Lily poussa un soupir de tristesse en parcourant la première page de la Gazette des Sorciers. Encore un attentat de Voldemort qui avait fait des dizaines de morts, principalement des moldus. La jeune fille ne comprenait pas les préjugés de certains sorciers contre ceux qui ne possédaient pas de pouvoirs magiques ou qui étaient issus de familles moldues. Comme elle.
A chaque fois qu'elle lisait les nouvelles (ce qui arrivait de plus en plus souvent), Lily ne pouvait s'empêcher d'éprouver du soulagement en voyant que le nom d'un de ses parents ne figurait pas à la page de la mcabre liste des nombreux décès. Ce qui n'empêchait pas Lily de se faire un sang d'encre. En particulier pour son père, qui, bien qu'étant dans la politique moldue et ne possédant aucun don pour la magie, aidait parfois le ministère de la magie dans certaines affaires dont sa fille cadette ne savait rien. En effet, Dudley, le père de la jeune fille, avait pris connaissance du monde magiqueaux 11 ans de Lily, lorsque celle ci avait reçu la lettre de Poudlard qui avait changé sa vie.
En repensant à ses premères années à l'école de sorcellerie, elle eut un petit sourire. Cette année était sa dernière ici et elle le regrettait. Poudlard était pour elle comme une seconde maison.
-Alors Lil, qu'est-ce que tu fais?
Katel Jones, la meilleure amie de Lily s'assit près de la jeune fille et tira le journal à elle. Les 2 jeunes filles de 17 ans formaient un duo tout en contraste. Lily possédait une chevelure de feu qui lui tombait dans le bas du dos et de magnifiques yeux en amande verts émeraudes tandis que Katel avait de court cheveux blond et de grands yeux noisettes qui ui donnait un air espiègle. Toute 2 étaient à Gryffondor, mais elles faisaient parties d'un groupe regroupant des filles de toutes les maisons, Serpentard excepté.
- Pff, soupira Katel. Je ne vois pas pourquoi tu t'embêtes à lire ça Lily, c'est bien de trop... macabre... et ça ne sert qu'à te faire déprimer.
- Mais il faut bien se tenir au courant! protesta son amie.
La blonde leva les yeux au ciel. Puis elle sembla voir quelque chose qui l'amusa et un grand sourire apparut sur son visage, révélant des dents banches et cien alignées.
-Qu'est-ce qui se passe?
-James Potter te mate une fois de plus! s'exclama son amie.
-Oh non, c'est pas vrai, gémit Lily. Cet arrogant me tape sur le système!
-Attention à ne pas parler trop fort, tu risques de tefaire agresser! Si un membre de son fan club qui contient plus de la moitié des filles de Poudlard toutes années confondues t'entend...
-Le pauvre, ajouta-t-elle ensuite. Il pourrait sortir avec quasiment n'importe quelle fille et la seule qui l'intéresse ne veux pas de lui!
- D'une, s'énerva Lily, je ne suis pas la seule qui l'intéresse vu le nombre impressionnant de ses ex, et de deux je n'ai aucune envie de figurer sur son tableau de chasse!
- Et depuis quand tu t'intéresses au nombre de filles avec qui James Potter est sorti? répliqua Katel, un sourire malicieux aux lèvres.
-Tsss…T'es énervante!! Tout le monde sait qu'il a une copine différente toutes les semaines ou presque!
- Mais je ne savais pas que toi aussi tu t'intéressais à ce genre de chose ma chère...
-
-
- -Eh, Queudver, Lunard!
-
-
Oui...
-
- Je
viens de me rendre compte que la rentrée c'était il y a
une semaine.
-
- Très
bonne déduction Patmol. Je me demande comment tu as fait pour
n'avoir presque que des Optimal à tes buses de 5ème
année...
-
- La
ferme Cornedrue! Donc je disais que depuis une semaine que nous avons
repris les cours, ce cher Cornedrue n'a pas encore demandé une
seule fois à Evans de sortir avec lui!
-
- C'est
vrai ça, murmura Remus Lupin en levant le nez de son bouquin
pour croiser le regard de James Potter. Comment ça se fait?
-
-
J'abandonne, répondit celui-ci d'un air las. J'en ai marre de
me prendre sans arrêts des râteaux.
-
-
T'abandonnes, répéta Sirius Black en fronçant
les sourcils. Et c'est pour cette raison que tu ne l'as pas quitté
du regard du déjeuner?
-
- En
fait, lui répondit son ami en le fusillant du regard, j'ai
bien remarqué qu'à chaque fois que je lui demandais de
sortir avec moi son dégoût pour moi augmentait. Alors
j'arrête.
-
- Oui,
mais tu ne laisses pas sérieusement tomber? l'interrogea
Sirius en le fixant intensément.
-
-
Disons que je vais essayer de me calmer et de la faire changer d'avis
sur mon compte. N'oubliez pas que je suis un Maraudeur! Pour
commencer, j'arrête de lancer des sorts aux autres juste pour
le plaisir.
Remus se leva soudainement, faisant sursauter ses amis et contourna la table pour tâter le tête de James.
- Pas de doute, déclara-t-il devant les airs surpris des es amis. La tête de Cornedrue a sérieusement dégonflé. C'est assez impressionnant.
Les Maraudeurs éclatèrent alors tous de rire, excepté James qui fit une moue boudeuse que ses admiratrices trouvèrent tout ce qu'il y a de plus sexy.
- Et qu'en penses-tu Patmol? demanda-t-il soudainement.
Peter et Remus le regardèrent, une expression interrogative sur le visage mais Sirius avait tout de suite compris, James n'était pas son meilleur ami pour rien, tout deux se comprenaient au moindre coup d'oeil.
-
Patmol
eut un sourire blasé et croisa ses mains derrière sa
nuque.
- Oh moi je m'en fiche Cornedrue! De toute façon ce n'était plus aussi amusant qu'avant de martyriser les autres élèves. Par contre je te demande une chose...
-
- Oui?
-
- Ne
renonce pas à la règle d'or des Maraudeurs…
-
- Mener
une vie infernale aux Serpentards, finirent d'une seule voix James,
Remus et Peter.
-
- Tu
peux compter sur moi Patmol, lui assura ensuite son meilleur ami, un
sourire machiavélique sur le visage.
-
Le cours de métamorphose du jour, le dernier avant le dîner, avait pour but de leur enseigner le sortilège de permutation. La permutation était une technique qui permettait de transformer un objet en un autre, pendant un laps de temps indéfini. Ici, les élèves devaient permuter leur bureau en... eux-mêmes. Ceci était un exercice extrêmement difficile qui nécessitait une concentration sans faille. Chose exceptionnelle, même les Maraudeurs ne détournaient pas leur attention de leur travail. Ou plutôt de leur bureau.
Il y eut soudain une exclamation de surprise dans le fond de la classe.
- Lil ! T'as réussi ! Comment t'as fait ?!
- Excellent miss Evans. 20 points pour Gryffondor, déclara Mc Gonagall.
Tout le monde se retourna alors vers Lily qui rougit légèrement. En fait les 2 Lily rougirent légèrement. Car en face de la Gryffondor se tenait sa copie conforme qui avait même des réactions identiques à celle de sa créatrice.
Soudain, un grand CRAC se fit entendre, et l'une des jeunes filles disparut dans un volute de fumée pour laisser place à un bureau de bois.
- Très bien ! s'exclama le professeur. Maintenant que l'une d'entre vous a réussi je n'en attends pas moins de vous autres.
Les Maraudeurs se retournèrent vers leur bureau, bien décidé à assimiler ce sort. James levait sa baguette, les sourcils froncés et ses yeux noisettes plissés par la concentration et il s'apprêtait à effectuer les mouvements assez complexes du poignet qui devaient obligatoirement accompagner l'incantation lorsqu'il entendit une conversation qui le fit bouillir de rage.
- Evans tu pourrais me filer un coup de main ? demanda une voix avec des accents charmeurs. Je n'ai pas trop compris les mouvements du poignet.
- Bien sûr Mc Laggen. Pas de problèmes.
Sans s'en être aperçu, James avait resserré sa prise sur sa baguette. Il tourna légèrement la tête et vit Lily Evans qui tenait le poignet de Gale Mc Laggen, un serdaigle, visiblement pour lui faire exécuter les mouvements. James sentit comme un immense feu brûler en lui, le consumant entièrement. Ce Mc Laggen ne perdait rien pour attendre ! Il avait sûrement jeté son dévolu sur Evans seulement pour le faire enrager et se venger de lui ! En effet James concurrençait Mc Laggen sur son nombre de conquête. Bien que le Maraudeurs refusait catégoriquement d'être comparé à lui, prenant comme argument que le serdaigle se comportait beaucoup plus mal que lui avec ses copines. James Potter se vantait d'être un gentleman... Malgré le fait qu'il change de copine presque toutes les semaines. De plus tout Poudlard était au courant que James draguait Lily Evans depuis de nombreuse années. Rien que l'année passée, il lui avait demandé 56 fois de sortir avec lui, sans succès (Sirius avait fait le compte et ne loupait pas une occasion de rappeler à son ami ses cuisants et nombreux échecs).
Un cri le sortit de ses pensées.
- M.Potter ! Vous êtes fou ! Vous avez l'intention d'envoyer toute la classe à l'infirmerie ?!
Le Maraudeur resta un instant abasourdi, ne comprenant pas ce que le professeur Mc Gonagall pouvait bien avoir ENCORE à lui reprocher. Puis son regard se posa sur son bureau et il eut un hoquet de surprise : le meuble de bois avait enflé, enflé, et il semblait sur le point d'exploser. Le professeur de métamorphose lança aussitôt un « Wingardium leviosa » sur le table de travail et ouvrit une des fenêtres de la salle de cours qui se trouvait au 5ème étage et fit s'éloigner le meuble le plus loin possible du château. Alors que celui-ci se trouvait au dessus du lac, il explosa, envoyant des centaines de patites échardes dans toutes les directions. Personne n'osait imaginer les dégâts qu'il y aurait eu si cette scène c'était déroulé dans la salle de classe.
- Rasseyez-vous, ordonna Mc Gonagall d'un ton sévère.
Tous les élèves s'étaient levés pour voir ce qui se passait et certains de petite taille comme Peter Pettigrow étaient même montés sur leur table. Ils obtempérèrent, excepté James Potter, qui, se massant la nuque main, dit d'un air contrit avec une petite grimace.
- A la fin des cours dans votre bureau, hein ?
-
- Je
vois que je n'ai même plus besoin de vous le répéter
pour une énième fois M. Potter, déclara la femme
au chignon sévère d'une voix glaciale. Bien,
reprit-elle en se tournant vers les autres élèves. Vous
allez me recopier le chapitre 2 de votre livre. Et je ne veux pas
entendre un mot !
Tous prirent sa remarque au sérieux, sauf évidemment Sirius Black qui partageait désormais son bureau avec son meilleur ami, celui-ci n'en possédant plus (nda : c'est un SB comme dirait eva).
- Qu'est-ce qui s'est passé Cornedrue ? Je sais bien que ce n'était pas voulu. Alors qu'est-ce que tu attends ! Raconte moi ! s'énervait-il tout bas.
-
-
Attends la fin du cours, lui souffla discrètement son voisin.
Je ne veux pas aggraver mon cas !
Il y eut soudain 2 petits coups frappés à la porte et le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, pénétra dans la salle.
- Mon...monsieur le directeur, balbutia le professeur Mc Gonagall qui ne s'attendait visiblement pas à cette visite.
-
-
Minerva, surtout dites moi si je me trompe, déclara
aimablement Dumbledore,mais on m'affirmé qu'un bureau était
sorti par cette fenêtre (il désigna l'ouverture donnant
sur le par, sur le mur adjacen à la porte derrière le
bureau de Leslie Vance) pour aller ensuite exploser au dessus du lac.
-
- A
vrai dire, M. le directeur, intervint Sirius avec un petit sourire,
le bureau est sorti par CETTE fenêtre précisément
(le maraudeur désignait celle située à côté
du bureau du professeur).
-
- Je
vous remercie de la précision M. Black, répondit
Dumbledore en penchant légèrement la tête sur le
côté, le sourire aux lèvres. Et puis-je savoir
qui est l'auteur de cette action ?
-
- C'est
moi Albus, se dénonça Mc Gonagall. J'ai fait sortir ce
meuble afin d'éviter qu'il n'explose dans la salle de classe.
C'était le bureau de James Potter, l'informa-t-elle. Il doit
d'ailleurs passer me voir à la fin des cours.
-
- Je
crains qu'il n'en soit autrement Minerva, affirma le directeur
toujours aussi aimable. M. Potter va devoir venir dans MON bureau.
Nous devons avoir une petite conversation au sujet de cet incident.
Si vous permettez...
-
- Bien
sûr Albus. Potter accompagnez M. le directeur. Quant aux
autres, le cours est terminé. Vous me travaillerez cet
enchantement pour la prochaine fois.
James sortit à la suite d'Albus Dumbledore, non sans avoir échangé un regard à la fois inquiet et intrigué avec les autres maraudeurs.
- Potter est complètement fou ! s'exclama un serdaigle. Il aurait pu tous nous tuer !
-
-
C'était un accident Mc Laggen, répondit Sirius en le
toisant d'un air froid. Un accident tu m'entends ? Et si le moindre
d'entre vous ose dire que ce n'en est pas un, il aura affaire à
moi, ajouta-t-il, menaçant.
-
- Tu
m'en laisseras tout de même un peu Patmol.
-
- O.K
Lunard. Mais c'est bien parce que c'est toi.
Personne ne fit d'autre allusion. Tout le monde connaissait la réputation de Sirius Black et ils ne voulaient en aucun cas avoir affaire à lui.
