Chapitre 14
Hermione quitta Harry après le déjeuner du matin pour allez faire ses obligations de préfete en chef avec Daniel, Dumbledore, et McGonagall. Ils allaient discuter des nouvelles mesures à mettre en places tard dans la soirée en réponse à l'attaque de Voldemort sur Somerset, afin d'apaiser les craintes des parents sur la sécurité de leurs enfants. La conversation allait impliquer un tour de Poudlard et des explications sur chaque nouveau dispositif de sécurité. Pas la meilleure des choses à dire à un maraudeur junior muni d' une carte de l'école avec mises a jour automatiques, pensa Harry, mais ça n'était pas sa décision.
Avec ces quatre là occuper ensembles à leurs tournée du campus, le bureau de Dumbledore allait être vide. C'était l' occasion parfaite de mettre a l'épreuve ses talents d'étudiant en pillant le bureau de directeur a la recherche de livres sur la magie noire. Le plan était risqué mais l'attaque de la nuit dernière en avait réduit la difficulté ; Dumbledore avait laissé une fenêtre ouverte pour que les envois d' hiboux porteur de lettres ne soit pas interrompus. Harry n'aurait pas a passer par la gargouille.
Il avait été tenté d' envoyer Hedwige à l'intérieur étant donné qu'un hibou de plus ne risquait sûrement pas de déclencher les alarmes du directeur. Malheureusement, comme il venait a l'instant de s'en apercevoir, la chouette couleur de neige était partie chasser a l'extérieur, la question était donc maintenant réglée. Il avait calculer qu'il n'avait tout au plus que quelques heures seulement devant lui et le détour par la Volière lui avait déjà fait perdre un quart d'heure de son si précieux temps.
Tout en réfléchissant à la situation, Harry plongea son regard a travers une fenêtre de la tour quasi-entièrement recouverte de fiente de hibous à l'odeur nauséabonde, a la recherche d' idées. À travers, il pouvait voir le terrain de Quidditch. Les membres de l''équipe de Serpentard volaient dans leurs robes vert et argent. Ils continuaient a s'entraîner pour le prochain match contre Griffondor le mois suivant, pas le moins du monde affectées par la dernière action de Voldemort ni d'ailleurs par toute sa campagne pour la domination de la Grande-Bretagne, et probablement du monde entier.
Harry discerna l'éclat de lumière des cheveux de Draco lorsque celui çi, qui en avait magiquement augmenter l'éclat a l'aide d'une potion piqua en flèche en plein milieu du terrain, et il pris le temps d' étudier le Serpentard en action quelques instants. Malefoy avait déjà attrapé le Souaffle et volait vers le côté opposé du terrain de jeu quand l'idée lui vint a l'esprit. Harry pouvait prendre un des balais de l'école et le diriger jusqu'à la fenêtre ouverte ! Facile et efficace avec peu de risque d'erreur.
Dévalant les marches de l'escalier de la tour, Harry sprinta jusqu'aux pieds du terrain et atteignit enfin les vestiaires. Il entra à l'intérieur et retrouva le Cleansweep sans incident. Quelques instants plus tard, après de rapides sortilèges de désillusion sur le balai et sur lui même, il fut prêt a partir.
Le bureau de Dumbledore était directement en face du terrain de Quidditch et plusieurs dizaines de mètres plus haut. La brièveté du voyage allait lui faire regagner le temps qu'il avait perdu en passant par la volière. S'arrêtant à plusieurs mètres de la fenêtre, Harry ferma les yeux et dirigea rapidement une onde de magie devant lui. À deux mètres de la fenêtre ouverte se trouvait placée une barrière magique contrôlant le périmètre d'entrée des hiboux. Plus près encore, à environ cinq mètres devant lui se trouvait une autre barrière magique qu' Harry ne parvint pas à distinguer.
Fronçant les sourcils, Harry flotta lentement en s'approchant de la barrière pour examiner sa surface avec sa magie. Mentalement, c' était comme toucher une couleur. Physiquement, c' était encore plus tordu à expliquer. Il la poussa d'une pichenette de magie, sans obtenir de réaction.
Avec précaution, et tout de même un peu d'incrédulité, Harry souleva sa baguette magique et dit, « Finite Incantatem . »
La barrière grésilla et disparu dans un petit bruit léger.
« Ça ne devrait pas être aussi facile, » murmura Harry pour lui même, changeant de position sur son balai et s'approchant légèrement plus près.
La barrière ne réapparu pas. Harry franchit l'espace où se trouvait la surface de la barrière et pivota brusquement pour observer l'espace derrière lui. Plusieurs secondes passèrent et rien ne se produisit. Laissant échapper un soupir de soulagement qu' il n'avait pas réalisé retenir, Harry se retourna face à la fenêtre et avança.
Il se débarrassa sans problème de la barrière alertant de toute entrée de hiboux et vola jusqu'au rebord de la fenêtre. Soulagé et avec plus de précaution qu'il n'en avait jamais pris dans sa vie, il jeta un regard par la fenêtre. À l'intérieur il put voir Fumseck dormir sur sa perche d'or juste a coté de la porte de chêne. Près de la perche se trouvait une armoire noire légèrement entrouverte d'où se diffusait une lueur argenté.
En face de la porte se trouvait sur une petit estrade le bureau aux pieds munies de griffe en argent et le fauteuil à haut dossier du directeur. Derrière le bureau, entre les trois grandes et étroites fenêtres rectangulaires s'élevait quatre très grandes étagères débordantes de livres. Les étages de celle du milieu a gauche ne contenait pas un très grand nombre de livres, mais une myriade tourbillonnante de petits appareils en argents ainsi qu' un vieux chapeau usé très familier qui ronflait doucement. Une épée à la poignée incrustée de rubis étincelants était posée dans un coffret de verre un étage en dessous du choixpeau centenaire.
Au-dessus des étagères, alignés en parfaites rangées rectilignes, se trouvaient les portraits des précédents directeurs et directrices de Poudlard. Ils semblaient converser tranquillement entre eux, l'un glissant de temps à autre a l'intérieur de l' armature dorée d'un autre. Tout en retenant son souffle, Harry leva sa baguette magique vers un homme maigre a l'air grincheux et au nez crochu dont les yeux ronds observait le portrait d' a coté d'un regard inquiétant.
Tout en pensant a la formule en Latin du sortilège qu'il espérait voir fonctionner parce qu'il n'avait pas eu d'autres moyen de l'essayer auparavant, Harry rassembla sa magie dans sa baguette et le projeta. L'homme du portrait continua à regarder d'un air fixe et irrité son confrère du cadre adjacent. Harry pointa encore une fois sa baguette vers le sommet des armoires et jeta le sort sur l'occupant de ce portait.
Ni l'un ni l'autre n'eut l'air de réagir comme si quelque chose avait changé. Le deuxième homme continua à récurer avec son doigt son nez rougi tandis que l'autre continuait à l' observer. Harry leurs fit un sourire gonflé d'orgueil et jeta silencieusement plusieurs autres nonanim advertos sur les habitants des portrait restants. Eux aussi continuèrent leurs discussion, joyeusement ignorant de l' événement se déroulant sous leurs yeux.
Juste au moment où il commençait à se détendre, suspendu qu'il était au-dessus du rebord de la fenêtre, des bruits de cliquètements ramena son attention sur Fawkes. Le Phénix remuait sur sa perche et ses griffes se déplaçaient sur le métal doré en reproduisant le cliquetis qui avait attirer l'attention d'Harry. Celui çi reteignit son souffle en souhaitant que les sortilèges aient put marcher sur les phénix, mais si, comme il le savait, même les impardonnable ne le pouvait pas, il était impossible qu'un simple sortilège basique de ne-me-repère-pas ait la moindre chance.
A la manière d'un cygne, Fumseck baissa la tête et la posa sous une de ses brillantes ailes écarlates. Harry poussa un autre soupir de soulagement et passa avec précaution la fenêtre pour allez délicatement se poser sur le vieux tapis usé à l'intérieur du bureau.
Harry resta aussi complètement immobile qu'un fier et arrogant hippogriffe et attendit. Fawkes et les portraits continuaient pour l'un à dormir et pour les autres à mener leurs discussions dépourvues d'intérêts. Maintenant qu'il était à l'intérieur, Harry pouvait mieux les entendre.
Trois vieilles sorcières jacassaient a propos d'une farce d'un élève ayant eu lieu la semaine précédente et qui avait fait tomber les cheveux d' une malheureuse pauvre fille. Le propriétaire du nez crochu fut distrait du fouilleur de nez lorsqu'une femme au regard sévère lui demanda son avis au sujet de l'attaque de la nuit dernière. Le fouilleur récolta un reproche de la part d'une bonne grosse femme a l'air maternel vis-à-vis de son activité et il cessa immédiatement ses dégoutantes explorations.
Harry détourna son attention des portraits et tout en gardant un œil sur Fumseck, il se déplaça hâtivement vers les étagères. La gravure sur l'épée capta son attention et lui rappela la coupe qu'il avait toujours en sa possession. L'épée appartenait cependant à Godric Gryffondor et non à Helga Poufsouffles.
Il était curieux que la coupe ait été appelée Horcruxe, ce qui apparemment indiquait a la fois un caractère extraordinairement maléfique et une valeur tout aussi extraordinairement élevée, alors que dans le bureau de Dumbledore, à la vue de tout un chacun, se trouvait un autre objet façonné par l'un des quatre fondateurs. Était ce les artefacts en eux-mêmes que l'on appelait Horcruxes ? Ou juste la coupe?
Harry leva la main gauche pour soulever le coffret de verre et trouver un indice. Il vibra d'un air inquiétant à juste quelques centimètres de ses bouts de doigt. Retirant immédiatement sa main, il s'éloigna, et commença à passer en revue les titres sur les rayons de l'étagère la plus a gauche. Parmi Les propriétés magiques des citrons et L'histoire complète des gnomes au poivre il y avait Ce qu'il faut faire et ne pas faire avec les seigneurs maléfiques par Drew Dallingand et Le monologue : pours et contres par Galvin Binns.
S'assurant une dernière fois de l'inattention des autres occupants de la pièce, Harry glissa les deux livres hors de leurs rayon et plaça des sorts informulés de copie sur leurs couvertures. Il les observa pendant quelques seconde pour voir si ils copiaient correctement et n'étaient pas gênées par d'éventuels sorts de copyright ou autres protections. Satisfait de leurs reproduction sans à-coup, Harry retourna à ses recherches.
Dans la deuxième grande étagère Harry trouva un livre écrit par Dumbledore et le fit descendre pour l' examiner. Il s'appelait Les Seigneur noirs et leurs enfants intérieur. Décidant que ce ne serait pas une perte complète de son temps, Harry le soumis a son tour au sort de copie et retira le livre d'à coté de la rangée : Comment aimer le Seigneur Noir qui sommeille en vous par Fergus Maddock. Harry se mordit la lèvre pour s'empêcher de rire et le remit sur l'étagère.
Explications pour seigneurs des ténèbres par Catriona Marsh et Sortilèges, malédictions, et maléfices de magie noire qui devraient être impardonnables par Ogg Mortlake furent également délogés de leurs emplacement et mis sous l'effet du sort de copie. Il y avait plusieurs livres d' histoire contemporaine sur Dumbledore et Grindelwald dans la troisième étagère et bien plus sur Voldemort, Dumbledore, et Daniel. Harry en pris un et lança le sortilège de copie dessus. Le livre s'intitulait Le seul qu'il ait jamais craint par Barry McGonagall.
Le reste des livres n'avaient rien qui puisse attirer son attention et la plupart parlaient de bonbons. Il y avait de tout, en partant des livres de recette aux biographies de créateur pour finir aux excursions détaillées d'usines de bonbons. Pour Harry, Dumbledore avait de toute évidence une inquiétante fixation sur les sucreries. Ne trouvant pas quoi que ce soit d'autre de valeur sur la dernière étagère, Harry retourna aux six livres en train d'être activement recopiés.
Il s'en aperçut tandis qu'il feuilletait le cinquième livre pour vérifier les progrès du recopiage. La pièce était devenue beaucoup trop silencieuse. Le choixpeau ne ronflait plus et les portraits avaient arrêter de parler. Tournant soigneusement la tête, Harry sursauta en rencontrant les yeux noirs perçants de Fumseck. Tandis qu'ils se regardaient fixement l'un l' autre, un filet de sueur coula sur le coté du visage d' Harry.
Il était dans une très profonde merde.
Un discret coup d'œil sur sa main droite dans laquelle était serré sa baguette magique prouva à Harry qu'il était toujours sous l'effet du sortilège de désillusion. Les livres disaient donc vrai. Les Phénix pouvaient voir à travers les sorts de transparence et d'invisibilité. Harry repris espoir, peut-être Fumseck pensait il qu'il était son frère. Ils étaient identiques et avaient tout deux des cicatrices sur leurs fronts. Il en avait suffisamment fais l'expérience.
Harry lui fit un petit signe de la main, pris un faux sourire et se passa la main dans les cheveux pour les hérisser d'avantage. Fumseck continua de l'observer intensément et, accablé d'anxiété, Harry se retourna d'un air impatient pour rassemblez les copies presque achevées. Les quatre premières étaient terminées mais il restait a en attendre deux autre avant qu'il ne puisse sortir de là.
Pendant que Harry attendait, il observa Fumseck pendant que Fumseck l'observait attendre. Il combattit son envie de se sauver en courant et essaya du mieux qu'il put de feindre qu'il était réellement supposer être là ; transpirer n'aidait pas. Les secondes semblèrent s' allongées indéfiniment, même si Harry n'avait en fait aucune manière de le savoir. Il n'avait pas de montre.
Harry leva un regard sur les lignes de portraits. Ils observaient tous la pièce soit le visage munit d'un air profondément perplexe, soit en louchant d'un air d'intense concentration plus ou moins dans sa direction. Il était sûr qu' ils ne pouvaient pas réellement le voir, mais devaient savoir que quelque chose n'allait pas lorsque les livres de la collection de Dumbledore pratiquaient la lévitation et créaient des copies d'eux-mêmes.
Il regarda a nouveau les livres ; cinq de finis maintenant. La sueur s' écoulait goutte à goutte dans sa nuque. Ses lunettes devenaient huileuses et menaçaient de glisser de son nez. Il les poussa pour les remettre a leurs place et parcouru a nouveau nerveusement ses cheveux de sa main pour avoir quelque chose a faire.
Un bruit de craquement de plancher gronda dans la pièce. Quelqu'un montait les escaliers ! Harry jeta un regard trépidant de nervosité sur la porte. Rassemblant a la hâte les cinq livres déjà finis, il les remis précipitamment dans leurs espaces avant de revenir aussitôt, tremblant de panique, pour les réarranger soigneusement afin que leurs récente manipulation ne soit pas visible.
Allez, allez, pensa t'il d'un air suppliant, observant l'ultime volume atteindre ses cent dernières pages. Il pouvait déjà entendre d'ici des voix en provenance de la petite antichambre de l'autre coté de la porte, et bien qu' Harry ne puisse pas distinguer la conversation, il savait que c'était seulement une question de secondes avant que cette porte ne s'ouvre.
Fumseck se releva d'un air majestueux et poussa un petit cri perçant. Foutu oiseau, pensa Harry, pris de panique. Le dernier livre finit finalement par se refermer et il étouffa un cri de triomphe, Harry le pris et le poussa dans l'étagère au moment où la porte s'ouvrit lentement. Il rétréci et empocha les copies avec empressement en les plaçant dans sa robe.
« Je comprends, M. Robards, » dit Dumbledore avant de se retourner pour finir d'ouvrir la porte . « Mais je ne peux simplement pas vous permettre de les amener dans l'enceinte de l'école. »
« Professeur, » répondit Robards, qui entra de près derrière le directeur, l'air contrarié. « J'ai bien peur de devoir insister. Les parents veulent être sur que leurs enfants sont en sécurité et je ne peux pas me permettre de placer deux contingents entiers d'Aurors ici au château et deux autres à Pré-Au-Lard. C'est un gaspillage de force ! »
Harry contourna lentement le bureau et se retrouva exactement à l'opposé de la fenêtre. La porte était encore grande ouverte, mais il était impossible de savoir ce que Fumseck allait faire. Robards passa devant lui avec sa robe couleur vert citron et lui bloqua la vue du directeur.
« Poudlard n'accueillera pas de Lammasu. Vous allez devoir étendre vos forces ou en venir à un autre arrangement. »
Robards claqua ses mains sur le bureau de bois poli, renversant une pile de papiers sur le plancher. Harry baissa les yeux et ceux çis sautèrent pratiquement hors de leurs orbites. Un coin d'un livre a la couverture en cuir noir et au titre gravé en lettres d'or venait d'être révélé au milieu du tas de lettres renversés. Le bout de titre visible disait, Les Hor…
« Laissez, » dit sévèrement Dumbledore ; qui venait de faire apparaître une théière pendant que Robards s'était baisser à la hâte pour ramasser tout ce qui était tomber sur le plancher.
« Bien, monsieur, » répondit Robards en se redressant.
Harry se glissa vers eux en retenant son souffle. Soigneusement, il poussa les lettres du bout de ses doigts de pieds et manqua de laisser échapper un juron lorsqu'il put lire le titre ; L'horreur des Horcruxes par Horatio Weatherby. Enfin, un livre qui expliquait quelque chose a leurs sujet. Si seulement il avait su où il était quand il était arrivé la première fois, il aurait économisé tellement de temps.
« Je voudrais bien coopérer, » affirma Dumbledore du même ton pendant qu'il s'occupait a préparer le thé. « Mais après l'incident avec les Détraqueurs et Peter Pettigrew il y a quelques années, il n'y a tout simplement aucun moyen que je puisse, en toute bonne conscience, laisser les Lammasu si près des étudiants. »
« Mais s'ils restaient juste en dehors des limites de l'école ? »
« Un morceau ou deux ? Lait ou citron ? »
« Huh ? » demanda le jeune homme en s'asseyant dans une chaise sur-dimensionnée. « Oh ! Un seul et du lait. »
Harry s'accroupit lentement, afin d'essayer de réduire au minimum le contour miroitant de son corps qui risquait d'attirer l'attention du directeur. Si Dumbledore l'attrapait maintenant, il était bon pour l'expulsion. Quand il fut au-dessous de la ligne du bureau, Harry tendit au maximum la main pour essayer de saisir le coin du livre. Robards se décala dans sa chaise et donna presque un coup de pied à la main tendue de Harry. La sueur s' écoula goutte à goutte le long de son visage saisi de stress et Harry l' essuya d'un bout de sa manche.
« Les citrons ont toutes sortes de propriétés magiques, » signala Dumbledore d'un air badin, sa main posée au-dessus du citron, avant de soupirer et de verser le lait dans la tasse du chef des Aurors.
« Merci, Albus, » dit Robards en acceptant la tasse.
« Rufus Scrimgeour avait dit exactement les mêmes choses que vous lorsqu'il était venu amener les Détraqueurs , » énonça Dumbledore en prenant place dans son siège pendant qu'il revenait à la conversation de départ. « Si vous êtes maintenant dans ses chaussures c'est justement parce que le Ministre Fudge l'a fait remplacé après l'incident avec Daniel Potter et quelques autres étudiants. »
Harry roula des yeux à la mention de Daniel et fit une autre tentative pour attraper le livre, mais il frappa le bord d'un des coins en cuir. Le livre glissa plus loin de lui et plus près de Dumbledore. Bon sang. Il serra les paupières et se pencha légèrement en avant pour essayer a nouveau.
Robards hocha la tête, buvant un peu du contenu de sa tasse. « Très bon thé, professeur, » le complimenta t'il avant de se remuer a nouveau, obligeant une fois de plus Harry a baisser rapidement la main pour éviter de le cogner.
« Merci, Gawain. »
Harry se faufila en avant et cette fois çi il attrapa avec ardeur le livre avant de boitiller en arrière, tombant presque sur ses fesses dans le processus. Il n'osait pas utiliser de magie de peur d'alerter Dumbledore de sa présence. Au lieu de cela il garda le livre suffisamment près de lui pour qu'il ne soit pas vu et observa ses alentours. Fumseck l'observait toujours tel un faucon—enfin, Phénix. Son regard constamment fixé sur lui commençait vraiment à le rendre nerveux.
Les portraits, étaient totalement concentrés sur le visiteur du ministère excepté celui au nez crochu qui continuait a regarder vaguement dans sa direction d'un air menaçant. Si seulement il avait put être sûr que faire de la magie aux alentours du directeur ne risquait pas d'alerter pas le vieil excentrique, il aurait rétrécit le livre et déguerpit.
« Les Lammasu ne sont pas des Détraqueurs, » précisa Robards, remuant le contenu de sa tasse en observant le directeur.
« Non, c'est vrai, » convint Dumbledore, soulevant sa barbe par-dessus son épaule avant de prendre une longue gorgée. « Cependant, vous ne pouvez pas nier les nombreux rapports et autres documents attestant de leur violence. »
Harry observa Fumseck d'un air calculateur et jeta un coup d'œil sur la fenêtre. S'il se mettait a quatre patte et se glissait soigneusement vers la porte, il resterait hors de vue de Dumbledore. Son balai planait cependant juste en dessous de la fenêtre et pouvait le faire partir bien plus rapidement qu'a pieds. Sûrement, s'il restait suffisamment bas, pouvait il parcourir la salle circulaire et disparaître de la manière qu'il était venu. La gargouille de l'autre coté, elle, était fermée.
« Ils ont été apprivoisés et sont fidèles- »
« Pouvez vous garantir cela, Gawain ? » demanda Dumbledore au chef des Aurors, scrutant son visage par-dessus ses lunettes.
« Pourquoi-Je- »
Harry tourna la tête vers Robards, l'entretien ne tournait pas en sa faveur. Ce qui décida Harry quant à la marche à suivre, il allait se déplacer jusqu'à la porte encore ouverte et la franchir, il pourrait alors attendre en bas que la gargouille s'ouvre pour laisser passer Robards à la fin de son rendez vous. Dumbledore ne serait plus avec lui à ce moment là et Harry était confiant, Robards allait sûrement être trop préoccupé par son échec pour remarquer ses vagues contours.
Il avança maladroitement sur ses hanches. Fumseck hérissa ses plumes en s'agitant mais finit par arrêter de le regarder. Harry se laissa inondé par le soulagement au signe d'abandon de l'oiseau et boitilla comme auparavant vers la porte avec une confiance renouvelée. Juste au moment où il pensait qu'il allait réussir a s'échapper a l'extérieur, un hibou postal entra par la fenêtre et Harry l' observa, pétrifié.
« Étrange, » dit Dumbledore en prenant la lettre du hibou couleur fauve. «Tu aurais du activer l'alarme. »
Détachant son regard de la scène, Harry se mit sur ses mains et ses genoux et avança aussi vite qu'il pouvait, sans plus s'inquiéter d'avantage de Fumseck. Le Phénix écarlate l'observa d'un air de satisfaction et poussa un petit cri. Harry maudit le foutu pigeon tandis que Dumbledore se levait dans l'instant en remplissant la pièce d'une puissante clameur. La fenêtre se referma a la volée et se verrouilla. Harry se redressa et se jeta dans l'ouverture de la porte qui se refermait rapidement a son tour.
Il l'a franchit mais se sentit retenu par quelque chose, et vit que sa robe s'étaient coincée dans la porte scellée. Harry se retourna et la tira d'un coup sec de toute ses forces. Un bruit de déchirure résonna dans ses oreilles et, entraîné par sa propre force Harry tomba soudainement en arrière pour allez rouler jusqu'en bas des escaliers, sens dessus dessous. Les marches de l'escalier le heurtèrent de tout cotés jusqu'à ce que Harry comprennent ce que devait ressentir le perdant d'un duel aérien au cours d'un match de Quidditch. Son derrière heurta finalement le sol dans un choc aussi bruyant que temporairement paralysant
« Putain ça fait mal, » couina Harry, se redressant délicatement en s'appuyant contre le mur.
Sans les mains d'Harry le serrant recourbé contre lui, le livre tomba mollement par terre et Harry le ramassa pour le rétrécir, le bourrant dans la poche latérale de sa robe. Maladroitement, Harry se remit sur ses deux pieds et entendit un petit son mat. Fronçant les sourcils, il jeta un coup d'oeil vers le sol et vit le livre sur les Horcruxe sur le plancher à ses pieds. Il vérifia sa poche et sans surprise celle çi était déchirée. Et non seulement l'était elle mais la déchirure continuait le long de son corps, laissant sa robe plus aérée que jamais. Il le va les yeux et aperçut les autres livres dispersés sur plusieurs marches.
Mais Harry n'eut pas le temps de penser aux autres livres car la porte la haut s'ouvrit en claquant contre le mur de pierre. Il ramassa le livre miniature et courut jusqu'à la gargouille. Elle ne bougea pas. Jurant intérieurement, Harry s'activa à trouver le mot de passe.
Qu'est ce que Dumbledore avait bien put choisir ? Son animal de compagnie ?
« Fumseck ? »
La gargouille resta immobile. Réfléchissant a nouveau Harry se rappela le thème récurrents des livres dans les étagères. Le directeur aimait les citrons.
Harry chuchota, « citron ! »
La gargouille ne bougea pas d'un millimètre et Dumbledore ou Robards devait en ce moment même dévaler la spirale des escaliers. Harry ne pouvait pas les voir mais l'écho des bruit des pas devenait de plus en plus fort. Le temps était un luxe qu'il ne pouvait pas se permettre. Harry fouilla dans ses souvenirs à la recherche de tous les noms de sucrerie dont il pouvait se rappeler.
« Souris glacées ! Nids de cafards ! Fizwizbiz ! Suçacides ! »
Aucun d'entre eux ne fit se déplacer la statue et Harry pouvait voir l'ombre de son poursuivant clignoter le long des murs de l'escalier circulaire. C'était Dumbledore ! Harry serra le livre dans sa main et essuya son front.
« Gommes de balai ! »
Un grincement s'éleva de la gargouille pendant qu'elle glissait pour s'ouvrir lentement. Harry pouvait voir Dumbledore arriver dans l'angle, sa barbe voletant sous la vitesse. Harry se serra pour passer par la mince ouverture, remerciant pour une fois Merlin de sa mince corpulence.
Dans le couloir, Harry piqua un sprint. Des cris et des sortilèges assommeurs frappèrent les murs devant lui et il se pencha, évitant de peu une malédiction jaune inconnue qui pulvérisa le plancher en pierre devant lui. Harry sauta par-dessus le trou et passa le coin du couloir.
Haletant difficilement, Harry mis la main sur ses cotes. Il était à bout de nerf et épuisé, son point de coté le déchirait maintenant a chacun de ses pas. Un craquement sourd retenti loin derrière lui. Harry ralenti presque au point de s'arrêter et regarda avec incrédulité derrière lui. Ce craquement était définitivement le bruit d'un transplanage !
« Ne sois pas stupide, Potter, « grogna Harry pour lui même, en prenant quelques secondes d'arrêts supplémentaire entre chaque pas. « On ne peux pas transplaner au sein de l''école. »
Harry observa par-dessus son épaule comme Robards et Rogue venaient de franchir le coin du couloir, Dumbledore quant a lui n'était nulle part en vue. Il ne pris pas la peine de réfléchir à par où diable Rogue venait bien d'arriver car il tourna la tête avec une distincte sensation d'horreur naissante dans son estomac lorsque le craquement sourd retentit à nouveau, devant lui.
« Révélez vous ! » cria Dumbledore, sa longue robe verte tourbillonnant autour de son intimidante stature.
Harry laissa tomber le livre, l'envoyant jusqu'à sa chambre d'un geste de la main. Dumbledore lui lança un sort et il se jeta précipitamment contre le mur pour l'éviter.
« Professeur ? » siffla Rogue, faisant halte a quelques mètres de l'autre côté de Harry, sa baguette magique levée. « Quels sont vos ordres ? »
Robards rejoignit Rogue et se dressa la baguette a la main, ses paupières resserré pour essayer de discerner la forme floue d' Harry. Celui çi ralentit sa respiration pour essayer de se calmer et il se concentra sur sa magie, la propulsant dans ses veines jusqu'à ce qu'elle miroite le long de sa peau, la faisant frémir.
« Qu'est ce que c'est ? » demanda Rogue, un air a moitié menaçant sur son pale visage pendant que ses yeux dardaient de Dumbledore à la forme presque transparente de Harry.
Dumbledore envoya un sort informulé avec sa baguette magique. Il avait tiré rapidement et directement sur Harry, visant parfaitement. Et Harry fit la seule chose auquel il put penser-il fit un pas dans le vide et senti ses poumons le brûler et lui faire mal. Un craquement sourd sonna dans ses oreilles pendant que son corps se serrait a l'impossible dans un étroit tunnel.
Il entendit Rogue beuglé lointainement, « Stupéfix ! »
Tandis qu' Harry était entraîné dans le subespace, il su que les deux charmes l'avait manqué. Un instant plus tard il tombait de plusieurs mètres de haut en plein ciel, un autre craquement sonore annonçant son arrivée. Il frappa l'eau dans une grande éclaboussure et s'enfonça dans l'abîme d'un noir bleuté.
Luttant dans sa longue robe, Harry donna des coups de pieds pour essayer d'atteindre la surface. Mais il ne savait pas nager. Cela avait été stupide de sa part de transplaner sans destination à l'esprit. Ses poumons se resserrèrent et il battit inutilement le liquide de ses mains d'une manière absurde. Deux formes foncées tombèrent dans l'eau au-dessus de lui. Elles avaient un long corps lisse et se mouvaient avec facilités dans l'eau au fur et a mesure qu'elle descendaient vers son corps en train de sombrer.
§Tiens bon !§ Siffla Orrjit, ses ailes repliées en arrières tandis qu'ils frappaient l'eau de sa queue.
§On arrive, Harry ! § cria Serion en se glissant a travers la masse d'eau.
Sa vision s'assombrit pendant que ses poumons le forçaient instinctivement a ouvrir la bouche. Celle ci ne rencontra que de l'eau étouffante et Harry observa d'un oeil morne les deux serpents enrouler leurs queues autour de ses poignets et s'efforcer de les tirer de toute leurs forces. Ils étaient trop petits et il était trop grand.
Ses poumons le brûlait comme s' ils étaient en feu. Il ne pouvait pas respirer. Harry remua désespérément les pieds dans les eaux profondes du lac ; il ne voulait pas mourir.
§Utilise la magie, Harry ! § siffla Serion en luttant pour nager vers la surface.
§Utilise là maintenant avant qu'il ne soit trop tard ! § Oorjit poussa des cris perçants, battant ses ailes dans l'eau.
« Levios » dit Harry dans un dernier souffle avant de s'enfoncer dans l'obscurité.
