Chapitre 2 :

Cela faisait plusieurs jours maintenant qu'ils s'évitaient tous. Antonio s'était jeté à cœur perdu dans le travail, notamment à la maison de quartier, Gabi, elle, avait littéralement disparue et Ricardo puisait dans sa colère pour se remettre sur pieds. D'ailleurs c'est ce qu'il faisait maintenant. Michael lui parlait en souriant, il n'écoutait que d'une oreille distraite mais avait réussi à comprendre qu'il était impressionné par tant de motivation. Tu parle ! Il n'avait que ça de la motivation ! Motivation à aller mieux, à parler à Gabi, à pouvoir enfin se venger.

-Allo ?!

Michael lui secoua la main devant le visage.

-Désolé je pensais….

-A Gabi je suppose.

Il avait dit ça avec un sourire de connivence. Bien sur à Gabi ! Qui d'autre ! Maudite soit cette femme !!!!

-Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Tout va bien ? Tu sais….

-Oui. On a juste deux ou trois petites choses à régler mais ça va aller.

Il vit Michael se détendre, bien il avait réussi à le rassurer. Maintenant le plus dur restait à faire, convaincre Gabi. Elle n'était pas réapparue depuis leur conversation à la mission mais quelque chose lui disait qu'elle évitait autant Antonio que lui, ce qui avait un coté rassurant.

-Ecoute Michael, on a fini pour la journée non ?!

-Oui oui bien sur. Je suppose qu'après tous ces efforts tu as le droit à un repos bien mérité.

-Et a une bonne bière !

Ce qui le fit rire.

-Oui je pense que tu y as le droit.

Il alla lui en chercher une dans le frigo et la lui donna.

-Bon bonne soirée et à demain. N'oublies pas demain on s'occupe de refaire marcher des jambes !

-J'oublierai pas !

Maudissant la terre entière et sa malchance, il regarda Michael partir. Bien, maintenant il devait réfléchir, savoir où était sa femme et penser à un moyen de la convaincre de rester…. mariés. Il prit une seconde gorgée quand miraculeusement Gabi apparue sur le pas de la porte.

-Tiens te voilà !

Elle grimaça. Aie. Mauvaise entrée en matière. Comment allait-il la convaincre s'il la mettait en colère contre lui ?!

-Ricardo. Je ne pensais pas que tu serais là.

-Et où crois-tu que je serai alors que ma femme a disparue pendant des jours !?

-Ricardo……

-Ecoute Gabi….. Je suis désolé. Je n'aurai jamais du faire ce que j'ai fait, ni te demander….

Mon Dieu ce que ça lui coutait de dire ça.

-Stop. Ricardo arrête. Je comprends, ça n'a pas du être évident de…. d'apprendre la vérité. Tu as réagi à ta façon. Mais Ricardo tu dois comprendre que je n'ai jamais, jamais, voulu te blesser. Antonio non plus.

Il détourna les yeux, qui brillaient de colère à l'entente du nom de son frère…. Son frère !! Foutaises !!!

- Gabi, donne-nous une seconde chance. S'il te plait.

-Non. Ricardo je ne peux pas faire ça. Je suis navrée. Trop de choses se sont produites.

-Ouais avec Antonio tu veux dire !

Trop tard, ça lui avait échappé.

-Non. Enfin si mais je ne parle pas de lui en ce moment. Je parle de toi et moi.

- Justement Gabi, donne-nous cette chance d'être toi et moi de nouveau.

Elle le regarda longuement. Il avait l'air sincère, pour la première fois depuis des semaines il avait vraiment l'air de penser ce qu'il disait.

-Je suis désolée Ricardo. J'étais venue récupérer mes affaires mais je reviendrai à un moment où….. Enfin tu me diras quand je pourrai revenir.

Elle tourna les talons. Ricardo était au bord du désespoir, et tant pis si ça semblait théâtral. Au début il plaidait sa cause parce qu'il avait un plan à suivre, mais au fur et à mesure qu'il parlait, il se rendit compte qu'il ne voulait vraiment pas que ça se finisse, pas comme ça.

-Gabi !

-Non. Au revoir Ricardo.

Elle s'était enfuie, encore. Mais aujourd'hui, contrairement à la dernière fois, il n'avait plus aucun espoir de la récupérer.

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