Coucou à tous, j'espère que vous allez bien ! Merci à BlackHeart et Holly pour leurs reviews.

Holly : bah ff net bug souvent…lol donc tu es pour Hector et contre Domez… Mais si Domez avait raison mdrrr, et Héléna n'est pas facilement utilisable. Syréna est une sirène…. Pas un ange mdrrr. Et qui te dis que c'est Liz qui est si en colère ( par contre non c'est pas Angie mdrrr). Pour le physique d'Héléna, la fontaine ça conserve

BlackHeart : tu trouves que Totor change ?...

Voici donc la suite de l'histoire avec un chapitre encore axé un peu plus sur Hector et Héléna, j'espère qu'il vous plaira, bonne lecture et… reviews ?

Chapitre 27

L'histoire se répète

Ailleurs,

Jack Sparrow.

Les deux mots tournent et retournent dans son esprit. C'est lui, elle le sait. Pourtant, elle ne sait pas qui il est pour elle. Perplexe, elle secoue l'autre. Celle qui est avec elle. Celle dont elle se nourrit. Elle doit se réveiller, sinon…

Elle ne sait pas ce qui arrivera si elle ne se réveille pas mais elle sent confusément que ce sera pire que l'eau, pire que la trahison, pire que tout le reste.

Si elle ne la réveille pas, ce sera le néant.

Pour toutes les deux.

Queen Anne'S Revenge

Cela faisait plus d'une heure que Domez était parti, la laissant seule avec ses questions et ce qui commençait à ressembler à des regrets lorsque le tocsin résonna sur le pont du navire. Héléna frissonna longuement au bruit puis se redressa, un sourire mauvais aux lèvres. Un abordage était juste ce dont elle avait besoin pour évacuer la rage qu'elle ressentait à l'égard de Domez.

Sans plus se poser de questions, la jeune femme se précipita sur le pont.

Là, elle s'arrêta net. Une vague de souffrance la cloua sur place lorsqu'elle vit Barbossa mener l'abordage. Sabre en main, le pirate avait les yeux mi-clos et un sourire mauvais étirait ses lèvres tandis, qu'à quelques mètres d'eux, les cris des infortunés qu'ils abordaient résonnaient sans qu'aucun homme du Queen Anne ne soit à bord de leur navire.

Elle sentit une inspiration derrière elle puis la voix de Domez s'éleva, pleine d'amertume.

« Vous n'irez pas dire que vous n'étiez pas prévenue cette fois. »

Le Black Pearl,

Après le départ de Calypso, Jack n'avait cessé de retourner ses derniers mots dans sa tête. « La récompense en valait elle le prix ou alors le prix avait-il plus de valeur que la récompense? » Il était resté planté sur le pont de longues heures, prétextant un quart pour ne pas avoir à rejoindre Angelica dans leur cabine. Il ne voulait pas voir Angelica. Pas maintenant, pas alors qu'il n'arrivait plus qu'à penser à Elizabeth.

Un gémissement lui échappa et il sortit son compas.

L'aiguille oscilla puis se mit à tourner sur elle-même.

« Jack ? Tu es encore debout ? Pourtant il me semblait que ton quart était terminé depuis des heures. »

Angelica bien sûr. La fêlure dans sa voix était perceptible. Le genre de fêlure que causent le doute et la solitude. Jack referma d'un geste sec son compas puis se tourna vers elle.

« Je voulais m'assurer que Calypso ne nous jouerait pas un tour à sa façon, » mentit-il.

Une expression de soulagement passa sur les traits d'Angelica et il se détesta de son mensonge. Elle ne méritait pas ça. Mais des deux maux, le mensonge était encore préférable à la vérité. Angelica ne pourrait jamais comprendre, elle ne pourrait jamais accepter ses remords. Pas si elle savait qu'Elizabeth portait son enfant à lui. Cela entrainerait trop de complications, des questions auxquelles il ne voulait pas répondre pas plus qu'il ne voulait chercher de réponses. Elizabeth Swann Turner était morte et c'était tout ce qu'elle avait besoin de savoir. Et lui aussi.

Angelica le regarda avec inquiétude. Jack avait changé depuis quelques temps. Depuis la mort d'Elizabeth. Cette pensée la ramena à l'agonie de son père et elle se força à ravaler ses larmes. Peu importait ce qu'ils pensaient tous, elle, elle savait que son père n'aurait jamais sacrifié une de ses filles. Jack devait avoir été abusé par la femme qui était venue la trouver. Oui, sûrement ! Après tout Héléna, comme elle s'appelait, était dévorée par la haine. Une haine aveugle qui avait fini par dévorer son père. C'était la seule explication. Toute autre aurait été insupportable.

Forte de cette conviction, Angelica afficha un sourire bravache et fixa Jack.

« Sommes-nous réellement obligés de nous rendre à Shipwreck Cove ? »

Le pirate sembla réfléchir à sa question puis soupira.

« Nous le sommes.

- Mais pourquoi ? Tu n'en as pas plus envie que moi je le sais alors… »

Jack fit un gros effort sur lui-même et lui répondit.

« Parce qu'une place de Seigneur est vacante et que je ne veux pas laisser Barbossa y mettre quelqu'un de son choix. »

Angelica se crispa à ce rappel à Elizabeth puis se força à prendre l'air désinvolte.

« Que comptes-tu faire ?

- Ce qu'Elizabeth aurait fait, si elle en avait eu le temps. Souffla Jack. Je compte te désigner.

- Quoi ? S'exclama Angelica, estomaquée par la nouvelle. Mais elle n'aurait jamais fait ça ! »

Les prunelles sombres de Jack se posèrent sur elle et il la fixa avec lassitude.

« Bien sûr que si. Elle t'aimait plus que tu ne le penses, crois-moi. »

Gênée, Angelica détourna les yeux puis se reprit. Une fois devenue Seigneur, peut-être qu'elle pourrait faire en sorte de corriger les erreurs, peut-être même y avait-il des grimoires, quelque chose qu'elle pourrait consulter pour ramener son père… Son regard tomba sur Jack et un élan d'amour la submergea. Il allait à Shipwreck Cove pour elle, quoiqu'il en dise.

« Si nous continuions cette conversation dans notre cabine ? » Suggéra-t-elle avec un sourire.

Les yeux tristes de Jack se posèrent sur elle et il souffla.

« Pas maintenant. J'ai veillé toute la nuit et j'ai besoin de repos. »

Le visage d'Angelica se contracta et il se reprit.

« Cette nuit Angelica. Cette nuit je serais entièrement à toi et je te donnerais toute l'attention que tu mérites. Tu crois que tu peux attendre jusque-là ? »

Angelica sourit, soulagée. Ses doigts caressèrent la chemise de Jack et elle souffla.

« Je crois que je n'ai pas le choix de m'en contenter Mr Sparrow. »

Jack plongea son regard dans ses yeux sombres et sourit franchement cette fois.

« Repose toi mon ange, tu ne dormiras pas beaucoup ce soir. »

Sur cette promesse, le pirate s'éloigna, vaguement soulagé de retrouver la solitude de sa cabine.

Queen Anne'S Revenge

Des larmes roulèrent sur les joues d'Héléna alors que Barbossa poussait un cri de triomphe.

« Abordez ce navire et raflez tout ce qui a de la valeur ! » Ordonna-t-il.

Habitués à obéir, les hommes se précipitèrent sur les grappins et Barbossa regarda avec satisfaction l'équipage de la Navy à présent réduit à l'état de pantins. Il se redressa de toute sa stature puis beugla :

« Et une fois que vous aurez tout ramené, coulez ce navire et ceux qui sont à bord ! »

Héléna frémit et son regard bleu se posa sur les malheureux qui hurlaient, incapables de comprendre ce qui leur arrivait. Le cœur lourd, elle se précipita vers Barbossa.

« Hector, ne fais pas ça ! »

Le pirate s'immobilisa et se tourna vers elle, le regard noir.

« Que dis-tu ? » Lui demanda-t-il d'une voix douceâtre tandis que les hommes les plus proches se tournaient vers eux.

Voyant cela, Héléna comprit son erreur et baissa la voix.

« Pourquoi les couler ? Tu pourrais garder le navire et débarquer l'équipage. »

Hector la fixa.

« Ce navire ne vaut rien, rassure toi, je t'en procurerais un plus imposant Héléna. »

La jeune femme mit quelques secondes à comprendre qu'il pensait qu'elle voulait garder le navire pour elle et secoua la tête.

« Hector non, je t'en prie, épargne les !

- Les épargner ? Alors que ces sales rats travaillent pour la Compagnie ? Tu rêves ma jolie. »

Stupéfaite par le ton âpre sur lequel il lui parlait, Héléna cligna des yeux.

« C'est NON, » ricana Hector.

Du coin de l'œil, Héléna vit la main de son amant effleurer le pommeau de son sabre et une salve d'hurlement retentit sur l'autre navire. Anéantie, Héléna se tourna et comprit que les cordages qui maintenaient les hommes sans défense venaient de se resserrer autour de leurs membres. Elle vit le visage d'un jeune soldat exsangue alors que le cordage enserrait son cou et gémit.

« Hector, je t'en prie, tu sais ce que, ce qu'on ressent, comment peux-tu leur infliger ça ? »

Le pirate ne lui adressa même pas un regard et posa un regard satisfait sur le butin qui passait de l'un à l'autre des navires.

« Regarde Héléna, avec ce sabre, aucun navire ne peut me résister. Bientôt, nous serons les maitres des océans.

- Non ! Hector ! Ce n'a rien à voir avec de la piraterie, c'est de la boucherie ! » Hurla Héléna.

Le pirate se tourna vers elle et pendant une seconde, l'espoir renaquit en elle.

« Hector, c'est le sabre… Je t'en prie, débarrasse toi en, rends le à Calypso. Tu n'as pas besoin de ça pour être un grand pirate. Souffla-t-elle.

- Non. Teach me doit ce sabre. Son navire contre le mien et son sabre en échange de ma jambe. »

Héléna déglutit et porta la main à sa ceinture pour en sortir son pistolet.

« Tu ne me laisses pas le choix, » souffla t'elle, le cœur lourd.

Avant qu'elle ait eu le temps d'aller au bout de son geste, la main de Barbossa s'abattit avec violence sur son visage et elle gémit en sentant du sang couler en rigoles sur son cou. Choquée, elle ne réagit pas lorsque Barbossa lui arracha son pistolet avant de la repousser du bout de sa botte.

« Mettez la aux fers, ordonna Barbossa aux hommes les plus proches. Je réglerais son indiscipline plus tard. »

Héléna sentit des mains la relever sans douceur et entendit de très loin les commentaires graveleux des hommes qui l'entrainaient.

« ROSA ! » Hurla Domez en se précipitant vers eux.

Le visage ensanglanté, Héléna lui lança un regard paniqué. Barbossa n'hésiterait pas à le tuer elle le savait. Comme elle savait qu'elle ne pourrait jamais lui pardonner s'il agissait ainsi.

« Domez ne bouge pas ! » Ordonna-t-elle.

Le second la fixa, stoppé net par l'incongruité de l'ordre et elle gémit.

« Pour une fois, suis mon ordre, je t'en supplie. »

Leurs regards se croisèrent puis Domez serra les poings.

« D'accord. Pour l'instant. » Céda t'il.

Soulagée, Héléna se laissa entrainer tandis que, lui tournant le dos, Barbossa contemplait son œuvre.

Ailleurs,

Elizabeth ouvrit brutalement les yeux et poussa un hurlement de pure souffrance.

La jeune femme tenta de récupérer la maitrise de son corps avant de se rendre compte qu'elle en était incapable. Elle n'avait plus de corps, plus d'âme, plus…

« Tu m'as moi, » souffla une voix.

Elizabeth frémit et gémit.

« Qui es-tu ? Pourquoi me tortures-tu ainsi ?

- Ce n'est pas moi ! » Protesta la voix.

Elizabeth gémit à nouveau et l'autre reprit.

« Qui est Jack Sparrow ? En toi, je ne vois que lui. Qui est-il pour nous ? »

Elizabeth frissonna longuement alors qu'avec le réveil, revenaient les souvenirs.

« Celui m'a conduite ici.

- Qui nous a trahies, » compléta la voix.

Elizabeth souffla avec incompréhension.

« Qu'attends-tu de moi ?

- Vengeance. » Répondit l'autre.

Le Hollandais Volant

Philip s'étala sur le pont et poussa un gémissement alors qu'une trombe d'eau le trempait. Calypso avait beau dire que savoir barrer un navire n'était pas l'essentiel pour celui qui commandait le navire des morts quelques connaissances l'auraient tout de même bien aidé !

Le jeune missionnaire se releva avec lourdeur puis s'approcha du navire vers lequel le Hollandais Volant l'avait conduit sans qu'il sache comment prendre le contrôle du navire. Un cri lui échappa à la vue des visages congestionnés des hommes et il recula en découvrant les cordages qui se desserraient lentement autour de leurs corps morts.

« Seigneur, ça recommence » souffla Philip avant de se signer.

Les yeux remplis d'horreur, il détailla le spectacle qui s'offrait à lui tandis que les âmes quittaient peu à peu le navire pour venir à bord du Hollandais. Philip déglutit et un clapotis se fit entendre. Il se pencha et aperçut le visage doux de Syréna, bientôt rejoint par d'autres sirènes. Philip écarquilla les yeux et Syréna lui jeta un regard triste.

« Là où je vais, vont mes sœurs, » murmura-t-elle avec un regret que Philip ne comprit tout d'abord pas.

Un hurlement déchirant retentit et il se précipita au bastingage. Là, il vit deux ou trois sirène refermer leurs crocs dans le corps d'un homme à demi brulé mais vivant.

« Arrêtez ! » Hurla Philip.

Les sirènes l'ignorèrent tandis que l'homme tournait son visage odieusement défiguré vers lui. Sa main décharnée se leva pour toucher le crucifix qui ornait son cou et Philip comprit avec horreur que l'homme était l'aumônier du navire abordé.

« NON ! Relâchez le, il est en vie, il est en vie ! » Hurla t'il aux sirènes sous le regard honteux de Syréna.

Des rires lui répondirent et une voix commença à chantonner.

« Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour Nous…

- Je n'aime pas cette chanson, rit une autre sirène.

- Non… souffla Philip tandis que le prêtre se tournait vers lui.

- Sois maudit et tes créatures avec toi démon de l'Enfer ! » Cria l'homme avant de rendre l'âme sous un coup de dent particulièrement vicieux.

L'eau se teinta de rouge sous lui et Philip étreignit le bastingage de toutes ses forces.

Syréna baissa les yeux.

« Ce que mes sœurs prennent, elles ne le rendent jamais. » Souffla-t-elle d'une voix trainante.

Anéanti, Philip détourna le regard et se tourna vers les âmes qui l'attendaient. Il n'avait rien pu faire pour le vivant. Mais il lui appartenait de conduire les âmes des morts jusqu'au lieu de leur ultime repos, quel qu'il soit (l'existence du Paradis lui paraissait de plus en plus sujette à caution). Alors, Philip se dirigea vers la barre et posa sa main sur elle. Tandis qu'elle se pliait à sa volonté, Philip comprit que Calypso avait dit vrai. Il n'avait pas besoin de savoir naviguer pour mener le Hollandais. Le navire n'était pas dirigé par les vents ou toute autre boussole. Mais par la volonté de son capitaine.

Le Black Pearl,

Jack, un sourire aux lèvres, regarda Angelica approcher. La jeune femme avait revêtu une des robes qui attendaient dans les cales d'être négociée et avait relevé ses cheveux dans une coiffure à l'orientale.

« Que me vaut cet honneur ? Plaisanta le pirate.

- Ai-je besoin d'une occasion pour chercher à te plaire ? » Répondit Angelica en retour, soulagée de la légèreté que Jack semblait vouloir adopter.

Jack l'attira contre lui et caressa ses fesses à travers l'étoffe.

« Tu n'as pas besoin de mettre une robe pour me plaire, en fait je te préfère sans rien du tout. » Murmura-t-il.

Angelica glissa ses bras autour de son cou.

« Voilà des paroles bien imprudentes Jack, je pourrais te prendre au mot.

- Qu'attends-tu pour le faire ? Murmura Jack contre ses lèvres.

- Je suis sûre que tu dis ça à toutes les femmes. » Plaisanta Angelica.

Jack sourit à son tour et se pencha pour l'embrasser. Il s'interrompit brutalement comme le souvenir d'Elizabeth venait le cueillir inopinément, les paroles d'Angelica l'avaient ramené à un autre temps, une autre femme, avant... Le pirate se força à l'ignorer et se pencha sur Angelica. Elizabeth était morte par sa faute pas celle d'Angelica. Repousser la jeune femme ne la ferait pas revenir, pas plus que cela n'effacerait ses torts à son égard. Le cœur rempli de remords, Jack écrasa ses lèvres sur celles d'Angelica. Le pirate mit dans son baiser toute sa rage et son impuissance et il sentit Angelica mollir contre lui.

« Jack, souffla t'elle, émerveillée.

- Attends de voir la suite, » pavoisa le pirate.

Il la relâcha pour remplir deux verres de vin de porto et s'immobilisa soudain.

A quelques pas de lui, Elizabeth les regardait, le visage rempli de souffrance.

« Que, que, » bredouilla Jack.

Les bras d'Angelica l'enlacèrent.

« Jack ? »

Le pirate cligna des yeux et fixa à nouveau l'endroit où s'était tenue Elizabeth. Le pont était vide.

« Jack ? Tu es sûr que ça va ? S'inquiéta Angelica.

- Oui, j'ai du boire trop de rhum, répondit le pirate avant de se tourner vers elle. Où en étions-nous ma colombe ? »

Angelica referma sa main sur la sienne et l'entraina.

« Nous nous apprêtions à aller boire dans ta cabine et j'avais dans l'idée que tu pourrais me retirer ma robe, attendu qu'elle ne te plait pas. »

Jack sourit et se laissa faire. Alors qu'Angelica fermait la porte sur eux, il fixa une dernière fois le pont désert.

()()

Jack soupira de plaisir alors que les lèvres d'Angelica se refermaient sur son sexe. La langue de la jeune femme glissa sur son gland déjà gorgé de désir et il se crispa.

« Angelica ma belle, je ne suis pas certain qu'une femme honnête et mariée doive se conduire ainsi, plaisanta t'il.

- Qui a dit que j'étais honnête ? » Répondit Angelica avant de l'enfourcher avec gémissement.

Jack siffla entre ses dents alors qu'elle allait et venait sur lui. Ses mains empoignèrent les seins lourds qu'elle lui offrait et il tendit son bas ventre vers elle.

« Angelica, oui, comme ça… »

Un rire lui répondit et elle s'immobilisa brusquement. Jack ouvrit les yeux et la fixa, effaré, tandis qu'elle versait du porto dans leurs coupes.

« Pas encore Jack, je veux profiter de toi, » souffla-t-elle avant de verser lentement son verre sur son torse.

Le pirate frémit alors qu'elle désertait son corps et il sentit la langue de la jeune femme glisser sur son torse pour y lécher le vin.

« Les couvents, ne sont plus ce qu'ils étaient, haleta t'il.

- Ils préparent les jeunes filles à devenir des épouses dociles, » souffla Angelica.

Sa langue glissa lascivement sur le bas ventre de Jack et il gémit, le souffle coupé.

« Angelica, si tu… »

Un antre chaud se resserra autour de lui tandis qu'elle se penchait sur son visage.

« Si quoi ? » Murmura Angelica contre ses lèvres.

Un râle de jouissance lui répondit et Jack la serra contre lui.

« Bugger, souffla-t-il au bout d'un moment. C'est moi où tu as amélioré ta technique ?

- Jack ! » Protesta Angelica.

Le pirate sourit et s'arracha à ses bras.

« Où vas-tu ?

- Vérifier quelque chose sur le pont, marmonna Jack.

- Quoi ? Non ! Jack ! Tu avais promis toute la nuit ! » S'énerva Angelica.

Sans en tenir compte, le pirate passa son fut et se précipita sur le pont.

()()

Comme il s'y attendait tout en espérant le contraire, ce dernier était désert. Seul flottait dans l'air un parfum aussi léger que fleuri.

« Ca va Jack ? Lui demanda Gibbs, qui avait l'air complétement saoul.

- Bien sûr que ça va, pourquoi ça n'irait pas ? Répondit le pirate avant de s'emparer de la flasque du second.

- Hé ! » Protesta Gibbs.

Le pirate n'en tint pas compte et soupira d'aise en sentant la brûlure du rhum dans sa gorge.

« Qu'est ce qui se passe Jack ? Lui demanda Gibbs d'un ton méfiant.

- Rien du tout. Répondit trop vite le pirate. Continue à boire l'ami. » Lui lança t'il en lui rendant sa bouteille.

Stupéfait, Gibbs le suivit des yeux. Ce n'était pas l'habitude de Jack d'autoriser ses hommes à boire pendant leur quart. Le pirate se dirigea vers sa cabine, puis, devant celle-ci, hésita.

« Dis-moi Gibbs, rien de bizarre cette nuit ?

- Quel genre de chose ? Demanda Gibbs, de plus en plus méfiant.

- Je ne sais pas des, choses, sur le pont, qui ne devraient pas être là…

- Non rien, bon dieu Jack qu'est ce qui t'arrive !

- Rien. Bois. » Lui jeta le pirate à la hâte.

Resté seul, Gibbs soupira. Il ne savait pas ce qui arrivait à Jack mais une chose était sûre, c'était de mauvais augure.

Le Queen Anne'S Revenge

Héléna releva à peine la tête lorsque le pas un peu trainant de Barbossa résonna dans l'escalier, signe que le pirate approchait. Elle n'avait pas lavé le sang qui maculait sa joue, pas plus qu'elle n'avait songé à tenter d'amoindrir les dégâts causés par le coup que lui avait porté Hector.

Le pirate s'immobilisa devant sa geôle et elle l'entendit retenir son souffle un instant.

« Comment as-tu osé me tenir tête devant nos hommes ? » Finit par lâcher Barbossa d'une voix qui tremblait de rage.

Cette fois, Héléna redressa le visage et darda ses prunelles bleutées dans les siennes.

« Ce ne sont pas nos hommes Hector, ce ne sont même pas les tiens. Ce sont ceux de Blackbeard. »

Le pirate se crispa et elle poursuivit.

« Quant à toi… Comment as-tu osé lever la main sur moi ? »

Le regard de Barbossa se posa brièvement sur son visage blessé et il détourna les yeux.

« Un capitaine se doit d'être ferme tu le sais aussi bien que moi. Estime-toi heureuse que je me contente de ça. Maintenant lave toi le visage puis rejoins moi dans ma cabine.

- Non. » Répondit Héléna.

Barbossa serra les poings et s'approcha des barreaux.

« Qu'as-tu dit ?

- Non. Répéta Héléna. Je ne te rejoindrais pas.

- Héléna tu es toujours ma seconde, siffla Barbossa.

- Non. Répondit-elle à nouveau. Tant que tu utiliseras ce sabre pour mener tes abordages, je ne te reconnaitrais ni comme mon capitaine, ni comme un homme. »

Barbossa la fixa, furieux.

« Tu me fais du chantage ?

- Appelle ça comme tu veux mais c'est ma condition et je n'y renoncerais pas. » Répondit Héléna, le cœur lourd.

Barbossa hésita, sa main chercha le pommeau de son sabre et il la referma sur lui. Les yeux dans les siens, Héléna retint son souffle.

« Hector, » murmura-t-elle.

Elle n'en dit pas plus, le cœur gonflé d'espoir alors qu'il la regardait longuement.

« Va au Diable. » Finit par lancer Hector avant de s'éloigner sans un regard en arrière.

Une fois seule, Héléna se laissa glisser sur le sol et prit son visage entre ses mains pour cacher ses larmes. Une fois de plus l'histoire se répétait.

()()

La jeune femme pleura longuement sans voir Domez, qui, à quelques pas de là, avait assisté à la scène. Le second grimaça sous le bruit des sanglots de son capitaine puis se décida. Peu importaient les ordres d'Héléna, il était temps qu'il ait une petite conversation avec Hector Barbossa.