Bonjour à tous, déjà merci à BlackHeart et Holly pour leurs reviews !

Holly : roooo pauvre Olonois ! Tu t'entêtes mdrrr, et puis il connait pas encore bien le code . Sri est eunuque sur vu sa voix de fausset mdrr. Lol c'est sur que j'aurais préféré une Héléna à Angie mais bon… Ne suce plus de bonbons en lisant, tu pourrais t'étouffer ça serait dommage …Teague c'est pas qu'il aime pas Angie c'est qu'il adore Liz mdrr

BlackHeart : Lol n'empêche qu'Héléna a donné une autre dimension à mon scénario de base ! Oui oui le 41

Voici donc la suite de l'histoire avec un chapitre de transition mais aussi de révélations ^^ Bonne lecture et… reviews ?

Chapitre 41

Les femmes de la famille Teach

Queen Anne'S Revenge,

Héléna prit une brutale inspiration alors qu'elle s'avançait sur le pont. Accoudé au gouvernail, Hector la regarda approcher, le visage fermé. La jeune femme avala sa salive et redressa la tête.

« Puis je te parler ? »

Barbossa la fixa quelques secondes avant de laisser ses yeux errer sur son ventre à l'arrondi léger.

« Hector ? »

Le pirate grogna et lui désigna sa cabine du menton.

()()

Il referma la porte sur eux et Héléna réprima une envie brutale de se jeter dans ses bras au lieu de ça, elle prit la parole.

« Tu es toujours Roi, Elizabeth a choisi de rester morte aux yeux de la Confrérie.

- Oh et tu t'es donc empressée de l'annoncer au Gardien. » Rétorqua Barbossa.

Surprise par son amertume, Héléna lui adressa un regard perplexe tandis qu'il poursuivait.

« Sauf que comme toujours ce foutu Teague ne protège qu'une chose, son Code et sa Confrérie. »

Héléna tressaillit alors que les menaces de Teague lui revenaient en mémoire.

« Tu as dit que tu avais quelque chose à m'apprendre…

- Oh ça t'intéresse ? Moi qui pensais que tu étais en service commandé pour ton ancien amant. »

Héléna ne put réprimer un sourire mi agacé mi amusé.

« Je t'ai déjà dit qu'il n'y avait rien entre Teague et moi. »

Barbossa grimaça, furieux de se faire prendre en flagrant délit d'intérêt.

« J'ai trouvé le moyen de tuer Calypso.

- Quoi ? Hector tu n'es pas sérieux ! » S'exclama Héléna en avançant inconsciemment vers lui.

Le pirate ricana.

« Attend la suite avant de te réjouir. L'arme qui permet de tuer Calypso est le sabre que je lui ai rendu pour te faire plaisir ! »

Héléna cligna des yeux.

« Quoi ? Mais…

- Mais quoi ? Tu n'avais pas prévu ça ? » Ironisa Barbossa.

Les yeux d'Héléna s'embuèrent alors que les regrets la submergeaient.

« Tu sais bien que non. »

Barbossa inspira longuement et s'approcha d'elle.

« Je comptais sur Sparrow pour me donner son compas afin de le retrouver mais cette garce d'Elizabeth l'a volé. »

Héléna tressaillit.

« Tu n'es pas sérieux ! »

Barbossa croqua dans une pomme et la fixa.

« Au contraire Héléna. Je n'ai pas la moindre intention de laisser Calypso s'emparer de ce qu'il y a dans ton ventre. Elle est à moi. »

Le cœur d'Héléna fit une embardée et elle s'approcha de lui.

« Je croyais que tu t'en moquais.

- C'est une affaire de principe, » rétorqua Barbossa d'un ton pédant.

Héléna le fixa et inspira lourdement.

« Dans ce cas, peut être que je sais où Calypso l'a dissimulé. »

Hector se pencha vers elle.

« Où ? »

Héléna réfléchit rapidement puis se tourna vers lui.

« Sur la Muerta, c'est là que mon frère l'a trouvé la première fois.

- La Muerta ? Et il n'a pas touché à l'or ?

- Oublies tu que nous connaissions les Cortes ? Répliqua Héléna. Seul un fou s'aventurerait à voler l'or maudit. »

Barbossa se crispa et elle sourit gauchement.

« Voilà pourquoi Calypso y dissimule le sabre, parce que personne ne peut trouver la Muerta.

- Sauf celui qui y est déjà allé, » compléta Barbossa, l'échine secouée par un frisson involontaire.

Leurs regards se nouèrent et Barbossa reprit.

« Dans ce cas nous partons sur le champ. »

Héléna glapit et secoua la tête.

« Nous ne pouvons pas, il y a le Conseil et

- Je me moque du Conseil. Je trouverais ce sabre et je m'en servirais avant que Calypso ait le temps de réclamer son prétendu du. »

De nouvelles larmes perlèrent au coin des yeux de la jeune femme. Pourquoi fallait-il toujours que sa vie soit si compliquée ? Pourquoi devait-elle sans cesse sacrifier ce à quoi elle tenait pour sauver une autre chose ? Mais cette fois serait la dernière. Elle avait fait son choix. Elle l'avait fait dès l'instant où Calypso lui avait rappelé leur odieux marché.

« Je ne viens pas avec toi Hector. »

Le pirate écarquilla les yeux.

« Quoi ? Tu m'en veux encore pour cette dispute stupide ? Héléna je

- Ce n'est pas ça, le coupa précipitamment la jeune femme qui ne voulait pas laisser les mots qu'il allait prononcer risquer d'ébranler sa décision. Hector, si je viens avec toi, si je suis en mer, Calypso me suivra pour être certaine que je ne compte pas lui dérober l'enfant. Alors que si je reste ici et qu'elle croit que nous sommes séparés pour de bon…

- Elle ne prêtera aucune attention à moi, » souffla Barbossa.

Héléna se força à lui sourire et Hector la regarda avec méfiance.

« Je croyais que tu ne voulais pas que je me serve du sabre de Poséidon ?

- Je veux encore moins que notre fille paie mes erreurs, » rétorqua Héléna.

Leurs regards se nouèrent et Barbossa l'attira à lui. Leurs lèvres se soudèrent et Héléna s'accrocha avec désespoir à son amant. Le baiser se prolongea puis Hector rompit leur étreinte et la fixa.

« Tu ne me mens pas cette fois n'est-ce pas ?

- Hector, c'est mon, notre enfant. Je ferais tout pour elle. Tout. Souffla Héléna. Je l'aime. »

Rassuré, le pirate la serra contre lui. Héléna soupira alors qu'il l'embrassait avec voracité et se cambra vers lui alors qu'il la déshabillait à gestes pressés.

Le Hollandais Volant

Philip soupira à la vue des parchemins jaunis qui encombraient sa cabine. Il n'en pouvait plus du désordre qui y régnait. Ses doigts effleurèrent les touches de l'orgue qui occupait tout l'espace et il tressaillit involontairement alors qu'il réalisait que ses doigts avaient élaboré une mélodie plus adaptée à une église qu'au non lieu où il naviguait.

Il soupira lourdement et prit une lettre encore scellée d'un geste dégouté. Son regard accrocha le nom du destinataire et il soupira : Davy Jones. Soit l'avant dernier capitaine si ses comptes étaient exacts ce dont il ne pouvait être certain. Il contempla quelque instants l'enveloppe puis la retourna. L'expéditeur était la mère du capitaine. Philip songea à cette pauvre femme dont le fils n'avait jamais ouvert la lettre et déchira l'enveloppe.

C'était sans doute mal. Mais s'il avait encore eu une mère pour s'inquiéter de lui, il aurait aimé que quelqu'un lui réponde.

Ses yeux parcoururent le papier jauni et il hoqueta.

Mon cher Davy

Mon cœur saigne à l'idée qu'après avoir volé ma sœur, cette engeance maudite de Calypso te vole à ton tour.

Je ne t'en ai jamais parlé car mon père avait exigé le plus grand secret sur cet accord mais Calypso a volé assez de personnes qui m'étaient chères pour que je ne puisse me contenir.

Longtemps avant ta naissance, j'avais une sœur. Elle s'appelait Elliana et était la plus gracieuse des enfants.

Pour cela Calypso l'a choisie.

Et elle a fait d'elle un monstre.

Une sirène, une créature assoiffée de sang et de viscères.

Quand à mon père, elle l'a détruit. Elle l'a englouti dans un de ses maelstrom car les promesses de Calypso sont ainsi : du vent et des paroles faites pour endormir les consciences.

Son seul but est d'acquérir des serviteurs sans rien offrir en retour. Je t'en supplie Davy, ne tombe pas dans son piège, elle n'a rien d'humain et finit toujours par reprendre ce qu'elle a offert.

Reviens moi.

Ta mère qui t'aime.

Choqué, Philip repoussa la lettre. Il avait toujours cru que les sirènes étaient des créatures de Dieu. Des perfections nées de l'amour de Dieu. Et voilà que la lettre de la mère de Jones les reléguait à de simples marchandises, des créations qui ne devaient rien au Seigneur mais tout à l'ambition dévorante d'une divinité païenne.

Alors qu'il repoussait la lettre, un papier plié tomba de celle-ci, le jeune missionnaire se pencha pour le ramasser et un cri étouffé lui échappa à sa vue. C'était un croquis grossier mais suffisamment bien exécuté pour que l'amoureux qu'il était reconnaisse sa belle. Le dessin représentait Syréna telle qu'elle avait du être enfant.

Un tintement retentit et le tira de sa contemplation. Les mains tremblantes, Philip se dirigea vers la barre. Il avait des âmes à moissonner.

Shipwreck Cove

Angelica pénétra sans bruit dans la salle où Teague avait laissé son fils quelques heures plus tôt. Son regard embrassa le dos du pirate et son cœur se serra à la vue des épaules tremblantes de ce dernier. Elle n'avait jamais vu Jack ainsi. Au contraire, depuis qu'elle l'avait rencontré des années plus tôt, le pirate avait toujours été la force où elle puisait son courage, voir l'indifférent qui lui permettait de prendre les choses à la légère. Et voilà que maintenant Jack Sparrow, le grand capitaine Jack Sparrow, pleurait comme un enfant au milieu d'une salle vide. Angelica se crispa à cette constatation et s'approcha lentement de son époux.

« Jack ? Que se passe-t-il ? » Demanda t'elle, la gorge nouée à la pensée que sa tristesse ne pouvait avoir qu'une seule cause.

Jack releva les yeux vers elle et sourit du sourire charmeur qu'elle aimait tant.

« Rien mon ange. »

Angelica sentit ses lèvres se poser sur les siennes et répondit sans réserve à son baiser. Quoiqu'il arrive à Jack, elle lui ferait oublier, elle l'aimait trop pour le perdre. Jack soupira contre sa bouche et s'écarta.

« Que lui as-tu dit ? » Souffla-t-il, les yeux dans les siens.

Angelica grimaça. On en revenait toujours à elle, même maintenant qu'elle était partie, même alors qu'elle avait tout gâché par sa seule existence.

« De qui parles tu ? » Demanda-t-elle d'une voix tremblante.

Jack la fixa.

« Tu le sais très bien Angelica, qu'est-ce que tu lui as dit ? »

Elle soupira alors qu'elle comprenait qu'il n'abandonnerait pas si facilement.

« Que j'étais grosse de toi. »

Jack hoqueta et la fixa avec intensité.

« Est-ce que c'est vrai ? »

Angelica déglutit. La voix de Jack avait perdu ses inflexions charmeuses pour se transformer en quelque chose, quelque chose qu'elle ne lui avait jamais connu, une dureté.

« Angelica ? » Répéta Jack.

Elle grimaça et détourna les yeux.

« Ça pourrait l'être. »

Elle sentit la crispation brutale du corps de Jack et il inspira longuement.

« Pourquoi ? »

Désemparée, Angelica se tourna vers lui, les larmes aux yeux.

« Parce que j'ai eu peur qu'elle te prenne comme elle a pris mon père ! Jack, je, la façon dont tu la regardes et

- Alors tu l'as exilée, la coupa Jack. Tu avais une seconde chance de connaitre quelqu'un de ta famille, cette famille dont tu m'as rabattu les oreilles et au lieu de ça tu

- Tu as couché avec elle ! Hurla Angelica. Tu as couché avec elle à la première occasion, tu lui as fait un bébé !

- Si tu crois que je l'ai fait exprès, » maugréa Jack.

Angelica secoua la tête et lui saisit le bras.

« Jack, je l'ai fait pour nous, pour ne pas te perdre, pour

- Tu l'as fait parce que tu n'avais pas confiance en moi. La coupa à nouveau Jack. Comme lorsque je t'ai dit la vérité sur ton père, si tu m'avais cru à ce moment-là… »

La jeune femme serra les poings.

« Je ne veux pas te perdre.

- Et tu as choisi pour moi, compléta Jack.

- Parce que je t'aime ! Jack, toi et moi c'est

- L'amour ce n'est pas ça Angelica. »

La jeune femme se décomposa et il s'écarta d'elle.

« Jack ? Tu ne vas pas partir…

- Tu devrais rejoindre ta chambre Angelica, je dormirai sur le Pearl. » Lui lança Jack avant de sortir.

En larmes, Angelica le regarda s'éloigner.

La Victalia

Elizabeth posa un regard las sur les décombres qui l'entouraient.

Après avoir quitté Jack pour de bon, la jeune femme avait tôt fait de trouver un navire pas trop regardant qui partait vers l'Angleterre où elle avait résolu de s'installer, à l'écart du monde et de Jack. Le voyage s'était bien déroulé, du moins au début. Jusqu'à la tempête de la nuit dernière à cause de laquelle elle se trouvait à présent seule au beau milieu de l'océan et des hommes à demi morts qui avaient voyagé avec elle.

La jeune femme ferma les yeux. Elle avait survécu. Elle avait mal mais elle savait déjà qu'elle survivrait à ça et à d'autres choses aussi. Héléna le lui avait expliqué. C'était la malédiction de la Fontaine. Une vie enrichie des années qu'elle avait volées à sa propre fille. Une vie longue à attendre la mort.

Un des hommes encore conscients poussa un hurlement et Elizabeth se tourna mollement vers lui. Là, elle vit les longues chevelures des sirènes tandis qu'elles dévoilaient leurs crocs pour dévorer ceux qui étaient encore vivants. L'une des créatures s'approcha d'elle et Elizabeth ferma les yeux. Peut-être que son supplice prendrait fin plus tôt que prévu finalement…

Le Hollandais Volant

Philip émergea non loin de l'épave et détourna les yeux des sirènes alors qu'elles se jetaient sur ceux qui avaient la malchance d'être encore en vie. Il avait renoncé à les sauver. Son rôle était de guider les morts, pas de protéger les vivants. Il serra le bastingage et fit signe aux âmes d'approcher.

« Philip ? »

Le jeune homme baissa les yeux, encore ébranlé par ce qu'il avait découvert sur sa belle.

« Tu n'es pas avec tes sœurs ? » Lui demanda-t-il par automatisme.

Syréna secoua la tête.

« La femme que tu voulais que je sauve, elle est ici. »

Philip sursauta et fixa les vivants. Au loin il reconnut les cheveux blonds d'Elizabeth et posa un regard affolé sur Syréna.

« Je m'en occupe. » Répondit la sirène.

La Victalia

Elizabeth sentit des mains humides et glacées l'étreindre. La jeune femme ne put retenir un frémissement à la pensée de la souffrance qui l'attendait et se força à rester immobile. Aussi forte que soit la douleur, jamais elle n'égalerait ce qu'elle avait vécu lorsqu'elle était prisonnière de la Fontaine.

Elle attendit tandis que la sirène l'emportait.

« La voilà. » Murmura une voix.

Surprise, Elizabeth ouvrit les yeux et son cœur se gonfla de joie à la vue du Hollandais Volant. Puis, elle se souvint. Will n'était plus.

Le Hollandais Volant

Philip tendit la main à Elizabeth et la détailla. La jeune femme avait l'air mal en point. Blessée bien sûr mais pas que ça. Son regard croisa celui de la jeune femme et il soupira. Elizabeth n'était plus que détresse.

Le Queen Anne'S Revenge

Héléna glissa sa main le long du torse nu d'Hector et il se réveilla brusquement.

« Je suis content que tu aies repris ta place. » Admit-il.

Le cœur d'Héléna se serra à la pensée de la séparation prochaine et elle s'écarta de lui.

Hector grimaça et reprit d'une voix bourrue.

« Ecoute, sur ce que j'ai dit sur l'île

- Tais toi, » lui ordonna Héléna.

Barbossa poussa un soupir soulagé, il se voyait mal être obligé de présenter des excuses à la pirate. Après tout c'était elle qui l'avait trompé en premier lieu ! Leurs lèvres se soudèrent à nouveau et il passa sur elle. Sa main écarta les cuisses de sa maitresse pour lui faciliter le passage et il la prit sans douceur. Sous lui, Héléna se cambra en gémissant.

« Je vais bientôt partir, annonça Barbossa. Inutile de perdre du temps maintenant que je sais où est ce que je cherche. »

Héléna poussa un nouveau gémissement tandis qu'il allait et venait en elle.

« Et quand je reviendrai, je te prendrai à nouveau. » Haleta Barbossa en empoignant ses seins.

Héléna sentit une vague de plaisir l'inonder et le fixa.

« J'espère que tu as compris, gémit Barbossa. Tu es à moi, vous êtes toutes les deux à moi. Et cette fois tu as intérêt à t'y faire. »

Le cœur d'Héléna accéléra alors qu'elle comprenait qu'Hector venait de lui faire la seule déclaration dont il était capable. Son corps tressauta alors qu'il la labourait sans douceur et sa jouissance explosa. Les lèvres sèches et le cœur prêt à exploser elle serra ses doigts sur les épaules d'Hector.

« OUI ! » Hurla t'elle alors qu'elle se lâchait enfin.

Un râle rauque lui répondit et elle sentit la semence chaude de Barbossa se répandre en elle. Puis, le pirate s'arracha à elle sans douceur et s'allongea à ses côtés.

« Nous sommes d'accord dans ce cas. » Haleta t'il d'un ton satisfait.

Le Black Pearl

Jack posa un regard absent sur ce qui l'entourait. Sa main chercha malgré lui son compas à sa ceinture et il se souvint qu'il ne le possédait plus. Comme tout le reste. Le pirate soupira et s'empara d'une bouteille pleine avant de s'allonger sur le lit. Pendant une seconde il regretta d'avoir chassé Angelica puis se reprit. Il n'avait pas besoin d'Angelica, il n'avait pas besoin d'Elizabeth. Ce n'était que des femmes parmi tant d'autres, et même pas les plus jolies en plus !

Le pirate engloutit la moitié de la bouteille puis se leva d'un pas chancelant. Il en avait assez des filles de Teach, assez de ces menteuses, voleuses, perverses ! Elles étaient aussi invivable l'une que l'autre et finalement c'était cher payé pour les quelques instants de plaisir qu'elles lui procuraient.

Fort de cette idée, Jack débarqua et se dirigea vers la taverne.

Shipwreck Cove

Seule dans la chambre étroite et mal aérée que Teague lui avait indiquée, Angelica pleurait depuis des heures. Elle avait perdu Jack. Elle l'avait lu dans son regard. Tout ça à cause de cette maudite Elizabeth que tous mettaient sur un piédestal, même le père de Jack qui avait la réputation d'être neutre de par sa fonction était contre elle.

« Je la hais. » Gémit Angélica avant de se recroqueviller sur elle-même et de sombrer dans un sommeil sans rêves.

()()

La fille était outrageusement fardée et sa poitrine sombre débordait du corset qu'elle avait maladroitement lacé. Jack la fixa et sourit à la vue de ses traits grossiers. Ce n'était pas la plus belle catin qu'il ait connu mais elle avait l'avantage de ne ressembler ni à Angelica ni à Elizabeth. Ce qui somme toute lui convenait parfaitement.

Le pirate déposa une bourse dans sa main et la fixa.

« Pour la nuit complète. Dans ma cabine. Tout ce que je veux. Et tu ne parles pas. »

La fille soupesa la bourse et lui renvoya un regard clair. Jack s'aperçut alors qu'elle avait les yeux d'un vert irréel, inattendu chez une métisse et brusquement la trouva belle.

« D'accord Jack, sourit-elle. Ta cabine toute la nuit, tout ce que tu veux et je ne parle que si tu me le demandes.

- Commence maintenant dans ce cas, Ȏructa le pirate avant de lui prendre le bras.

Sans un mot, la fille le suivit.

Le Black Pearl

Jack attrapa la putain par les épaules et l'embrassa à pleine bouche alors qu'elle mettait le pied sur son navire.

« J'ai envie de te prendre à même le pont. » Annonça t'il en se détachant pour arracher la bouteille de rhum que Gibbs tenait des mains de ce dernier.

Le second écarquilla les yeux, stupéfait de voir la catin.

« Oh Jack…

- La ferme Gibbs. Lui lança le pirate. Toi, ta réponse ! » Exigea t'il en se tournant vers la fille.

Cette dernière sourit et commença à ôter son jupon.

« Tu paies, tu décides. »

Un sourire ravi échappa à Jack et il s'approcha d'elle. Là, il arracha les lacets de sa robe sans se soucier d'exhiber son corps devant les rares hommes présents.

« Bien répondu ma belle. Vous autres vous dégagez, » ordonna t'il avant de la forcer à se mettre à quatre pattes.

Gibbs secoua la tête, anéanti.

« Si c'est pas malheureux… » Marmonna t'il avant de s'éloigner.

Jack ne l'écoutait plus de toute façon.

D'une main au geste ralenti par l'alcool qu'il avait ingurgité, le pirate défit sa ceinture et glissa sa langue entre les fesses de la catin.

« J'ai envie de quelque chose de spécial cette nuit. » Souffla t'il en se redressant.

La putain haleta et enfonça ses ongles dans le bois du pont alors qu'il poussait son sexe à l'intérieur de l'œillet qu'il avait mouillé de sa salive. Là, Jack poussa un gémissement de plaisir.

« Toute la nuit, murmura t'il. Ce que JE décide. »

Le Hollandais Volant,

Elizabeth posa un regard égaré sur ce qui l'entourait et se dirigea machinalement vers l'endroit où Jones avait ruiné sa vie la première fois. La jeune femme passa ses doigts sur le bois du bastingage qui portait encore la marque de la lame de l'épée dont Jones s'était servi pour tuer Will.

A cette pensée, le chagrin qu'elle s'était forcée à museler depuis son départ du Black Pearl explosa et elle se laissa glisser sur le sol, secouée par les sanglots.

Derrière elle, Philip soupira.

« Je suis désolé Elizabeth, vous ne méritiez pas ça… Et lui non plus. Mais vous devez penser à votre enfant, murmura t'il avec douceur. Vous devez vivre, pour votre bébé. »

Un rire hystérique échappa à la jeune femme et il recula en lisant la folie dans son regard.

« Mon enfant est mort Philip, elle a donné sa vie pour me permettre de revenir dans ce monde. »

Philip blêmit alors qu'elle frôlait à nouveau le bois du bout de ses doigts.

« Tous morts, mon père, Will, Lizzie. Tous sauf moi. »

Il déglutit et pendant une seconde regretta d'avoir dérogé à sa règle de ne plus s'occuper des vivants avant de se morigéner de cette pensée peu charitable.

« Peut être y a-t-il une raison à cela, souffla t'il.

- Tu parles, ricana Elizabeth avec mépris. La seule raison de tout cela c'est Jack. Il m'a ramenée pour apaiser ses remords sans se soucier du mal qu'il ferait. »

Philip haussa le sourcil. Derrière la haine qu'elle insufflait dans ses paroles, il venait de discerner autre chose. Quelque chose qui ressemblait fort à des regrets. Sans réfléchir, il la prit par le bras.

« Si vous me racontiez tout cela Elizabeth… »

La jeune femme hésita puis soupira. Elle avait toujours eu confiance en Philip, peut-être parce qu'il était prêtre.

« Vous avez du rhum ?

- Je devrais en trouver. »