Rosa sin espinas
Une rose sans épines
Note de la traductrice : … AHEM. J'ai un peu de retard, je sais u.u' La reprise des cours a chamboulé pas mal de choses dans mon rythme de vie, et ces deux derniers jours... J'ai un peu bossé non-stop pendant douze heures, dooooonc j'ai pas trop eu le temps d'actualiser.
Cela dit ! Voici la suite. Et en plus, je vous ramène un chouette chapitre... (Ed : C'est quoi ce sourire ? Envy : Tu vas comprendre, crevette ~) Alors bonne lecture :3
Note de l'auteur : Bonjour tout le monde ! J'espère que cette année scolaire qui commence vous réserve plein de bonnes choses, même si ce n'est pas vraiment mon cas j'ai le droit à tout : j'ai un super examen de biochimie, et mon inspiration est à peine revenue après deux mois de vacances u.u'...
Tant que j'y suis, pardon pour le retard et la brièveté de ce chapitre ^^' Chapitre que je dédie à deux de mes plus récentes amies : Isa et Lucero (alias Tsunade), qui sont celles qui m'ont mis la pression et encouragée à écrire.
Chapitre 6 : Doutes
Eh bien ! Les choses s'étaient mieux déroulées que je ne m'y attendais... ! Au moins, maintenant, il se rendrait compte que je n'étais pas un inutile enfant gâté (NA : Personne ne lui a dit ça, mais bon.)
Envy s'appuya contre le dossier de sa chaise pour se relaxer un moment. Nous restions silencieux, sans qu'aucun de nous deux ne se risquât à placer un quelconque mot, ou tout du moins, c'était ce que je pensais jusqu'à ce que...
« Ne crois pas que cela t'affranchisse des tâches relatives à la maison.
- Je ne le pensais pas. En plus, s'en charger, ici, ce n'est pas compliqué. Alors ce ne sera pas un problème pour moi d'avoir une obligation de plus. »
Envy se leva lentement, puis se rapprocha de moi il m'embrassa avec brusquerie comme il en avait déjà pris l'habitude, mais ce à quoi je ne m'attendais pas fut ce qu'il fit juste après : comme si je ne pesais rien, il me souleva et me fit m'asseoir sur le bureau. Tandis qu'il continuait son baiser passionné, ses mains, elles, parcouraient mon corps sur mes vêtements. Il s'en lassa bien vite et commença à chercher une ouverture par laquelle glisser sa main sous la chemise que je portais. Alors que ses mains continuaient, sa bouche, elle, n'était pas en reste : elle embrassait, suçait et léchait mon cou avec désir. Si je ne l'arrêtais pas maintenant, il finirait par me prendre dans ce bureau, et ça, ce n'était pas quelque chose que j'allais permettre : si j'avais l'intention de vivre dans cette maison, je ne pensais pas offrir de spectacle aux employés.
« Attends, Envy !
- Pas envie. Tu es à moi, et je fais ce que je veux de toi. »
Il continuait à me caresser et à essayer de me plaquer sur le bureau.
« Je ne dis pas le contraire ! »
Ces mots me coûtaient, mais si je voulais au moins avoir la paix, je devais user de tout ce qui pouvait me servir, et dans ce cas-là...
« Mais... Tu as vraiment l'intention de nous donner en spectacle aux employés ? »
… Lui donner ce qu'il voulait, certes, mais pas de la façon dont il le voulait.
« Cela dit, si ça ne t'importe pas qu'ils voient quelque chose qui t'était auparavant réservé, fais ce qu'il te plaît. »
Ces mots parurent faire effet, puisqu'il s'arrêta brutalement. Il me regarda un moment, pour ensuite me laisser un peu d'espace. J'en profitai pour me remettre debout, mais ne fis pas un seul pas de plus puisque, de nouveau, il m'embrassait de cette façon brusque à laquelle, forcément, je m'étais déjà habitué.
« T'as gagné. » Il ouvrit l'un des tiroirs et en sortit quelques dossiers. Il me les mit dans les mains, puis s'assit à nouveau sur sa chaise. « Examine bien ces papiers, je ne sais pas combien d'arnaques on doit à ce foutu Greed, mais je ne veux aucune surprise. Si tu veux, utilise la bibliothèque : là-bas, personne ne viendra te déranger. Je te laisserais bien rester avec moi dans le bureau, mais tu ne sembles pas très drôle... Disons, lorsqu'il fait jour.
- Si tu le dis. De toute façon, je ne pensais pas rester ici avec toi. »
Je me rapprochai de la porte et l'ouvrit. J'étais sur le point de sortir lorsque la voix d'Envy me retint :
« Quoiqu'il en soit, j'espère que cette nuit, tu rempliras tes obligations de partenaire, parce que tu ne t'en déferas pas non plus », lança-t-il avec un sourire à vous donner la chair de poule. Maintenant que j'y pensais, il avait raison... Je ne pouvais pas échapper à ces « obligations », comme il les appelait, mais...
« Ça, je ne sais pas. Ça dépendra du temps que ça me prendra pour examiner ces papiers. »
… Au moins, je pouvais essayer de faire en sorte qu'il oubliât ça pour aujourd'hui.
L'après-midi s'écoula sans autres incidents : je m'appliquai à examiner tout ce dont on m'avait chargé. C'était incroyable la quantité d'arnaques que contenaient ces papiers : tous étaient arrangés de façon à faire croire que l'argent qu'avait dépensé Greed dans les transactions était justifié, mais si l'on y prêtait attention, on pouvait découvrir qu'il demandait plus d'argent que le nécessaire. S'il avait été un peu plus méticuleux avec les chiffres, je ne l'aurais pas remarqué, mais les dernières transactions répertoriées étaient moins soignées, et de fait, les données révélaient à quel point cet enfoiré avait, sans scrupules, escroqué Envy.
Lorsque j'eus fini d'examiner et de corriger les erreurs dans les dossiers que m'avait confiés mon mari, il faisait déjà nuit noire : la pendule sur le mur de la bibliothèque indiquait minuit pile. A cette heure, il était sûrement bien plus qu'endormi, et ne remarquerait pas mon retour (NA : C'est ce que je pense moi lorsque je rentre tard chez moi).
Je parcourus les couloirs qui, à cette heure, étaient déserts : les employés se retiraient toujours tôt, puisque leurs activités les obligeaient à se lever avec le soleil. Le son de mes pas sur le sol était la seule chose que l'on entendait, excepté les grillons qui, à l'extérieur, entonnaient leur mélodie monotone. Après quelques minutes de marche dans l'obscurité, je me retrouvai enfin face à la porte de la chambre que je partageais avec Envy. J'ouvris la porte avec précaution pour ne pas faire de bruit, ou en tout cas en faire le moins possible. Je marchai jusqu'à l'armoire pour prendre mon pyjama, essayant de ne trébucher sur rien en chemin. En trouvant ce que je cherchais, je me changeai le plus rapidement possible : je tombais de sommeil et mes yeux me brûlaient je me fis alors la réflexion qu'un jour, il me faudrait me procurer des lunettes pour lire, ou me faire examiner par un oculiste.
J'avais enfin fini de défaire ma tresse lorsque je sentis deux bras me presser avec force contre un autre corps, et un chuchotement à mon oreille qui me fit frissonner.
« Tu en as mis, du temps (NA : Et voilà ce que me dit ma mère quand j'arrive enfin).
- J-Je pensais que tu dormais. » Je ne pus m'empêcher de bégayer un peu : j'avais pris autant de temps que possible, pour qu'au final, ce fichu pervers m'attendît quand même, et bien réveillé.
« Je t'ai dit que tu n'allais pas échapper à tes obligations, cependant, il est vrai que... » Lentement, il commençait à me pousser jusqu'à l'énorme lit que nous avions commencé à partager il y a si peu de temps. A chaque pas que je faisais, il couvrait mon corps de douces caresses sans même se soucier des vêtements qui s'interposaient. « … Quand tu es là... » Il apposait sur mon cou, avec patience, les baisers qui entrecoupaient ses mots, me faisant fermer les yeux et me laisser guider. « … Rêver devient bien simple. »
Il termine sa phrase au moment où il m'allonge sur le doux matelas. Toutes ces sensations brouillent mon jugement : ce type n'est-il pas censé me déplaire ? Ces caresses devraient simplement me dégoûter, mais... Alors que je sens les vêtements disparaître de mon corps, alors que je sens son souffle heurter ma peau... Je sens...
« Tu es beau. »
… Une chaleur.
Normalement, je devrais être un objet, pour lui, alors... Pourquoi me traite-t-il avec autant d'égards ? Là, tout de suite, il m'offre autant et peut-être même plus de plaisir que la première fois qu'il m'a pris et marqué comme sien...
« Tu me plais. »
… Alors que suis-je, à ses yeux, pour qu'avec autant de patience, il fasse passer mon plaisir avant le sien ? Il pénètre en moi avec subtilité et précaution, alors qu'il pourrait le faire de la façon dont son corps le lui réclame...
« Aaah ! »
… S'il ne me voit que comme sa dernière acquisition... Pourquoi me traite-t-il comme si j'étais terriblement fragile ? Je ne le comprends pas, ou plutôt, ce n'est pas que je ne le comprends pas, mais qu'il me trouble.
« Je t'aime. »
Ces mots qu'il me susurre chaque fois qu'il me prend, ces baisers brusques, cette attitude par laquelle il essaie de démontrer qu'il m'est supérieur... Tout me trouble.
La lueur de la lune se faufile entre les rideaux entrouverts, les draps suaves couvrent notre nudité de regards inexistants dans cet espace clos, et le chant des grillons continue, tout comme mes questions. Néanmoins, j'ai pris une décision : si, de toute façon, j'ai l'intention de rester ici toute ma vie, je ferai en sorte qu'au moins, mon séjour me plaise.
Quant à Envy... Je pense sincèrement que ce que j'ai dit à Alphonse n'est pas vraiment un mensonge : de ce que j'ai pu en juger, il n'est pas quelqu'un de mauvais. Mon père avait l'habitude de dire que nos yeux révèlent ce que nous sommes réellement, et ce sont des mots qui m'ont, toute ma vie, paru être une vérité absolue j'ai regardé les yeux de celui qui dort, étendu à mes côtés, et j'y ai vu un voile qui couvre sa nature. Que cache-t-il et pourquoi se comporte-t-il ainsi avec moi ?
C'est ce que je compte découvrir.
A suivre...
J'espère que ça vous a plu, et si non, dîtes-le moi, j'essaierai alors d'améliorer tout ça.
De ce fait, j'espère des reviews avec menaces, critiques et autres, et si possible, un « bon anniversaire » (chez moi, ils ne s'en rappellent jamais avant la nuit tombée =.=), serait plus que bienvenu !
A plus !
Marieth
Traduction : White Assassin
