Bonjour à tous, déjà merci à Holly et BlackHeart pour leurs reviews !
Holly : Ah Hector pète un plomb et bah Héléna sur le début elle est OK Angelica vit dans son monde, elle pense encore que Jack est qu'à elle…. Philip n'est pas bête, et Syréna est TRES utile ( tu vas l'adorer mdrrr) Angelica gonfle tout le monde je te confirme… enfin sauf une mdrrr . Hector a fait une grosse boulette quand à Lizzie tu verras…
BlackHeart : Le Barboléna arrive….
Et hop voilà la suite, spéciale dédicace pour BlackHeart celui-ci, j'ose croire que tu l'aimeras
Bonne lecture et… reviews ?
Chapitre 33
Aux portes de la mort
Le Queen Anne'S Revenge,
Mécontent, Barbossa attrapa la putain par le bras et la traina hors de la cabine.
« Et mon argent ! » S'exclama la femme.
Un rictus méprisant lui répondit.
« Parce que tu veux être payée pour ça ?
- Tu as juté ! S'insurgea la fille.
- Et ça ne devait rien à tes efforts, » Grinça Barbossa.
Sans plus faire attention aux cris de protestation de la catin, Barbossa la traina sur le pont et la poussa hors du navire. Une fois débarrassé, il se tourna vers un des matelots qui le regardait, les yeux agrandis.
« Va me chercher Héléna, je veux dire la seconde. »
Le matelot se dandina, visiblement embarrassé.
« Bah c'est qu'elle est pas à bord Capitaine… »
Barbossa blêmit un bref instant et se tourna vers les hommes.
« Alors qu'est-ce que vous attendez tas de chiens puants ! Trouvez la moi. »
Deux heures plus tard
Le regard noir, Barbossa écouta le quartier maitre lui faire son rapport. Héléna Teach n'était nulle part dans le port. Pire, des hommes disaient l'avoir vue partir à la barre d'un petit navire marchand qu'elle avait arraisonné avec une poignée de forbans.
« Sors d'ici. » Ordonna Barbossa d'une voix froide.
Le quartier maître ne se fit pas prier et s'empressa de déguerpir, laissant Hector seul avec sa rage.
Une fois seul, Barbossa prit une pomme avant de la reposer avec une grimace. Il n'avait pas envie de pommes. Il avait envie d'Héléna. Seulement la jeune femme était partie.
« Bon débarras, » grommela-t-il avant de grogner.
Pour qui se prenait-elle cette donzelle pour oser désobéir à ses ordres ! Non seulement elle avait transgressé son rôle de seconde ce qui s'apparentait à une honnête mutinerie mais en plus elle était passée outre le Code qui disait qu'en temps de guerre les Seigneurs devaient suivre les directives du Roi !
Les yeux de Barbossa se posèrent sur la carte qu'ils avaient élaborés ensemble et il sourit.
« Tu ne crois tout de même pas t'en sortir aussi facilement Héléna Teach ? » Murmura t'il.
Sans plus réfléchir, Barbossa sortit de sa cabine à la hâte.
« Levez l'ancre et carguez les voiles ! » Cria t'il.
Le quartier maitre s'approcha de lui avec prudence.
« Quel cap Capitaine ?
- Laisse donc, je vais prendre la barre, » susurra Barbossa tandis que, sur son épaule, Jack lui tendait la carte.
Le Black Pearl
Angelica posa un regard fatigué sur Jack.
« Tu es sûr que tu sais où on va Jack ? Je veux dire tu y es déjà allé ?
- Bien sûr ! Pavoisa le pirate. Seulement la dernière fois j'étais dans le ventre du Kraken alors j'ai pas eu trop le temps de repérer la route. »
Angelica leva les yeux au ciel et observa les glaces qui les entouraient.
« Alors pourquoi ici ?
- C'est ce que disait la carte, répliqua Jack avec agacement.
- Tu as des cartes ! Mais pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ! Où sont-elles ? »
Jack grimaça et répondit d'un air pédant.
« J'ai dit que j'avais eu une carte. Pas que je l'avais encore.
- Mais alors qui l'a ?
- On l'a brûlée, répondit obligeamment Gibbs.
- Vous l'avez quoi ! S'étouffa Angelica.
- Arrosée de rhum et brûlée, répondit Jack. Quel dommage, un si bon rhum, soupira t'il.
- Mais enfin qu'est ce qui t'a pris de faire une chose aussi stupide ! S'emporta Angelica.
- Y'avait urgence trésor, si elle n'avait pas brûlée ton père n'aurait eu aucune raison de nous laisser la vie sauve. »
Angelica soupira.
« Mon père ne t'aurait jamais fait de mal Jack !
- C'est ça répète toi le assez souvent tu finiras par t'en convaincre, » ironisa Jack.
Une bordée de jurons à faire rougir le plus aguerri des marins espagnols échappa à Angelica et elle tourna les talons.
« J'ai rien compris à ce qu'elle a dit, plaisanta Jack.
- Bah en fait, elle a dit : espèce de sale encu
- Ça ira Scrum, j'avais compris l'idée. » Le coupa Jack.
Gibbs sourit à la vue de Jack à la barre et s'empressa de déboucher une flasque de rhum pour lutter contre le froid. Il ne savait pas trop où la quête de Jack allait les mener mais une chose était sûre, il préférait voir son capitaine ainsi plutôt qu'occupé à divaguer.
La Gloriette
Héléna posa un regard méfiant sur son équipage. Pour l'instant, les hommes semblaient bien se tenir mais elle était bien placée pour savoir que certains avaient parfois du mal à se faire au commandement d'une femme. Par le passé, Domez avait toujours été d'une aide précieuse dans ces moments-là. Le cœur de la jeune femme se serra au souvenir de son second. Lorsque Domez était mort, elle n'avait pas seulement perdu un marin aguerri mais aussi son seul ami.
« Nous approchons de l'île que vous avez désigné Capitaine, déclara Siff, son nouveau second.
- Dans combien de temps ? Demanda Héléna.
- Deux jours si le vent se maintient.
- Bien, fais en sorte de maintenir l'allure et le cap, je vais me reposer quelques heures. »
Siff hocha la tête et Héléna rejoignit sa cabine avec répugnance. Voyager avec un équipage inconnu lui déplaisait souverainement mais le repos lui était nécessaire. Elle allait avoir besoin de toutes ses forces pour affronter Federico seule. Quelque chose lui disait qu'il ne serait pas particulièrement ravi de la revoir à nouveau.
Le Queen Anne'S Revenge
Barbossa fouilla l'horizon du regard et cracha avec dépit. Nul navire n'était en vue et il était impossible qu'Héléna ait pris autant d'avance ! Il avait passé quoi ? Trois heures, peut être quatre avec la putain, puis encore deux heures à chercher Héléna et une de plus pour sortir de ce foutu port. Ce qui faisait sept heures de retard sur le navire de la jeune femme.
En admettant que la carte qu'elle lui avait fournie soit la bonne ce qui, connaissant Héléna, était loin d'être acquis. Un petit sourire amusé se forma sur les lèvres de Barbossa à cette pensée et il songea qu'Héléna était décidément un pirate comme il les aimait. Sauf bien sûr lorsqu'ils exerçaient leur talent contre lui.
Le Black Pearl
Angelica fixa le ciel rempli d'étoiles avec dépit.
« Nous sommes complétement perdus, marmonna-t-elle.
- Parfois il faut se perdre pour trouver ce qu'on cherche, répliqua Jack.
- Oh pitié non, » soupira outrageusement Gibbs.
Surpris, les deux époux se tournèrent vers lui et Gibbs expliqua.
« C'est exactement ce que Barbossa a dit la dernière fois, juste avant la chute d'eau.
- Chute d'eau ? Glapit Jack.
- Ouais la chute d'eau, énorme, qui donne l'impression de s'enfoncer dans les abysses elles-mêmes, » raconta Gibbs d'une voix angoissante.
Jack blêmit et se précipita vers la barre.
« Bugger mais tu pouvais pas le dire avant ! »
Ce faisant il croisa le regard moqueur d'Elizabeth et s'emporta, oubliant la réserve qu'il se forçait à adopter depuis sa conversation avec Angelica.
« T'es contente hein ! Et si je perds le Pearl comment tu crois qu'on va venir te sauver hein ? Stupide donzelle. » Pesta Jack sous le regard effaré d'Angelica.
Gibbs grimaça à la pensée que le moment était mal choisi pour que Jack perde à nouveau la tête et Angelica poussa un hurlement.
« Chute d'eau droit devant ! »
La jeune femme se précipita vers Jack pour l'aider à manœuvrer.
« Vire de bord, vire, vite.
- J'essaie, » grinça Jack.
Le grondement de l'eau se fit assourdissant et Gibbs se signa à la hâte.
« Seigneur je pensais pas revivre ça un jour, » gémit il en s'accrochant à un cordage.
A la barre, Angelica jeta un regard désemparé à Jack et il la serra contre lui.
« J'espère que ton dieu écoute les prières parce qu'on va en avoir besoin. » Murmura Jack en les plaquant tous les deux contre la barre.
Un hurlement lui répondit alors que le Black Pearl basculait dans le vide…
Ailleurs,
« NON ! » Hurla Elizabeth.
Alors que le Black Pearl basculait dans les flots avec ses occupants, Elizabeth sentit l'eau la submerger et tendit ses mains imaginaires pour retenir, retenir…
La douleur la submergea puis ce furent les ténèbres.
Le Hollandais Volant
Philip sursauta alors le ciel d'ordinaire sombre et calme de l'autre monde explosait de toutes parts comme si l'Apocalypse de la Bible se déchainait.
Effrayé, le jeune homme recula et tomba à genoux au milieu des âmes dont il avait la charge.
« Pardonnez-moi Seigneur parce que j'ai péché… » Commença t'il.
Autour de lui les âmes se rassemblèrent puis un homme qui portait encore sa tenue d'ecclésiaste s'agenouilla à ses côtés et reprit sa prière tandis qu'au grand étonnement de Philip les autres âmes l'imitaient.
Maison des Cortes
Héléna regarda avec un grincement de dents la demeure cossue qu'elle avait espéré ne jamais revoir.
Son regard bleu détailla l'édifice. La maison des Cortes n'avait plus le lustre qu'elle lui avait connu. Héléna jeta un regard au parc maintenant mal entretenu et à l'escalier aux marches fendues et grimaça. Lorsqu'elle avait décidé de revenir ici, elle n'avait pas pensé trouver les choses dans un tel état de délabrement. Son cœur accéléra à la pensée qu'elle pourrait échouer et elle avança précautionneusement vers la demeure et la contourna.
Cette fois il n'était pas question de faire une entrée fracassante. Pas sans Domez pour couvrir ses arrières.
Elle glissa un regard vers la salle des domestiques et en dénombra cinq, principalement des femmes et nettement moins que le train habituel des Cortes. Son cœur se serra à la vue du délabrement qui semblait avoir touché également l'intérieur de la maison et elle se réjouit que Diego ne soit plus là pour voir ça. Ca l'aurait tué s'il n'avait pas déjà été mort.
Avec un soupir, Héléna se rencogna dans l'ombre et attendit. Dans une heure le soleil serait couché et elle pourrait enfin agir.
Sud des Amériques.
Barbossa posa sa jambe de bois avec satisfaction sur le ponton et se dirigea vers le navire le plus proche. Une coque de noix au nom français visiblement arrivé de peu lui aussi.
« Dites-moi quel est le nom de votre capitaine ? » Susurra-t-il.
Le matelot auquel il s'était adressé lui renvoya un regard insolent.
« Ça te regarde pas l'infirme. »
Barbossa frémit de rage et l'employé des taxes choisit cet instant pour s'adresser à lui.
« Si vous voulez mouiller ici il vous en coutera cinq shillings. »
Un sourire gracieux éclaira le visage de Barbossa et il mit la main à sa ceinture.
« Voilà qui devrait payer mon mouillage, » ricana t'il en logeant une balle entre les deux yeux de l'homme.
Cette formalité réglée, il se tourna vers l'insolent.
« Où en étions nous avant que ce gratte papier nous interrompe ? Ah oui, je vous demandais le nom de ton capitaine et il me semble avoir mal entendu votre réponse…
- Ca, ca, capitaine Rosa la la la
- Rouge, compléta Barbossa. Tu devrais changer de pantalon l'ami. » Ricana-t-il avant de faire signe à ses hommes de le suivre.
Sous le regard médusé des témoins de la scène, Barbossa gonfla le torse et clopina en direction d'un homme qui n'avait pas eu la présence d'esprit de se cacher.
« Pardonnez moi, Monsieur, pourriez vous m'indiquer la résidence des Cortes je vous prie ? » Demanda Barbossa d'un ton onctueux.
Terrifié par Barbossa et ses hommes, l'homme bredouilla des mots sans le moindre sens et Barbossa ricana.
« J'ai du mal à vous comprendre, il serait tellement plus aimable de votre part de nous emmener jusqu'à notre destination. »
L'homme blêmit et Barbossa sourit.
« Ensuite vous serez libre de rentrer chez vous changer de pantalon. » Ajouta t'il moqueusement, fier de la terreur qu'il inspirait.
Maison des Cortes
Héléna se glissa dans la demeure silencieuse et avança vers la bibliothèque, l'arme au poing. Un sourire désabusé lui échappa alors que Federico se levait d'un mouvement brusque à son entrée.
« Héléna, non pas encore, » gémit-il.
La jeune femme posa un regard las sur le visage émacié de Federico. L'homme avait changé depuis leur dernière rencontre. Si elle ne l'avait pas autant haï de l'avoir vendue elle en aurait eu presque pitié.
« J'ai bien peur que si Federico.
- Que veux-tu cette fois !
- La même chose que la dernière j'en ai bien peur, soupira exagérément Héléna.
- Je t'ai donné la pierre !
- Mais il en existe d'autres nous le savons tous les deux. Et tu possèdes la carte qui y mène. »
Une expression de folie passa dans le regard de Federico et il ricana.
« Oui je la possède mais je préférerais mourir plutôt que de te la remettre Héléna.
- Si tu veux, répondit la jeune femme avec indifférence. J'interrogerais Constance à la place ou tes enfants peut être… Tu en as bien deux Federico ? »
L'homme éclata d'un rire dément et la fixa.
« Mes enfants sont morts Héléna, Constance n'a pas attendu ta prochaine visite, elle les a étouffés dans leur sommeil il y a un an. Une folie passagère a dit le médecin. »
Ebranlée par la nouvelle, Héléna baissa légèrement son arme.
« Je suis désolée Federico, je n'ai, je n'ai jamais voulu ça…
- Bien sûr, cracha l'homme. Tu sais pourquoi elle l'a fait ? »
Méfiante à la vue de la lueur de folie qui brillait dangereusement dans les yeux de l'homme, Héléna recula.
« Elle l'a fait pour me punir de t'avoir laissée la marquer ! »
Un brusque remords serra le cœur d'Héléna et elle se força à lui faire face.
« Parce que tu as choisi Federico, je t'avais laissé le choix. Elle ou toi. Tu l'as condamnée pour garder ton visage intact. Pour tout ce qu'on désire, il y a un prix à payer.
- Un prix, ricana Federico. Comme celui que tu as fait payer à Diego ? Regarde toi Héléna, tu protestes contre les actes de ton frère mais tu es devenue un monstre toi aussi.
- Je ne suis pas un monstre ! Ragea Héléna. Maintenant donne moi les cartes et mes hommes et moi nous partirons.
- Tes hommes ? Voyons Héléna Teach, tes hommes sont morts dévorés par les charognardes des mers tandis que ton navire a été englouti. »
Héléna déglutit.
« Comment sais tu ça…
- Tu croyais vraiment que j'allais te laisser t'en sortir comme ça, Héléna ? »
La jeune femme inspira profondément. Le bluff, seul comptait le bluff.
« Federico, j'ai un nouvel équipage, mes hommes sont dehors prêts à faire brûler ta maison alors pour la dernière fois, les cartes. »
Son vieil ennemi ébaucha un geste mais avant qu'Héléna ait pu discerner de quoi il était question une furie aux cheveux blancs se jeta sur elle.
« SALOPE ! JE SAVAIS QUE TU REVIENDRAIS ! » Hurla la femme.
Déstabilisée sous l'assaut de la blonde, Héléna perdit l'équilibre une fraction de seconde et son regard s'agrandit alors qu'une lame se plantait dans son estomac.
« CREVE ! » Hurla Constance, l'écume aux lèvres.
La lame la poignarda de nouveau et Héléna poussa un hurlement de souffrance.
Son ventre lui faisait mal comme jamais alors qu'elle tentait d'écarter Constance d'elle. Un voile rouge passa devant ses yeux et Héléna réalisa qu'elle avait perdu son arme.
A cet instant un fracas retentit et Constance fut brutalement arrachée de son corps sanglant.
« Cortes, la pierre. » Ordonna Barbossa.
Un sanglot fit hoqueter Héléna tandis que l'autre se débattait comme une diablesse.
« Vite ou je termine l'autre moitié du visage, » ricana Barbossa.
A ces mots, Constance s'effondra et se tourna vers Federico.
« Pitié, » gémit elle.
Federico blêmit alors qu'Héléna tentait de se redresser.
« Ne bouge pas, ordonna Hector.
- Je vais vous donner la carte, souffla Federico. Je n'ai pas d'autre pierre, je vous en supplie. »
Un lent sourire se forma sur le visage d'Hector et il déchira la chemise de nuit de Constance.
« Ou peut être que je devrais m'occuper du corps cette fois. »
Sa main griffue passa sur la peau blanche et parfaite de Constance tandis que ses hommes maintenaient Cortes en joue.
« D'accord, voilà les pierres, c'est tout ce qui reste je vous le jure. »Balbutia Federico en sortant deux pierres sombres de son bureau.
Barbossa fit signe à l'un de ses hommes de les prendre et Federico ricana.
« Elles vous mèneront à votre perte, tout ce qu'a ramené mon ancêtre est maudit.
- J'ai une certaine expérience des malédictions de Cortes, » ironisa Barbossa.
Un sourire mauvais éclaira son visage et il posa son arme sur le front de Constance.
« Remerciez votre époux. Grâce à lui j'ai décidé d'abréger vos souffrances. »
Federico poussa un hurlement tandis que la balle faisait exploser le crane de sa femme et Barbossa se tourna vers lui.
« Voilà ce qu'on gagne à refuser une requête poliment présentée, » se moqua t'il avant de tirer dans la jambe de l'homme qui s'écroula.
Cela fait, Barbossa se pencha sur Héléna qui peinait à respirer.
« Ca va ?
- Non… »
Un soupir agacé échappa au pirate et il la souleva dans ses bras.
« Fouillez la pièce, ramenez tout ce qui ressemble à une carte puis brûlez tout. »
Héléna leva un regard épuisé sur lui et Barbossa sourit.
« Quand on se venge, on va jusqu'au bout ma chère. »
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Alors que le ciel s'embrasait derrière lui, Hector avança jusqu'au port, Héléna à présent inconsciente dans les bras.
A leur vue, Siff se précipita.
« Capitaine ! Vite emmenez la à bord. »
Barbossa baissa les yeux sur Héléna et la voyant dans les vapes n'hésita pas.
« Sa place est à bord du Queen Anne, prend ta coque de noix et dégage, je te nomme capitaine. »
Siff hésita et Barbossa songea qu'il en avait assez des seconds trop zélés. Au moment où il se décidait à le tuer, Siff réagit.
« Si vous le dites, bon vent… »
Le Queen Anne'S Revenge
Héléna ouvrit les yeux, un peu perdue. Il y avait eu Constance, puis la lame et cette douleur qui ne voulait pas la lâcher et Hector avait…
« Son corps guérit, je ne sais pas comment c'est possible, mais il se régénère. Balbutia une voix venue de très loin. Mais l'enfant est perdu.
- Quel enfant ? »
Hector….
La voix terrifiée reprit.
« Celui qu'elle portait, il est mort. »
Héléna sentit la douleur recouvrir ses sens mais une main l'agrippa.
« Qu'est ce que tu m'as encore caché sale garce ! Quel enfant ? Celui de Domez ?
- Non ! Protesta Héléna dans un sursaut d'énergie. Personne que Hector. »
Elle murmura ces mots et Barbossa recula, le visage blême tandis qu'elle sombrait dans les ténèbres.
Barbossa écarta le médecin inutile.
« Dégage !
- Mais si je la referme pas, elle…
- J'ai dit dégage ! » Rugit Barbossa.
Le pauvre médecin qui avait été enlevé par des hommes terrifiants recula tandis que Barbossa sortait une petite pierre de sa poche. Sans hésiter, il la plaça dans les entrailles à nu d'Héléna.
« Mais vous êtes fou ! » Ne put s'empêcher de protester le médecin.
Barbossa l'ignora et commença à psalmodier les mots qu'il avait entendus quelques années plus tôt et qui l'avaient ramené à la vie. L'incantation était brève et sans doute était-ce la raison pour laquelle il s'en souvenait.
« Revient à la vie mon plaisant enfant. Revient et aide Calypso. » Souffla t'il.
Bon, il n'était pas certain que les mots étaient vraiment nécessaires mais dans le doute…..
Sous son regard brillant, les entrailles d'Héléna se reconstituèrent tandis que la pierre disparaissait.
« Referme-la. » Ordonna-t-il au médecin.
Ce dernier obéit et Barbossa fixa brièvement le visage d'Héléna avant de se détourner.
