Chapitre 12

Une furieuse cacophonie de hurlement s'élevait de la foule d' étudiants assemblés de part et d'autre du terrain. Les Serpentards étaient les seuls à huer les joueurs volant au cours de leurs combat aérien pour le Souafle. Hermione pour sa part tressautait près de lui en agitant furieusement son drapeau dans tout les sens.

Harry ne se serait jamais douter qu'elle puisse être a ce point passionner par le jeu et avait été déçu de découvrir que son excitation ne reposait en fait sur rien d'autre que sur de la fierté de Maison. Elle n'avait aucune idée de ce qui se passait réellement au cours de la partie, mais poussait simplement des cri d'encouragement lorsque le reste des Serdaigles le faisait. Harry avait essayé de le lui expliquer, mais après avoir jeter un regard à l' expression de confusion sur son visage, il avait décidé qu'il valait mieux laisser tomber. Elle ne le voyait pas et ne le verrait probablement jamais.

Les poursuiveurs de Serdaigle marquaient régulièrement et leurs score augmentait constamment. Harry espérait avec ferveur que l'un d'entre eux se fasse frapper par un Cognard et qu'il perde connaissance pour permettre au moins aux Poufsouffles d' égaliser. Les Poufs n'étaient pas assez brutaux pour gagner le match et la main de Harry commençait a se contracter sur sa baguette magique.

Soudainement, un cri dans les gradins provoqua un vacarme d'injure assourdissant de la part des Serpentards, couvrant même le tintamarre des autres maisons. Harry concentra immédiatement son regard sur l' attrapeur des Poufsouffles et retint son souffle. Zeller était la plus près du vif et Harry l'encouragea silencieusement tandis qu'il dirigeait son attention sur Blake qui s'approchait en remontant de dessous le vif.

Blake gagnait de l'altitude. Harry exhorta Zeller à ne pas baisser le regard vers l'autre chercheur. Elle le manquerait a coup sur si elle succombait a la tentation. Le vif vira à gauche, ondulant de haut en bas entre les deux joueurs avant d'accélérer brusquement. Harry gémi lorsque Zeller tourna bien trop lentement, Blake maintenant quasiment au même niveau qu'elle.

Les Serdaigles hurlaient debout dans les gradins, en pleine démence. Le bruit était incroyable. Si Blake attrapait le vif, Serdaigle gagnait avec une bonne longueur d'avance. Si Zeller l'attrapait, Poufsouffle gagnait de cinquante points.

« Avance ! Allez! » cria Harry de frustration.

La fille n'avait aucune excuse ; elle égalait Blake en terme de qualité de balai même s'ils étaient tout deux de marques différentes. Si elle se penchait juste en avant par-dessus le manche et donnait à son balai l'impulsion d' aller plus vite, tout serait terminer.

« Allez Serdaigle ! Allez ! Allez Serdaigle ! Allez Serdaigle ! Allez ! » Les étudiants dans les tribunes criaient, noyant brièvement les sarcasmes blessant des Serpentards.

Le vif chuta, descendant au ras du sol boueux.

« Merde! » murmura Harry, saisissant ses cheveux des deux mains. « Chute libre ! Chute libre! »

« Score Poufsouffle actuel : 180 à 270! »

Les bancs des Poufsouffles s'agitèrent d'avantage, des feux d'artifice noir et jaune furent projeter de plusieurs baguettes magiques pour former une blaireau dans le ciel. Zeller et Blake étaient au coude à coude dans un piqué contrôlé. Harry grogna et tendit sa main vers les Attrapeurs en pleine descente. Zeller poussa un cri perçant lorsque son balai chuta de plusieurs mètres. Elle pouvait même toucher le vif, si seulement elle lâchait son balai pour le saisir !

« Poufs ! Poufs ! Poufs!

On va choper le vif, on est des ouf !

Hé les aigles, vous êtes à bout de souffle ? »

La chanson s'éleva en grondant au moment où Blake sauta en avant, s' accrochant à son balai par une main. Le balai se pencha et descendit de quelques mètres. Harry retint son souffle.

« Zeller attrape moi ce Vif ! » hurla Harry.

Plusieurs jeunes élèves se retournèrent et lui crièrent des obscénités, mais Harry n'en avait rien a faire. Il leva son autre main. L'élan de Blake ralenti et Zeller se tendit finalement en avant sur son balai et balaya l'air de sa main a l'endroit du Vif. Elle se balança de manière instable sur le manche de son balai et reçut un coup par l'un des pieds de Blake flottant dans les air sans rien pour se soutenir.

Le Vif vira a nouveau et Harry poussa un juron de dépit. Blake se redressa sur son balai et vola après Zeller. Mais il était trop tard et elle captura le Vif de la paume de sa main. Dans les gradins, les Poufsouffles éclatèrent en un énorme rugissement de joie. C'était leur première victoire en quatre ans.

« - - gagnez par soixante points! »

De la tribune de Serdaigle s'éleva un très dramatique gémissement tandis que leurs joueurs se posaient sur la terre ferme. Sur le terrain, Cornfoot hurla en direction de Blake. Le quatrième année était d'un rose lumineux et hurlait sa défaite d'une voix rauque. Harry laissa échapper un sourire de satisfaction, se serrant contre Hermione dans une étreinte de bonheur.

« Harry, qu'est ce qui ne va pas avec toi ? On vient juste de perdre -- Oh! »

Harry s' écarta et hurla par-dessus le bruit. « C'était un grand match! »

D'à travers le bruit des étudiants, une conversation audible filtra jusqu'à eux de quelque part vers leur gauche.

« - - a donné le poste à Blake pour pouvoir être avec Rebecca Bradley dans un placard à balai, si tu vois ce que je veux dire... »

« Comment ça? »

« C'est la cousine de Blake! »

« Non, tu plaisante ! »

Harry tourna brusquement la tête et jeta son regard vers la gauche, incapable d'en croire ses oreilles. Hermione prit fermement sa main dans la sienne, sa couronne des cheveux touffus chatouillant son nez pendant qu'elle se penchait a coté de lui pour trouver les élèves en train de parler.

« C'est pas une blague ! Je te jure! »

« Et ça a marcher ? »

« Comme un charme! »

Hermione essaya de se rapprocher discrètement d' une paire de cinquièmes années en train de se lever deux bancs plus bas. Mais ils disparurent au milieu de la foule de Serdaigle qui affluait vers l'escalier caché pour sortir des gradins. Harry les observa jusqu'à ce qu'ils soient hors de portée de vue.

Il détourna la tête et baissa le regard vers Blake et Cornfoot toujours en train d' hurler sur le terrain. Comme il observait Madame Hooch s' approcher d'eux, Harry senti son sang bouillonner dans ses veines. Ainsi, l'avoir littéralement éjecter à coups de pied de sa place légitime dans l'équipe n'avait eu pour seul but que de s'assurer que le capitaine ait une chance de tirer son coup.

« L'espèce de salopard de branleur, » grogna Harry, sa baguette magique vibrant dans ses mains. « Je vais jeter une malédiction dont son entrejambe se souviendra toute sa vie. »

Les doigts de Hermione se resserrèrent autour des sien et elle cria, « Tu ne peut pas faire ça! »

« Pourquoi pas ? Être un sombre crétin est une chose, Hermione ; mais ça c'en est radicalement une autre. Ce bâtard est guider par son gland ? Et bien il va avoir ce qu'il mérite. »

« C' est possible que ce ne soit juste qu' une rumeur, Harry. »

« Ce n'en est pas une. Je l'ai entendu se vanter a son sujet dans le dortoir, « répondit Harry, détachant son regard des joueurs maintenant silencieux pour rencontrer le sien.

Hermione le regarda d'un air estomaquer, sa main devant sa bouche. « Non, » souffla t'elle, incrédule.

« Et Si. »

« Je n'arrive pas a le croire, » murmura Hermione, l'air malade à la pensée d'une si dépravante immoralité.

« Ça n'y changera rien. »

« Nous devons allez tout dire au professeur Flitwick ! Et à Rebecca! »

« Comme tu l'avait fait la dernière fois? Il n'a fait rien au sujet de la décision de Cornfoot de m'éjecter de l'équipe, Hermione, parce que l'imbécile a le soutien du reste de l'équipe. »

« Il faut quand même essayer. »

« Fais ce que tu a à faire, Hermione. Je ferai ce que j'ai à faire. »

« Ne soit pas stupide, » dit elle, repoussant ses cheveux de son visage et jetant un coup d'oeil autour d'eux. « Il doit y avoir un adulte ici quelque part qui n'est pas encore retourner à l'école. »

Harry secoua la tête dans sa direction avant de saisir sa main et de l'a ramenée derrière lui sur le chemin de l'école. Il ignora ses protestations et ne relâcha seulement son étreinte qu' une fois qu'ils eurent atteint le hall d'entrée. Elle frotta son poignet et lui lança un regard féroce avant de souffler d'un ton irrité.

Les Poufsouffles pouvaient être entendus en train de célébrer leurs victoire depuis la grande Salle jusque dans le grand Hall, le dîner venant a peine de commencer. Les Gryffondor s'étaient joints à leur table les féliciter pour leurs victoire. Une fois la défaite digérer par les Serdaigles, ceux ci viendraient a leurs tour commenter avec eux une bonne partie bien jouée. Personne ne s' attendait à quoi que ce soit de la part des Serpentard question commentaire du match, si ce n'est ceux de la catégorie négatif et dévalorisant.

« Tu veux allez manger avec tes amis ou venir avec moi ? » demanda Harry, bourrant ses mains dans ses poches.

Hermione jeta un coup d'oeil sur ses amis de l'autre coté des immense portes grandes ouvertes et secoua la tête après un court moment. « Aussi longtemps que nous n'allons pas faire quelque chose susceptible de nous faire expulsés. »

« Est ce que c'est mon genre de faire ce genre de chose? » dit Harry le sourire au lèvre

« Est ce que je doit répondre honnêtement? »

Harry pris sa main, la guidant en bas des escaliers jusqu'au donjon puis dans un couloir jusqu'à un deuxième jeu d'escalier qui les mena finalement jusqu'au tableau d'une coupe de fruit. Il délia sa main de la sienne. Elle l'observa successivement lui et la peinture morte, soulevant un sourcil d'interrogation.

« Contente toi de regarder, » souffla Harry, puis il leva la main pour chatouiller la poire.

Hermione observa avec surprise la poire éclater d'un rire nerveux avant de se calmer tranquillement et de se transformée en une poignée dorée. Elle se pencha en avant avec excitation pour saisir la poignée avant de faire une pause et de se retourner pour le regarder.

« Elle ne va pas te mordre, » s'amusa gentiment Harry, appuyant sa main sur la sienne. « Continue, ouvre la porte. »

Ce qu'elle fit avant de s'écrier médusé. « Poudlard emploie des elfes de maison? »

Harry la poussa à l'intérieur. « Bien sur que Poudlard emploie des elfes de maison. L'école leurs fournit abri et refuge depuis sa fondation même. »

« Ça reste tout de même de l' esclavage, » répliqua Hermione avant qu'un contingent d' elfes ne viennent les accueillir.

« Que pouvons nous faire pour vous Mlle Granger ? M. Potter? »

Harry accompagna Hermione jusqu'à un tabouret tout en répondant, « Nous aimerions un petit quelque chose à manger pour le dîner si ça ne vous dérange pas. »

Swibby s'inclina devant lui et couina. « Naturellement que non, M. Harry Potter, monsieur. »

Les autres elfes se mirent au travail tout autour d'eux, rassemblant de la nourriture a partir des plats n'ayant pas encore été envoyés aux tables du dîner se déroulant un peu plus haut. Dans la minute qui suivit leurs demande, Harry et Hermione trouvèrent devant eux un repas et des couverts. Harry remercia les elfes et Hermione et lui-même prirent place devant leurs plats de nourriture.

Harry pris une cuillère et se servit en boeuf, petit pois, et pommes de terre. Il leva la tête et trouva Hermione en pleine contemplation devant leurs repas, une expression de dégoût sur le visage. Harry fronça les sourcils en la voyant jeter des regards préoccupé en direction des elfes qui nettoyaient avec ardeur la cuisine après avoir préparer le dessert.

« Tu n'aime pas le boeuf bourguignon ? » (1)

Hermione se renfrogna, et poignarda quelques petit pois avec sa fourchette. « Je ne pourrais sans doute pas manger tout ça, Harry, maintenant que je sais que c'est -- »

« Tu va les offenser si tu laisse toute cette nourriture intacte, » la coupa Harry d'un ton sévère.

« Mais -- »

« Ils ont mis beaucoup de coeur à le faire « dit il et, voyant qu' elle n'était pas convaincu, il ajouta , « Allez mange. »

« Ça ne te dérange pas que ces pauvres créatures soient forcées de faire ce travail gratuitement? »

« Ce sont des êtres, Hermione, » précisa Harry, sèchement. « Pas des créatures. Les créatures n'ont pas la capacités de parler. Ne va pas t'empêtrer dans quelque chose que tu n'a pas l'air de pouvoir comprendre. »

« Qu'est ce que tu veut dire par là ? »

Harry pris une autre bouchée de son repas qu'il mastiqua. « Ce que je veux dire, c'est que je peux voir les rouages s'activer dans ta tête. Les elfes de maison repousserons tes tentatives de les aider parce qu'ils n'en veulent pas. »

« Uniquement parce qu'ils ne connaissent rien d'autre, » corrigea Hermione, d'un air de défis.

Harry haussa les yeux et acheva sa pomme de terre. « Swibby et les autres aiment – non, adorent, leur place ici à Poudlard. Ils se sentiraient agresser par tes interférences. Aucun d'eux ne veut des vêtements. Dumbledore lui même s'assure qu'il soient bien traité. Peut être même d'avantage encore qu'ils ne le voudraient eux même. »

« Est ce que vous désirer que Swibby vous apporte quoi que ce soit d'autre? » demanda l'elfe de maison qui venait d'apparaître près d'eux.

Harry pris son verre de jus de potiron et le tendis au petit elfe. « Je voudrais un autre verre, s'il te plaît. Merci, Swibby. »

Hermione observa l' échange avec la petite elfe et se décida finalement, non sans rechigner, à attaqué son repas. Harry l'observa manger avec satisfaction et se dépêcha de finir son propre plat pour se servir une seconde ration. Swibby réapparut peu après avec le verre de Harry fraîchement rempli et celui çi commanda un dessert pour eux deux.

Ils discutèrent du projet de Retourneur de Temps du Professeur Vector et de l'aversion d' Hermione pour les nouvelles créatures sur lesquelles le Professeur Hagrid les avaient fait travailler lors du dernier cours de Soins aux Créatures magiques. Harry s'amusa avec elle de sa description curieusement démultiplié de l'animal et ajouta qu'elle ressemblait à l'une des créations de Luna.

Hermione fini son plat sans toutefois en reprendre malgré l'insistance d' Harry. Celui çi grogna, et rassembla d'un air boudeur leurs plats en de petites piles bien ordonnée pour les elfes. Trois petits elfes vêtus de tabliers frappés aux armoiries de Poudlard les emportèrent une demi-seconde plus tard. Quatre elfes supplémentaires vinrent immédiatement après pour nettoyer la table et changer la nappe. Swibby suivie leurs passage et leur offrit un assortiment de fruit confis et de chocolat.

Harry pris une fraise recouverte de chocolat qui le décida à en reprendre une autre. Hermione pour sa part mangea quelques morceaux de bananes fourrées au chocolat noir. Il lui tendit a la bouche une framboise recouverte de chocolat blanc et elle la mangea en fermant les yeux en savourant. Harry observa fasciné Hermione saisir du bout de ses doigts une deuxième framboise et puis une troisième. Il aimait en particulier la manière dont elle se léchait les coins de la bouche, a la recherche du moindre morceaux de chocolat restant. A son tour, elle lui fit manger de la même manière quelques tranches d'ananas frais, rougissant d'un air adorable tandis qu' Harry prenait son temps, suçant chaque gouttes de chocolat fondu coulant sur ses doigts.

« Qu'est ce que tu pense de sortir d'ici et d'aller à la tour d'astronomie? » demanda Harry, le regard noir et intense. (2)

Hermione lui agrippa la main et le tira pratiquement de son tabouret en guise de réponse. Ils éclatèrent de rire et après avoir remercier les elfes derrière eux ils prirent le chemin du hall d'entrée. À mi-chemin des escaliers, Harry ralenti, écoutant le tumulte en provenance de la Grande Salle.

« Tu crois que tout le monde est encore au dîner? » s'étonna Harry, montant le reste des marches avec précaution.

« Oh, bon sang... » souffla Hermione en resserrant sa main autour de celle de Harry pendant qu'ils s'approchaient stupéfié de l' encadrure de la porte. « Qu'est ce qui se passe, Harry? »

À l'intérieur de la Grande Salle des centaines et des centaines de hiboux entraient en volant par les fenêtres. Des plumes virevoltaient partout dans les airs tandis qu'ils se heurtaient les uns contre les autres. Plusieurs hiboux tournaient autour de la table de professeurs et Harry constata avec inquiétude que la plupart d'entre eux laissait tomber de nombreuses lettres en face du directeur.

« Je ne suis pas sûr de le savoir, » murmura Harry, suivant des yeux un grand aigle a travers la salle qui laissa tomber un paquet devant Draco Malefoy.

Plusieurs garçons et filles criaient et pleuraient, la plupart en état de choc, fixant d'un air horrifié des lettres dans leurs mains. Lorsque plusieurs autres élèves se mirent a sangloter, Harry eut le temps d'apercevoir des enveloppes entièrement noires contenant les lettres. Quoi qu'il soit en train de se passer, il s'agissait de quelque chose de très mauvais et devait avoir un lien avec Voldemort car la douleur de sa cicatrice se mit soudainement a lui transpercer le front.

« Les étudiants reçoivent les lettres noires, » dit Hermione avec effroi. « Ce genre de lettres noires étaient envoyées pendant la première guerre contre Voldemort a tout ceux ayant des liens avec les victimes décédées. Il a attaqué. »

De plus en plus d'étudiants reçurent des lettres sur leurs têtes, et les bourrasque provoqués par les battements d' ailes semblaient ne jamais vouloir cesser. Une deuxième vague des hiboux fit irruption par les fenêtres. Ils laissèrent tomber des rouleaux de journaux qui finirent enduit de plusieurs couches de fruits et de chocolat restant du dessert.

Une chouette d'un blanc neigeux entra par une des fenêtres et vola vers eux, empéchant Harry de voir ce que la deuxième vague d' oiseaux avait apportée avec elle. Hedwige se posa sur son épaule et laissa tomber un journal dans sa main.

« C'est une édition spéciale, Harry, » précisa Hermione inutilement.

Harry jeta un coup d'oeil au journal tacheté de sang et su que Hedwige l'avait piqué à un hibou de livraison. Après avoir rapidement vérifier si sa chouette blanche n'était pas celle des deux ayant saigné, Harry déchira l'élastique et déroula le morceaux de papier, révélant le titre en grosse lettre lumineuses, « VOUS-SAVEZ-QUI ATTAQUE LA CÔTE DE SOMERSET! »

« Où ça? Où a-t-il attaqué sur la côte? Est ce qu'ils le disent ? Y a il des survivants? » Demanda frénétiquement Hermione, déchirant le journal de ses mains.

« Je ne sais pas. Je crois que ça dit qu'il a attaqué de Basilbury à Liverford. »

Hermione pâli brusquement et tituba. Harry la rattrapa et la déposa prestement sur le bord d'un des banc vide des Griffondors. Hedwige s'envola et se posa sur la table, l'observant d'un air grave. Hermione sanglota incontrôlablement sans qu'Harry ne puisse réussir à l'arrêter. Il prit un pichet d eau et créa silencieusement une tasse, sans sa baguette magique.

« Bois çà, » lui dit Harry d'un ton ferme, en serrant la tasse dans sa main gauche tout en soulevant délicatement ses doigts fermement agrippés à l'édition spéciale de la Gazette.

« E-Est –Est ce que tu pense qu'ils vont bien, Harry? » demanda Hermione, des larmes roulant le long de ses joues.

« Qui, Hermione? »

« Mes parents! » pleura t'elle, saisissant le bras de Harry, ses pleurs redoublant de vigueur. « Nous habitons à Liverford! »

Harry s' assis a coté d'elle et l'a serra dans ses bras. « Tu devrais -- »

« Parler aux professeurs! » le coupa Hermione avec une exclamation de soulagement, essuyant son nez dégoulinant avec le bord de sa manche. « Bonne idée, Harry! »

« Mais -- » bégaya Harry lorsqu'elle lui fit un rapide baiser sur la joue avant de se précipité en direction des professeurs. Harry jeta un regard à Hedwige et soupira, frottant ses plumes. « Ce n'est pas ce que je voulais dire. »

Hedwige poussa un petit cri doux, remuant la tête au contact de ses doigts. Il déplaça son regard inquiet vers Dumbledore et observa le visage sinistre du vieux magicien qui repoussait une autre pile de lettres vers McGonagall tandis qu'il cherchait parmi les innombrables autres. Dumbledore murmura quelque chose au professeur Rogue, qui hocha la tête imperceptiblement, un air féroce sur le visage.

Il y eu un petit tumulte sur le côté et Harry se tourna pour voir ce qui en était a l'origine. Daniel retenait une Hermione chancelante qui essayait de passer derrière lui. Sans même le réaliser, Harry se retrouva debout près d'eux en quelques secondesa peine. Il écarta son frère d'elle et le repoussa du poing aussi fort qu'il le pouvait, laissant Hermione courir vers les professeurs.

« Ow ! Putain pour quelle foutu raison a tu fait ça ? » hurla Daniel, les deux mains sur son visage pour essayer d'arrêter son nez de saigner.

Harry remua son poing droit, grimaçant de douleur. « Qu'est ce qui te passe par la tête bordel ? Qu'est ce que tu essayais de faire avec Hermione au juste? »

Daniel se pinça le nez et baissa la tête en voyant des étudiants près d'eux les observés d'un air intéressé. « Elle avait l'air d'être en détresse. J'essayais de la réconforter! »

« Pour ce genre de chose elle a un petit ami, pauvre imbécile ! Elle essayait d'obtenir des informations des professeurs au sujet de ses parents! »

Daniel pointa Harry du doigt en lui lançant un regards mauvais. « Je serais un bien meilleur petit ami pour elle que tu ne le pourrais jamais. »

Harry souffla de dédain, et reflanqua a nouveau un coup de poing dans le nez son frère. « Garde tes sales pattes loin d'elle, tu m'a compris? »

Autour d'eux des Serdaigles poussèrent de petits cris de surprise et des Gryffondors se levèrent brusquement pour soutenir leur héros. Ron se précipita et aida Daniel, qui appuyait a nouveau son nez sanguinolent de ses deux mains, a se relever. Le roux se mit entre lui et Harry et serra les poings d'un air menaçant. Harry les dévisagea chacun après l'autre, les yeux rétrécis par la colère.

« Harry! » gémit Hermione, frayant son chemin a travers le groupe de garçons de Gryffondor pour s'approcher de lui. Elle se jeta dans ses bras, s' accrochant autour de son cou, et il baissa un regard de défis sur son frère qui l'observait d'un air méfiant, avant d'enrouler ses bras autour d'elle. « Ils ne peuvent rien me dire, Harry ! Dumbledore est parti rencontrer le Ministre Fudge et McGonagall n'en sait pas davantage que nous ! »

« Qu'est ce que Flitwick a dit? » demanda Harry, la serrant contre lui tout en observant d'un air sévère son frère.

Elle secoua la tête, se serrant un peu plus contre son épaule. « Il -- il m'a présenté ses condoléances, comme -- comme s' ils étaient morts! » répondit Hermione, la voix entrecoupée de sanglot.

Harry l'amena hors de la Grande Salle au moment où Dumbledore et Fudge arrivèrent, franchissant les lourdes portes, l'un restaurant l'ordre et rassemblant le personnel, l'autre tortillant nerveusement son chapeau melon vert. Harry se poussa avec Hermione sur le coté, tout juste au moment où Dumbledore haussa la voix pour réclamer l'attention. Harry l' ignora et, les étudiants reprenant places sur les bancs, il leva le bras vers Hedwige qui du haut de la table s'envola vers eux.

« Viens Hermione, » dit doucement Harry, la guidant vers le haut des escaliers dans la direction de leur salle commune. « Écrivons leurs un message et envoyons Hedwige le transmettre. »

« Tu pense qu'ils sont vivants? » demanda désespérément Hermione, son regard plonger dans son visage.

« Sans aucun doute, » la rassura t'il tout en la guidant de sa main brûlante.

Hermione repris le courage en l'entendant et rassembla ses esprits. Elle lui saisi sa main et le tira lui derrière elle tandis qu'elle grimpait trois par trois le reste des marches de l'escalier de la tour. Ils se dépêchèrent d'entrer par le trou du portrait puis reprirent leurs souffle, non sans points de côtés. Hermione remua sa baguette magique pour rassembler une bouteille d'encre et un parchemin qu' Harry attrapa lorsqu'ils voltigèrent à travers la salle.

Pendant qu' Hermione écrivait en geste saccadés sur le rouleau, Harry marcha jusqu'à la fenêtre et parla a voix basse avec Hedwige. La chouette couleur de neige sauta a cloche pied de son épaule sur son avant-bras, fixant ses serres sur sa peau.

« Ne joue pas avec la chance, on est d'accord jeune fille? » murmura Harry, frottant le bec d' Hedwige. Elle lui mordilla le doigt affectueusement et clignota ses grands yeux jaunes. « Les journalistes et les Aurors sont probablement les seuls dans le secteur désomais, mais fais quand même attention. »

Hedwig hulula doucement et Harry lui fit un sourire contrit.

« J'ai fini, » s'exclama Hermione, brandissant la lettre devant son nez.

Harry pris la lettre et l' attacha autour de la patte gauche d' Hedwige. Celle ci poussa un hululement sonore et se positionna pour être prête à décoller, en attente d'un signal le lui permettant.

« Trouve mes parents, Hedwige, » la pria Hermione, ses grands yeux bruns comme plaidoyant avec la chouette blanche.

Hedwig hulula doucement lorsqu'elle lui fit un petit baiser sur la tête. Les larmes débordèrent a nouveau des yeux d' Hermione quand elle se recula, ses mains serrées l'une contre l'autre. Hedwige baissa la tête et observa son chargement.

Harry souleva son bras et regarda sa première et meilleure amie directement dans les yeux. « Sois rapide, ma belle. File vite et sans le moindre bruit. »

Elle hulula a nouveau en forme de reconnaissance. Harry la tapota sur la tête avec l'extrémité de sa baguette magique pour former un sortilège de sécurité autour d' elle, suivi d'un d'un léger sort de ne-me-repère-pas qui durerait au moins jusqu'à ce qu'elle soit arriver à Liverford. Hermione ouvrit le verrou de la fenêtre de la tour et Harry tendit son bras en avant.

« A quelle vitesse peut elle voler? » demanda anxieusement Hermione, observant le petit point blanc se dissiper au loin dans l'obscurité.

« Elle sera de retour au matin, » répondit-il , prenant sa main et entrelaçant ses doigts avec les siens. « Et elle aura une réponse de tes parents avec elle. »

Hermione leva la tête vers lui et souri faiblement. « Merci, Harry. »

Harry observa son visage blême, ses cheveux bruns emmêlés, ses genoux secoués de tremblement et ses doigts anémiés étroitement serrés contre les siens. Il observa son visage et ses yeux rougit par les larmes. « De rien » dit il, simplement.

Le portrait s'ouvrit pour laisser entrer les Serdaigle par douzaines. Plusieurs étaient soutenus par des amis, leurs yeux immobiles fixant le vide. Les préfets rassemblaient chacun d'entre eux en groupes et comptaient les têtes pour s'assurer que personne n'ait été laissé dans la Grande Salle. Hermione s'écroula dans un des divan rembourrés et mis sa tête entre ses jambes. Harry observa silencieusement ses camarade de Maison parler d'une même voix faible en montant lentement les escaliers pour allez s'écrouler dans leurs lits.

Voldemort avait finalement ramener la guerre au grand jours, directement devant la porte d'entrée du monde des Sorciers. Harry se demanda dans le vide si les gens allaient se rassembler les uns avec les autres ou bien se fractionner et s'isoler. S'ils avaient tirer les leçons de la dernière guerre. S'ils avaient appris ce qu'ils ne devaient pas faire aujourd'hui. Il su que ce n'était pas le cas. Pas réellement. Quelques étudiants se dresseraient et se plongeraient plus durement dans leurs apprentissage, afin d'essayer d'étayer leurs connaissance en magie de duel réellement utiles. D'autres disparaîtraient du périmètre du château et se cacheraient au sein de leurs familles.

Il ne se souciait pas trop du destin de la foule des Sorcier de Grande-Bretagne. Leur action ou leurs inaction allaient déterminer leurs propre avenir. Mais ils se reposeraient sur Dumbledore pour leurs fournir espoir et conseils ou sur son frère pour un autre miracle. Un miracle qu' Harry savait que son frère était incapable.

Harry s' assis sur le bord du fauteuil dans lequel Hermione se reposait et regarda d'un air fixe le dessus de sa tête. Hermione mettrait sa foi en eux, pensa t'il, son estomac se nouant. Il la déplaça un peu sur le coté pour qu'il puisse prendre place à coté d'elle sur les coussins. Sa croyance implicite en eux l' inquiétait considérablement.

Ils restèrent seuls en bas après que le reste des étudiants se soient déplacés d'un pas lourd jusqu'à leurs salles de dortoir. Il était satisfait de la serrer contre lui dans le silence. Elle tomba endormi après de nombreuses et totalement silencieuses heures passées à attendre le retour d' Hedwige. Sans même s'en rendre compte lui même, Harry glissa dans un sommeil profond quelques heures plus tard, ses pensées défilant encore à une vitesse folle dans sa tête.


(1) Bon là j'ai inventer en essayant de déduire mais en vrai il utilise le mot 'casserole' qui en anglais désigne n'importe quel plat cuisiné a préparer au four, type lasagne ou autre, ce qui n'est pas très traduisible en français...

Il n'y a rien de plus difficile a traduire que les phrases contenant des mots désignant quelque chose de très précis, mais qui n'ont pas d'équivalent en français. Si ce n'est peut être les chansons de Quidditch en jargon d'étudiants dans lesquelles ils faut conserver la forme en rimes :)

(2) Je peut me tromper mais rien que pour cette phrase je pense que le coté parodie de publicité pour du chocolat est parfaitement assumé. Où bien la scène romantique est-elle a prendre telle quelle : intense. Je l'ai déjà dit j'ai du mal avec les scènes de ce genre;)

Voilà pour le chapitre 12, qui rassemble un peu toute les émotions possible et qui vous rappelle au cas où vous l'auriez oublier la présence de Voldemort, des Horcruxes et en gros du danger après plusieurs chapitres de romance. Comme d'habitude pleins de petits indices et puis pour une fois la solution d'une énigme vis a vis du Quidditch.

Moi qui était tout content d'être presque arriver au quart de cette traduction, voilà qu'a mon retour sur fanfiction je m'aperçois que l'auteur a écrit et rajouter toute une pléiade de nouveau chapitre ( quelle idée ! ) à son histoire. Résultat le joli pourcentage chapitre traduit sur chapitre existant a fondu comme un chaudron de neville dans un cours de potion...

Mais ( heureusement ? ) maintenant il ne peut plus qu'augmenter : l'auteur ayant finit son histoire ! Comme d'habitude, je ne vous en dit pas plus pour ne rien vous gâcher du reste...

En tous cas merci à elle pour cette géniale histoire ! N'hésitez pas a lui mettre un petit commentaire si vous avez le temps.

Pour ma part je me remet de nouveau dans la traduction après cette pause Bac !