HIER MOINS QU'AUJOURD'HUI

Ben voilà le second chapitre... Mais avant merci à tous et toutes pour vous reviews, elles m'ont fait très plaisir...

Réponse à quelques reviews:
Caro40 : Merci pour ton com... Ben voilà la suite, alors bonne lecture...Bis.

Chyna-Girl : Cela m'a fait plaisir de savoir que ce premier chapitre t'a plus, j'espère que la suite te plaira autant même plus!!! Bonne lecture. Bis.
Laura : Beaucoup de questions en tête à ce que je vois !!! Mais pas toutes les réponses dans ce chapitre...Malheureusement ! Je te souhaite une bonne lecture! Bis .
Coventgarden: Ben voici la suite...Et bonne lecture.
LolaMalefoy : Désolée pour mon retard, mais voici le second chapitre... et le troisième ne tardera pas, il sera là Jeudi... Alors merci pour ta reviews, elle m'a fait très plaisir... Bonne lecture. Bis.
Spicycocktail : Merci pour ta review... Ben enfin Lionel est le demi-frère de Sakura, donc le fils de la belle-mère de Sakura... Bonne lecture et si tu as d'autres questions, ben existe pas! Bis
Milene123 : Merci pour tes encouragements !!! Et le fait de voir aue tu aimes ce que j'écris m'a fait extrêment plaisir... Alors pour ta question comme je l'ai dit a Spicycocktail, Lionel est le demio-frère de SDakura, donc le fils de la belle-mère de Sakura...Voilà bonne lecture ! Bis.
Orya : Oui, elle était amoureuse de lui, mais le sera-t-elle toujours?! Pour savoir, il faudra que tu lises la suite !!! Bonne lecture ! Bis.

Bonne lecture à tous et à toutes!!! Laissez quelques reviews et à jeudi pour le troisième chapitre !!!!!!!!!!!!!!!! BIS...

CHAPITRE 2 :

Le trafic était dense à cette heure de la journée mais, conduite d'une main de maître, la Ferrari se fraya aisément un passage parmi les nombreux véhicules, et bientôt la ville disparut derrière eux. Lionel poussa alors un soupir de soulagement et sembla se détendre.

La campagne alentour respirait le calme et la tranquillité. Les routes qui, dès le début de l'été, regorgeaient de touristes étaient, à cette époque de l'année, parfaitement désertes. Les prés étincelaient d'une mince pellicule de givre blanc, et les arbres dressaient leurs branches dénudées vers le ciel gris à la recherche d'un peu de chaleur. Seule trace de vie dans ce paysage désolé : une rangée de corneilles perchées sur la haie en bordure de la route. Elles attendaient, avec cette patience infinie qui caractérisent les oiseaux prédateurs, que quelque lapin imprudent se fasse écraser par une voiture…

Un long frisson parcourut le corps de Sakura. Le temps gris, la nature figée, s'harmonisaient à la perfection avec ses pensées moroses. L'atmosphère qui régnait dans l'habitacle de la voiture n'était d'ailleurs pas faite pour les égayer, loin s'en fallait. Peu à peu, un mur impalpable semblait s'être érigé entre Lionel et elle.

Sakura pense : A quoi pense Lionel ? Revit-il, comme moi, notre dernier entretien ? Je me souviens, quant à moi, de chaque seconde de cet instant fatidique…

Grâce à une petite annonce dans le journal, la jeune femme avait trouvé un travail et, sa valise à la main, elle s'apprêtait à quitter la maison paternelle. Alors qu'elle traversait le hall, Lionel avait brusquement surgi devant elle et l'avait arrêtait par le bras.

Lionel : Sakura, je t'en supplie, ne sois pas ridicule ! Tu ne peux pas partir comme ça ! Personne ne désire ce départ… même pas toi !

Sakura : Ah oui ! Que sais-tu de mes désirs, Lionel ? Qui s'en préoccupe ? Vous n'aviez pas le droit de m'inscrire à cette école, à l'étranger, sans me demander mon avis. Je vois enfin clair dans votre jeu, à toi et à ta mère ! Vous avez tout fait pour convaincre mon père de m'envoyer étudier en France afin de mieux vous débarrasser de moi. Je n'ai plus rien à faire dans cette maison où personne ne m'aime !

Lionel : Ce n'est pas vrai ! Nous t'aimons tous, au contraire, mais…

Sakura : Mais vous n'avez qu'une seule et unique préoccupation : m'éloigner ! Voilà une bien curieuse façon de me manifester votre amour !

Elle le défiait de toute sa hauteur, en proie à une fureur sans nom. Au lieu de voler à son secours, de prendre sa défense, Lionel avait affirmé trouver l'idée de cette école française excellente, prouvant ainsi qu'il désirait, lui aussi, envoyer au loin une demi-sœur qu'il trouvait trop encombrante.

Lionel, les mâchoires serrées : Comme à ton habitude, tu parles sans réfléchir et tu dis n'importe quoi ! Contrairement à ce que tu affirmes, nous t'aimons tous beaucoup. Plus que tu ne le mérites, d'ailleurs, car tu n'es qu'une idiote écervelée qui croit tout savoir et qui ne sait rien !

Sakura faillit s'étrangler de rage. La sentant sur le point d'exploser, Lionel changea alors de tactique et se fit conciliant.

Lionel : Essayons au moins de discuter ! Si tu ne veux pas aller dans cette école, il y a sûrement une alternative et …

Sakura : En effet, il y en a une et une seule ! Celle que j'ai choisie : je quitte la maison et je vole de mes propres ailes.

Lionel éclata d'un rire sonore

Lionel : Voler de tes propres ailes ! Je n'ai jamais rien entendu de plus ridicule ! Sais-tu seulement ce que cela signifie ? Comment peux-tu espérer te prendre en charge alors que tu n'es encore…

Sakura, l'interrompit, ivre de colère : …qu'une gamine, oui, je connais le refrain ! Tu te trompes et je le prouverai ! Je viens d'avoir dix-huit ans, ne l'oublie pas ! Ce la fait de moi une adulte !

Lionel : Alors essaie de te comporter comme telle !

Sakura : C'est ce que je fais en quittant cette maison !

Sur ces mots, elle s'empara de sa valise et, lui tournant le dos, se dirigea vers la sortie.

Lionel fit une ultime tentative pour la retenir. La rattrapant, il lui barra la route et chercha son regard.

Lionel : Personne ne compte donc à tes yeux… même pas moi ? Je …

Sakura retint un instant sa respiration, espérant qu'il prononce enfin ses mots qui, seuls, auraient pu l'inciter à rester. Il n'en fit rien.

Sakura, le cœur à l'agonie : Toi moins que quiconque, Lionel ! J'espère ne plus avoir l'occasion de te retrouver sur mon chemin. Jamais !

Comme si elle l'avait frappé en pleine face, Lionel s'écarta pour la laisser passer.

Au moment d'ouvrir la porte, elle hésita. Il aurait suffi qu'il la rappelle, qu'il prononce son nom pour que… mais Lionel resta silencieux. Sakura sentit son regard lui brûler la nuque, mais ne se retourna pas. Des larmes se mirent à ruisseler sur ses joues, tandis que la porte se refermait sur elle d'un claquement sec.

Lionel tout de go, la ramena brusquement au temps présent : Je n'ai pas eu le temps de déjeuner. Aussi, si cela ne te dérange pas…

Sans même attendre sa réponse, il gara la voiture devant une petite auberge au bord de la route. Sakura lui fut néanmoins reconnaissant de cet arrêt. C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans une voiture depuis son accident ; et dès le départ de l'hôpital, une peur diffuse s'était emparé d'elle, soumettant ses nerfs à rude épreuve. Lorsqu'elle mit son pied à terre, quelques secondes lui furent nécessaires pour maîtrises le tremblement nerveux qui l'agitait.

Lionel ne lui proposa pas son aide – qu'elle aurait d'ailleurs refusée. Déjà, il se dirigeait à grands pas vers la porte d'entrée, et la jeune femme dut presque courir pour le rattraper.

Lionel aussitôt à l'intérieur en lui désignant une place près de la cheminée : Installe-toi là-bas. Je vais commander deux repas et du café. Nous en avons besoin.

Trop fatiguée pour résister, Sakura approuva d'un signe de tête et, tout en prenant place près du feu, suivit des yeux la longue silhouette élancée qui se dirigeait ver le bar. Lionel possédait une démarche racée, élégante, qui attirait vers lui tous les regards dès qu'il se déplaçait. Sakura frémit, en proie aux sentiments les plus contradictoires. Pendant les deux années qui venaient de s'écouler, elle s'était peu à peu persuadée que le temps finirait par la guérir à tout jamais de l'amour insensé qu'elle éprouvait pour le fils de sa belle-mère. Et voilà que, se retrouvant devant lui, elle n'était plus sûre de rien.

Les flammes dansaient, joyeuses, dans la cheminée, et réchauffaient peu à peu son corps glacé. Bientôt, Lionel vint en silence s'asseoir en face d'elle, et peu après, une serveuse souriante déposa devant eux les deux steaks frites et la salade qu'il avait commandés.

Quelques instants plus tard, alors que Sakura venait de dévorer en un temps record le contenu de son assiette, son compagnon s'exclama, amusé :

Lionel : Eh bien, quel appétit ! Depuis quand n'as-tu pas fait un véritable repas ?

Sakura aussitôt sur la défensive : Je n'ai jamais manqué de rien ! J'ai toujours suivi un régime équilibré….

Depuis son départ de la maison paternelle, au sein de l'organisation humaine pour laquelle elle travaillait, elle luttait pour que des hommes, des femmes et des enfants puissent se nourrir à leur faim. Engagée, à l'origine, pour occuper un poste subalterne, elle avait très vite gravi les échelons, pour se retrouver coordinatrice des activités de l'organisation. Militante convaincue et passionnée, Sakura avait changé avec le temps son mode de vie de façon radicale. Détestant le gaspillage, elle se contentait bien souvent de repas frugaux.

Lionel, laissant courir un regard sceptique sur la mince silhouette : Hum… un régime équilibré qui ne t'a laissé que la peau sur les os !

Lionel, après un instant : Nous ferions bien de reprendre la route, il me tarde d'arriver à la maison.

De nouveau, Sakura perçut de l'inquiétude dans la voix de Lionel.

Sakura : Tu me caches quelques choses, Lionel ! Dis-moi ce qui se passe !

Lionel : Plus tard !

Sakura : J'ai le droit de savoir !

Lionel : Ce n'est ni le lieu, ni le moment ! Je suis fatigué, toi aussi, et…

Sakura : Je veux savoir !

Lionel : Maintenant stop ! Nous partons !

Joignant le geste à la parole, Lionel se leva et s'emparant avec fermeté de la main de sa compagne, l'obligea à le suivre. Sakura tenta plusieurs fois de se libérer – sans succès. Alors qu'ils parvenaient à la voiture, ses forces l'abandonnèrent. Prise d'un soudain vertige, elle vacilla. Lionel la prit aussitôt dans ses bras.

Lionel : Sakura ! Saki, que se passe-t-il ?

Sakura balbutia : Je… j'ai mal à la tête…

Une terrible migraine lui vrillait les tempes. Les cachets contre la douleur que lui avait administrés l'infirmière le matin ne faisaient plus leur effet.

Lionel l'aida à prendre place sur le siège du passager. Alors qu'il se penchait sur elle pour fixer la ceinture de sécurité, sa main, par inadvertance, frôla sa poitrine. Il resta un moment immobile, comme tétanisé, puis referma la boucle d'un coup sec. L'instant suivant, il prenait place derrière le volant.

Lionel : Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger ! Je te ramène à la maison, le Docteur Russel va s'occuper de toi. Les médecins de l'hôpital m'ont assuré que ton état n'avait rien d'alarmant. Tu as subi un choc, mais tu t'en remettras vite.

Il se dégageait de Lionel une force tranquille, apaisante, et Sakura ne demandait qu'à se laisser bercer au son de sa voix rassurante. Incapable de lutter plus longtemps contre la fatigue qui la terrassait, elle ferma les yeux, et se laissa aspirer dans une sorte de gouffre sans fin.

Suite jeudi avec le chapitre 3 !!!

Bis...