Harry Potter appartient à J.K. Rowling. Cette histoire a pour auteur Aurette (vous la trouverez dans mes auteurs favoris), avec pour relecteurs Hebe GB, Dressagegrrrl et astopperindeath. Moi, je traduis, sans en tirer d'autre profit que les éventuels remerciements de mes éventuels lecteurs.

Désolée pour le retard, je n'étais pas chez moi ce week-end...

Faciliter le changement

Chapitre 11

Hermione se réveilla en entendant l'estomac de Severus gargouiller, son chat gratter à la porte et des brindilles se briser dans les buissons mal entretenus près de la porte d'entrée. Elle s'assit mais il lui enveloppa les épaules de son bras et l'attira de nouveau sous la couverture.

« Ce sont les journalistes, marmonna-t-il en lui caressant l'oreille avec son nez. Ils se sont pris les pieds dans ce buisson tous les matins la dernière fois qu'ils ont campé dehors. On aurait pu croire qu'ils se souviendraient d'une fois à l'autre qu'ils ne peuvent pas voir à travers les fenêtres.

– Ah. Alors, nous avons échoué, dit-elle en soupirant. Des heures et des heures à faire l'amour et le reste du monde existe toujours. J'étais pourtant sûre qu'il avait disparu.

– Ignore-les et ce sera le cas, répondit-il en l'empêchant encore une fois de se lever.

– Eux, oui, mais pas le chat et ton estomac ne se remplira tout seul.

– C'est vrai.

– J'aurais cru qu'ils auraient mieux à faire, maintenant que cette fichue Skeeter est à Azkaban.

– Coupe une tête, trois autres repoussent, commenta-t-il en lui caressant la hanche.

– Est-ce que je t'ai dit que tu étais merveilleux ? demanda-t-elle avec un sourire en se tournant pour lui embrasser le bout du nez.

– Une ou deux fois à tue-tête la nuit dernière, répliqua-t-il en arborant une expression satisfaite.

– Alors, j'ajoute à cela que tu as l'air absolument adorable lorsque tu te réveilles le matin. »

C'était vraiment le cas, avec ses cheveux en désordre et son regard adouci par le sommeil. Les marques de l'oreiller rajoutaient des motifs fantaisistes sur ses joues couvertes de duvet. Curieusement, toutes les fois où elle avait imaginé des scénarios délirants dans lesquels elle était avec cet homme, elle ne s'était jamais représenté Severus Rogue comme quelqu'un qui se réveillait avec un visage froissé.

Il la serra contre lui et mit une main sur un de ses seins, pressant son érection matinale contre elle.

« Ah, non, pas maintenant, dit-elle. J'ai presque les jambes arquées, après la nuit dernière.

– Tu as dit que tu ferais n'importe quoi pour me rendre heureux, rétorqua-t-il avec un sourire léger.

– Certes, et un petit-déjeuner te rendra plus heureux sur le long terme, de même que le dentifrice. Crois-moi.

– Très bien, concéda-t-il avec un petit rire et un dernier baiser qui lui claqua sur l'épaule avant de la laisser partir. Va me trouver quelque chose à manger, ribaude.

– Tu veux prendre ta douche maintenant ? lui demanda-t-elle tandis qu'elle sortait du lit, ouvrait un tiroir, y prenait un de ses tee-shirts et mettait son jean sans rien dessous. Ou est-ce que tu attends après le petit-déjeuner pour te doucher avec moi ?

– Je prendrai la seconde option, dit-il en remontant la couverture sur ses épaules.

– D'accord. Rendors-toi sur les oreillers. Moi, je vais aller à la cuisine et m'efforcer de nourrir mon homme, comme une bonne petite ribaude.

– Nous avons tous nos responsabilités », grommela-t-il en réponse.

Elle pouffa et se dirigea vers la porte de la chambre.


Il la regarda partir entre ses paupières à demi-closes, se morigénant pour son soudain accès de panique et de peur de la solitude. Elle n'allait qu'à la cuisine, pour l'amour de Merlin ! Il essaya de se détendre. De simplement laisser la léthargie de la grasse matinée le bercer et le rendormir. Ils n'avaient pas beaucoup dormi la nuit précédente et il se sentait endolori à plusieurs endroits. Ses jambes lui donnaient l'impression qu'il avait fait ses rondes à Poudlard au pas de course plusieurs fois de suite.

S'il devait avoir une femme de vingt ans, il fallait qu'il se mît en meilleure forme. Pas qu'il eût démérité. Elle n'avait pas complètement plaisanté en parlant de ses jambes arquées. Il lui avait fait l'amour deux fois et avait probablement fait baisser son Q.I. en la sautant de toutes ses forces deux autres fois. Il n'avait jamais été si insatiable, auparavant – ni si prêt à mendier de l'affection – mais tout ce sexe avait son revers.

Se mettre en meilleure forme n'était qu'un des nombreux changements qu'il devait opérer. Il rejeta la couverture et fit le tour de la pièce du regard.


Hermione fixait la cuisinière d'un œil mauvais pendant que Pattenrond se frottait à ses chevilles pour la remercier. Elle avait décidé de faire les choses en grand et de préparer à Rogue un véritable petit-déjeuner anglais, même si la vue des tranches de pudding noir et des haricots blancs en train de frire la faisait frémir. Elle détestait ces deux plats mais elle voulait lui faire plaisir. C'étaient ses préférés et, après l'invasion Weasley de la veille, il les avait bien mérités. Le moins qu'elle pouvait faire était de le laisser déguster son petit-déjeuner sans les habituelles traces de brûlure. Il faisait vraiment un exécrable cuisinier.

Un hibou gratta à la fenêtre et elle lui ouvrit pour prendre le journal du main et donner une friandise à l'oiseau. Hercule hulula avec colère depuis son perchoir : il manifestait une certaine possessivité pour ses petites douceurs. Hermione lui caressa gentiment la tête avant de déplier La Gazette. Elle lut les gros titres et parcourut rapidement les articles qui les accompagnaient avant de le refermer violemment.

Après un coup d'œil à la poêle de cauchemar, elle décida qu'il lui restait juste assez de temps et courut dans le salon. Elle ouvrit en grand la porte d'entrée, fit un geste de la main gauche au photographe et la reclaqua. Sa couse de retour vers la cuisine fut interrompue par Severus qui avait dévalé l'escalier à toute allure, vêtu de son seul pantalon. Il tenait sa robe à la main, ainsi qu'un bout de tissu blanc et sa baguette.

« Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? demanda-t-il.

– Une réponse éditoriale », déclara-t-elle en rebondissant contre lui pour le contourner et courir jusqu'à la cuisine.

Il la suivit en entendant le chapelet de jurons qu'elle proférait.

« J'ai tout fait foirer ! se lamenta-t-elle.

– Ça m'a l'air très bien, dit-il en jetant un œil à la nourriture en train de frire dans la poêle.

– C'est le problème, justement », rétorqua-t-elle.

Il laissa tomber sa robe sur une chaise, tendit la main pour attraper les assiettes et lui donna sans le vouloir un coup de coude dans la tête.

« Désolé », marmonna-t-il en lui frottant le crâne.

Elle remplit l'assiette de Rogue de tous les mets préparés, puis la sienne avec ce qu'elle avait choisi (le pudding et les haricots blancs en étaient ostensiblement absents).

Il versa le thé et elle s'empara du bout de tissu blanc. Il se renfrogna quand elle le déplia pour révéler une chemise en lin blanc toute boutonnée, taille nourrisson.

« Tu essaies de me dire quelque chose ? s'enquit-elle en riant.

– Ha, très drôle, répondit-il. Si tu veux savoir, j'étais en train d'essayer de faire de la place pour tes vêtements à toi et je n'arrive apparemment pas à annuler le sortilège.

– Ah, je comprends. Les choses ont un talent pour mal tourner quand on s'amuse à agiter des baguettes magiques, hein ?

– Tu peux arranger ça, ou non ? demanda-t-il tandis que son expression s'assombrissait encore. Je vais devoir aller en vitesse chez le tailleur, si tu ne peux pas.

– Oh, je peux arranger ça. Mais je ne crois pas que je vais le faire. J'aime assez l'idée de te voir circuler dans la maison à moitié nu.

– Eh bien, je vais devoir reprendre mon tee-shirt, alors », dit-il en avec un petit sourire en posant délicatement sa fourchette et en bougeant sa chaise.

Elle attrapa sa propre baguette et réduisit la taille du tee-shirt jusqu'à ce qu'il devînt moulant sur son corps. Les yeux de Rogue sortirent un moment de leurs orbites avant qu'il se reprît.

« N'imagine pas que je vais hésiter à faire disparaître chaque fibre de chaque vêtement que tu possèdes pour me venger, gronda-t-il alors qu'elle riait.

– Comment est ton petit-déjeuner ? l'interrogea-t-elle pour changer de sujet.

– Parfait, merci. Je n'en ai pas eu de si bon depuis des années. »

Elle fut profondément touchée en entendant le compliment lui venir si facilement sur les lèvres. Elle sentit l'humidité lui monter aux yeux et baissa la tête vers son assiette, enfournant une pleine bouchée d'œufs.

« C'était quoi, cette histoire de claquage de porte ? » insista-t-il.

Elle lui indiqua simplement du menton le journal pendant qu'elle mâchait. Il le prit et lut.

« Ce n'est rien de plus que ce que nous attendions, dit-il d'une voix sérieuse. Je t'avais dit qu'ils l'apprendraient avant longtemps.

– Oh, je n'ai aucun problème avec le fait qu'ils sachent que tu t'es fiancé. Mais j'ai un gros problème avec toutes leurs spéculations sur l'identité de la femme concernée. Ils ne m'ont absolument jamais mentionnée comme une possibilité. Alors, je leur ai montré la bague et j'ai claqué la porte.

– Tu étais jalouse ? demanda-t-il en la fixant d'un regard qui s'éclairait.

– Ne dis pas de bêtises. Comment pourrais-je être jalouse ? Il n'y a pas d'autre femme.

– Alors, pourquoi est-ce que ça t'embêtait ? Je pense que tu es jalouse d'une femme qui n'existe même pas. Ça me convient très bien. On pourrait même dire que ça égalise un peu le score. J'ai dû supporter le fait que tu sois avec Reginald pendant des mois.

– C'est toi qui m'as dit de me trouver quelqu'un. Tu ne peux pas m'en vouloir de t'avoir écouté.

– Certes, mais si tu ne devais faire ce que je dis qu'une seule fois, ce n'était pas vraiment obligé que ce soit cette fois-là, si ?

– On n'est pas un peu pitoyables, là ? » remarqua-t-elle après avoir en vain essayé de garder une expression impassible et de s'empêcher d'éclater de rire.

Elle lui agrandit sa chemise et la lui rendit avec un sourire.

« Je n'ai pas la moindre idée de ce que tu veux dire », déclara-t-il avec hauteur en prenant le vêtement pour le mettre sur lui.


Rogue bondit de son fauteuil au salon pour répondre au coup frappé à sa porte. Les Beuglantes étaient arrivées en masse depuis qu'Hermione était apparue dans le journal en train de montrer sa bague avec une expression de mépris satisfait et un geste grossier, mais, jusqu'à présent, personne n'avait été assez inconscient pour venir directement chez lui.

Il sortit sa baguette et ouvrit d'un coup la porte, prêt à jeter un maléfice, et s'immobilisa en apercevant Ronald Weasley. Ce dernier tournait le dos à la porte et enguirlandait vertement le groupe de journalistes qui le criblaient de leur habituelles questions sans intérêt.

Les invectives de Weasley ne manquaient pas d'inventivité, toutes grossières qu'elles fussent, et Rogue admira sa tentative. Pas suffisamment pour baisser sa baguette quand Weasley fit demi-tour, toutefois.

« Doucement, Rogue. J'apporte des cadeaux.

– Pourquoi ?

– Vous n'avez pas fait votre demande à Hermione ? s'étonna-t-il en fronçant les sourcils.

– Je passe la plus grande partie de mes journées à lui faire des demandes auxquelles j'obtiens rarement des réponses satisfaisantes. Cependant, si vous voulez savoir si nous allons nous marier, la réponse est « oui ».

– Eh bien, voilà qui mérité d'être célébré, non ? déclara-t-il en lui tendant les paquets qu'il avait dans les bras. D'où les cadeaux, ajouta-t-il sur un ton pédant plein d'ironie.

– Je suppose que vous estimez que ceci vous vaut un laisser-passer ?

– Écoutez. Je sais que ma famille en a fait un peu trop l'autre jour, mais vous, vous savez que vous êtes comporté comme un salaud et que vous ne pouviez pas en attendre moins de notre part. Mettons ça derrière nous, mais sans complètement l'oublier, okay ? Laissez-moi rentrer ou je donne les biscuits de ma mère aux journalistes.

– Hermione n'est pas là, dit Rogue en fronçant les sourcils et en faisant un pas de côté pour le laisser passer puis fermer la porte.

– Où est-elle partie ?

– Ikea.

– C'est quoi ?

– Pas l'ombre d'une idée. J'imagine que vous voulez du thé ?

– Ouaip.

– Très bien. »

Le thé fut préparé, les biscuits mis sur une assiette et le silence s'installa.

Finalement, Weasley posa sa tasse sur la soucoupe et se redressa sur son siège.

« Vous savez, si Harry et moi pouvons vous accepter parce qu'elle est heureuse, vous pourriez essayer d'en faire autant.

– Et qu'est-ce que cela impliquerait ? s'enquit Rogue en levant un sourcil.

– Eh bien, nous jeter des maléfices est hors de question. En dehors de ça, je crois que les règles sont plutôt floues, alors, je vous laisse choisir au mieux.

– Comme vous êtes arrangeant, rétorqua Rogue en buvant une gorgée de son thé avant de le reposer. Quelles sont les chances que vous nous préveniez avant d'arriver à notre porte à l'avenir ?

– Je suis sûr que nous pouvons trouver un arrangement, répondit Ron avec un sourire en sortant une bouteille d'armagnac de son sac de cadeaux. Le reste vient de la famille et je vous laisserai les ouvrir à deux, mais celui-ci est pour vous, de ma part. Je voulais juste que vous sachiez que je suis carrément content que vous ayez finalement pris la bonne décision. Ces dernières années ont vraiment fait souffrir Hermione et rien de ce que Harry ou moi pouvions faire n'y changeait quelque chose. Vous l'avez retournée, vous lui avez rendu sa confiance en elle et vous en avez même rajouté une sacrée dose. Vous pouvez me détester tant que vous voudrez, dans les limites du respectable, mais aussi longtemps que vous la traiterez bien, je n'en aurai rien à foutre. »

Rogue regarda la bouteille en silence un long moment avant de porter les yeux sur le jeune sorcier.

« Merci, Weasley, dit-il en prenant la bouteille de liqueur pour la mettre de côté. C'est un geste que j'apprécie tout à fait, de même que votre honnêteté.

– Et voilà, ce n'était pas si difficile, non ? fit remarquer Ron en tendant la main vers un autre biscuit. Personne n'est mort, en tout cas.

– Vous n'êtes pas encore parti, déclara Rogue en le voyant avaler le dernier de ses biscuits préférés. Il y a encore le temps. »


Rogue finit d'essuyer son plan de travail et se tourna pour regarder Hermione, qui travaillait au bureau décoré devenu le sien. De nouveau, il sentit ce frémissement particulier dans sa poitrine, un mélange bizarre d'amour et de panique. Il était terrifié par l'importance phénoménale que ce petit bout de bonne femme avait prise dans sa vie. Cela ne faisait que quelques jours, mais l'euphorie n'avait pas du tout fait disparaître la conscience permanente qu'il avait de sa vulnérabilité. Il savait qu'elle l'aimait en retour. Mais il ne pouvait tout simplement pas aller jusqu'à se convaincre que quelqu'un de si jeune l'aimerait toujours. Certainement, elle finirait un jour ou l'autre par le laisser sur le bord du chemin. C'était ce que tout le monde avait toujours fait avec lui.

Elle tourna la tête et lui sourit en voyant qu'il la regardait : sa poitrine frémit encore.

« À quoi penses-tu ? voulut-elle savoir.

– Je me demandais sur quoi tu travaillais autant.

– Oh ! Tu te souviens de cette fondation à la noix que j'ai créée pour qu'elle demande une enquête indépendante ? »

Il fit un geste vague. La moitié du temps, il n'avait pas la moindre idée de ce dont elle parlait quand elle évoquait leurs fondations, leurs compagnies et Merlin savait quoi encore. Pas dupe, elle lui fit un sourire moqueur.

« Bref, ils ont envoyé leurs propositions pour les réformes du système éducatif qu'ils estiment nécessaires. Il semblerait qu'ils aient découvert d'importants problèmes dans le conseil d'administration. Le pouvoir de ce dernier sur Poudlard a été jugé intrusif et susceptible d'engendrer corruption et pots-de-vin. Ils recommandent que le ministre et le Magenmagot revoient les statuts et fassent de sérieux changements. Ils pensent que Pascal Richter doit être remplacé immédiatement.

– Quel dommage.

– N'est-ce pas ? Je crois que je devrais les remercier pour le temps qu'il y ont consacré et leur demander de continuer pour transmettre leurs conclusions au ministre dès que possible.

– Minerva va être contente.

– C'est un bonus.

– Alors, qui d'autre y a-t-il sur ta liste ?

– Quelle liste ?

– La liste des gens dont tu veux te venger. Nous possédons presque dix pour cent du monde sorcier. Rita Skeeter est en prison. Au lieu de ne pas pouvoir dégoter un travail décent, nous avons désormais plus de deux cents employés. Tu viens juste d'avoir la peau des personnes qui t'avaient refusé ton apprentissage. Qui reste-t-il ?

– Je ne sais pas, répondit-elle en repoussant sa chaise. Je pourrais m'en prendre encore à des journalistes, mais, comme tu l'as dit, d'autres surgiront. Tu pensais à quelqu'un en particulier ?

– Non. Mes ennemis sont morts, expliqua-t-il en marchant jusqu'à elle pour la faire lever de son siège et l'envelopper de ses bras. Je trouve que la vengeance est curieusement peu satisfaisante. Le seul moulin à vent qui nous reste à combattre est l'opinion publique et elle ne m'intéresse que fort peu, ces temps-ci.

– C'est vrai. Je trouve difficile de conserver de la rancune quand je suis tellement heureuse.

– Tu es heureuse ? demanda-t-il soudain.

– Oui, Severus, je suis très heureuse », répéta-t-elle en le regardant.

Il sentit sa poitrine se contracter en voyant combien elle était belle. Elle l'embrassa et il sentit le monde reprendre sa juste place.


Cette première semaine fit l'une des meilleures dont Hermione pouvait se souvenir avoir jamais profité. Severus et elle étaient presque inséparables, tandis qu'ils organisaient l'espace pour y mettre ses affaires à elle du mieux qu'ils pouvaient, réajustaient leur relation de travail et faisaient l'amour partout dans la maison, dès que l'envie les en prenait. Ce qu'elle préférait, c'était quand elle se trouvait sur son établi. Elle le soupçonnait d'apprécier le lieu autant qu'elle, mais il considérait qu'il était en-dessous de lui d'admettre de telles choses.

Comme s'ils sentaient que tout était devenu heureux à en être ennuyeux, les journalistes renoncèrent et repartirent au bout de quelques jours.

Ils avaient même passé une soirée sympathique au Terrier, pendant laquelle Severus avait montré une retenue remarquable.

Arthur et Molly leur avaient proposé d'accueillir la cérémonie de mariage et, malgré sa grimace, Rogue n'avait pas réellement rejeté l'idée. Hermione attendait un peu avant de le relancer sur le sujet. Vu tous les changements effectués dans les deux dernières semaines, fixer une date ne semblait pas être le meilleur moyen de faire avancer leur histoire doucement après son début explosif.

Ils s'installèrent tranquillement dans une heureuse routine.

Il régnait un tel bonheur que ce fut que lors de leur troisième semaine de vie commune qu'Hermione commença à se rendre compte que quelque chose n'allait pas chez lui.


Si vous tenez vraiment à la dernière scène du chapitre précédent, je la rajouterai (mais probablement à la fin de la publication, j'ai trop de choses à faire avant). Réclamez donc ! (oui, ceci est probablement un moyen honteux de demander encore davantage de commentaires) Toutes les remarques sont d'ailleurs les bienvenues, comme d'habitude.

Alors, quel peut bien être l'affreux problème de Severus ? Un bon point à qui le devinera (sans aller tricher en regardant la VO, évidemment) !