Chapitre 13
C'était une morne soirée, contrastée par l'opulence et la profusion des meubles aux couleurs vert sombre et argent l'entourant. Il n'y avait aucun feu allumé ; les cendres était froides dans le foyer de la cheminée. Il n'avait pas besoin de lumière pour voir clairement.
Il s' installa dans une élégante chaise semblable a un trône. Les accoudoirs avaient été sculptés de manière a ressembler a de grands serpents argentés, découvrant leurs crocs comme avant de frapper d' un coup mortel. Il posa la main sur l'un des serpents savamment ciselés, l'examinant d'un air satisfait. Un mouvement dans un coin de la salle attira son attention.
§Nagini, § siffla t'il pour l'accueillir, enchanté de l'arrivée de son animal préféré. Des reflets argentés scintillèrent sur ses écailles lorsqu'elle glissa avec dévotion vers lui. §Maître, j'ai des nouvelles pour vous.§
§ Quelles nouvelles, ma chére ? § demanda t'il, ses yeux rouges observant les derniers mouvements de son approche.
Elle glissa avec assurance jusqu'en haut des marches de l'estrade et inclina légèrement la tête, en guise de révérence, avant de venir s'enrouler autour de sa chaise. Il frotta le sommet de sa tête, fasciné par la texture soyeuse de l' animal. Elle ferma les yeux de plaisir, sa langue fourchée claquant entre ses mâchoires. Puis elle ouvrit les yeux.
§Toutes les maisons ont été touchées. Votre avertissement est visible à des lieux a la ronde.§
Un sourire malveillant se courba sur ses lèvres. C'est une bonne nouvelle.§
Elle approuva d'un acquiescement de la tête. §Malefoy est sur le chemin du retour pour faire son rapport.§
§Bien. Y a-t-il quoi que ce soit dont tu souhaite m'informer? §
§Il cherche actuellement une façon de vous présenter la capture de Quigley par le contingent d'Auror qui est apparu près de la maison des Grangers de telle sorte qu' il n'en soit pas blamer.§
§La capture de Quigley est sans importance. Il ne sait rien, mais je devrai peut être rappeler à Lucius à qui il à affaire.§
§Puis- je le manger, maître ? §
Il repoussa l'idée d'un geste de désaccord. Il garde une certaine utilité, mais lorsqu'il en aura entièrement épuisé tout les aspects, ma chère, il sera tout a toi.§
Elle se mit a rire d'un air sinistre, et il écouta avec délectation les sifflements de son animal corrompu. §Quelle sera notre prochaine action, maître ? §
§Maintenant chère Nagini, nous pouvons revenir à nos plans pour détruire ce morveux de Potter§
§Oui, Maitre.§
Il était ravi. Extrêmement ravi.
Sa cicatrice le brûlait. Ce fut la première pensée cohérente qui lui vint a l'esprit lorsqu' Harry se réveilla en hurlant. Désorienté, il senti des mains douces mais secouée de tremblement de nervosité l' agripper pendant qu'il hurlait a s'en déchirer les poumons. Il lutta contre les mains, les repoussant au loin par des mouvements violents et frénétiques tandis qu' il essayait désespérément de se relever pour reprendre son souffle.
« Harry ! »
Une énième décharge de douleur le traversa. Criant de plus en plus fort, Harry se redressa et laissa échapper un cri de douleur avant de plaquer ses mains contre sa cicatrice. La joie de Voldemort était exceptionnelle et la douleur de sa cicatrice l'était par conséquent aussi. Il mordit sa lèvre pour s'empêcher de hurler un juron.
« Harry ! »
Les mains étaient de retour dans une nouvelle tentative de le faire se calmer. Harry cligna rapidement des yeux pour essayer de dissiper les taches de lumières floue en train de danser dans son champ de vision. Ses lunettes étaient de travers, vacillant sur des bords de son nez. Il pouvait à peine reconnaître le visage ovale et incroyablement pâle d' Hermione pendant qu'il luttait pour se redresser et s'asseoir dans son lir.
« Harry, est ce que tu va bien ? Que se passe-t-il ? »
Harry poussa un petit gémissement en entendant un tel niveau de décibel. Posant une main sur sa tête pour apaiser le broyage infernal entre ses tempes, il lui fit un signe pour la tranquilliser. Tout en luttant pour reprendre ses esprits, Harry remis en place ses lunettes et observa Hermione d'une meilleure vision.
« Hé, » dit il d'une voix rauque, la gorge en feu.
« Qu'est ce qui s'est passé Harry ? » demanda Hermione d'un ton inquiet, sa main fermement serrée contre son épaule gauche.
« Un cauchemar, » murmura vaguement Harry qui tourna lentement la tête pour lancer des regards tout autour de lui dans la salle commune.
Il n'y avait personne d'autre dans la grande salle circulaire, apparemment seule Hermione semblait avoir entendu ses cris. Le soleil ne s'était pas encore levé, ce qui voulait dire qu' Hedwige n'était probablement pas encore revenue. Ce qu'il restait du feu rougeoyait encore dans le foyer de la grande cheminée à leur gauche. Il avalé sa salive pour essayer d'humidifier sa gorge.
« De l'eau ? » implora t'il faiblement.
Hermione sortit sa baguette magique et métamorphosa rapidement l'encrier posé sur la petite table basse en un verre en cristal. Elle fit disparaître l'encre, nettoya l'intérieur des parois, et jeta un faible sort d'aguamenti pour le remplir avec de l'eau. Puis elle le lui passa doucement dans les mains.
Harry vida le verre avec entrain jusqu'à la dernière goutte d'eau. Elle lança un autre sort d'aguamenti pour remplir a nouveau le verre. Il bu celui-ci plus lentement, finissant le verre avec un soupir de satisfaction.« Merci, » dit il avant de lui rendre le verre de cristal dont elle annula les modifications magiques.
Il l' observa faire et ne put s'empêcher de penser : pourquoi sa cicatrice s'enflammait elle maintenant ? Pourquoi après que les incursions se soient produites ? Où étaient donc passés les tintements d'avertissements et les picotements de douleurs ? Pourquoi venait t'il d'avoir après deux mois de silence une vision de Voldemort ? Pourquoi maintenant et pas la nuit précèdent les attaques ? Quelque chose pouvait il avoir stoppé les apparitions, les douleurs, la confection entre eux deux ?
« Ce n'était qu'un cauchemar, » dit Hermione, interrompant ses pensées. Elle reposa l'encrier sur un coté de la table, parcourant son front avec douceur du bout de ses doigt.
« Oui, » répondit Harry, fermant les yeux pendant que ses doigts continuaient de lui caresser le visage en ébouriffant ses cheveux.
« Tu criais et tu te débattait, Harry, » précisa t'elle comme pour énoncer les faits en lui jetant un regard perçant. « De quoi a tu rêver? »
« Voldemort, » répondit Harry en se frottant le visage, manquant la disparition de couleurs du sien. Lorsqu'il releva la tête il vit tout de suite sa pâleur, « Qu'y a t'il, Hermione ? »
Des larmes coulèrent silencieusement de ses yeux. « Vol.-Voldemort… il a tué mes parents, n'est ce pas? »
Harry fronça les sourcils, la serrant dans ses bras pendant qu'elle pleurait faiblement contre son épaule. « Non, » répondit fermement Harry. « Non, il ne l'a pas fait. Hedwige a pris la lettre, Hermione. Elle n'est pas encore revenue. Tes parents doivent être vivants quelque part. »
« Qu'est ce que ça à a voir avec quoi que ce soit? » murmura Hermione, pressant son front brûlant contre son cou.
« Les hiboux sont des animaux de compagnies très intelligents, Hermione, » murmura Harry en la serrant dans ses bras, les mains posées sur ses long cheveux emmêlés . « Ce sont les meilleurs animaux à qui confier nos lettres et nos secrets. Ils sont magiques d'une manière que la plupart des espèces magiques ne pourront jamais l' être. »
« Qu'est ce que tu veux dire ? »
« Les hiboux ne prennent que très rarement de messages pour des personnes en prison, ou ayant volontairement disparu, ou décédées. Hedwige est même encore plus intelligente que les autres hiboux. Si elle l'avait pris, et que j'avais eu tord quand à la survie de tes parents, elle serait revenue presque immédiatement. »
Hermione remua dans ses bras. Son corps était appuyer de biais contre sa poitrine et elle leva la tête pour le regarder dans les yeux. « Comment le savent-ils ? Je veux dire, comment peuvent ils en être aussi sûrs ? Déjà comment font ils pour transmettre les lettres exactement ? »
« Habituellement on leurs donne une adresse, » dit Harry avec un sourire, « … ou un vague emplacement. »
« Mais non, idiot ! » râla doucement Hermione, observant le bas de son visage caché dans l'ombre, « Je parle de quand on ne sait pas où les gens se trouvent. »
Cherchant a la réconforter, Harry posa la main sur la jambe qu' Hermione avait blottis contre ses hanches pendant qu'il parlait. « La plupart du temps grâce aux signatures de nos auras, d'ailleurs il est beaucoup plus facile de trouver un être s'il est magique étant donner que nos signatures magiques sont bien plus distinctes. »
Hermione assimila ces informations tout en regardant fixement la nuit noire par la fenêtre sur leur droite. « Tu as dit qu' Hedwige était plus intelligente que les autres hiboux. Comment ça? »
Harry rayonna presque de fierté. « Elle est capable de se repérer a travers les sortilèges censés cacher, perturber, ou bloquer les signatures magiques. »
« Mais mes parents n'ont pas la moindre once de magie en eux, Harry. Et si elle ne parvenait pas à les trouver ? Tu l'a dit toi-même, les auras des moldus sont moins distinctes que les signatures magiques. »
« Arrête de te te ronger le sang, Hermione, » lui conseilla Harry. « Hedwige peut aussi trouver n'importe qu'elle aura aussi faible soit elle. »
Elle fronça les sourcils, baissant la tête vers ses genoux, avant de la regarder droit dans les yeux. « Comment le sais tu ? »
« Je l'ais utiliser pour trouver les Dursleys une fois, » répondit Harry, puis voyant son air confus il lui expliqua, « Ce sont des parents du côté de ma mère, j'ai voulu les rencontrer quand j'avais douze ans. Hedwige a refusé de leurs transmettre a nouveau la moindre lettre après la première parce que tante Petunia l'a chassée de la maison avec un balai. Je trouvais encore des bouts de brindilles dans ses plumes la semaine suivante. »
« Et comment peut tu connaître l'état de leurs auras ? »
« Les auras dépendent du niveau d'acceptation et d' intérêt d'une personne envers la magie ou l'inexplicable. La famille de ma tante est viscéralement incroyante en une incongruité telle que la magie, leurs auras sont donc fondamentalement inexistantes. »
« Alors les Dursleys sont tout ce qu'il y a de plus Moldus ? »
Harry hocha la tête tout en jetant un coup d'oeil a travers la fenêtre pour vérifier l'éventuelle arrivée d' Hedwige. « Exactement. »
Hermione y jeta un regard a son tour, rongeant sa lèvre inférieure pour l'empêcher de trembler. Harry lui fit un léger baiser sur son front, et elle s'accrocha à son bras, le serrant contre ses seins. Elle soupira en fermant doucement les yeux avant de les rouvrir brusquement.
« Harry, est ce Hedwige ? »
Harry tourna précipitamment la tête vers la droite et fronça les paupières de derrière ses lunettes vers la vague forme foncée qui venait juste de franchir les grandes montagnes couronnées de neige a l'horizon. La silhouette s'approchait rapidement et Harry se dégagea avec précaution des bras d' Hermione avant de marcher jusqu'à la fenêtre. Elle le suivi, étroitement serrée derrière lui, scrutant le ciel par-dessus son épaule. Au fur et a mesure que l'ombre s'approchait, celle çi devint plus claire et plus blanche, et bientôt les grande les ailes blanches d' Hedwige furent clairement visibles dans la pénombre.
« Est ce qu'elle qu'elle porte quelque chose, Harry ? » demanda avec empressement Hermione en se penchant directement contre lui, de sorte qu'il soutenait la majeure partie de son poids.
« Je crois bien. Nous allons bientôt le savoir. » Il tira le loquet, débloqua la fenêtre et poussa la vitre d'un coup sec pour qu'elle soit grande ouverte, la faisant cogner contre les mur en pierre gris.
Hedwige se dirigea vers l'ouverture et l'a franchit avec élégance un moment plus tard en laissant tomber une lourde lettre dans la main tendue d' Hermione. Elle l' attrapa avec un sanglot et déchira l'enveloppe pour l'ouvrir. Harry leva son bras vers son animal de compagnie tandis qu'elle volait en cercle au dessus de lui avant de s'y poser avec fierté. Il frotta ses plumes couleurs de neige, chatouillant celles hérissées a la base de son cou.
« Tu as fait du très bon travail jeune fille, » murmura Harry, caressant le bec d' Hedwige. « Ils ont été dur a trouver? »
Hedwige hulula une réponse négative et Harry sourit. Il l'a félicita d'un retour aussi rapide avant de jeter un coup d'oeil par dessus son épaule sur Hermione. Les larmes coulaient le long de son visage pendant qu'elle lisait la lettre que ses parents lui avait écrite. Tandis qu' il observait Hermione, elle renifla plusieurs fois, son nez devenant de plus en plus rougit par l'émotion.
Hermione dut sentir son regard fixé sur elle, car elle leva la tête et lui fit un large sourire, essuyant d'un revers de manche l'humidité sur ses joues. Elle se jeta dans ses bras en le serrant des siens tout en couinant « Ils sont en vie, Harry ! Maman dit qu'ils étaient allés à Londres pour une exposition. »
« C'est génial, Hermione, » ajouta Harry comme elle se dégageait pour revenir à la lecture de sa lettre.
Pendant ce temps Harry s'occupa d' Hedwige. Il attira des sachets de nourriture pour hibou de son dortoir d' un petit geste nonchalant de sa baguette magique et les attrapa avec habilité dans sa main lorsqu'ils arrivèrent en volant dans la salle commune. Harry en offrit plusieurs à sa chouette fatiguée qui lui fit un petit hululement faible en guise de remerciement. Il lança quelques sortilèges de diagnostic sur elle pour vérifier n'importe quel problème éventuel. N'en trouvant aucun il rangea sa baguette magique dans sa poche arrière.
« Si tu ne te vois pas retourner jusqu'à la volière, dors sur le dossier du lit dans ma chambre, » offrit Harry à Hedwige, dont les yeux faisaient de longs et lents clignotements, avant qu'elle ne s'envole pour en faire ainsi.
Le soulagement et le bonheur étaient plus qu' évidents dans la voix et le la gestuelle d' Hermione comme elle continuait de lire la lettre. « Rappelle-moi d'acheter à Hedwige de la nourriture de luxe pour hibou au Centre Eeylops Emporium… ou même quoi que ce soit qu'elle puisse vouloir, et je le pense vraiment. »
« Je veillerais à lui dire la prochaine fois que je la verrais. J'espère juste que ce hibou de grange aura suffisamment de bon sens pour la laisser seule après son long voyage. Ce ne sera pas joli joli a voir s'il se met entre elle et son repos bien mérité. »
Hermione éclata d'un petit rire clair a sa petite prédiction. Il l'observa les yeux incrédules tandis qu'elle se tenait les cotes en riant aux éclats d'un rire nerveux libérateur, toute sa nervosité et la pression de ces dernières heures mêlées a la brusque allégresse de ces dernières minutes se relâchant en un fou rire incontrôlable. Elle se courba et tomba en arrière sur son derrière sans ménagement, ce qui ne l'empêcha pas de continué à rire nerveusement tel avait dut le faire Barnabas Le Taré en rencontrant des trolls en tutus. Elle riait tellement fort que des larmes roulèrent le long de ses joues et sur son visage.
Harry s'accroupit a coté d'elle et essaya de débloquer ses bras d' autour de sa taille. Il tenta de la calmer, mais elle tomba en arrière sur le plancher, roulant d'un coté ou d'un autre. Elle aurait eu l'air adorable dans n'importe quelle autre situation donnée. Mais tel quel, elle avait l'air complètement folle.
Harry fit la seule chose qui traversa ses pensée a ce moment là : il se pencha et l' embrassa sur la bouche. Puis doucement, il glissa sa langue entre ses lèvres et l'apposa contre la sienne. Elle hoqueta contre sa bouche et se calma instantanément. Il sourit contre ses lèvres et enroula sa langue autour de la sienne pendant qu'il glissait sa main dans son cou et dans ses cheveux.
« Ils sont en vie, sain et sauf » murmura t'il, pinçant sa lèvre inférieure entre ses dents en la remuant.
« Ils sont en vie, » chuchota elle encore incrédule, ses yeux se calmant lentement comme la tension glissait de son corps
« Oui, ils le sont, sain et sauf , » répondit Harry, ponctuant sa phrase après un frottement prolongé de sa langue contre la sienne. Elle hésita et puis répondit plus hardiment, ses mains se soulevant pour le serrer contre elle, les mains enroulées autour de lui.
Plusieurs baisers furent échangés jusqu'à ce que Harry se dégage un peu. Frottant leurs nez l'un contre l'autre il demanda, « Tu te sent mieux ? »
« Ça chatouille, » observa t'elle, tortillant son nez contre le sien.
Harry lui fit un sourire d'un air satisfait, déplaça sa bouche juste au-dessous de son oreille et souffla. « Que dirais-tu de maintenant ? »
Elle inclina légèrement sa tête sur le coté. « Pas vraiment, » répondit elle, raclant ses ongles de chaque côté de son corps de son torse a ses hanches. « Et toi qu'en dis tu? »
« Rien du tout » dit-il, revenant à ses lèvres.
Elle souffla contre lui, creusant ses ongles plus serré dans ses hanches. Il poussa un léger gémissement pendant qu'elle l'embrassait plus intensément, sa bouche serrée contre la sienne avant finalement de s'en séparée, haletant profondément lorsqu'elle répéta, « Ils sont sain et sauf. »
« Oui. »
Hermione posa son front contre son épaule et ri faiblement. « Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi, Harry. »
Il se redressa pour s'asseoir tout en lui lissant délicatement les plis de sa longue robe . « N'importe quand, Hermione. »
Elle se redressa a son tour, levant une main à sa joue. « Ne prend pas ça a la légère, Harry. »
« Je ne le fait pas, » répondit Harry en se levant avant d'aider Hermione à se lever a son tour.
« Qu'est ce que tu pense qu'il va se passer aujourd'hui au niveau des cours ? » demanda Hermione, penchant en arrière son visage vers le soleil qui s'élevait lentement au-dessus de la forêt interdite.
« 10 galions que Dumbledore les a annulés, » paria Harry, pendant que plusieurs étudiants descendaient des deux escaliers.
« Essayeriez vous de me flatter en perdant vos paris, M. Potter ? » (1) demanda t' elle en saisissant sa baguette magique pour lancer plusieurs sorts de réarrangement sur elle même, puis sur lui, pour remettre de l'ordre dans leurs vêtements et leurs cheveux.
« Je ne le nierai pas, Mlle Granger. C'est un peu facile. Nous avons manqué son discours la nuit dernière, au fait. »
« Je m'en suis moi aussi rendu compte, ce matin, juste avant que tu ne me propulse sur le plancher du dortoir après m'avoir donné un coup de pied dans l'estomac, » répliqua Hermione, redressant son insigne de Préfete-En-Chef avant qu'un ronronnement rauque ne retentisse tout en haut des escaliers.
Pattenrond sauta les marches quatre par quatre jusqu'au pied des escaliers, bondissant doit sur eux. L'orange et galeux demi-kneazle glapit en direction d' Hermione, comme s'il la grondait pour l'avoir oublier au beau milieu de son désespoir. Il s' assis sur son derrière dodu, ondulant sa queue de colère.
« Je suis désolé, Pattenrond ! » se reprocha Hermione en se baissant pour prendre dans ses bras le chat au visage aplati. « Je n'ai pas fais exprès de te laisser enfermer dans les toilettes des filles ! »
Harry baissa les yeux pour scruté l'animal boudeur. « Tu le laisse dans les toilettes ? »
« Les autres filles ont voté pour qu'il soit enfermer quand je ne suis pas là parce qu'il déchiquette leurs affaires lorsqu'il s'ennuie. Il a dut être embêter par l'une d'entre elles, bien que je n'en aie jamais aperçu aucune … » Hermione tourna son visage hors de la fourrure de Pattenrond, vers l'escalier vide.
Harry se redressa, levant la main pour faire à Pattenrond une petite tape derrière l' oreille. Le chat à moitié-kneazle siffla d'un air menaçant, et Harry éloigna rapidement sa main de l'animal. « Il est très amical, en même temps. »
Hermione remua Pattenrond, le réprimandant gentiment. « Il est juste un peu possessif. »
Harry jeta au chat un regard amusé teinté d'ironie. « J'imagine que j'ai de la concurrence. »
Elle éclata de rire, laissant tomber de ses bras la boule de duvet orange de sorte qu'il atterrisse sur ses pieds. « Vraiment, Harry, Qu'est ce que tu peux dire des fois. Descendons donc dans la Grande Salle pour voir si le directeur Dumbledore ou McGonagall ont besoin de n'importe quelle aide. »
Il murmura quelque chose de désagréable, mais la suivie tout de même dehors en franchissant le portrait malgré sa désapprobation. Des étudiants traînaient dans les couloirs. Des amis se réconfortaient et chuchotaient entre eux au sujet de ce que Dumbledore leurs avait dit dans son discours de la nuit dernière. Hermione fut appelé dans plusieurs conversations sur leur chemin vers la Grande Salle. Chaque fois elle parvint à calmer avec patience les gémissement saccadés d'élèves a bout de nerfs et à répondre aux mêmes et inlassables questions. Pour ces dernières elle se débrouilla remarquablement bien aux yeux d'Harry, étant donner qu'elle n'avait pas elle même ne serait ce que le même montant d'information qu'ils avaient, n'ayant pas entendu l'allocution de Dumbledore.
Au deuxième étage, juste en face de la salle de cours de Métamorphose, Malefoy fit un pas hors de la pénombres. A leurs manière habituelle, Crabbe et Goyle se dressèrent de chaque côté de lui en essayant d'utiliser leurs masse et leurs physique disgracieux pour avoir l'air intimidants.
« Bien, bien, bien, si ce n'est pas Granger, la Sang-de-Bourbe arriviste. »
« Surveille ton langage, Malefoy, » répliqua Harry avec retenue, laissant la main d' Hermione pour faire face au trio.
Draco sorti sa baguette magique de sa robe et l'a tendit nonchalamment par son extrémité. « Bonjour, Potty. Oh--excuse-moi, tu est l' insignifiant jumeau de Potter. »
« Ne me fais pas me répéter, Dray, » murmura Harry tout en maintenant sa tonalité aussi placide que précédemment, nullement inquiété par l'apparition de la baguette magique du Serpentard.
Le Serpentard en question grimaça d'agacement en entendant le surnom, avant de se ressaisir et de ricaner de présomption, « Je pensais que tu serais suffisamment malin pour ne pas traîner avec les imbéciles amoureux des Moldus. »
« Et moi je pensais que tu serais suffisamment malin pour ne pas traîner dans les jupons de seigneurs des ténèbres psychotiques, » répondit Harry. « Mais j'imagine que tous deux nous ne sommes rien d'autres l'un pour l'autre que de grandes déceptions, au final. C'est dommage, vraiment, nous aurions put être les meilleurs amis du monde s'il n'y avait pas eu ces petits détails. »
« Dans tes rêves, le bisounours. »
« Très amusant, viens en au fait, Dray ? Qu'est ce que tu veux ? « Une lueur de ravissement brilla fiévreusement dans les yeux de Malefoy lorsqu'il se tourna pour scruter le visage d' Hermione. Léchant ses lèvres, il demanda, « As tu apprécier l'avertissement du seigneur des ténèbres ? »
Hermione pâli, puis répliqua a son tour. « Espèce de lâche petite larve ! Ne peux tu même pas appeler Voldemort par son nom? »
« Tu me traite de larve, Sang-de-Bourbe ? »
« Vraiment, Dray, est ce que tu ne pourrais pas arrêter d'être aussi abject , » para Harry, empêchant Hermione de répondre hâtivement au commentaire du Serpentard. « Je sais que tu ne peux pas vraiment t'en empêcher, mais depuis le temps, j'aurais pensé que ta mère t'aurait au moins appris un peu de savoir-vivre . »
« Oh j'ai du savoir-vivre, c'est juste que je ne prend pas la peine de le gaspiller avec les personnes dans votre genre, » le Serpentard souleva sa main gauche et la passa contre ses cheveux pour les ramener en arrière.
« Comme c'est charmant de ta part, Dray, » répondit Hermione, sans prendre la peine de cacher son dégoût, puis elle saisi le bras de Harry. « Viens, allons nous en, Harry. »
« On se reverra bientôt, le Balafré, » cria Draco lorsqu'ils s'éloignèrent.
« C'est ça, on se reverra, Dray. «
« La prochaine fois que tu écrira une lettre à tes parents, envoie leurs mes salutations Granger, » ajouta Draco tandis qu'ils atteignaient le coin du couloir.
Harry saisi le bras d' Hermione pour l'empêcher de jeter une malédiction au sale petit furet. Il l'a força a tourner dans le coin pour l'amener jusqu'au fond du vestabule. « Continue à marcher Hermione, ne lui donne pas la satisfaction de savoir qu'il t'a énervé. »
« Je le déteste ! Je le déteste ! Je le déteste ! Rien que de penser qu'il savait--il savait, a proposdesattaques et qu'il n'a rien dit ! » Hermione poussa des cris perçants, ses mains secouées de violents tremblements.
« Dray est un petit Mangemort en formation, il tient ça de son père. Et même si je suis d'accord avec toi, il n'y a aucun moyen de le prouver. »
« J'aurais dut lui lancer un sort ! J'aurais dut lui enlever des points—l' assigner à détention— faire quelque chose ! »
Harry lui prit les mains et les serra fermement dans les siennes, la bloquant contre le mur en pierre pour la calmer. « Ce qui est fait est fait. Tu t'en est remarquablement bien sortie. Il met a bout tout le monde à un moment ou à un autre. »
« Et plus souvent ton frère qu'un autre. » Hermione pris une profonde respiration, expirant lentement.
Harry lui fit une grimace, se rappelant le capharnaüm du festin de fin d'année de l'année précédente. « Oui, il a tendance a mettre Daniel a bout avec une certaine efficacité. »
Hermione repoussa ses mains, et il l'a laissa se dégager. « J'ai remarquer que Draco utilise les mêmes surnoms avec toi que ceux qu'il utilise avec Daniel, » dit elle, lui jetant un coup d'oeil par-dessus son épaule.
« Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Il n'est juste pas très original, » répondit il avec un sourire de satisfaction.
(1) Pour être plus précis Hermione utilise l'expression « Sucker bet » qui est ( il me semble ) tirée du nom d'une chanson de Modest Mouse. Elle désigne en fait un pari ( bet ) dont la mise est beaucoup plus importante que les gains éventuels et dont les chances de gagner sont bien trop faibles, le motif du pari étant basé sur autre chose que l'espoir de le gagner.
Voilà pour le chapitre 13, n'hésitez pas a laissez un petit commentaire si vous l'avez apprécier. Depuis quelques mois Fanfiction a en effet mis a disposition des auteurs tout un pan de statistiques avec chiffres détaillés des visites et clics par jours, par histoire et même par pays ( Vended is watching you ) sous formes de graphiques et de courbes avec lesquels j'adore faire mumuse. Ce qui s'ajoute aux autres raisons sérieuses que j'ai d'être heureux du commentaire d'un lecteur. ;)
