fermer tous les samedis, quand même.
Il ouvrit la porte et, se tournant vers ses parents adoptifs, sourit:
_ Bon, à ce soir!
Puis, il partit en coup de vent.
oOooOo
L'attente sur le quai de la gare et le voyage en train furent insupportables. Jamais il n'avait senti le temps passer avec autant de lenteur. Il n'avait cessé de regarder sa montre, son esprit en ébullition. Lorsqu'enfin, le train s'était arrêté à la gare de Central, malgré la pluie, il s'était senti soulagé. Il n'aurait pas pu supporter encore longtemps ce voyage. Il s'était dépêché de parcourir le chemin qui le séparait du QG, courant dans les rues, autant à cause de la pluie que de sa propre fébrilité.
Et maintenant, il était là, devant le bâtiment imposant, profitant de ce petit arrêt pour prendre sa respiration et de calmer les battements désordonnés de son cœur. Car, à la fébrilité venait s'ajouter la peur. Il avait peur de ce qu'il pourrait découvrir.
Il se redressa et entra dans le bâtiment. Il se dirigea vers la réceptionniste, lui donna son nom ainsi que celui du lieutenant-colonel. Il patienta quelques instants puis elle lui indiqua le chemin à prendre. Le lieu était bien différent de la première fois qu'il y était entré. Les couloirs du QG était à présent arpentés par des militaires plus ou moins pressés, dont certains s'arrêtaient pour discuter entre eux.
Lorsqu'il arriva devant la porte du bureau des investigations, il s'arrêta de nouveau. Mais, il n'eut pas le temps de respirer que la porte s'ouvrit soudain devant lui et une jeune femme vêtue de l'uniforme bleu et portant des lunettes lui fonça dessus. Elle se releva rapidement et se courba devant lui, murmurant:
_ Je suis désolée, je ne vous avais pas vu. Veuillez me pardonner, je sais que je devrais faire plus attention.
Al se releva en souriant et dit:
_ Ce n'est pas grave, Mademoiselle, ça peut arriver à tout le monde. Et puis, je n'ai rien de cassé donc, pas la peine d'en faire toute une histoire.
Elle releva la tête, surprise. Puis, elle lui fit un petit sourire, avant de s'éloigner dans le couloir. Il la suivit du regard.
_ Oh! Mais n'est-ce pas notre jeune Alphonse ? S'exclama une voix à l'intérieur du bureau, faisant tourner la tête de Al dans sa direction. Entre, entre!
Il ne se le fit pas dire deux fois. Il entra rapidement dans le bureau, sentant son cœur battre fort à nouveau.
_ Bonjour, Alphonse! Je t'en prie, installe-toi, dit joyeusement le lieutenant-colonel, lui désignant une chaise en face de son bureau.
_ Bonjour, lieutenant-colonel Hugues, dit-il en regardant autour de lui avant de s'installer. Des personnes le regardaient avec intérêt, se demandant visiblement qui était cet adolescent et ce qu'il voulait.
_ Comment ça va, aujourd'hui? Demanda le militaire, un grand sourire sur son visage.
_ Euh... Eh bien, ça va, répondit Al, nerveux.
Hugues l'observa un instant, puis son sourire s'élargit et il dit :
_ Avant de commencer, j'aimerais te montrer quelque chose.
Il ouvrit un tiroir de son bureau, en sortit un cahier noir et l'ouvrit rapidement sous le nez de l'adolescent qui, surpris, se recula dans son siège.
_ N'est-elle pas merveilleuse? Demanda Hugues, une sourire béat sur le visage.
Al regarda le cahier et vit des photos d'une petite fille d'environ trois ans qui souriait de toutes ses dents.
_ Euh... oui, en effet, elle est très belle, répondit Al, perplexe.
Hugues le regarda d'un air ravi, heureux de trouver quelqu'un qui, enfin, reconnaisse la beauté de sa fille.
_ Oui, hein? C'est un véritable petit ange, elle est si jolie et si gentille!! Je me suis souvenu en te voyant que, la semaine dernière, j'avais complétement oublié de te les montrer!! Alors, je me suis dit que, pour me faire pardonner, je t'en montrerais bien plus!! Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir les photos d'une petite fille aussi magnifique!!
Al le regarda et sourit, gêné. Il ne s'était pas attendu à ça. Il tourna la tête, regardant les personnes présentes dans le bureau qui le regardèrent avec sympathie avant de retourner à leur travail. Il regarda de nouveau les photos.
_ Oui, c'est vrai, dit Al.
Il ne voulait pas vexer le militaire en lui disant que ses photos ne l'intéressaient pas. Il regarda donc toutes les photos que l'homme lui désignait, commentant longuement chacune d'elle. Cependant, au bout d'une demi-heure, Al se sentit obligé de rappeler au militaire la raison de sa présence.
_Euh... Ces photos sont toutes magnifiques et votre fille est vraiment photogénique...
_ N'est-ce pas? Interrompit Hugues. Je suis tellement heureux que tu les apprécies!! D'habitude, personne ne veut les voir. Pourtant, quand on les regarde, on en peut que être admiratif face à cette ange qui vous sourit!!
_ Euh... oui, en effet, dit-il. Mais, vous savez, j'aimerais savoir si vous avez trouvé quelque chose concernant mon frère...
Al laissa sa phrase en suspens. Il ne voulait surtout pas se montrer impoli, surtout si l'homme l'aidait. Mais, il commençait à s'impatienter. Hugues sourit et sa physionomie changea radicalement. De l'expression ''papa-gâteau-extasié-devant-les-photos-de-sa-fille'', il passa à l'expression calme et professionnelle du militaire qu'il était. Il prit le cahier et le rangea dans son tiroir.
_ Tu as raison, dit-il.
Il saisit un dossier posé sur le coin de son bureau et le tendit à Al.
_ Voici le dossier que nous avons retrouvé. Je te laisse le feuilleter.
Al le regarda, surpris.
_ C'est par ce dossier que nous allons commencer, ajouta-t-il.
Al saisit le dossier, l'ouvrit et commença par regarder les photos. Il en vit une de sa maison. Il s'attarda un peu sur celle-ci, laissant certains souvenirs remonter à la surface, un sourire triste aux lèvres. Puis, il vit des photos du couloir. Il remarqua une trainée de sang sur le mur. Il se sentit trembler mais se força à regarder les autres photos. Il vit d'autres photos avec des traces de sang sur le sol, dont certaines ressemblaient à des traces de mains ou de pas. La dernière photo montrait une pièce dont il ne se souvenait pas. C'était une sorte de bureau. Il y avait des étagères chargées de livres, un bureau sur lequel des feuilles étaient éparpillées. Sur le sol, il vit un grand cercle de transmutation, mais il était difficile d'en voir le dessin exact car une partie avait été effacé. Et, au centre du cercle se trouvait une mare de sang. Il posa une main sur sa bouche, sentant son estomac se soulever. Quelqu'un lui arracha les photos des mains et il releva la tête, le visage livide.
_ Mince, j'aurais peut-être dû l'enlever, celle-là, dit le militaire en se grattant le tête. Mais bon, tu l'aurais vu à un moment ou un autre. Ça va?
Al hocha légèrement la tête. Il voyait toujours la mare de sang au milieu du cercle de transmutation. Il comprenait maintenant pourquoi les militaires avaient suspecté son père d'avoir utilisé son frère pour une expérience.
_ Tu es sûr que ça va? Demanda de nouveau Hugues. Tu es blanc. Tu veux boire quelque chose? Je peux aller te chercher un verre d'eau, si tu veux. Mieux, je peux t'avoir du jus d'orange. Ça te fera du bien, j'en suis sûr. Attend-moi, je reviens.
Il se leva et sortit rapidement du bureau. Al regardait droit devant lui, encore sous le choc de la photo. Il avait du mal à comprendre comment sa mère avait pu encore croire en l'innocence de son père alors qu'elle avait certainement été au courant de ça.
Doucement, il tendit le bras et reprit le dossier. Il tourna la photo du bureau, trop présente encore dans son esprit pour qu'il ait besoin de la revoir. Il regarda de nouveau la photo de sa maison. Puis, il commença à lire les rapports. Il lut le témoignage de son père, celui de sa mère. Il vit qu'aucun rapport ne faisait mention de sa présence dans la maison ni de sa perte de mémoire. Il lut les conclusions des enquêteurs. Là encore, aucune mention concernant les soupçons des enquêteurs concernant son père. Il fronça les sourcils. Le lieutenant-colonel revint à ce moment précis, déposant un verre de jus d'orange devant lui.
_ Bois ça, dit-il.
Al regarda le verre puis le lieutenant-colonel.
_ Il y a quelque chose de bizarre dans ce dossier. On ne parle pas de moi ni de ma perte de mémoire. On ne parle pas non plus des soupçons concernant mon père.
Hugues se contenta de prendre le verre et de le lui tendre. Al saisit le verre et but doucement. Puis il reposa le verre et regarda le militaire dans les yeux, son regard exprimant son besoin de comprendre. Hugues soupira et dit:
_ Je ne sais pas pourquoi, mais il semble que ce dossier soit incomplet. Il n'y a pas beaucoup de photos de la « scène du crime », non plus. Mais c'est un début. On va commencer par interroger les militaires en charge de l'enquête. Ils seront peut-être capables de nous fournir des informations qui nous aideraient à comprendre ce qu'il s'est passé. Ensuite, il pourrait aussi être intéressant de faire un tour dans la maison. Est-ce que tu sais si elle a été vendue ou loué?
Al secoua la tête.
_ Je ne sais pas. Mais cette affaire a fait le tour des fermes. Je m'en souviens, car on m'en parlait souvent. Peut-être que mes parents adoptifs sont au courant.
_ Hum... D'accord. De mon côté, je vais me renseigner. Ce serait mieux si quelqu'un avait repris la maison car elle serait en bon état et on pourrait peut-être retrouver des indices qui ont été négligé durant l'enquête.
Hugues regarda Al et ajouta:
_ Je sais que ce n'est pas facile pour toi. Voir ces photos, repenser à tout ça...
_ Non, ça va, interrompit Al. Après tout, c'est moi qui suis venu vous trouver. Mais, après avoir vu ces photos, j'ai du mal à comprendre pourquoi ma mère a défendu mon père dans sa lettre.
_ Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé. Les coïncidences, ça peut arriver, dit le lieutenant-colonel, d'une voix conciliante. J'en ai déjà vu.
_ Et ça arrive souvent? Demanda Al.
_ Non, pas souvent, répondit le militaire, après un silence. En fait, c'est même plutôt rare.
Al baissa la tête et soupira lourdement. Il se sentait fatigué. Il avait voulu savoir. Il pensait qu'il pourrait supporter le poids de ce qu'il allait découvrir. Mais, en vérité, il ne l'était pas. Ce qu'il avait appris ne faisait que confirmer ce que sa mère avait refuser de croire. Mais, si son père avait vraiment tué son frère, il devait payer. Et s'il pouvait prouver qu'il l'avait effectivement utilisé pour son expérience, il n'hésiterais pas.
_ Quand commençons-nous? Demanda-t-il en relevant la tête.
Hugues le regarda d'un air surpris puis lui fit un sourire bienveillant.
_ Je crois qu'on va s'arrêter là. Ça te fait suffisamment de sensations fortes pour aujourd'hui. Et puis, j'ai beaucoup de travail, avec ce voleur qui nous nargue, ajouta-t-il en voyant l'adolescent prêt à discuter. Je suis désolé, Alphonse, j'espère que tu comprends.
Al hocha la tête et se leva.
_ Merci, lieutenant-colonel Hugues, de m'aider. Je sais que vous n'y êtes pas obligé et je sais que vous prenez sur votre temps personnel pour cela. Je suis vraiment désolé si cela vous a créé des problèmes. Je ne veux surtout pas vous embêter, dit-il rapidement en s'inclinant.
_ C'est bon, Alphonse, dit Hugues en posant une main sur son épaule. Je le fais parce que c'est le devoir de l'armée mais aussi et surtout parce que je veux t'aider.
Al se redressa, sourit et se dirigea vers la porte. Avant de l'ouvrir, il se retourna une dernière fois vers le militaire et lui posa les questions qui le hantaient depuis une semaine maintenant.
_ Vous... vous pensez... qu'il a souffert?
Hugues fit la grimace.
_ Non, je ne pense pas, mentit-il.
Al poussa un soupir de soulagement.
_ Et... vous croyez... qu'il est toujours en vie?
Là encore, Hugues mit un temps avant de répondre.
_ Je ne sais pas. Sur la photo, il y a beaucoup de sang mais... peut-être que si on l'avait soigné à temps, il aurait pu survivre. Et comme il n'y a pas de corps...
_ Merci pour votre franchise, lieutenant-colonel Hugues, dit Al, un petit sourire aux lèvres. A la semaine prochaine.
Alors, vous en pensez quoi? J'attends vos reviews avec impatience!!! Et n'hésitez pas surtout, ça me fait tellement plaisir que vous preniez le temps de commenter mon "oeuvre"!!
Prochain chapitre, Ed entre enfin en scène!!
