Reviews
: Merci à toutes !
- Mac DyE : Non, en
effet, ça ne va pas durer !
- saschka, Choupinette :
Je vous préviens, ce chapitre-là n'est ni gagatisant
ni doux…
- Lt Laura Cadman : Et voilà ta patience
enfin récompensée !
- Alpheratz9 : Pour la
peur des clowns de Sheppy, ça sera au prochain chapitre…
-
Vive les Unas : Ils se vouvoient pour ne pas éveiller des
soupçons…
- Charlie : 1° Pourquoi pas de
Teyla-torture ? Moi je l'aime pas cette fille… 2° Moi
qui me demandais pourquoi je ne t'avais pas encore vu trainer dans
les parages… lol Et non, c'est au Love Trivia qu'ils vont jouer
dans le Jumper ! mdr 3° Bah au moins, Radek ne se doute de
rien ! 4° Tu vas moins l'aimer mon Sheppy, dans quelques
chapitres… 5° Bah, les histoires de couple pas compliquées,
c'est rare… 7° Pourquoi il ne lui dit pas ? Tu le sauras
plus tard… 8° Tartine de Nutella ? C'est ce que voient
toutes les membres de la FDH, ça ! XD
- Mimilafee :
7° Les caprices ça marche pas avec moi, parce que j'aime
bien faire de la lectrice-torture ! 8° Pour se baigner, ils
ont un beau lac juste à côté…
- Clélia :
Bah désolée, mais j'ai eu beaucoup de mal avec le
Chap9… Et puis de toutes façons, vive la lectrice-torture !
Note :
Je voulais écrire les confidences de Roro et Sheppy dans
le même chapître, mais ce bavard de Roro a pris tout un
chapitre à lui tout seul, finalement ! XD
Je vous
présente donc, les malheurs d'enfance de Roro ! Et
bonne lecture !
§§§§§
Chapitre IX
§§§
Ils prirent donc un bain dans le lac, où ils se lavèrent mutuellement, Sheppard ayant prévu du savon dans le panier pique-nique. Mais les mains chatouilleuses de part et d'autres transformèrent le bain en bataille d'éclaboussures. Une fois fatigués, ils se rhabillèrent et mangèrent tranquillement en parlant de banalités. Le repas fini, ils s'installèrent sur une couverture au bord du lac, allongés côte à côte, le regard perdu dans les nuages.
C'est Rodney qui se lança le premier, à mi-voix :
- Mes parents ne voulaient pas d'un garçon, c'est pour ça qu'ils m'ont appelé Meredith, et qu'ils n'ont jamais eu la moindre tendresse envers moi. Enfin, disons plutôt que mon père ne s'est jamais montré aimant envers moi, parce que ma mère… Elle…
Il déglutit difficilement et John lui prit la main pour l'encourager. Rodney reprit d'une voix hésitante :
- Elle
était… violente… elle… me battait…
- Je suis
désolé. » souffla John, attristé,
« Et… votre père ? » demanda-t-il
doucement.
- Mon père le savait mais s'en foutait, du
moment que ça ne se voyait pas. Et ma mère était
douée pour donner des coups qui ne laissaient pas de trace
flagrante. C'est pour ça que les médecins ne se
rendaient jamais compte de rien, quand je passais ma visite médicale
obligatoire pour surveiller mon hypoglycémie..
- Mais…
vous m'aviez dit que votre père n'a jamais été
radin avec vous, donc il ne s'en foutait pas tant que ça de
vous ?…
- Il en avait les moyens, c'était un
homme d'affaires puissant, à la tête d'une
multinationale très bien côtée en bourse. Il m'a
payé les leçons de piano jusqu'à l'âge
de douze ans – quand mon prof m'a dit que je n'étais pas
fait pour ça – ; il m'a toujours acheté les
jeux de chimie, les microscopes et téléscopes, les
magazines de sciences, et caetera, que je lui demandais ; il a
même payé mes études de sciences jusqu'à
la fin de l'université, aussi. Mais sa raison n'était
pas sa pseudo-affection, qu'il montrait envers moi devant les
autres… il faisait ça pour pouvoir se vanter de son génie
de fils devant ses associés et ses concurrents, qui eux
n'avaient pas la chance d'avoir des enfants surdoués !
Il avait terminé sur un ton plein d'amertume. John lâcha la main de Rodney et tendit le bras pour le passer sous la nuque de son compagnon, qui se rapprocha de lui pour poser la tête sur son épaule.
- Et avec
votre sœur, comment ça s'est passé ? »
demanda timidement le militaire.
- C'est quand j'ai eu huit
ans que mes parents ont eu Jeannie. Dès qu'ils ont appris,
grâce à la deuxième échographie, que
c'était une fille, ils ont changé. Ils étaient
heureux. Et du coup, ils m'ont un peu laissé tranquille :
plus de passage à tabac de ma mère et plus de parade
pour mon père. Mais ça n'a duré qu'un temps…
quatre mois ! Dès la naissance, ma mère s'est
mise à se venger sur moi de son manque de sommeil causé
par Jeannie. J'ai été vraiment soulagé quand
elle a commencé à faire ses nuits ! Les coups
étaient toujours une habitude, mais plus quotidienne. Et mon
père en a profité pour me ressortir, prétextant
que j'avais été malade pendant ces six mois – il
m'a fallu tout un mois pour me remettre suffisamment.
Son ton était redevenu amer sur la fin. John attendit quelques secondes, pensant que Rodney n'avait pas fini, mais celui-ci restant silencieux, il se décida à poser une question pour le relancer :
- Ça
n'a pas dû être facile pour vous, de voir que votre
sœur comptait bien plus que vous aux yeux de vos parents ?
-
Je n'en ai jamais voulu à Jeannie. Je savais bien que ce
n'était pas de sa faute. Même si mes parents ne
cessaient de nous comparer ! Je me suis tenu assis à sept
mois, elle à trois mois ; je me suis tenu à quatre
pattes à dix mois, elle à cinq mois ; j'ai
arrêté le biberon à un an, elle à six
mois ; je me suis tenu debout à quinze mois, elle à
huit mois ; j'ai commencé à parler à
dix-huit mois, elle à dix mois. Pourtant, »
continua-t-il avec un rire jaune, « de ce que j'ai pu
entendre de leurs conversations, j'ai commencé à
faire mes nuits à seulement deux semaines – peut-être
parce qu'ils ne venaient pas et que j'ai vite compris que ça
servait à rien –, alors qu'elle ça a duré
cinq mois ! La seule chose que l'on ait en commun, ce sont nos
premières dents : quatre mois tous les deux !
-
Tiens, moi aussi j'ai eu mes premières dents à quatre
mois ! » claironna John.
Rodney et lui rigolèrent de cela, puis John se risqua à poser une autre question :
- Et à
l'école, comment ça s'est passé, pour vous ?
Quand est-ce qu'on s'est rendu compte que vous étiez un
petit génie ?
- Et bien en fait, à l'âge
de trois ans, mes parents m'ont mis en 'pre-school', et c'est
l'enseignante qui, au bout de quelques mois, a décidé
de me faire passer un test, parce qu'elle s'était aperçue
qu'il suffisait de m'expliquer une seule fois quelque chose, pour
que je l'assimile complètement.
- Résultat ? »
demanda John, même s'il se doutait déjà de la
réponse.
- Résultat, on m'a déclaré
précoce ! Ce qui fait que j'ai pu faire à quatre
ans l'année de 'Kindergarten', où j'ai fini
d'apprendre à lire et compter bien plus vite que les autres.
Après ma première année en 'primary school',
mes parents m'ont refait faire un test, sur la demande d'un
instituteur. Là, on m'a déclaré surdoué.
J'ai donc fait les six autres années en trois ans. Ce qui
fait que je suis entré en 'secondary school' à neuf
ans au lieu de treize ans. J'y ai fait la première année
en entier, puis les quatre autres en deux ans. J'ai eu mon diplôme
de fin d'études secondaires à onze ans au lieu de
dix-sept ans.
- Wahou ! Six ans d'avance ! »
s'exclama John, impressionné.
- Hé oui !
J'ai ensuite été obligé de faire trois ans de
collège pour me préparer à l'université,
parce que je n'avais pas le nombre d'années d'étude
requis. Je suis ensuite entré à l'université,
à l'âge de quinze ans : la Faculté des
Sciences d'Ottawa, où j'ai passé mes huit
doctorats.
John poussa un sifflement admiratif.
- Et bien, très joli parcours ! Et ce, malgré vos parents… enfin, surtout votre mère… Je suis vraiment impressionné !
Rodney rigola nerveusement, mi-gêné mi-flatté de par la réaction de son compagnon.
- Merci.
Mais en fait, je n'ai eu à supporter les coups de ma mère
que jusqu'à l'âge de dix ans et demi. Parce que,
quand Jeannie a bien su marcher et parler, mes parents lui ont fait
faire le même test d'intelligence qu'à moi. Sauf
que, comme elle avait deux ans – l'âge où tous les
gamins adorent dire 'non' à tout –, elle y a mis de la
mauvaise volonté et a eu de très mauvais résultats.
Ma mère n'a bien sûr pas apprécié, et…
pour une fois, ce n'est pas à moi qu'elle s'en est
prise, mais à ma sœur ! Je me souviens avoir voulu
protéger Jeannie, mais mon père a réagi plus
vite que moi, et a empêché ma mère de la frapper
plus d'une fois. Il a ensuite pris Jeannie dans ses bras pour
l'emmener dans sa voiture, moi sur ses talons. Il nous a emmenés
à l'hôpital, où ma sœur a été
examinée. Elle n'avait rien, mais elle a eu la brillante
idée de râler parce que moi je n'avais pas à
subir cet examen. Mon père a alors pris conscience de ma
présence --
- Il était temps ! » le
coupa John, ironique.
- …, et j'ai été examiné.
Le médecin a conclu que j'étais battu – au bout de
dix ans, j'avais pas mal de séquelles ! Le constat du
médecin en main, mon père a appelé un avocat
pour demander le divorce. Il a eu gain de cause et a obtenu notre
garde à tous les deux. Voilà.
- Vous en avez quand
même bien bavé pendant tout ce temps !
- Oui,
mais je m'en suis pas trop mal sorti, malgré ça… »
conclu Rodney en soupirant.
- Effectivement… »
répondit John, songeur.
Un silence plana sur les deux hommes durant quelques minutes. Puis Rodney se redressa légèrement pour pouvoir regarder John.
- À votre tour, maintenant : pourquoi avez-vous peur des clowns ? » demanda-t-il avec un sourire.
Sourire qui disparut lorsqu'il remarqua un voile de tristesse passer dans les yeux du militaire.
§§§
À Suivre…
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NdlA :
- Merci aux Cryptiennes pour l'aide sur l'âge des
étapes d'évolution d'un bébé.
-
Il est vraiment compliqué, le système scolaire
canadien…
NdlB : Clair en plus ils parlent allemand
ces fous !!!
