Coucou tout le monde!!

Voilà donc un chapitre très très attendu puisque Ed fait enfin son entrée!!! Désolé pour l'attente, je sais que vous étiez tous impatients de le voir arriver.

Ed: Ouais, et à cause de qui ils ont dû m'attendre, banane?
Bananemask: Mais oui, mais oui, mon petit Edo!!
Ed: QUI EST SI PETIT QU'ON OUBLIE CARREMENT DE LE METTRE DANS SA FIC?
Bananemask: Euh... Toi?!!
Ed: Raaahhh.... Je vais la taper!!

J'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances. En tout cas, moi, j'ai adoré l'écrire!!

Matsuyama et Ayu: Merci pour vos reviews, ça me fait chaud au coeur!! Je vous remercie du fond du coeur pour vos compliments, je me sens encore plus motivée pour continuer cette fic!! Et oui, on peut toujours compter sur le farceur du coin, j'ai nommé Messir Hugues, pour remonter le moral de tout le monde... surtout le notre en fait!!! Mais bon, Al va en avoir besoin aussi!!

Allez, place à la fic. Bonne lecture!!


Chapitre 5 : Edward

Edward se réveilla de mauvaise humeur. Il se frotta les yeux et regarda par le fenêtre. Le soleil se levait doucement. Cette journée s'annonçait bien meilleure que celle d'hier. « J'espère » songea-t-il, en fronçant les sourcils. La veille avait été épouvantable. A cause de la pluie, il n'avait pas pu travailler correctement. Et rien ne l'énervait plus que le travail mal fait. Et puis, durant le déjeuner,il s'était assoupi. Et il avait rêvé... Il secoua le tête, refusant de repenser à ce cauchemar qu'il faisait pourtant régulièrement. Il se concentra sur cette nouvelle journée qui commençait. Ça ne servait à rien de regarder en arrière ou de ressasser des rêves stupides et sans intérêt.

Il se leva, fit rapidement sa toilette et s'habilla. Il alla dans la cuisine et se prépara un solide petit-déjeuner. Puis, une fois terminé, il saisit son manteau rouge, un gros sac lourd et sortit. L'air frais et vivifiant du matin lui fit le plus grand bien. Il ferma les yeux et inspira profondément, heureux comme il ne pouvait l'être que durant ces quelques instants. Il savoura ce moment bienfaisant, cette sensation merveilleuse qui le réchauffait. Puis, aussi soudainement qu'elle était arrivée, sa joie s'en alla. Il ouvrit les yeux, déçu que ces moments-là ne durent pas plus longtemps. Il soupira et se mit en marche.

Aujourd'hui était un dimanche. Or, le dimanche matin, c'était l'heure pour de nombreux fidèles d'aller au temple. Pour lui aussi. Mais une église bien différente de la leur. C'était le temple des livres. La bibliothèque était ouverte le dimanche matin. Il marchait d'un bon pas, le sac sur l'épaule, pressé d'arriver à destination.

Les livres... Il les adorait. Quand il lisait, il se perdait, totalement absorbé par sa lecture, son esprit uniquement rempli par ce qu'il découvrait. Durant ses lectures, il oubliait tout. Il oubliait même sa mauvaise humeur. Parfois, après avoir fini un livre, il voguait sur une mer étrange. Conscient de la réalité, son esprit continuait néanmoins de dériver vers les mondes que sa lecture lui avait permis d'atteindre. Dans ces moments-là aussi, il se sentait heureux. Mais, ils ne duraient jamais assez longtemps. Et ils étaient si rares!

Il arriva bien vite en vue de la ville qui s'animait lentement. Il était encore tôt. Edward s'arrêta et fouilla dans ses poches, à la recherche de monnaie. Il sentit les quelques pièces qu'il avait et sourit. Il avait assez pour passer à la boulangerie. Il reprit sa marche. Mais il n'était plus seul sur le chemin. Des personnes venant des environs l'avaient rejoint. Ils allaient tous à leur temple. Il les regarda un instant, se demandant quel intérêt il pouvait y avoir à croire en un Dieu inexistant et espérer de lui des changements qu'ils étaient pourtant les seuls à pouvoir faire. Il avait beau y réfléchir, il ne parvenait pas à comprendre.

Il soupira et s'écarta d'eux. Il n'aimait pas la foule. S'il pouvait éviter tout contact avec les autres, il ne se privait pas. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il allait à la bibliothèque le dimanche matin. Car c'était justement le moment où il était sûr d'y être plus ou moins tranquille. Les gens allaient au temple ou en profitaient pour paresser un peu au lit. Généralement, il avait la bibliothèque pour lui tout seul.

''Enfin, pas vraiment tout seul'' songea-t-il lorsqu'il arriva dans la bibliothèque et que des gloussements et des chuchotements l'accueillirent. Il tourna machinalement la tête et vit un petit attroupement de filles qui le regardaient à la dérobée. Lorsqu'elles virent qu'il les regardait, les chuchotements et les rires reprirent de plus belle.

Il secoua la tête, sentant sa mauvaise humeur s'accentuer. Cela faisait quelques semaines maintenant qu'il avait droit à un tel accueil. Et, au fil des semaines, le nombres filles, et même de garçons!, avait augmenté, devenant de plus en plus bruyant. Il se demandait vraiment ce qui pouvait autant les attirer dans une bibliothèque chaque dimanche matin. Il songea une fois de plus à changer ses habitudes. Il n'aimait pas entendre leurs ricanements stupides et leurs bavardages incessants qui l'empêchaient de se concentrer et qui lui donnaient une furieuse envie d'aller leur dire le fond de sa pensée. Mais l'idée de changer ses habitudes ne lui plaisaient pas non plus. Il aimait sa petite routine. Et il ne supportait pas l'idée de le faire à cause de la gêne que ces filles occasionnaient.

_ Ah, c'est toi! Dit une voix, le sortant de ses pensées moroses.

Il tourna la tête et son regard croisa celui, bleu vif, du bibliothécaire. L'homme, la cinquantaine bien sonnée, avait un visage marqué par les années. Mais il était d'un naturel souriant et plutôt discret, une qualité que le blond appréciait à sa juste valeur. Les seuls fois où il se faisait vraiment remarquer, c'était lorsqu'il intimait le silence, comme en ce moment.

_ SILENCE! Dit-il d'une voix forte et sèche.

Généralement, il n'avait pas besoin de plus pour obtenir un silence presque religieux. Car l'homme était certes discret, mais il avait une carrure assez impressionnante qui décourageait chaque fauteur de trouble de persister. Edward regarda en arrière, curieux de savoir si ces pimbêches comprendraient le message. Mais, visiblement, ni la voix forte du quinquagénaire ni sa carrure ne les impressionnèrent car elles continuèrent à chuchoter et à rire, devenant même encore plus bruyante qu'auparavant.

_ Mais pourquoi elles viennent ici si c'est pour papoter? S'exclama-t-il, excédé. Elles peuvent très bien le faire dehors ou dans un café! C'est tout de même plus approprié!!

Il avait parlé d'une voix forte, un regard froid dirigé vers le petit groupe,espérant se faire entendre, et surtout, comprendre. Lorsqu'il reporta son attention sur le bibliothécaire, il vit que celui-ci le regardait, visiblement surpris.

_ Ne me dis pas que...que tu n'as pas compris pourquoi toutes ces filles sont là? Demanda-t-il enfin.

_ Ben... pour emprunter des livres, dit Edward, sur le ton de l'évidence.

Le bibliothécairele regarda, les yeux ronds avant d'éclater de rire. Edward se renfrogna, vexé de voir cet homme se moquer de lui aussi ouvertement.

_ Ben quoi? Demanda-t-il froidement. Je vois pas ce qu'il y a de drôle. Si je viens à la bibliothèque, c'est pour emprunter des livres ou faire des recherches, c'est tout. C'est pas un endroit pour blablater sans interruption sur des choses sans intérêt.

Il désigna du menton le groupe bruyant et insupportable.

_Oh! S'écria l'homme, avec un grand sourire. Parce que tu trouves que tu es une chose sans intérêt?

_ Quoi? S'exclama le blond, sans comprendre.

Pourquoi il lui demandait ça, tout à coup? L'homme se remit à rire, énervant encore plus le jeune homme. Il avait toujours apprécier le bibliothécaire et avait toujours fait en sorte de toujours lui parler aussi bien qu'il le pouvait; ce qui voulait dire, étant donné qu'il avait du mal à s'exprimer poliment envers les autres, qu'il se retenait de trop mal lui parler ou de lui crier dessus. Mais là, il sentait qu'il allait bientôt se mettre à hurler pour qu'il arrête de rire et qu'il lui explique enfin ce qu'il avait en tête.

_ Tu ne sais vraiment pas pour quelle autre raison que les livres toutes ces filles se retrouvent ici chaque dimanche matin? Demanda-t-il, après avoir réussi à calmer son hilarité.

_ Franchement, je n'en vois pas d'autre, répondit Ed, après un instant de réflexion. A moins qu'elles n'aient pas d'argent pour aller au café.

_ Ed, réfléchis donc un peu plus, dit l'homme, souriant devant sa naïveté. Pourquoi se lèveraient-elles un dimanche matin alors qu'elles pourraient très bien se retrouver l'après-midi pour discuter? Pourquoi je ne les vois QUE le dimanche matin? Et pourquoi deviennent-elles encore plus bruyantes lorsque TU arrives?

Edward le regarda, bouche bée. Il ne parvenait pas à croire ce que l'homme insinuait.

_ Quoi? C'est... c'est pas... possible..., parvint-il à dire, la stupeur rendant son élocution difficile.

Il n'en revenait pas. Comment était-ce possible? Lui qui évitait les gens avec tant de soin, qui faisait tout pour ne pas attirer l'attention su lui! Bon, effectivement, avec sa veste rouge et ses cheveux blonds, il ne passait pas inaperçu. Et, en y réfléchissant bien, il était vrai que parfois, son comportement était loin d'être celui de quelqu'un qui ne voulait pas attirer l'attention sur lui.

_ Et pourtant, c'est bien vrai! Dit le bibliothécaire, interrompant le cours de ses pensées.

Ed le regarda un instant, puis se tourna pour observer le petit groupe qui se mit à faire plus de bruit encore qu'avant, ce qui l'exaspéra.

_ Non, vous devez vous tromper, dit Ed, la voix soudain plus assuré, se tournant de nouveau vers le bibliothécaire. Elles ne me connaissent pas. En plus, elles ne m'ont jamais adressé la parole! Je ne vois pas pourquoi elles passeraient autant de temps ici à m'attendre pour juste me regarder. C'est stupide!

_ Peut-être mais je t'assure que c'est vrai.

Le bibliothécaire regarda Ed avec une expression de compréhension et aussi de pitié, qui fit bouillir le sang du blond. Il ne supportait pas la pitié, encore moins quand c'était lui qui l'inspirait. Il ne voulait pas de pitié, de la part de personne!

_ C'est bon, c'est pas la peine de me regarder comme ça, c'est pas la fin du monde, non plus! Dit Ed d'une voix sèche qui surprit et blessa l'homme.

Ed soupira, fâché par la tournure que prenait la journée.

_ Dites-moi comment vous en êtes venu à la conclusion idiote qu'elles venaient pour moi, demanda Ed, la voix radouci.

L'homme le regarda un instant, puis répondit, la voix neutre :

_ J'ai tout de suite su qu'il y avait une raison à toutes ces réunions dites ''scolaires''. En trente ans, c'est la première fois que je vois des jeunes de leur âge se lever chaque dimanche matin pour étudier! Au début, j'ai cru qu'elles ne faisaient ça que pour m'embêter. Ça, en revanche, ce n'est pas la première fois que des jeunes me font le coup! Mais, généralement, ça ne dure jamais longtemps. Alors, je les ai observé et j'ai remarqué qu'elles étaient plus agitées dès que tu arrivais et, bizarrement, elles s'en allaient dès que toi, tu partais. Mais j'avais du mal à y croire. Et puis un jour, je suis passé à côté d'elles alors qu'elles discutaient et... je ne pouvais pas en croire mes oreilles! C'était tout simplement incroyable d'entendre des filles parler de cette façon, et de toi, en plus!

Il regarda Ed qui ouvrait de grands yeux étonnés.

_ Tu veux savoir ce qu'elles disaient? Demanda-t-il, espiègle.

_ Non! Répondit rapidement Ed. Ça ne m'intéresse pas.

_ Allons! Tu ne veux pas savoir si elles se moquent de toi? Demanda-t-il, un immense sourire au lèvres.

_ Parce que c'est le cas? Demanda Ed, une note de colère dans la voix.

_ Laisse-moi te dire ce qu'elles disent et et tu sauras, murmura le bibliothécaire, mystérieux.

Ed le regarda un instant, suspicieux. C'était la première fois que l'homme se comportait de cette façon avec lui et il n'aimait pas ça. Il hocha la tête, attendant de voir ce que l'homme allait lui dire avec méfiance.

_ Tu verras, c'est incroyable, commença-t-il, ravi. D'après elles, tu as des yeux d'un or mystérieux, des cheveux qui réfléchissent la lumière et ce, même sous le plus sombre des ciels d'orages. Tu te déplaces comme un félin qui cherche sa proie et ton regard sonde jusqu'au tréfonds de l'âme toute personne que tu regardes. Elles rêvent d'entendre ta voix de velours qu'elles imaginent grave et envoûtante. Elles aimeraient...

_ Stop! L'interrompit Edward. Je crois que j'ai compris.

_ ...connaître ton nom et pouvoir te le murmurer sur tous les tons de la passion, continua le bibliothécaire, comme s'il n'avait jamais été interrompu. Elles voudraient que tu les regardent avec autant d'envie qu'elles, que tu les prennent dans tes bras forts et que tu les embrassent avec fougue. Elles...

_ C'est bon, j'ai dit! S'écria Ed, agacé. Je ne veux pas en savoir plus. Et vous avez pas intérêt à en remettre une couche ou bien...!

Il le fusilla du regard pour bien lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas.

_ OK, Ed, c'est bon, j'arrête. Mais avoue que tu es un bon stimulant pour leur imagination! Alors?

_ Alors, quoi?

_ Tu as l'intention de les prendre dans tes bras et les embrasser passionnément, comme elles l'imaginent, ou tu as l'intention d'attendre qu'il y en ait une qui se décide à faire le premier pas?

_ Ni l'un ni l'autre, répondit Ed. Ça ne m'intéresse pas.

_ Quoi? S'exclama le bibliothécaire d'une voix forte, attirant les regards des personnes les plus proches, à savoir, les admiratrices d'Ed. Je ne peux pas croire ça.

_ Et pourtant, il va bien falloir. Les filles, ça fait du bruit, ça demande beaucoup d'attention et moi, j'aime trop ma tranquillité et le CALME pour pouvoir en supporter une seule, dit-il, jetant un regard vers le groupe lorsqu'il prononça le mot ''calme''.

Voyant que le bibliothécaire ouvrait la bouche pour répliquer, il ajouta rapidement:

_ Et aucun commentaire, je ne suis pas venu ici pour ça, MOI!!

L'homme le regarda mais ne fit aucun commentaire. Pour bien montrer que le sujet était clos, Ed posa son sac sur le comptoir et le vida. Pour la première fois, il avait hâte de choisir d'autres livres et de sortir de là. Les filles qui l'observaient, autant que les commentaires du bibliothécaire le mettaient mal à l'aise et il n'aimait pas ça. Il avait besoin de retrouver le calme de sa maison pour faire le point et décider de ce qu'il allait faire.

Il se retourna avec l'intention d'aller dans les rayonnages choisir ses prochaines lectures et se figea sur place. Toutes ses ''fans'' le regardaient fixement, et non plus à la dérobée, comme à son arrivée. Et l'une d'entre elles, certainement envoyée par les autres, marchait timidement vers lui. Il sentit son malaise augmenter. Voilà exactement le genre de situation qu'il aurait voulu éviter. Si son malaise augmentait encore, il ne répondrait plus de rien et ne serait certainement plus autorisé à revenir à la bibliothèque. Cette dernière pensée le poussa à inspirer profondément afin de conserver son calme. « Et dire qu'en me levant ce matin, j'ai pensé que cette journée serait meilleure que celle d'hier! » songea-t-il amèrement alors que la fille s'approchait, « Pourquoi? Pourquoi faut-il que ça m'arrive, à moi? »

Lorsque la fille arriva à sa hauteur, elle baissa les yeux et resta silencieuse un long moment, ce qui mit les nerfs d'Edward à vif. « Dépêche-toi, qu'on en finisse! » pensa-t-il.

_ Salut... murmura enfin la fille, relevant légèrement les yeux. Je... euh... je patel Marsa... euh... je veux dire... Sarah et euh...et toi?

Le silence se fit. Toutes attendaient avec impatience la réponse du beau blond qu'elles venaient admirer chaque dimanche. Celui-ci, songeant qu'elles lui avaient envoyées la pire de toutes, se contenta de leur jeter un regard furieux et, ignorant la dénommée Sarah, il se dirigea vers les rayonnages. Il n'avait trouvé que ça à faire. La fille parut déçue mais il n'en avait que faire. Il sentit qu'il devait partir au plus vite car, maintenant qu'elles avaient fait le ''premier pas'', il était évident qu'il ne serait plus jamais tranquille. Il soupira. Ça faisait trop d'un coup. Il venait juste d'apprendre que ces filles étaient là à cause de lui et maintenant, il fallait qu'il discute avec elles, lui qui n'était pas du tout social?

A la périphérie de son champ de vision, il vit la fille, qui l'avait regardé alors qu'il s'éloignait, rejoindre ses amies. Et, à son grand désespoir, les chuchotements reprirent. Il essaya de se concentrer sur le choix de livres mais le bruit incessant ainsi que la certitude d'être le sujet de ces chuchotements rendirent vaine sa tentative. Se fiant aux titres sur les tranches, il choisit rapidement quelques livres, qu'il ramena sur le comptoir de la bibliothèque. Les chuchotements se firent plus silencieux. Edward avait conscience des regards braqués sur lui mais il ne se retourna pas une seule fois. Il ne voulait pas leur montrer qu'il se sentait mal à l'aise.

Le bibliothécaire commença à note les titres et auteurs des livres qu'il empruntait, jetant de fréquents regards au groupe de filles qui semblait se rapprocher. Il regarda Edward et sourit devant sa mine furieuse et désespérée. Il n'appréciait vraiment pas d'être le centre d'intérêt d'adolescentes qui se pâmaient d'admiration devant lui.

_ Ed, murmura-t-il, s'attirant le regard courroucé du jeune homme. Pourquoi tu ne l'as pas envoyé balader, cette Sarah?

_ Parce que si je l'avais fait, ses copines m'auraient certainement sauté dessus pour me trucider. Je ne suis pas quelqu'un de très délicat. Et j'ai envie de continuer à venir ici emprunter des livres.

_ Ce n'est pas dit qu'elles auraient essayé de frapper.

_ Je suis pas un expert en filles, mais d'après mon expérience, si on dit ou fait quelque chose de travers, on se retrouve avec une énorme bosse sur la tête! Dit-il en songeant à une de ses connaissances qui n'hésitait jamais à lui coller des coups pour un oui ou pour un non, ce qui voulait dire, souvent!

Le bibliothécaire ne dit rien, se demandant pendant combien de temps encore Edward allait pouvoir tenir sans exploser. Il sentait l'agitation du jeune homme et il voyait nettement les efforts que faisait ce dernier pour ne pas se retourner et leur dire le fond de sa pensée.

Il jeta à nouveau un coup d'œil aux filles et remarqua qu'elles étaient beaucoup plus proches que tout à l'heure. Elles tendaient l'oreille, essayant d'écouter leur conversation.

_ Dites, dit Edward, dans un chuchotement presque inaudible, ne leur dites pas comment je m'appelle. Jamais, d'accord?

Le bibliothécaire hocha la tête. Il imaginait sans peine la raison pour laquelle il ne voulait pas qu'elles connaissent son nom. Entendre toute une bande de filles crier son nom ne devait pas être une expérience très joyeuse, surtout si on ne demandait rien à personne.

Alors que Ed rangeait les livres dans son sac, il se rendit compte qu'il était entouré par ses ''admiratrices''. Il jeta un regard paniqué au bibliothécaire qui haussa les épaules, lui faisant comprendre qu'il ne pouvait pas l'aider. En fait, il voulait surtout savoir comment le blond allait faire pour s'en sortir.

Edward prit une profonde inspiration. Il n'aimait vraiment pas cette situation. Être entouré de cette façon ne lui laissait aucune porte de sortie autre que la confrontation. Il se retourna et vit tous les regards qui étaient braqués sur lui. Certains exprimaient l'admiration, d'autres l'amour, d'autres encore... une furieuse envie de se jeter sur lui! Il avala sa salive, craignant ce qui allait suivre, craignant sa propre réaction surtout. L'une d'entre elles s'exclama soudain d'une voix suave:

_ Salut beau blond! Tu peux me donner ton petit nom? Moi, c'est Délia.

Comme si sa réplique avait été le feu vert qu'elles attendaient toutes, elles se mirent toutes à parler en même temps.

_ Tu sais que tu es vraiment beau! Laisse-moi t'embrasser, j'en rêve depuis si longtemps!

_Et puis quoi encore? Pourquoi devrait-il t'embrasser toi et pas moi?

_ Regardez-le, il a l'air gêné! Et il a les joues rouges!! Il est trop mignon!!

_ Ah, si je m'écoutais, je crois que je lui sauterais dessus!!

_ Faut voir s'il va te rattraper ou te laisser tomber!!

Edward, lui, ne faisait pas attention à leur babillage frivole. Un mot tournait sans cesse dans sa tête, envoyant dans tout son corps des ondes de colère qu'il avait de plus en plus de mal à maitriser. Il avait chaud aux joues et aux oreilles. Et il n'avait pas besoin de ces filles pour savoir qu'il était rouge. Mais elles se trompaient sur la cause de ses rougeurs. Il serra les poings, dans l'espoir vain que ça l'aiderait à retrouver son calme. Puis, soudain, laissant exploser sa rage, il hurla:

_ QUI A DIT QU'IL EST SI PETIT QU'IL N'EST PAS CAPABLE DE SE DEBARRASSER DE FILLES ENCOMBRANTES?

Surprises par son éclat, les filles le regardèrent, les yeux ronds. Edward, se rendant compte de ce qu'il venait de dire, fit la seule chose qui lui vint en tête pour échapper à leur furie: fuir. Il se retourna rapidement et sauta sur le comptoir en prenant appui avec ses mains. Il en profita pour saisir la lanière de son sac. Il courut avant de sauter et de sortir comme si le diable était à ses trousses.

Le bibliothécaire sourit. Comme il s'en était douté, il avait craqué. Mais il avait réussi à s'échapper. Il regarda les filles qui semblaient en pleine admiration face à son adresse et son agilité, et absolument pas vexées par le paroles de leur idole. Quelques unes d'entre elles, les plus amoureuses, partirent à sa poursuite.


Alors, alors, alors???!!! Qu'est-ce que vous en dites? J'ai peut-être un peu trop caricaturé les filles, non? Mais, je crois que je voulais juste un peu torturer notre petit Edo!!

Ed: QUOI??!!! REPETE UN PEU POUR VOIR?!
Bananemask: c'est bon, ed, il faudra bien un jour que tu l'acceptes, tu ne crois pas?
Ed: Accepter quoi? Je ne vois pas de quoi tu parles!
Bananemask: Oui, c'est ça, fais la sourde-oreille!
Ed: C'est pas vrai! Et puis, qu'est-ce qui t'as pris de me faire fuir comme ça? je passe pour un trouillard, maintenant!!
Bananemask: Désolée, mais c'est nécessaire pour la suite de la fiction!
Ed: Humpf

Bon, j'attends vos reviews avec impatience!! et j'espère que vous m'en laisserez plein!! C'est pas pour dire, mais, sans mettre du beurre dans les épinards (c'est évident!), ça met du baume au coeur!!

Prochain chapitre, LA RENCONTRE!!!