Salut à tous pour un nouveau chapitre, je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir prendre le temps de répondre aux reviews pour ce chapitre. J'aurai sûrement du temps pour écrire puisque la journée de Jeudi sera banalisée en raison du brevet des troisième que je n'ai, heureusement pas à passer cette année.


O...o...H.P...O...o...A.P...O...o.

Noël approchait. Un jour de la mi-décembre, Poudlard se réveilla sous une épaisse couche de neige. Le lac avait gelé et les jumeaux Weasley reçurent une punition pour avoir fabriqué des boules de neige magiques qui suivaient Quirrell partout où il allait en visant son turban.

Hagrid s'occupait de soigner les quelques hiboux qui arrivaient à traverser l'air glacé pour apporter le courrier, frigorifiés.

Tout le monde attendait les vacances avec impatience. Des feux de cheminée chauffaient la Grande Salle et la salle commune de Serdaigle mais les couloirs étaient parcourus de courants d'air glacés et un vent polaire faisait trembler les fenêtres des salles de classe. Le pire, c'était les cours du professeur Rogue, dans le cachot glacial où les élèves se serraient contre les chaudrons pour essayer de se protéger du froid.

Lorsqu'Harry sortit du cours de potions, un énorme sapin avançait dans le couloir en haletant, soufflant, ahanant. Les deux pieds immenses qu'on voyait dépasser trahissaient la présence de Hagrid derrière le sapin. Il partit ensuite en direction de la bibliothèque, n'ayant pas eut le temps de vérifier certaines choses à propos de Nicolas Flamel et de sa si convoitée création. Il emprunta un livre puis partit manger tranquillement dans la Grande Salle en compagnie d'Alice. Les vacances de Noël arrivèrent et Harry, souhaitant pouvoir surveiller les deux professeurs suspects ( Quirell et Rogue ) avait envoyé une missive à destination de ses parents pour leur demander s'il pouvait rester à Poudlard durant les vacances en sortant l'excuse que ses amis y restaient et qu'il voulait passer son Noël avec eux. Ses parents eurent l'air un peu vexés par cette demande express mais lui accordèrent tout de même leur autorisation.

Lorsque les vacances commencèrent, Harry avait le dortoir pour lui tout seul et la salle commune ne rassemblait plus grand monde, ce qui lui permettait de s'installer dans les meilleurs fauteuils, près du feu. Il restait assis des heures entières à manger tout ce qu'il trouvait à faire cuire à la broche, du pain, des pancakes, des marshmallows et il essaya même les dragées surprises de Bertie Crochu même s'il ne retenterait pas l'expérience. Il eut donc tout le temps de feuilleter le livre sur Nicolas Flamel à la recherche de ce qu'il cherchait (NDA: logique... ) et tomba rapidement sur la bonne page qui était parmi les premières de l'ouvrage. En haut de cette dernière était écrit « la pierre philosophale », c'était une pierre que le vieille alchimiste qu'était Nicolas Flamel avait créée. Elle avait comme vertus de transformer le plomb en or mais surtout, et c'est ce qui avait permis à Flamel et sa femme Pernelle de vivre aussi longtemps, elle produisait une substance qui donnait à celui qui acceptait de la boire l'immortalité partielle. Harry avait eu la confirmation qu'il recherchait et s'accorda donc une petite soirée de liberté, direction la forêt interdite!

O...o...H.P...O...o...A.P...O...o.

Arrivé à la lisière de la forêt il avait enlevé son sort de désillusion et marcha tranquillement vers la forêt sourde ( pour l'instant ). Puis soudain il entendit quelqu'un crier en sa direction:

-Eh toi là! Où tu vas?

C'était Hagrid, le garde chasse qui était, comme avait pu le remarquer Harry en se retournant, accompagné de deux adolescents d'à peu près de son âge. En se rapprochant un peu il put remarquer que c'était en fait l'héritier Malefoy et Hermione Granger.

-Tiens, tiens, tiens Hagrid, voilà trois jeunes enfants près pour une retenue de nuit dans la forêt interdite, qu'en dis tu très chère? Dit Rusard, le vieux surveillant rabougris et grincheux s'adressait à sa Touffue-Moche-Mielleuse-Qui-Portait-Bien-Son-Nom de chatte, Miss Teigne.

-Que fais tu là toi? Lui demanda le grand garde-chasse.

-Oh eh bien je sais que c'est interdit de sortir de nuit mais je voulais simplement voir si la pleine Lune était aussi belle qu'on me la dit depuis la forêt et puis aussi peut-être cueillir deux ou trois fleurs de Lune pour ma réserve en cours de potion.

-Sale garnement, la forêt n'est pas interdite pour que t'y ailles prendre ton bon temps, idiot vas... Et puis qui a osé te dire que la pleine Lune était belle, que je l'étripe?

-C'est mon père Monsieur Rusard, lui répondit Harry d'un froid glacial à en faire pâlir d'envie les grands glaciers de Sibérie. Il m'avait aussi parlé de vous, je vois maintenant qu'il ne mentait pas à votre sujet, ajouta-t-il en le regardant de haut en bas avec un profond dégoût facilement lisible sur son visage.

Le "pauvre" pion était tout simplement rougit par la rage, pour un peu, Harry se serait volontiers éloigné pour éviter les éclaboussures qui résulteraient si Rusard venait à exploser de colère.

-PUISQUE C'EST COMME CA POTTER VOUS ALLEZ ALLER EN RETENUE DANS LA FORET INTERDITE, ACCOMPAGNER HAGRID! ET VOUS IREZ TOUS LES TROIS!

-Puisque tels sont vos commandements monsieur.

La bombe ( nda: non, pas la bombe sexuelle ) à retardement ou presque partit non sans grommeler avec force, laissant ainsi les trois jeunes gens au soin du gardien des clés de l'école de magie.

-Je reviendrai à l'aube, lança Rusard, de dos, pour récupérer ce qui restera d'eux.
Et il retourna vers le château, éclairé par sa lampe qui se balançait dans l'obscurité.
Malefoy se tourna vers Hagrid.
-Je refuse d'aller dans cette forêt, dit-il.

-Il faudra bien y aller si tu veux rester à Poudlard, répliqua Hagrid d'un ton féroce. Tu as fait des idioties, il faut payer, maintenant.

Harry se demandait bien ce qu'avaient pu faire Hermione et le garnement Malefoy.
-Il n'y a que les domestiques qui vont dans la forêt, pas les élèves, protesta Malefoy. Je croyais qu'on allait nous faire copier des lignes, ou quelque chose dans ce goût-là. Si mon père apprenait qu'on m'oblige à...
-C'est comme ça que ça se passe, à Poudlard, coupa Hagrid. Copier des lignes, et puis quoi encore ? A quoi c'est bon ? Ou bien tu fais quelque chose d'utile, ou bien tu es renvoyé. Si tu penses que ton père préfère que tu t'en ailles, tu n'as qu'à retourner au château et préparer ta valise. Allez, vas-y !

Malefoy ne bougea pas. Il lança à Hagrid un regard furieux, puis il baissa les yeux.

-Très bien, dit Hagrid, et maintenant écoutez-moi bien, tous les trois, parce que c'est dangereux ce que nous allons faire cette nuit. Je ne veux pas que vous preniez des risques. Suivez-moi par là.
Il les amena à la lisière de la forêt, leva sa lampe et montra un étroit sentier qui serpentait parmi les gros arbres noirs. Une petite brise agitait leurs cheveux tandis qu'ils contemplaient la forêt.

-Regardez, dit Hagrid, vous voyez cette chose argentée qui brille par terre ? C'est du sang de licorne. Il y a dans les environs une licorne qui a été gravement blessée par je ne sais quoi. C'est la deuxième fois cette semaine. J'en ai trouvé une morte mercredi dernier. On va essayer de retrouver cette malheureuse bestiole. Il faudra peut-être mettre fin à ses souffrances.

-Et qu'est-ce qui se passe si le je-ne-sais-quoi qui qui a blessé la licorne nous trouve avant ? demanda Malefoy sans parvenir à dissimuler la terreur qui altérait sa voix.

-Tant que tu seras avec moi et Crockdur, rien de ce qui vit dans cette forêt ne pourra te faire de mal, assura Hagrid. Ne vous écartez pas du chemin. Nous allons tout de suite nous séparer
en deux groupes et suivre les traces dans des directions différentes. Il y a du sang partout, elle a dû errer dans tous les sens depuis la nuit dernière.

-Je veux Crockdur avec moi, dit précipitamment Malefoy en regardant les longues dents du chien.
-D'accord, mais je te préviens, c'est un trouillard, dit Hagrid. Alors, Hermione et moi, on va d'un côté, Drago, Harry et Crockdur de l'autre. Si l'un de nous trouve la licorne, il envoie des étincelles vertes, d'accord ? Sortez vos baguettes magiques et entraînez-vous dès maintenant. Voilà, très bien. Et si quelqu'un a des ennuis, il envoie des étincelles rouges pour que les autres viennent à son secours. Allons-y, maintenant, et faites bien attention.
La forêt était noire et silencieuse. Un peu plus loin, ils atteignirent une bifurcation. Harry, Malefoy et Crockdur prirent le chemin de gauche, Hagrid et Hermione celui de droite.
Ils avancèrent sans bruit, les yeux rivés au sol. De temps à autre, un rayon de lune traversait les feuillages et faisait briller une tache de sang argenté sur les feuilles mortes.

Ils passèrent devant une souche d'arbre couverte de mousse. Harry entendit un bruit d'eau. Il devait y avoir un ruisseau à proximité. Il y avait toujours des taches de sang de licorne le long du chemin.
—Ça va, Malefoy ? murmura Harry. Ne t'inquiète pas, si elle est gravement blessée, elle n'a pas pu aller bien loin et nous arriverons à... VITE ! CACHE TOI DERRIÈRE CET ARBRE !
Harry poussa Malefoy et fit léviter Crockdur pour les cacher derrière un grand chêne, à l'écart du chemin. Tous trois tendirent l'oreille. Quelque chose rampait sur des feuilles mortes. On aurait dit le bas d'une cape qui traînait sur le sol. Harry scruta le sentier, mais quelques instants plus tard, le bruit s'était évanoui.

-J'en étais sûr, murmura-t-il. Il y a dans cette forêt quelque chose qui ne devrait pas y être.
-Un loup-garou ? risqua Malefoy.
-Ça, ce n'était ni un loup-garou, ni une licorne, dit sombrement Harry. Bon, suivez-moi, mais faites bien attention, essayez de faire le moins de bruit possible d'accord?
Après un hochement de tête tremblant et un malheureux glapissement ils avancèrent, cette fois plus lentement, guettant le moindre bruit.
Soudain, dans une clairière, un peu plus loin, quelque chose bougea nettement.

-Qui est là ? lança Harry, cachant un Malefoy terrorisé . Montrez-vous !
Dans la clairière apparut alors... était-ce un homme, était-ce un cheval ? Jusqu'à la taille, c'était un homme, mais au-dessous, c'était un cheval, couleur noisette, avec une longue queue aux reflets rougeâtres. Crokcdur et Malefoy restèrent bouche bée.
-Ah, c'est vous dit Harry, soulagé. Comment vont les centaures de Poudlard depuis le temps? ?
Il s'avança et serra la main du centaure.
-Salut à toi, Harry Potter, répondit Ronan d'une voix grave et triste.

-Au fait, voici un élève de l'école. Il est un centaure, ajouta-t-il à l'adresse de Malefoy.

-J'avais remarqué, dit Malefoy d'une petite voix, un peu dégouté.

-Bonsoir, je suis Ronan, dit le dénommé Ronan. Alors vous êtes des élèves de l'école ? Et vous apprenez y beaucoup de choses ?

-Un peu, répondit hautainement Malefoy,

-Un peu, c'est déjà pas mal, soupira le centaure.

Il leva la tête et regarda le ciel.
-On voit bien Mars, ce soir, remarqua-t-il,

-Oui, dit HArry en regardant à son tour. Je suis content qu'on soit tombés sur vous plutôt qu'autre chose. Il y a une licorne qui a été blessée. Avez vous vu quelque chose ?
Ronan ne répondit pas tout de suite. Il garda les yeux levés vers le ciel, puis soupira à nouveau.

-Les innocents sont toujours les premières victimes, dit-il. Il en a toujours été ainsi, il en sera toujours de même.

-Oui, dit Harry. Mais est-ce que avez vous vu quelque chose, Ronan ? Quelque chose d'inhabituel ?
-On voit bien Mars, ce soir, répéta Ronan. Il est beaucoup plus brillant que d'habitude.
-Je vous demandais si vous aviez vu quelque chose plus près d'ici, dit Harry avec patience. Alors ?
-Les forêts sont pleines de secrets, déclara Ronan.

Harry savait à peu près ce que signifiait la présence visible de Mars, elle signifiait une nuit aux conflits, aux heurts et à la violence dû à une énergie mal canalisée selon les aspects de cette planète.

Harry leva à nouveau sa baguette en entendant un bruit derrière eux, mais c'était un autre centaure aux cheveux noirs qui avait l'air plus sauvage que Ronan.
-Bonjour, dit Harry, accompagnant sa parole d'un bref signe de tête avec respct. Justement, je demandais à Ronan s'il n'avait rien vu d'inhabituel, ces temps derniers. Une licorne a été blessée. Savez-vous quelque chose à ce sujet ?
L'autre centaure leva la tête vers le ciel.
-On voit bien Mars, ce soir, dit-il.
-On sait, on sait, grommela Malefoy.

-Bon, écoutez, si vous remarquez quelque chose, tous les deux, dites-le-moi, d'accord ? Leur dit Harry.
Il s'éloigna ensuite de la clairière, suivi de Malefoy et Crokcdur.

-Avec les centaures, impossible d'obtenir une réponse claire, dit Harry. Ils passent leur temps à regarder les étoiles. Rien ne les intéresse si ça ne se passe pas au moins sur la lune.
-Il y en a beaucoup, ici ? demanda Malefoy, ne posant aucune question sur les gaffes qu'avait commis Harry.
-Oh, pas mal, je pense. Ils restent entre eux, le plus souvent. Ils savent beaucoup de choses. L'ennui, c'est qu'ils ne sont pas très bavards.
-Tu crois que c'était un centaure qu'on a entendu, tout à l'heure ?
-Non, ça ne ressemblait pas à des bruits de sabots. Je suis sûr que c'était ce qui a tué la licorne. Je n'avais jamais entendu ça auparavant.
Ils s'enfoncèrent un peu plus dans l'épaisse forêt, Harry avait le sentiment désagréable qu'on les observait et il n'était pas fâché de savoir se défendre Soudain, Malefoy agrippa le bras d'Harry.

Ils avaient simplement entendu un craquement sonore d'une branche, après avoir vérifier que ça n'était rien, ils marchèrent pendant plus d'une demi-heure. La forêt était de plus en plus épaisse à mesure qu'ils avançaient et le sentier devint presque impraticable. Harry avait l'impression que les taches de sang étaient plus abondantes. Il en vit sur les racines d'un arbre, comme si la malheureuse créature s'était débattue, folle de douleur. A travers le feuillage d'un vieux chêne, Harry aperçut une clairière. Il fit signe à Malefoy de s'arrêter. Il y avait quelque chose d'un blanc brillant sur le sol. Ils s'approchèrent prudemment.

C'était bien la licorne. Elle était morte. Harry n'avait jamais rien vu d'aussi beau et d'aussi triste. Ses longues jambes minces s'étaient repliées dans sa chute et sa crinière étalée formait une tache gris perle sur les feuilles sombres.

Harry s'avançait vers elle lorsqu'un bruissement le figea sur place. Au bord de la clairière, un buisson frémit. Puis une silhouette encapuchonnée sortit de l'ombre et rampa sur le sol, comme une bête traquant un gibier. Harry, Malefoy et Crockdur étaient pétrifiés. La silhouette s'arrêta devant le cadavre de la licorne, pencha la tête sur le flanc déchire de l'animal et commença à boire son sang.
-AAAAAAAAAAAAAAAAARGH !
Malefoy laissa échapper un terrible hurlement et prit aussitôt la fuite, suivi de Crockdur. La silhouette au capuchon leva la tête et regarda Harry. Du sang de licorne lui coulait sur la poitrine. La silhouette se releva d'un bond et se précipita vers lui. Paralysé par la peur, Harry fut incapable de bouger. Mais voyant que la bête était de plus en plus proche il repris aussitôt contenance et tenta un sort. Il n'y fit rien alors Harry en tenta un autre.

Une douleur foudroyante lui traversa alors brusquement la tête, une douleur comme il n'en avait encore jamais ressenti. C'était comme si sa cicatrice avait soudain pris feu. A moitié aveuglé, il recula en titubant. Au même moment, il entendit des bruits de sabots qui galopaient derrière lui, puis quelque chose lui sauta par-dessus et fonça vers la silhouette.
La douleur de Harry était si intense qu'il tomba à genoux. Il dut attendre un bon moment avant qu'elle ne s'atténue. Lorsqu'il releva la tête, la silhouette avait disparu et un centaure se tenait devant lui. Ce n'était ni Ronan, ni Bane. Celui-ci paraissait plus jeune; il avait des cheveux blonds et un corps de couleur claire.
-Ça va ? demanda le centaure en aidant Harry à se relever.

-Oui, merci. Qu'est-ce que c'était ?
Le centaure ne répondit pas. Il avait des yeux d'un bleu surprenant, comme des saphirs délavés. Il observa attentivement Harry et son regard s'attarda sur la cicatrice qui brillait, livide, sur son front.
-Tu es le Harry Potter, dit le centaure. Il vaudrait mieux que tu retournes auprès de Hagrid. La forêt n'est pas sûre, ces temps-ci, malgrè ta grande puissance. Tu sais monter à cheval ? Ce sera plus rapide. Je m'appelle Firenze, ajouta-t-il en pliant les jambes pour que Harry puisse monter sur son dos.

Il y eut alors un autre bruit de galop et Ronan et Bane surgirent des arbres, les flancs palpitants, couverts de sueur.
-Firenze ! tonna Banc. Qu'est-ce que tu fais ? Tu portes un humain sur ton dos ! Tu n'as donc aucune honte ? Tu te prends pour une mule ?

-Vous savez qui est ce garçon ? répliqua Firenze. C'est le fils Potter. Plus vite il aura quitté la forêt, mieux cela vaudra.

-Qu'est-ce que tu lui as dit ? gronda Banc. Souviens-toi, Firenze, nous avons fait serment de ne pas nous opposer aux décisions du ciel. N'avons-nous pas lu dans le mouvement des planètes ce qui doit arriver ?

-Je suis sûr que Firenze a cru bien faire, intervint Ronan de sa voix sombre,

-Bien faire ! s'écria Bane avec colère, en frappant le sol de son sabot. Qu'avons-nous à voir là-dedans ? Les centaures se soumettent aux décrets du destin. Nous n'avons pas à nous promener comme des ânes pour aller chercher les humains égarés dans la forêt !

Sous le coup de la colère, Firenze se mit à ruer et Harry dut se cramponner pour ne pas tomber.
-Tu ne vois donc pas cette licorne ? lança-t-il à Bane. Tu ne comprends pas pourquoi elle a été tuée ? Les planètes ne t'ont pas dévoilé ce secret ? Je me dresse contre ce qui se cache dans cette forêt, Bane. Même s'il faut pour cela venir en aide à un humain.
Firenze partit alors au galop et Harry essaya de s'accrocher de son mieux tandis qu'ils plongeaient dans la forêt, laissant Ronan et Bane derrière eux.

Firenze ralentit l'allure et conseilla à Harry de baisser la tête pour ne pas se heurter aux branches basses. Ils poursuivirent leur chemin en silence, puis, alors qu'ils traversaient d'épais sous-bois, Firenze s'arrêta soudain.
-Harry Potter, dit-il, sais-tu à quoi sert le sang des licornes ?

-Bien sûr que oui.

-Tuer une licorne est une chose monstrueuse, dit Firenze. Pour commettre un tel crime il faut n'avoir rien à perdre et tout à gagner. Le sang de licorne permet de survivre, même si on est sur le point de mourir, mais à un prix terrible. Car il faut tuer un être pur et sans défense pour sauver sa propre vie. Et dès l'instant où les lèvres touchent le sang, ce n'est plus qu'une demi-vie, une vie maudite.
Harry observa la tête de Firenze que la lune parsemait de taches argentées.
-Qui pourrait être désespéré à ce point ? se demanda Harry à haute voix. Si ce n'est quelqu'un qui a très peur de la mort?

-A qui penses tu donc?

-A votre avis? C'est vous le centaure Firenze, pas moi.

-Tu parles du seigneur noir, il...

-Harry ! Harry ! Tu n'es pas blessé ?
Hermione courait vers eux. Hagrid essayait de la suivre en soufflant comme un buffle.
-Ça va très bien, répondit machinalement Harry. La licorne est morte, Hagrid. Elle est dans la clairière, là-bas.
-C'est ici que je te quitte, dit Firenze tandis que Hagrid se précipitait vers la clairière. Tu es en sécurité, à présent.
Harry se laissa glisser à terre.
-Bonne chance, Harry Potter. Il arrive qu'on se trompe en lisant le destin dans les planètes. Même les centaures. J'espère que c'est le cas aujourd'hui.
Il fit demi-tour et s'en alla dans les profondeurs de la forêt. Harry le regarda s'éloigner en frissonnant...


Voilà un chapitre un peu plus long pour cette fois ci. Qu'en avez vous pensé?

Comme d'hab je vous demande de me laisser une petite review, même anonyme pour me "prévenir" que vous avez lu ma fic, c'est rapide et ça fait toujours plaisir même si c'est pour m'écrire les défauts de ma fic ( il n'y a pas de soucis à propos de ça ).

A bientôt :D