Rosa sin espinas
Une rose sans épines
Note de la traductrice : Je crois que l'auteur dit tout à ma place... u.u' -sauf que moi, j'ai fini toute la traduction x)-. Juste un petit mot pour vous présenter mes excuses pour le retard quand même... Entre les cours et les problèmes de santé, j'ai pas eu une seconde à moi ! u.u' Petit mot à propos de ce chapitre ? C'est dans doute le plus intense et le plus rapide ! … Et il m'a demandé pas mal de recherches question... Insultes ^^' Enfin bref ! Bonne lecture :3
(Ah ! Juste ! J'ai gardé la présentation initiale de la fic. J'espère que cela ne vous dérangera pas au cours de votre lecture :) )
Note de l'auteur : Je sais. Je sais que j'ai mis un temps fou à actualiser, et que la majorité d'entre vous m'ont cru morte. Je ne m'excuse pas, parce que je pense sincèrement que vous ne me pardonnerez pas T^T... MAIS PARDON ! (Je n'ai pas pu résister. J'aurais essayé u.u')
Quoiqu'il en soit, je vous laisse lire le chapitre. J'espère ne pas tarder tant à poster le suivant : il en reste peu et je dois le terminer... Avant que vous ne commenciez à me menacer de mort u.u'
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, mais j'ai donné carte blanche à Envy pour narrer un bout du chapitre. Seulement, tout a une raison, et vous en comprendrez le pourquoi. Ce qui est en italique, c'est ce qui est expliqué par Envy n_n
Chapitre 8 : Ainsi le souhaitas-tu... Ainsi cela advint.
Depuis quelques semaines, je profitais de mon nouveau jardin, l'attitude de mon mari me surprenant toujours : en vérité, je ne savais pas ce qui lui était passé par la tête. J'ignorais s'il m'aimait réellement, ou s'il faisait simplement ces choses pour me garder satisfait et ainsi obtenir que je ne répliquasse pas, et le laissasse faire ce qu'il désirait.
Je laissai de côté ce mystère parce que bon... En vérité, avoir le fin de mot de cette histoire ne m'intéressait pas. De toute façon, nous étions mariés, et cela n'allait absolument rien changer de savoir s'il m'aimait ou si je continuais à n'être qu'un de ses caprices. Ce qui, oui, changeait la donne, étaient mes sentiments envers lui. Ne vous méprenez pas, je ne vous dis pas que j'étais fou amoureux de ses caresses et de ses baisers, mais je devais avouer qu'ils ne m'étaient plus du tout désagréable (NA : Ce que tu peux être facile à convaincre =.=), mais non, je n'étais pas amoureux.
Son attitude m'avait prouvé qu'il n'était pas aussi mauvais qu'on pouvait le croire. D'accord, c'était une vraie bête parfois, mais il était attentionné quand il le voulait. Grâce à tout cela, ma vie ne s'était pas transformée en enfer. Je ne l'aimais pas, ça c'est plus que certain, mais malgré tout, oui, je tenais à lui.
Il avait fait beaucoup pour ma famille depuis que nous étions ensemble. Je n'aimais pas être redevable, et de ce fait, j'essaierais de lui rendre un peu son aide. Je ne savais toujours pas comment, mais je finirais pas trouver une façon de le faire.
Depuis que les rosiers avaient été plantés face à la bibliothèque, je préférais terminer rapidement mon travail pour lire, sur un banc, près des jardins. Jusqu'à peu, je ne savais pas qui était celui qui s'occupait des plantes que m'avait offertes Envy, mais ce jour-là, je le vis. C'était un homme aux cheveux noirs et courts, avec des yeux en amandes, dans lesquels, comme dans deux trous, vous pouviez sombrer si leur propriétaire en décidait ainsi. Il possédait un corps qui reflétait l'effort auquel il se soumettait de façon journalière à cause de son travail, et ses mains étaient couvertes de durillons qui résistaient aux coupures que les furieuses épines pouvaient créer sur sa peau. Sur le coup, j'en eus le souffle coupé : cet homme était incroyablement beau ! Chose que je ne pouvais admettre ouvertement, quoiqu'il en fût, mais personne ne m'empêchait de le penser.
Le brun remarqua le regard que je lui lançais. Il me sourit et se rapprocha de moi d'un pas décidé. De mon côté, je n'arrivais pas à me remettre de l'impression qu'il m'avait causée. Une fois face à moi, il daigna finalement me parler en utilisant, évidemment, ce ton respectueux dont usaient les employés de la maison.
« Bonjour monsieur. Cela fait quelques temps que je soigne ces jardins, mais je n'en avais jamais vu le propriétaire. »
Sa voix était ferme et tout bonnement irrésistible, mais ne vous inquiétez pas : je vous ai déjà dit que j'étais incapable de ce genre de trahison.
« Bonjour. Pour être tout à fait sincère, je ne vous avais jamais vu non plus. Pourriez-vous me dire votre nom ? Je veux connaître celui de l'homme que je dois remercier de garder les roses si belles.
- Roy Mustang. Pour vous servir, monsieur Edward.
- Comment connaissez-vous mon nom ? Vous avez dit que vous ne me connaissiez pas.
- En effet, je ne vous connaissais pas, mais pour autant, cela ne signifie pas que je n'avais pas entendu parler de vous. Après tout, vous êtes l'époux du patron.
- Ce n'est pas faux. » Il s'assit à mes côtés tout en continuant à me sourire.
« Vraiment, je n'aurais jamais cru que le patron se marierait un jour. Il allait toujours au village, la nuit, pour chercher une compagnie d'une fois, si bien que mêmes nous autres, employés, pensions que tout ce qui lui plaisait, c'était de s'amuser avec les gens. Vraiment, je n'arrive pas à imaginer comment vous avez pu accepter de vous marier avec lui.
- En fait, c'est mon beau-père qui en a décidé ainsi. » Je ne savais pas pourquoi je lui racontais ça, mais... Je ne m'en voulus pas de le faire. Je pense qu'il est mieux de ne pas taire les choses. « On ne m'a pas laissé le choix, et de fait, je l'ai fait. Je l'ai fait, et je n'ai aucun moyen d'y remédier. » Je n'avais pas non plus envie d'y remédier. Ma vie n'était pas comme je l'avais imaginée, mais au moins, j'étais tranquille.
« Eh bien c'est mal : vous ne devez pas laisser les autres décider à votre place. Vous devez défendre ce que vous pensez ou ressentez. Même les roses se défendent de ceux qui veulent les arracher de leur emplacement. »
Cet homme me parlait à moi comme il l'aurait fait à n'importe qui d'autre : il était le premier qui s'adressait à moi avec respect, certes, mais plus familièrement, comme s'il s'entretenait avec quelqu'un qu'il connaissait depuis des années. Je ne fus pas gêné par ce qu'il fit ou par sa volonté de me donner des conseils, de ce fait, je me sentis à l'aise.
« Mais les roses n'obéissent à personne, elles ne se plient à aucune règle. » Je me levai pour mieux voir les énormes roses rouges qui fleurissaient près du banc. « Si j'étais libéré de ces règles, il se pourrait effectivement que je fasse ce dont moi, j'ai envie.
- Les règles, chacun se les crée. » Il se leva et se plaça à mes côtés, trop près, à tel point que je pouvais percevoir cette odeur d'herbe fraîche sur lui. Il prit avec précaution l'une des roses les plus belles qui se trouvaient là, et la coupa méticuleusement. Il l'épousseta et lui retira toutes ses épines, laissant la tige nue, puis me tendit la rose. « Vous êtes comme cette rose sans épines. Vous n'avez pas d'armes pour vous défendre, ou en tout cas, vous vous en êtes privé vous-même avec cette lâcheté que vous me montrez. »
Je fronçai les sourcils à l'écoute de tels propos. Moi, un lâche ?! Je ne pouvais tout bonnement pas le croire. Je ne crains rien, en ce monde ! Ce que ce type me disait là, ce n'étaient que des conneries !
« Qu'est-ce que vous en savez ?! Vous n'avez pas à me dire ça, vous ne me connaissez même pas ! Gardez votre rang et cessez de me manquer de respect comme ça, ou je ferai en sorte qu'on vous renvoie sans plus tarder ! » criai-je, furieux.
« Vous allez me renvoyer pour vous avoir dit ce que je pensais ? Je ne vous ai manqué de respect à aucun moment, monsieur, mais... Il est de coutume de dire qu'il n'y a que la vérité qui blesse... Serait-ce cela ? »
Cela dit, il continua son travail sans me prêter attention. Moi, de mon côté, je considérai ma lecture comme terminée, et retournai dans la bibliothèque pour voir si, par hasard, je n'avais rien laissé en suspens.
Les jours passèrent, et mes entrevues avec le jardinier se furent plus fréquentes. Avec le temps, mes conversations avec lui devinrent bien plus informelles et amicales. J'avais l'habitude de passer des heures dans le jardin, au point de parfois en oublier de rejoindre mon mari à l'heure des repas.
(NA : A partir de là, le narrateur, c'est Envy n_n Il était temps de changer, non?)
Les jours passaient et ces rumeurs dérangeantes se faisaient de plus en plus présentes. Depuis que le fils de mon jardinier se chargeait des rosiers à l'extérieur de la bibliothèque, mon jeune époux passait plus de temps hors de la maison à « lire » dans les jardins, qu'à s'occuper de ses obligations envers la maison et envers moi. J'admets que les affaires s'étaient arrangées, mais il n'était pas de bon ton pour moi qu'on continuât à entendre des rumeurs comme quoi mon conjoint « fréquentait » cet homme-là (NA : Vous aurez sans doute compris le sous-entendu).
Aujourd'hui, j'avais décidé de vérifier si c'était vrai ou non. J'en avais plus que marre d'entendre dans mon dos les gens du village me qualifier de cocu. Sans qu'Edward le sût, je restais à la maison. A cette heure-là de l'après-midi, j'étais censé superviser les choses dans les étables, moment dont mon petit mari profitait pour aller lire dans les jardins. Néanmoins, ce qui avait attiré mon attention jusqu'à maintenant était qu'il lisait le même livre depuis déjà plusieurs jours alors qu'il était rare qu'il mît plus de deux jours à terminer un volume.
En sortant, je les vis : ils semblaient s'entretenir innocemment, néanmoins, je n'allais sûrement déjà pas pardonner à ce type de se reposer pendant ses heures de travail. J'épiai un peu plus ce qu'il se passait jusqu'à ce qu'enfin, je tombe nez à nez avec ce que je voulais voir : ce bâtard prit les mains de MON époux et l'attira à lui pour l'embrasser avec passion. Cela me fit bouillir de rage. Je ne voulus pas en savoir davantage, de toute façon, j'avais déjà confirmé ce que je n'avais pas voulu croire de la bouche de mes amis. Ce petit chien d'Edward me trompait avec le jardinier. J'avançai jusqu'à eux sans qu'il me remarquassent, puis tirai Edward par son haut et le fis tomber au sol sous la violence du geste. L'autre, je lui envoyai simplement mon poing serré dans la tête, le faisant saigner du nez. Lorsqu'il se releva, il me regarda avec nervosité. Il savait très bien ce qu'il arrivait à ceux qui s'attiraient ma haine.
« Pourquoi t'as fait ça ?! » hurla le plus petit, s'étant déjà relevé.
« Ferme-la, sale putain de bas étage ! » répliquai-je en me retournant et en lui envoyant un coup dans la figure.
« Ne le frappez pas ! » s'exclama l'autre bâtard brun en m'attrapant par le bras, alors que j'étais prêt à le frapper une nouvelle fois. « Pourquoi ne me frapperiez-vous pas à sa place ?! »
Je lui fis face et le regardai avec toute la haine qui s'emparait de mon être. Ce fumier voulait faire main basse sur ce qui m'appartenait, sur ce que j'avais obtenu au prix de tant d'efforts... Sur mon partenaire !
« Tu as trois heures pour disparaître du village. Si j'apprends que tu es toujours là, je t'aiderai moi-même à disparaître », dis-je en crachant chaque mot, donnant une signification claire à mon sous-entendu. Cet abruti ne dit rien de plus et s'en alla aussitôt, suivi par les autres travailleurs qui avaient assisté à la scène.
Sans dire mot et sans quitter mon expression de fureur, je traînai Edward à l'intérieur de la maison. Apparemment, la nouvelle de ce qu'il s'était passé s'était déjà répandue, puisque les domestiques étaient déjà dans l'antichambre pour voir ce qu'il se passait. J'en profitai pour leur donner à tous des instructions : j'avais besoin d'un peu d'intimité, et ce pour un moment, afin de me charger d'un certain problème.
« QUE TOUS SORTENT DE LA MAISON TOUT DE SUITE, ET QUE PERSONNE NE REVIENNE AVANT DEMAIN MATIN ! »
Aucun n'en demanda la raison, et tous se contentèrent de regarder avec peur et peine le blond que je traînai avec moi jusqu'aux escaliers que nous empruntâmes. Nous parcourûmes le couloir jusqu'à arriver à l'alcôve principale, dans laquelle je dormais habituellement avec le prostitué qui se disait être mon époux.
Il me regardait avec peur : dans ses yeux, on pouvait voir de la confusion, mais ce n'était qu'un masque. Ce chien savait très bien ce qui me poussait à faire ça.
« Mais qu'est-ce qu'il t'arri-... ? »
Je ne le laissa pas terminer, et le fis taire d'une gifle, mais cela ne suffit tout simplement pas à me soulager de toute la colère et de la frustration que je ressentais à cet instant. Je le frappai de nouveau au visage, le poing fermé cette fois. Un cri de surprise et de douleur, voilà ce qui sortit de ses lèvres, accompagné de quelques petites gouttes de sang libéré par la plaie que je lui avais faite à la lèvre. Il tomba au sol à cause de l'impact et là, je lui envoyai un coup de pied dans l'estomac, le privant d'air, puis l'attrapai par les cheveux, le traînai jusqu'au lit sans la moindre délicatesse, et le lançai avec une telle force qu'il s'écrasa contre la table de nuit, le laissant déboussolé.
« C'EST CE QUE TU VOULAIS DE MOI, PAS VRAI ?! » hurlai-je, furieux contre ce sale gamin qui essayait de récupérer de mes coups. Ses yeux débordaient déjà de larmes et de ses lèvres émanaient du sang et quelques plaintes mêlées de sanglots.
« J-Je ne sais pas de quoi tu parles ! » fit-il, les mains posées sur son abdomen à cause de la douleur causées par les coups récemment reçus.
« NE FAIS PAS L'INNOCENT QUE TU N'ES PLUS, PUTAIN STUPIDE ! JE T'AI VU EMBRASSER L'AUTRE SALOPARD ! »
Je le tirai par ses vêtements jusqu'à le ramener à ma portée, puis le tirai par les cheveux, lui faisant me regarder droit dans les yeux. Comme il fallait s'y attendre, les siens, eux, montraient de la terreur face au traitement que je lui infligeai. Je l'avais toujours traité avec gentillesse, et lui... Il avait simplement...
« C'EST AMUSANT, DE TE FOUTRE DE MOI ?! HEIN ?!
- J-Je... Je n'ai rien fait... ! » me répondit-il, le visage trempé de larmes. Foutu menteur, avec sa bouille d'ange... Il croyait qu'il pourrait me convaincre que j'avais la vue qui baissait ? J'en suis bien désolé pour lui, mais ça ne fonctionnerait pas. « J-Je te jure que je n'ai rien fait ! Tu dois me croire !
- TU AS EU TORT, ET JE DOIS TE DONNER CE QUE TU MERITES ! »
Sans la moindre considération, je commençai à lui arracher ses vêtements. Il essaya de m'en empêcher avec ses faibles mains, mais ce fut complètement vain : ses coups, je ne les sentais même pas, mais je les lui rendais bien avec le double de force, le laissant sonné pendant quelques instants. Une fois que je l'eus complètement déshabillé, je le laissai allongé sur les draps qui étaient déjà souillés de son sang. Son visage était plein de coups qui bientôt deviendraient complètement obscurcis à cause des vaisseaux sanguins rompus sous sa peau auparavant si belle et délicieuse.
« TU VOULAIS QU'ON TE TRAITE COMME UNE FILLE DE JOIE PAS CHERE, EH BIEN C'EST CE QUE TU OBTIENDRAS DE MOI, ABRUTI ! »
Je défie la fermeture de mon pantalon pour en sortir mon membre, me masturbai un peu jusqu'à ce que mon sexe restât dressé, lui écartai les jambes et ensuite, le pénétrai en le faisant hurler de douleur. Sans attendre une seule seconde, je commençai à bouger en lui arrachant davantage de plaintes qui, bientôt, se transformèrent en cris demandant à ce que je m'arrête... Mais je ne le fis pas.
Il voulait que je le traite ainsi. Il me l'avait demandé à grands cris comme à présent il me demandait à grands cris également de faire preuve de pitié. Il me demanda à grands cris que je récupère la raison, ne cessant de répéter qu'il n'avait absolument rien fait. Je fis la sourde oreille à chacune de ses répliques, et continuai à le déchirer de l'intérieur. Qu'il ne me demandât pas de respect alors qu'il était celui qui ne m'en avait pas témoigné lorsqu'il m'avait trompé avec ce salaud. Une fois ma frustration et ma haine déversées en son corps, je le regardai : il était là, étendu sur le lit souillé de son sang et de sa crasse. Les coups sur son corps étaient évidents, et le sang et le sperme se mêlaient pour couler entre ses jambes. S'étant déjà fatigué, il ne pleurait plus la moindre larme à présent, et ne faisait plus que hoqueter.
« C'est ce que tu voulais, alors comme tout ce que tu m'avais demandé, je te le donne. Tu aurais pu vivre avec tout ce que tu désirais, mais il a fallu que tu gâches tout. Il a fallu que tu m'échanges contre ce salaud. » Je me rhabillai et me rapprochai de la porte. Dehors, une tempête épouvantable s'était déjà levée, comme si elle reflétait ce que je ressentais à cet instant. « Demain, je te veux hors de cette pièce. Vire tes saloperies des tiroirs et de l'armoire. A présent, tu dormiras dans les quartiers des domestiques comme la pute bon marché que tu es. Tu ne viendras que lorsque j'aurai besoin de tes services, puis tu t'en iras. Je ne veux pas te voir à mon retour. »
Je sortis de la chambre et le laissai continuer à pleurer en silence. Je n'avais pas envie de dormir dans la même maison que cet enfoiré : il n'était qu'un sale profiteur comme l'était son foutu beau-père. Des salauds comme il n'en existait pas d'autres. Mon père avait raison : j'aurais dû l'écouter lorsqu'il m'avait dit de n'avoir confiance en personne, aussi innocent parût-il.
Je me rendis dans les écuries et en sortit le premier cheval à portée de main. Je le sellai et le montai, sans même me rappeler de l'animal. Tout ce que je fis, c'est le faire courir à toute allure sur mes terres. Il tombait des cordes et je pouvais à peine voir, mais je passai l'orée d'un petit bois qui se trouvait non loin et m'y enfonçai. Le cheval courrait entre les troncs, un peu nerveux : en le constatant, je voulus l'arrêter, mais ne le pus, car l'animal continuait à avancer sans ralentir le moins du monde. Rapidement lassé, je tirai sur les rênes, le faisant se cabrer, mais obtenant son arrêt. Je restai là à penser à ce qu'il s'était passé. Vraiment, les sentiments étaient des armes à double tranchant. Je n'aurais pas dû l'aimer, je n'aurais pas dû me laisser entraîner si profondément, je n'aurais pas dû le posséder...
Je stoppai mes réflexions en voyant tout à coup une lumière toute proche. Un éclair était tombé trop près et avait touché un arbre. Mon cheval se cabra de nouveau, mais je ne réussis pas à me maintenir et tombai au sol, me heurtant contre une pierre et me brisant un bras. J'allais me lever lorsqu'un autre éclair éclata, abattant cette fois l'arbre derrière moi. Je parvins à suffisamment m'écarter pour ne pas qu'il me tue, mais au final, mes jambes restèrent coincées sous le tronc. Je sentis la douleur provoquée par mes os brisés, mais ce ne fut pas tout : avec le fracas, le cheval se cabra, mais les rênes épousèrent les branches de l'arbre tombé, et tout ce que je vis furent ses pattes antérieures heurtant à de multiples reprises mon visage. Ensuite, il n'y avait plus que l'obscurité... Et ton beau visage au milieu des ténèbres, me souriant avec tendresse et me disant enfin ce que j'avais tant souhaité entendre de tes lèvres...
A suivre...
Eh bien les filles, vous avez donc assisté à ce qui est arrivé à mon si cher Envy. On est bientôt à la fin, je pense qu'il ne manque que deux chapitres, mais ça dépendra de ce que décidera ma petite cervelle tordue n_n
J'espère que vous continuerez à me lire et à m'envoyer des menaces de mort T^T
Marieth
Traduction : White Assassin
