Rosa sin espinas

Une rose sans épines

Note de la traductrice : Comment ça du retard ?... Bon, ok, j'avoue, j'ai mis un temps infini à publier la toute fin, si l'on peut dire... u.u' J'en suis vraiment désolée, mais je suis un peu overbookée pour l'instant (et risque de le rester). Pour ceux que ça intéresse... La raison : j'ai un examen important dans une semaine qui me demande d'acquérir un niveau de langue bien supérieur au mien (soit une/deux années à rattraper en un mois)... Et je rame. Voilà. De plus, comme le temps que j'y consacre est du temps en moins pour mes « vrais » cours, je risque d'être tout aussi prise après coup, pour rattraper toutes les connaissances non acquises pour mes partiels... Donc je vais certainement faire une pause dans les publications .

Cela dit, j'espère que vous prendrez plaisir à lire cet extra -chouw et rêveur-, et que vous ne m'en voudrez pas trop u.u'

(Note 2 : Pour ceux qui étaient, éventuellement, à l'Anim'Est dimanche dernier... Si vous avez croisé une cosplayeuse de Ed, c'était moi xp)

(Note 3 : Je sais que facebook rebute pas mal de monde... Mais au cas où ça en intéresse certains : j'ai créé une page spéciale, en tant que « personnage publique » -dafuq avec cette appellation?-, sur laquelle je peux plus facilement donner en temps réel des infos... (Envy : Comprendre : sur les retards, principalement. W.A. : Roh, ça va, hein.) Le lien est sur mon profil ;p)


Note de l'auteur : Bon, les filles, je sais, j'avais dit que j'avais terminé cette histoire et tout et tout, mais je n'ai pas pu résister à l'idée de vous donner un petit extra... ^^ Surtout à celles qui ont pleuré à cause de la mort d'Envy.

J'espère que ça vous plaira . Je ne sais pas si ce sera très rose, mais c'est tout ce qui m'est venu à l'esprit pour ce joli Flash Back (oui, les filles, c'est un flash back du point de vue d'Envy)

Ce qui est en italique est un peu de ce qu'a écrit Envy dans son journal nOn

Dédié à Tsunade qui m'a presque rouée de coups pour avoir tué Envy !


Extra : La façon dont je me souviens de toi

Ce matin-là, mon père m'avait laissé sortir pour me promener à cheval après mes leçons. Sincèrement, j'étais fatigué par tout ça. Mais qu'il comprenne que ça ne m'intéressait pas de continuer à accumuler de l'argent que je ne pourrai pas dépenser par la suite ! Le fait que ce soit notre héritage que j'aurais entre les mains plus tard n'était pas une excuse.

J'étais déjà suffisamment loin de la propriété, bien que mon père père s'inquiétât beaucoup quand j'en sortais : il disait que ses ennemis pourraient vouloir venir me demander des comptes... Oh, par pitié ! Comme si je ne m'étais pas déjà chargé de certains d'entre eux ! Le lieu était agréable : au loin, on voyait une énorme maison. Je devais être dans la propriété voisine... Celle des Elric, si je ne me trompais pas. Je n'y prêtai pas grande attention et m'apprêtai à continuer ma route, lorsque j'entendis quelqu'un venir en courant sur ma droite. Je tournai la tête jusqu'à apercevoir un petit blond coursé par un veau. Le gamin ne devait pas avoir plus de six ans.

« Arrête de me poursuivre, enfin ! Je te promets de ne plus t'embêter ! » hurlait l'enfant. Je soupirai, lassé, et fit aller mon cheval au galop, à leur poursuite, car ils étaient un peu plus loin. Lorsque j'arrivai à hauteur de l'animal, je vis qu'il avait une corde attachée au cou : je me penchai suffisamment pour l'attraper et la tirer avec force, m'aidant du poids de mon cheval. L'animal était docile, et de ce fait, ne me résista pas beaucoup. Je descendis de mon animal et attachait le veau à un arbre solitaire qui se trouvait là. L'enfant aussi était là, non loin de moi.

Je me rapprochai de lui pour l'observer plus attentivement : c'était un enfant aux cheveux courts et blonds. Ses yeux étaient d'une couleur invraisemblable, car ils étaient dorés. Il me regardait avec méfiance, sûrement à cause du chapeau que j'utilisais pour dissimuler mon visage et qui ne rendait pas mes cheveux impossibles lorsque je chevauchais. Rose ne cessait de me dire que je ressemblais à un bandit quand je le portais.

« Hey, microbe. Voyons, cesse d'ennuyer les veaux, surtout si tu ne sais pas comment les dompter quand ils s'énervent », lui dis-je, essayant de l'agacer. Il devait être l'un de ces enfants pourris gâtés de Hohenheim dont se plaignait tant mon père lorsqu'il allait s'entretenir pour des affaires avec cet homme.

« Je ne l'ennuyais pas ! C'est lui qui a piqué son bonbon à mon petit frère ! » répliqua-t-il, les joues gonflées. Il avait une drôle de tête, lorsqu'il faisait ça. « En plus, ce que je fais ou ne fais pas, c'est pas tes oignons !

- C'est comme ça que tu remercies les gens qui te filent un coup de main ? Eh ben, gamin, voyons voir si tu vas apprendre les bonnes manières », dis-je tout en retournant un peu vers le cheval. « Je me demande si je devrais te ramener chez toi et dire à tes parents que tu t'es mis dans de sales draps.

- N'essaie même pas, rapporteur ! » s'écria-t-il en me tirant par les vêtements, baissant presque mon pantalon -chose qui n'arriva pas, puisque je portais une ceinture-. Vraiment, ce gamin me plaisait bien : il était amusant et très mignon.

« … Alors faisons un marché : je ne dirai pas à tes parents ce qu'il s'est passé avec le veau si tu viens passer un bout de temps avec moi, et que tu me montres un endroit tranquille où dormir un peu à l'ombre.

- Je sais pas... Maman m'a dit de ne pas suivre les inconnus, encore moins quand ils ont une tête de brigand comme toi, tu comprends ? » L'enfant adoptait une position pensive... Attends, c'est moi ou il m'avait traité de « brigand » ?

« Je ne suis pas un criminel, si c'est ce que tu penses. Je suis le fis du propriétaire de la demeure la plus grande des environs. Tu dois connaître mon père.

- Ah... ! Tu parles de ce monsieur ennuyant avec une tête morbide ? » lança-t-il l'air de rien. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire en entendant cette description. Si mon père l'avait entendu, il serait déjà en train de donner une fessée à ce gamin. « Tu te moques de moi ?! » Je cessai de rire petit à petit pour lui répondre. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas tant amusé.

« Non, c'est pas ça, mais... Il vaut mieux oublier. Il vaudrait mieux que tu rentres chez toi avant que tes parents s'inquiètent. » Sans le laisser répliquer, je le fis grimper sur mon cheval, pour ensuite y monter, la corde du veau dans la main pour qu'il nous suivît également.

La maison n'était pas loin et de fait, nous ne mettrions pas plus de dix minutes pour nous y rendre au pas si lent où nous allions... Mais l'enfant ne lâchait pas la selle...

« Dis-donc, gamin, me dis pas que c'est la première fois que tu montes à cheval ?

- Bien sûr que non ! » lança-t-il, gonflant de nouveau ses joues -ce que c'était amusant de le voir faire ça-. « Je déteste les chevaux ! A cause de l'un deux, mamie s'est fait très mal !

- N'exagère pas, les pauvres animaux ne sont pas responsables. C'est comme ce veau : il ne t'aurait pas poursuivi si tu ne l'avais pas ennuyé.

- Oui mais...

- Mais rien du tout. Tu ne dois jamais inculper la faute aux autres. Sois un homme et accepte ce que tu as fait plutôt que de chercher comment t'en disculper.

-... Comment tu t'appelles ?

- Envy. Et toi ?

- Edward. Mais tu peux m'appeler Ed. » Il avait un petit sourire canaille. Ça se voyait à des kilomètres qu'il était très espiègle.

Nous arrivâmes à la maison des Elric et là-bas, celle qui semblait être la mère de Ed prit l'enfant dans ses bras, lui disant à quel point elle s'était inquiétée et qu'il ne devait pas refaire des bêtises comme celle-là. Remontrances typiques d'une mère. Elle était si préoccupée par son petit qu'elle ne fit pas attention à moi. Je descendis du cheval et tendis la corde qui retenait le veau à l'un des employés qui se trouvait là, puis m'apprêtai à m'en aller lorsqu'un homme d'apparence paisible et agréable m'appela. C'était Hohenheim Elric, le père de Ed.

« Merci beaucoup de m'avoir ramené mon fils. Excusez ma femme, elle était très inquiète à cause de notre chenapan.

- Ne vous inquiétez pas... De toute façon, c'était amusant de passer un moment avec votre fils. Si vous voulez bien m'excuser... » commençai-je pour reprendre ma route, ou en tout cas essayer...

« Ça me plairait que tu restes dîner, ou au moins prendre un verre. Je ne peux pas manquer d'inviter le fils de l'un de mes associés.

- Ce serait avec plaisir, mais... » Je ne pus rien dire de plus car le petit blond attira mon attention en me tirant par le pantalon.

« Tu vas rester dîner ?

- Allez... Tu ne vas pas dire non à un enfant, si ? » fit son père avec un sourire.

« Je crois que je n'ai pas trop le choix, dans ce cas. » L'enfant me sourit d'une façon très douce. J'appréciais beaucoup sa présence.

La soirée passa très rapidement. Mon père n'eut pas à s'inquiéter pour moi cette fois, puisque monsieur Elric avait envoyé quelqu'un lui dire que j'étais chez lui à jouer avec son fils aîné. Rien de plus que la vérité, même si personne, parmi ceux qui me connaissaient, ne se serait imaginé que le fils du propriétaire le plus puissant de la région pouvait trouver de l'amusement à jouer avec un enfant de 6 ans... Je pense qu'ils se moqueraient de moi.

Il faisait déjà nuit lorsque je décidai de rentrer chez moi. Monsieur et Madame Elric, ainsi que leurs enfants prirent congé de moi dans la salle en m'affirmant que la porte de leur maison me serait toujours ouverte dès que je le souhaiterais ou que j'aurais l'opportunité de passer leur rendre visite.

A l'entrée de la maison, l'un des employés me tendait déjà les rênes de mon cheval. J'allai monter lorsque je m'arrêtai en me sentant observé. Juste derrière moi se trouvait Edward.

« Tu reviendras, demain ?

- Je ne pense pas que je pourrai, microbe. Demain, je pars en voyage et ne sais pas quand je reviendrai ici.

- Ne m'appelle pas microbe ! Et si tu ne pouvais pas revenir, tu aurais dû le dire avant ! » Le petit garçon regardait ailleurs, comme s'il avait été agacé.

« Écoute. Je t'ai dit que je ne pourrai pas revenir demain, mais pas que je ne reviendrai pas. » Je me rapprochai de lui pour lui parler plus facilement, et pas à voix haute comme nous le faisions depuis peu. « Arrête un peu. Tu es vraiment un enfant gâté! Tu devrais savoir que tu ne vas pas obtenir tout le temps ce que tu veux, il y aura des moments où tu devras faire ce que les autres te demandent.

- Tu es méchant... Enfin bon. Quand tu reviendras, passe ici de nouveau.

- Évidemment, microbe. Mais toi aussi, tu passeras chez moi une fois. Qui sait, au mieux, l'endroit te plaira et tu ne voudras plus t'en aller.

- Tu es fou. Au revoir », fit-il pour ensuite rentrer dans sa maison, tandis que moi, je montai à cheval pour retourner dans la mienne.


Cela s'est passé il y a déjà sept ans, mais je conserve pourtant ce petit souvenir aussi vif que si cela s'était passé hier. Je ne suis plus retourné dans ta maison, puisque lorsque que l'on m'a permis d'y revenir, tu n'y étais plus : tu te trouvais loin à étudier loin, dans la ville que moi, je venais de quitter. Je voulus te suivre et t'y retrouver, mais la mort de mon père m'en garda : je fus forcé de gérer tout ce que l'on m'avait laissé.

Quelques temps après, au cours de l'une des fêtes qu'organisait ton père pour tous ses associés et amis, je te revis. Je voulus te saluer, te rappeler ce qu'il s'était passé et que je n'avais pas oublié de revenir vers toi. Malheureusement pour moi, toi, si, tu l'avais oublié. Tu passas près de moi comme si je faisais partie du décor et courus vers ton frère. Je me sentis un peu mal d'avoir été oublié alors que moi, je me rappelais de toi avec la même tendresse qu'autrefois... Je mens. Je ne me rappelais pas de toi de la même façon : cet enfant n'était plus là. A présent, je me trouvais face à un très bel adolescent...

Je ne sais pas si je me suis entiché de toi, ou si je t'aime vraiment, mais je ferai ce que je pourrai pour t'avoir à mes côtés, que tu visites ma maison et y reste pour me tenir compagnie jusqu'à la fin de mes jours...


Eh bien maintenant oui, c'est tout ce que je rajouterai à cette histoire Trop de guimauve pour mon cerveau ! XD Je plaisante, j'espère vraiment que ce petit extra vous a plu.

A plus tard pour une autre histoire ! nOn

Marieth


Traduction : White Assassin