Reviews : Merci !
Lt Laura Cadman, saschka, Mimilafee, Choupinette,
Alpheratz9 : Voilà une suite que j'espère assez gagatisante !
Vive les Unas : Hu ? (Prend un air innocent...) Mais de quelles PDEs parles-tu ?
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Chapitre IV
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Personne n'avait fait attention à leur entrée dans le hangar à Jumpers, privilège d'être les chefs militaire et scientifique. Celui-ci était vide, et les deux amis entrèrent rapidement dans Jumper Three. Rodney ferma le sas et John enclencha le mode furtif. Ils se tournèrent face à face. Voilà, ils étaient dans leur « mini île déserte ».
Leurs regards s'accrochèrent, ils s'avancèrent l'un vers l'autre, leurs mains se joignirent, leurs doigts s'entrelacèrent, leurs lèvres s'effleurèrent. John lâcha les mains de Rodney et lui prit les bras, puis le poussa gentiment mais fermement en arrière, jusqu'à le faire basculer contre la porte du sas. Le militaire appuya ses mains sur la paroi, de part et d'autre de la tête de son amant, ils échangèrent un baiser passionné. Le scientifique posa ses mains sur le torse de John et les fit descendre tout doucement. Arrivé au bas-ventre, il glissa sur les flancs et enleva le tee-shirt du pantalon, pour pouvoir passer ses mains en-dessous et caresser la peau du dos de l'Américain, qui en eut des frissons de plaisir. John mit fin au baiser et s'éloigna de Rodney, qui grogna de dépit. Le militaire enleva son tee-shirt et le balança par terre, avant de faire subir le même sort à celui de son amant. Rodney se décolla de la porte et se rapprocha de John pour l'embrasser et le caresser dans le cou, sur la poitrine et sur le ventre. Le militaire se laissait faire, sa respiration devenant plus rapide sous l'effet de l'excitation. Le Canadien remonta alors et s'empara de ses lèvres, pendant que ses mains s'attaquaient à la ceinture de son compagnon.
Mais John mit fin au baiser en plaquant à nouveau Rodney contre la porte. Il s'empara de ses poignets, empêchant le scientifique de bouger. Le Canadien le fixa d'un regard étonné. John lui fit son fameux sourire « à la Capitaine Kirk ».
- J'ai une meilleure idée.
- Comment ça ?
- Vous savez quel jour on est, aujourd'hui ?
Rodney fronça les sourcils avant de répondre, hésitant :
- Oui : mardi 22 juillet 2006. Pourquoi ?
John posa son front sur la poitrine de son compagnon et pouffa de rire.
- Bah quoi, qu'est-ce qui vous fait rire ? » demanda Rodney d'un ton sec.
" Houlà, ça a pas l'air de lui plaire ! Remarque, puisqu'il pense que je l'ai interrompu pour lui demander la date du jour… » pensa John.
Il soupira et releva la tête pour regarder le scientifique dans les yeux avec un air désolé.
- Ce n'est pas vraiment à ça que je pensais.
- Bah à quoi, alors ?
Le Canadien semblait méfiant. John approcha son visage du sien et murmura contre ses lèvres.
- Ça fait trois mois aujourd'hui qu'on est ensemble.
- Ah, oui, ça… » soupira Rodney.
John le lâcha et recula pour le fixer d'un air étonné.
- Quoi, c'est tout ?
Rodney se décolla de la porte et se rapprocha de John pour lui prendre les mains.
- John, ne le prenez pas mal, mais --
- Mais quoi ? » demanda le militaire, sentant que la suite ne lui plairait pas.
- Mais, je ne vois pas comment on pourrait marquer le coup sans éveiller de soupçons.
John se détendit, enlaça ses doigts à ceux de Rodney et baissa la tête. Le Canadien avait raison : il aurait bien voulu faire quelque chose, n'importe quoi, mais c'était trop risqué. Il était pourtant habitué à devoir se cacher, il l'avait toujours fait avec Remy¹, mais là, cela lui pesait davantage, même s'il ne savait pas pourquoi.
- John ?
Comme l'Américain continuait à fixer ses chaussures sans mot dire, Rodney lâcha ses mains et tenta de l'enlacer pour le réconforter. Mais John se déroba à lui. Il recula, se retourna et entra dans le cockpit. Là, il se laissa tomber sur le siège du pilote et se passa une main dans les cheveux en poussant un soupir à fendre une pierre.
Rodney, qui avait été surpris par la brusque réaction de son amant, alla s'asseoir dans le fauteuil du copilote et se pencha vers son compagnon.
- John ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Le militaire fixa intensément le Canadien, une expression indéchiffrable sur le visage. Rodney se sentit vite mal à l'aise et commença à se triturer les mains. John s'en aperçut et arrêta de le fixer. Il lui sourit, se leva, posa une main sur celles jointes du scientifique, et l'embrassa sur le front. Il alla ensuite chercher leurs tee-shirts et envoya le bleu à Rodney, qui l'attrapa avant de lancer un regard interrogateur à son compagnon.
- Sheppard, vous pouvez m'expliquer ce que j'ai fait de mal ? » demanda-t-il d'un ton sec.
" 'Sheppard' ? Bon, il est temps de le rassurer ! » pensa John en remettant le bas de son tee-shirt dans son pantalon.
Il alla s'accroupir devant Rodney et posa ses mains sur les genoux de celui-ci.
- Tu n'as rien fait de mal, et tu dois me faire confiance. » répondit John en souriant.
" 'Tu' ? Mais, qu'est-ce qu'il a en tête ? » pensa Rodney, méfiant.
- Hum ! D'accord, John. Et maintenant ?
- Vous remettez votre tee-shirt, on sort, vous allez dans vos quartiers, et vous m'y attendez.
- Dans quel genre d'ennuis allez-vous encore nous mettre ?
- Hey ! Vous ne me faites donc pas confiance ?
" 'Confiance' ! Je l'aime, mais j'ai de bonnes raisons de ne pas lui faire confiance. Mais après tout, pourquoi pas ? » réfléchit le scientifique.
- Okay, j'accepte.
John l'embrassa, se redressa et attendit que Rodney ait remis son tee-shirt pour éteindre le mode furtif du Jumper et ouvrir le sas. Le scientifique resta assis le temps que John sorte du hangar.
- Amour sans confiance… » soupira-t-il.
Puis il se leva et rejoignit ses quartiers.
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À Suivre…
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NdlA : Mais qu'est-ce que Sheppy a en tête ?
¹ Voir « Le Temps d'une Année », Remy était l'ami et amant de John qui est mort en Afghanistan.
NdlB : Oooooh le 22 juillet c'est l'anniversaire de ma maman !!!!
NdlA(b) : Mouarf !
