Chapitre 15

§Tu crois qu'il est mort ?§ demanda Oorjit en observant le corps immobile de Harry, lui même le corps secoué de tremblement de nervosité .

Serion glissa sur le torse du sorcier et s'y immobilisa, le corps enroulé sur sa cage thoracique. §Il ne respire pas.§

Oorjit s'élança dans les air et s'approcha en volant du visage gris de Harry pour l'observer de plus près. §Est ce que qu'on peux faire quoi que ce soit ? §

§Comme quoi ? § le coupa Serion d'un ton sec, §On ne peut pas le réveiller ; nous sommes des serpents ! §

§Frappe le avec ta queue.§

§Quelle bonne idée, § persifla Serion d'un ton acerbe, mais en s'exécutant malgré tout avant de se dépêchez de serpentez plus loin.

Harry eu un haut-le-corps, ouvrit les yeux, et régurgita un plein verre d'eau. Tout en gémissant bruyamment, il roula sur le sol pour y vomir. Il se redressa a demi en s' appuyant sur un coude, ses cheveux noirs mouillés tombant en cascade autour de son visage. Sa gorge était en feu et sa poitrine pesante, restreignant sa respiration.

§Bah voilà, il est vivant alors.§

§Je n'arrive pas a croire que ça ait marché ! §

Harry se mit a tousser d'un ton rauque avant de finir par cracher une dernière gorgée d'eau brulante. Ce qu'il regretta instantanément en sentant celle çi remonter dans sa gorge et son nez en le brulant comme de l'acide. Secoués par de violents tremblements, Harry repris brusquement conscience de son environnement tandis qu'il essayait de retrouver son souffle. Son corps entier était secoué de frissons et le vent glacé qui s'engouffrait à travers le tissu imbibé d'eau de sa robe ne faisait qu'empirer les choses.

§Est ce que ça va ? § demanda Serion qui s'était approcher en glissant devant Harry, le regard fixé sur son visage d'une pâleur anémique.

§Tuez moi, § gémi Harry qui s'effondra sur le dos en cognant douloureusement son coude contre le plancher de pierre.

§Tu aurait surement l'air en bien meilleure forme qu'en ce moment, § sifflaSerion, fouettant l'air de sa langue pour essayer d' enlever l'inquiétude qui lui nouait la gorge et la voix.

Harry lui répondit d'un petit rire faible, frottant son coude avant de se couvrir les yeux de la main d'un air fatigué,. Son corps entier lui faisait mal et sa magie était comme engourdie. Il était si fatigué !

§Tu est apparut de nul part en plein dans les airs ! § s'exclama l'occamy qui planait en cercle au-dessus de lui.

Harry cligna lentement des yeux avant de réussir a les ouvrir et de s'accrocher a cette pensée. §Je suis quasiment sur d'avoir transplané.§

§N'y a t'il pas des barrières contre ce genre de chose ? § demanda Serion, l'air curieux.

Il hocha la tête et roula mollement sur le côté, scrutant les deux serpents en proie au trouble à quelques dizaines de centimètres devant lui. §Mes lunettes, § appela t'il en prononçant l'incantation en Fourchelang sans même s'en rendre compte, un doigt a peine soulevé.

§Je pense qu'elles sont perdus-- § commença Oorjit, mais il s'arrêta avant d'avoir finit sa phrase pour tourner son visage de reptile vers le côté.

Au loin, perçant la surface du lac, celles çi volèrent hors de l'eau pour allez s'arrêter devant Harry, qui les essaya et vit qu'elles étaient couverte de rayures et de morsures, absolument inutilisables . « Reparo, » chuchota t'il et, d'un un geste vague de la main, elles furent réparés et remises en place sur son nez.

§Bien, maintenant que nous t' avons sauvé la vie, § commença Serion en se dressant pour scruter d'un air observateur la silhouette trempée de Harry. §Est ce que ça ne te dérangerait pas de nous dire pourquoi tu as Transplané en plein milieu du ciel ? §

§J'avais besoin d'un livre.§

§Ah, génial ! Par le le serpent de Salazar! § jura Serion en secouant la tête. §Tu t'est presque tué pour un livre. C'est typiquement dans ton genre, tiens.§

§Ça l'est? § demanda Oorjit en tournant sa tête écailleuse vers Serion.

Serion hocha tristement la tête. Harry essaya de répliquer, mais il n'arrivait pas à rassembler suffisamment de colère pour ça et il soupira à la place. Il se força a se lever et chercha sa baguette magique. Elle se trouvait a quelques centimètres du bord de l'eau. Il se courba pour la ramasser et prit plaisir a sentir a nouveau son poids dans sa main.

Utilisant sa baguette magique pour lancer plusieurs puissants sortilèges de séchage sur lui même, Harry se délecta du souffle de chaleur magique. Il essaya de réparer la déchirure de sa robes avec des charmes de couture, mais il en manquait une trop grande partie. Murmurant des mots obscurs entre ses lèvres, Harry se résigna à utiliser un sortilège de modification d'apparence pour cacher la longue entaille. Il allait devoir jeter ses vêtements aussi vite que possible.

En se redressant, Harry baissa le regard vers ses sauveurs reptiliens. §Avez vous trouver le livre ? §

§Quel livre? § demanda Serion. §Tu veux dire ce livre en cuir noir miteux qui est également tombé du ciel ? Celui avec les lettres en or dessus ? Celui-là ? §

Harry jeta un regard au minuscule et banal serpent vert et hocha la tête.

Serion dirigea sa queue derrière Harry et répondit, §Il est là-haut, là où il est tombé directement sur la tête de Mimi. Elle en a été plutôt perturbée.§

§N'a pas arrêtée de geindre indéfiniment au sujet de comment personne ne respecte sa nature sensible, § ajouta Oorjit en lui racontant tout ce que l'adolescente fantôme avait réussit à leurs lancer avant qu'ils ne puisse le reprendre, pendant qu' Harry les enjambaient. Ses narines se dilatèrent et il siffla d'un air désagréable, §Pourrais je demander à quelle nature sensible elle se référait ? §

§Irritante, ça la décrit mieux que sensible § murmura Harry d'un air détaché, courbé vers le sol pour y prendre le livre sur les Horcruxes.

Il l' examina brièvement avant d'ouvrir la première page. L'écriture en patte de mouche recouvrait entièrement celle çi, presque effacée par endroit par l'usure du temps. Harry parcourut les pages en examinant le texte presque indéchiffrable. Vers le milieu du livre un morceau de parchemin jaunie s'échappa d'entre les pages et virevolta jusqu'au plancher. Il se baissa à nouveau, le pris et le retourna.

Dessus se trouvait écrit un mot danss un écriture qu'il reconnut comme celle de Dumbledore : Trophées. Fronçant les sourcils, Harry recoinça le morceau de papier à l'endroit d'où il avait glissé du livre et continua son inspection plus soigneusement encore. Un autre morceau se trouvait confortablement niché dans un pli vers le milieu. Il l'inspecta : Jédusor, moldus, 16, journal intime. Sur le recto et dans une autre encre de couleur Dumbledore avait écrit : Morfin Gaunt, sang-pur, 30, bague. Harry le remit a sa place, son esprit fonctionnant a toute allure pendant qu'il tournait le reste des pages d'un air songeur jusqu'à…un dernier morceau de papier qui se trouvait près de la couverture arrière, griffonné d'encre et de signes. Il lut : 7, 13.

§ Pourquoi sept ou treize ? § réfléchit calmement Harry, fermant le livre et jetant des regards autour de lui.

Oorjit agita ses ailes, secouant quelques plumes mal fixées. § De quoi est ce que tu parle ? §

§Hmm ? § répondit distraitement Harry en se tournant verr l'occamy. §Oh, c' est juste quelque chose qu'a écrit Dumbledore là dedans.§

§Qu'il a t'il de spécial a propos des numéros sept et treize ? §

§Magiquement ce sont les nombres les plus puissant en bien et en mal. Bien que techniquement les termes de bien et de mal soient mal appropriés, une histoire d' heureuse ou malheureuses corrélations leurs ayant été attribué par des devins en herbes et autres Moldus crédules.§

§Ceci explique cela alors ; je suis tellement heureux que tu ait éclaircit ça pour nous, § répondit sèchement Oorjit, bruissant bruyamment avec sa queue.

Serion s'enlaça autour d'une des statues de serpent qui décoraient la chambre et s'y nicha pour un somme. Oorjit secoua la tête dans la direction d' Harry et imita Serion. Ils étaient épuisés d'avoir sauver leur serpent-humain et avait besoin de récupérer. Harry décida de les laisser dormir en paix et se dirigea vers le portail en serpent de pierre sculptés pour sortir de la chambre, rétrécissant le livre avant d'y appliquer un puissant sortilège de ne-me-repère-pas.

Lorsqu' Harry atteignit la surface de l'école, il entendit Mimi sanglotée d'un air pitoyable dans un coin des toilettes. Après l'avoir appelée, il lui présenta d'abondantes excuses pour avoir laisser tomber le livre sur son corps et lui assura qu'il n'avait pas eu de mauvaises intentions. Les larmes cessèrent de couler le long de ses joues décolorées tandis qu'elle essayait de lui faire un sourire. Elle réussit finalement à lui en faire un qui lui parut maladif et pas qu'un peu salace, ce qui lui administra l'équivalent de sa deuxième douche glacée de la soirée. S'éclipsant a la hâte, Harry s'échappa plus qu'il ne sortit des toilettes des filles avant de filer a toute vitesse jusqu'à la tour des Serdaigle pour y retrouver Hermione.

Ce qu'il y trouva n'était rien moins d'autre qu'une surprenante tempête d'agitation dont les bourrasque d'activité semblaient émanées des préfets en chef eux mêmes, occupés a dictés d'impressionantes quantités d'ordres à tous les membres de la chambre présents sur place. Hermione se trouvait débout près de l'escalier des filles tandis que Daniel se tenait près de ceux des garçons; tout deux comptaient du coin de l'oeil les Serdaigles au fur et a mesure que ceux çi atteignaient le bas des marches. Jamais la salle commune n'avait été aussi bondée.

C' était la première fois qu' Harry avait l'occasion de voir son frère depuis qu'il lui avait mit un coup de poing dans le nez. Sa peau était décolorée et son nez avait l'air deux fois plus gros qu'a l'habitude. Harry senti une pointe d'arrogante satisfaction l'entourer à l'idée que Madame Pomfrey n'avait pas pu totalement remettre son frère en état.

Il tourna son attention vers les deux adultes qui se tenaient dressés de toute leurs hauteur au centre de la pièce. Dumbledore et McGonagall lançaient leurs regards particulièrement pénétrants sur la masse rassemblée comme dans l' espoir de les voir se recroqueviller en une bouillie de cataplasmes inertes. Dumbledore était étonnamment efficace si l'on prenait compte de l'image de grand-père doux-dingue qu'il donnait habituellement.

Lorsque le portrait se referma sur l'orifice, McGonagall tourna vivement la tête et aboya, « Où étiez vous M. Potter ? Rentrez immédiatement dans les rangs. »

Dumbledore se tourna a son tour en l'entendant parlée et dirigea la pleine intensité de son regard sur lui. Harry dut combattre l'envie de s'enfuir pour se dérober à l'examen de ce regard. Il essaya de regardez le directeur droit dans les yeux pour lui prouver qu'il n'avait pas peur et n'avait rien à cacher, mais en développa immédiatement un cuisant mal de tête et dû aussitôt brisez le contact et regardez ailleurs.

Harry se fondit dans la masse d' étudiants rassemblés et se fraya un chemin jusqu'à Hermione. Il attendit pour parler que la dernière fille mette le pied sur le sol de la salle et qu' Hermione ait fini son calcul.

« Que se passe-t-il ? » chuchota Harry, frottant ses tempes pour en chasser les douloureuses palpitations.

Hermione le regarda, son front plissés en un bloc de perplexité. « Où était tu, Harry ? Dumbledore et McGonagall sont entrés au début de l'heure. Dumbledore est furieux au sujet de quelque chose, mais personne ne sait quoi. On nous a ordonné à Daniel et à moi d' aller rassembler tout les Serdaigles dans la salle commune. »

Harry savait a propos de quoi Dumbledore était furieux, mais ne pouvait pas s'expliquer comment le directeur pouvait être au courant que c'était un Serdaigle qui s'était introduit dans son bureau. « Je me baladais dans les couloirs depuis que tu est partie faire ta ronde avec les autres préfets. »

« Nous sommes revenus depuis presque deux heures maintenant ! »

Harry s'agita, appuyer contre le mur, observant Dumbledore et McGonagall mettre en rang les jeunes années à l'avant. « Comment aurais je pu le savoir ? »

Hermione le transperça de son propre regard examinateur avant d'énoncer sèchement, « et il y avait une annonce diffusée dans tout le château nous ordonnant de retourner à nos dortoirs. »

Harry s'agita a nouveau et, sans changer son alibi, dit, « J'imagine que nous allons bientôt découvrir pourquoi le directeur et sa directrice adjointe sont ici, tu ne pense pas ? »

Hermione se pencha contre le mur près de lui et observa le tumulte de la salle commune. « La rumeur dit que quelqu'un a conjuré puis franchit les barrières, ou en tout cas c'est ce que Daniel m'a dit lorsqu'il est revenus avec eux. »

Les lèvres de Harry se serrèrent. Il l'avait donc bien fait. Transplaner dans l'enceinte de Poudlard était supposer être impossible, mais c'était Dumbledore qui les avait conjurées, ouvrant ainsi le passage à Harry.

La tentative de Harry avait vidé une importante quantité de son noyau magique. Ce drain n'était pas suffisant pour affecter de façon notable son exécution régulière de la magie, il n'allait cependant pas pouvoir transplaner avant un bout de temps. Si sa fatigue pouvait bien entendu être mise sur le compte de son expérience de mort imminente, Dumbledore, observa Harry du coin des yeux, semblait pour sa part rayonner d'énergie, dépourvu de la moindre trace de fatigue.

Dumbledore leva la main et le tumulte de la salle commune s'apaisa. Scrutant la foule d' élèves par-dessus ses lunettes en demi-lune, Le regard de Dumbledore plongea tour à tour sur plusieurs étudiants. « J'ai trouvé ceci, » dit il en soulevant un long morceau de tissu déchiré pour le brandir devant eux. « … dans mon bureau. Quelqu'un peut il me dire ce que c'est ? »

Les intestins et le cerveau d' Harry semblèrent se transformer en glaçon pour les uns et caler brusquement pour l'autre. Une petite voix dans sa tête courait dans tout les sens en criant, 'Oh, la vache. Oh, putain. Oh, merde.'

Le fragment de robe déchiré portait fièrement les couleurs de sa maison. Pas étonnant que Dumbledore ait su qu'il s' agissait d'un Serdaigle.

« On dirait un morceau de chiffon, » déclara Marcus Belby, un poursuiveur de sixième année, du centre de son groupe d'amis.

Dumbledore approuva d' un léger acquiescement, tandis que le pincement des lèvres de McGonagall et l' expression menaçante de son visage s'accentuaient. Harry se força à se détendre et senti la tension glisser de ses épaules. Il ne paniquerait pas. Harry jeta des regards circulaires dans la salle et se demanda vaguement s'il était capable de se lancer un arresto momentum après avoir sauté par la fenêtre.

« En effet, M. Belby, on dirait, » répondit Dumbledore d'un ton mesuré, « Il s'agit cependant d' un morceau de robe d'un étudiant de Serdaigle, comme le montre la rayure bleue sur la poche. »

« Alors vous recherchez l'un de ceux présent en ce moment? » demanda, un sourcil levé, le cinquième année Stewart Ackerley en échouant à dissimuler le sourire goguenard sur son visage. « Pourquoi ? »

« C'est exact, » répondit McGonagall d'un ton sec au même moment que le portrait de l'entrée s'ouvrait grand ouvert pour laisser entrer leurs directeur de Maison. « Quant à votre question, M. Ackerley, tout ceque vous avez besoin de savoir est que l'étudiant dont nous parlons va avoir de très graves ennuis pour ce qu'il a fait. Il ou elle sera amené au bureau de directeur pour parler de ce qui s'est produit. »

Les plus jeunes étudiants de la salle commune étouffèrent quelques rire nerveux très inappropriés pendant qu'un groupe de garçons de sixièmes année laissait échappés de petit sifflement moqueur. Harry répondit par un roulement des yeux à leurs comportement de gamin et se décala d'un air serein près d' Hermione afin de cacher le sortilège de dissimulation apposé sur son flanc, mettant un arrêt à ses plans d' évasion contre une éventuelle capture. Il enveloppa un bras autour de sa taille et elle se détendit contre lui, le couvrant parfaitement. Elle lui adressa un sourire inquiet avant de reporter son attention sur le nouvel arrivant.

« Désolé, Albus, » grinça Flitwick en essuyant son visage avec la manche de sa longue robe tout en s'éventant de l'autre. « Trelawney faisait l'une de ses rare visites aux étages inférieurs et m'a retenue. »

« Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, Filius, » dit Dumbledore, baissant les yeux vers le petit professeur.

Flitwick salua tranquillement McGonagall avant de se retourner abruptement vers le directeur, qui regardait directement dans les yeux d'une quatrième année en murmurant. « Êtes vous sur qu'il s'agit de l'un de mes étudiants ? »

Il observa Dumbledore un petit moment avant que celui çi ne détourne son regard de la fille pour rencontrer les yeux bleu vif profondément incrustés dans le visage ridé de Flitwick . Amusant, pensa Harry, on aurait dit que cela avait demander beaucoup d'effort à Dumbledore pour briser son contact visuel avec la quatrième année. Sa réticence à soustraire les élèves a son regard piqua la curiosité de Harry. Quelque chose était en train d'avoir lieu sous la fine couche des apparences; il ne savait simplement pas quoi.

Pendant que Flitwick et Dumbledore s'éloignaient de la foule rassemblée pour échanger les chuchotement d' une conversation, Hermione se tourna vers lui pour tirer profit du bref intermède entre les professeurs. Elle baissa la tête dans un angle bizarre pour allez chuchoter dans son oreille, « Quelque chose me dit que parler n'est pas ce que nos professeurs veulent faire avec le transgresseur. »

Sans jamais détacher ses yeux de Dumbledore, Harry baissa a son tour la tête et lui fit un léger baiser sur le front,. « Quelque chose me dit que tu as raison. »

Plusieurs minutes d'argumentation plus tard, leur directeur de Maison sembla céder à contre-cœur et plia ses bras sur son torse minuscule dans un geste de résignation.

McGonagall partagea un regard avec le directeur et s' adressa à l'assemblée des Serdaigles . « S'introduire dans le bureau du directeur est une violation du règlement que nous ne pouvons et ne voudrons pas tolérer. N'aggravez pas d'avantage votre situation, si vous en êtes l'auteur faite un pas en avant immédiatement. »

Harry se maitrisa, consolidant sa façade extérieure afin qu'elle ne révèle pas quoi que ce soit de l' agitation qui le secouait intérieurement, tout en se serrant a nouveau contre Hermione. Elle soupira, observant ses pairs d'un air sévère, l' indignation creusant son front lisse d' un profond froncement des sourcils.

Dumbledore leurs offrit un pétillement d'amabilité dans les yeux et ajouta, les bras ouverts avec bienveillance, « Quelque chose a été pris dans mon bureau. Sans doute va t'il servir de trophée parmi les amis de celui qui s'y est introduit. Malheureusement, il s'agit de quelque chose qui m'est chère et qui doit m'être rendu . »

Harry soupira tranquillement. Hermione lui jeta un regard et lui enfonça un doigt dans les cotes. Il sentit les muscles endoloris de sa cage thoracique se contractés sous la douleur et il s'empara de son doigt pour échapper à une autre attaque douloureuse. Ils échangèrent un même regard de braise plein de promesses; l'un de future représailles vengeresses, l'autre de la même chose dans l'instant même.

Pendant que McGonagall continuait à déshabiller de menaces les membres de la Maison dans une tentative de les faire avouer le coupable, le directeur se remit à dévisager les étudiants présents dans la salle. Désormais au courant de ce qu'il devait chercher, Harry repéra le regard de Dumbledore s'intensifier et littéralement scintiller de luminosité lorsqu'il regarda dans les yeux de Lisa Turpin. Même de coté, rompre la connexion était comme s'arrêter d' observer la machine à carambar (le bonbon qui te donne un sourire rose !) de Honeydukes tirer et rouler les morceaux de pâte de carambar en de longues bandes collantes.

Le même processus se répéta au fur et a mesure que Dumbledore se déplaçait de visage en visage. Une inquiétude déstabilisante jailli a l'intérieur d' Harry pendant qu'il observait l'homme en pleine action. Il utilisait la magie, Harry en était certain. De la magie mentale pour être exact et Harry se demanda comment il avait put ne jamais le remarquer auparavant. Ce n'était pas comme si le directeur avait l'air de l'utiliser pour la première fois.

Harry se rappela ce sentiment de tintement dans son estomac. Ce sentiment déstabilisant qui lui avait depuis toujours fait se demander si le directeur en savait que plus que ce que Harry lui en disait. Et il ne pouvait pas ignorer les petits transpercement de douleurs dans son crâne chaque fois qu'il croisait le regard de Dumbledore ou de Rogue.

Ce qu'ils faisaient devait surement être illégal. La plupart des magies servant a fouiller l'esprit des autres sorciers l'était. L' oubliette était limité à un peloton de sorciers et sorcières assermentés et même alors il n'était seulement autorisé que pour les cas de mise en application de la Loi sur le Secret de la Magie

Harry était sûr qu'il y avait des livres là-dessus dans la section interdite. Il devait bien y avoir une quelconque manière de bloquer ce qu'ils faisaient. Il allait devoir la trouver et bien l'apprendre parce qu'un jour ou l'autre Harry allait se retrouver pris dans ce scintillement bleutés sans possibilité d'en être libérer. Pour l'instant il devait se contenter de scruter et mémoriser ce qui était en train de se passer sous ses yeux afin de pouvoir utiliser ses observations pour l'aider dans ses recherches futures.

Dumbledore passa finalement devant eux et frotta sa barbe. « Y a-t-il quelque chose dont vous voudriez nous faire part, Mme Granger ? M. Potter ? »

Ils secouèrent tous les deux la tête et le directeur fronça les sourcils, essayant d'attraper le regard de Harry. Mais Harry était sur ses gardes et, connaissant maintenant les petits tours de Dumbledore, il évita habilement le scintillement frénétique de ces yeux. Plusieurs intenses minutes passèrent après lesquelles Dumbledore, n'ayant put réussir à capturer le regard d' Harry avec le sien, se tourna vers Hermione.

« Très bien, » annonça enfin Dumbledore, regardant a nouveau vers Harry. « Puisqu'aucun de vous ne semble vouloir me révéler qui parmi vous est le fauteur de troubles, j'ai bien peur de devoir interdire toutes les activités extra-scolaires. »

« Et le Quidditch alors ! » cria Stephen en poussant les élèves qui se trouvaient devant lui pour s'avancer, l'air absolument horrifié.

Dumbledore posa son attention sur lui et le ton de sa voix parut tristement pensif lorsqu' il répondit, « Et bien oui, M. Cornfoot, le Quidditch aussi. »

« Ce n'est pas juste ! » hurlèrent d'une seule voix Stephen et le reste des membres de l'équipe qui s'étaient instantanément rassemblée derrière leurs capitaine.

« Réellement, Directeur, » commença Flitwick, s' avançant. « Vous ne pouvez tout simplement pas dissoudre notre équipe, pas sans une bonne raison, comme par exemple une preuve que l'équipe est derrière le cambriolage. Je doute fortement qu'ils puisse faire partie d'une telle grotesque parodie-- une ligue planifiant un tel. »

« J'ai mes raisons, Filius, » murmura Dumbledore, ses yeux ramenés vers Harry. « Mais, je suppose que vous avez raison. Il y avait un témoin du vol qui a eu lieu dans mon bureau. »

Harry avala abondamment sa salive, redoutant l'apparition du témoin qui était a coup sûr Fumseck. Il n'allait pas pouvoir en réchapper cette fois ! Pourquoi n'était il pas simplement resté dans la chambre jusqu'à ce que toute cette histoire prenne fin ? Parce que, pensa t' il au milieu du flot de panique sur lequel filaient ses pensées, son absence aurait été relevée avec suspicion.

Soulagé, Flitwick exigea, « Faites le venir dans ce cas. Réglons cette histoire sans tarder, Albus. »

« Oui ! Allez ! » cria l'équipe de Quidditch et plusieurs autres étudiants.

Dumbledore hocha la tête et ferma les yeux. Flitwick eut d'abord l'air confus mais son expression s'illumina rapidement d' un air de satisfaisante compréhension et il recula de quelques pas. McGonagall fit a son tour grincer le plancher en bois et rejoignit le petit professeur. À peine l'avait elle rejoint que l'air de la salle commune se comprimait en quelques instant a tel point qu' Harry et la plupart des élèves proches de Dumbledore sentirent leurs oreilles se bouchées..

Un cri au son semblable a des notes de musiques annonça son arrivée lorsque Fumseck apparut en volant au sommet du plafond pour allez se poser sur l'épaule de Dumbledore. Harry senti sa température corporelle atteindre un pic et ses battements cardiaques s'accélérer dans sa poitrine. Soigneusement, il dégagea sa paume légèrement humide de celle d' Hermione et la frotta sur sa robe pour la sécher avant de lui reprendre la main.

« Fumseck, a vu l'intrus a travers son sortilège de désillusion et peut nous révéler l'identité de l'élève, » indiqua Dumbledore, caressant le plumage rouge lumineux du corps de Fumseck.

Harry resta silencieux, observant Fumseck. L'oiseau souleva son bec d'un air pompeux et bruissa les plumes de ses ailes à l'annonce de Dumbledore. Ses yeux noirs rencontrèrent facilement les siens dans la foule et un scintillement suffisant illumina le visage du Phénix. Harry s'efforça à faire disparaitre l'inquiétude qui lui serrait les épaules et elle finit par s'évaporer. Il croisa le regard de ces yeux noirs et y plongea le sien, l' observant lui même un sourire suffisant sur le visage pendant que le Phénix réitérait le sien.

Dumbledore posa les yeux sur un groupe de sixièmes années qui s'agitaient. « Je conseille au voleur de se dévoiler maintenant car c'est ma dernière offre de clémence. Fumseck me désignera qui vous êtes, il est inutile d'espérer le contraire. »

Harry décida pourtant de ne pas se détourner de l'oiseau flamboyant, défiant mentalement la créature d'en faire de même. Fumseck stridula d'un air agité, et sa tête pivota pour plonger son profond regard sur Daniel, qui se tenait silencieusement à côté des dortoirs des garçon. Daniel se déroba avec difficulté de cette attention qu'il n'attendait pas. Étonné par l'action du Phénix, Harry put à peine cacher l'air choqué sur son visage avant que Fumseck ne revienne vers lui et ne pousse un roucoulement sonore .

Dumbledore frotta l'oiseau écarlate avec douceur. « Fumseck ? » demanda t'il doucement, rappelant le Phénix à ce qu'il était supposer faire.

Fumseck regarda avec force dans les yeux de Harry. Celui çi se détendit au lieu de l'éviter comme il l'avait fait avec Dumbledore, Harry se laissa dérivé. Il eut l'étrange sensation que des plumes, douces comme de la soie, remplissaient son esprit comme du coton. Il dû combattre l'envie de fermer les yeux sous la douceur de ce contact avant que la présence ne disparaisse soudainement, réveillant immédiatement Harry de son état de somnolence.

Un état de profonde vigilance le remplaça pendant qu'il retenait son souffle, attentif aux moindre actions de Fumseck. Il fut a nouveau pris par surprise lorsque le Phénix disparu purement et simplement dans un petit pop d'air comprimé. Dumbledore avait l'air tout aussi choqué par les agissements de son animal de compagnie. Son état de stupeur fut rapidement remplacé par un autre d' intimidation.

« Qui que vous soyez, » murmura t'il d'un ton calme et contenu, faisant signe à Daniel, « Fumseck a décidé de ne pas vous dénoncer. Soyez sur, cependant, que vous serez découvert. »

« Monsieur ! Monsieur, s'il vous plaît ! » cria impatiemment Cornfoot tandis que les professeurs se dirigeaient vers le portrait de l'autre coté de la pièce. « Et pour le Quidditch ! »

Dumbledore s'arrêta, la main sur l'armature du tableau, la barbe balancée au-dessus de son épaule droite. Il regarda le garçon de septième année et répondit fermement, « Ma décision tient toujours. »

Les clameurs de protestations éclatèrent de la foule d' étudiants pendant qu'ils s'avançaient en désordre Un regard du directeur et tous firent immédiatement le silence. Un grondement d'indignation éclata a son tour dès que Dumbledore, Daniel, et McGonagall disparurent derrière la porte. Flitwick resta derrière et secoua tristement la tête, la déception clairement visible sur son visage ridé.

« J'aurais espéré bien mieux de mes Serdaigles, » grinça t'il, soulevant une main pour arrêter les grognements d' impatience de Cornfoot. « Si vous savez de qui il s'agit et que vous gardez le silence , vous blessez vos camarades de Maison-- »

« Je ne peux pas renoncer à jouer dans l' Équipe de Natation de Poudlard ! »

« Et moi à participer à la Coupe de Connaissance de Poudlard ! »

Flitwick hocha la tête d'un air grave en entendant leurs protestations. « Nous sommes une Maison-- »

« Je ne veux pas déclarer forfait à la Ligue d' Échecs Magique ! » cria désespérément un garçon. « J'affronte Ron Weasley pour la première place du championnat au prochain duel ! »

« Pareil pour moi ! J'adore les Courses de Balai ! Je ne veux pas arrêter ! »

« Moi aussi! Je ne veux pas abandonner le Club de Bavboules ! »

« Ni les concours de Batailles Explosives ! »

« QUIDDITCH ! »

Les faibles rires de plusieurs élèves suivirent le cri de lamentation d'un Cornfoot littéralement désespéré, diminuant légèrement la tension palpable qui régnait dans la salle. Leur Directeur de Maison leva une main pour les faire taire et le calme se fit peu a peu. Ils attendirent en retenant leurs souffle que le professeur finisse son discours.

« Nous tous, en tant que groupe, allons perdre beaucoup de chose cette nuit, n'est ce pas ? » demanda Flitwick d'un air songeur. « Il ne paraît pas juste de punir le groupe entier pour les agissements d'un seul. »

« Voila ! Exactement! »

« Laissez-moi finir, M. Corner, » réprimanda Flitwick. « Serdaigle peut très bien être connue pour son intelligence et principalement pour celle çi, cela ne signifie pas que nous ne possédons pas la conviction de Gryffindor de faire ce qui est juste, ou la loyauté de Poufsouffle envers ses étudiants en tant qu' individus comme en tant que groupe, » commença t'il avant de poursuivre d'un ton plus dur « ou bien l'égoïsme de Serpentard à prendre aux autres ce que personne n'a le droit de prendre. Vous avez jusqu'à demain soir pour venir me voir. Passer cette date j'appliquerai la décision de Dumbledore pour le reste de l'année, que le directeur y revienne dessus ou non. »

« QUOI ! »

« NON ! »

« VOUS NE POUVEZ PAS FAIRE ÇA ! »

« Réfléchissez-y, » ajouta le professeur Flitwick, « et prenez la bonne décision, comme je sais que vous le ferez. »

Et Flitwick s'en alla, laissant derrière lui une Maison en proie a la colère débattre et s'invectiver entre élèves. Hermione prit la main d' Harry et le tira dehors après que leur directeur de Maison soit sortit. Une fois de l'autre côté du portrait elle le poussa dans une alcôve cachée derrière de grands rideaux bleus.

« Je t'ai manquée? » demanda Harry qui se sentait incroyablement bien, enivré par la réussite de son plan. Son mensonge lui semblait la dernière de ses préoccupations maintenant que Fumseck et lui s'étaient mutuellement compris.

« Est ce que c'est toi ? » demanda Hermione, ignorant son audace.