Ne me tuez pas, je vous en supplie. Désolé du retard mais j'ai eu une semaine et un week end plus chargés que prévu. Voici donc le deuxième chapitre en espérant qu'il vous plaira. Comme vous avez pu le voir, le rating a changé. La cause ? Une scène un peu chaude sous la douche.
Réponses au reviews pour lesquelles je vous remercie énormément :
Stormtrooper2 : Tu trouveras des éléments de réponses sur le comportement de Dumbledore dans ce chapitre même s'il n'a pas fini de faire chier son monde celui-là. (Désolé mais je ne l'aime pas.)
Sachan972 : Heureux que ça te plaise. Moi aussi j'ai un faible pour le couple de Neville et Severus. C'est peut-être la dimension interdite de la chose. J'espère que ce chapitre te plaira aussi.
Brigitte26 : Neville n'est pas si timide que ça dans mon univers. La guerre lui a donné une certaine assurance, tu le verras par la suite. Pour ce qui est des jumeaux, j'espère que je t'arracherai au moins un sourire.
Hermystic : Raté ! lol Mais j'ai bien aimé tes suppositions. Pour ce qui est de ce vieux fou de Dumbledore, tu auras des éléments de réponses ici. Mais, en effet, il n'a pas fini de faire parler de lui.
Dymitry : Désolé si ça va trop vite. Je ne me rends pas spécialement compte.
Yue Miyuki : Que d'enthousiasme ! Ca fait plaisir à voir.
Maintenant, passons aux choses sérieuses : le chapitre.
Chapitre 2 : Vérités
Je me réveillai dans un état second, me demandant si j'avais ou non rêvé la soirée de la veille. Une horde de souvenir m'assaillit. La surprise, la danse avec Severus, notre premier baiser, la réaction de Dumbledore, l'aveu de l'homme que j'aimais, le reste de la soirée ponctuée par les réactions de chacun. Qu'il soit un vampire, je m'en fichais. Bien sûr, je connaissais le mythe de la créature nocturne assoiffée de sang. Mais je ne pensais pas qu'il était comme ça. Je le voyais comme un homme avant de le voir comme un vampire. Quant au fait que j'étais son calice, je ne savais pas tout ce que cela impliquait mais j'étais certain qu'il me l'expliquerait en temps voulu. Je descendis les escaliers du Burrow avec un grand sourire sur le visage, me dirigeant vers la cuisine d'où provenait l'habituelle brouhaha du petit déjeuner. Tous les enfants Weasley et les invités qui vivaient dans la maison pour l'été étaient attablés. Je saluai tout le monde et m'assis.
« Alors Neville bien dormi ? »
« Comme un bébé. Pourquoi ? »
« Oh tu aurais pu avoir un sommeil, disons, agité. »
« N'importe quoi. »
« Je vous signale qu'on est en train de manger. Mais sérieusement, Neville, comment tu peux faire pour l'embrasser ? Moi, rien que de le voir je suis dégoûté. »
« Premièrement, ma relation avec Severus ne regarde que lui et moi. Deuxièmement, je suis dégoûté à chaque fois que je me retrouve en face de toi à table et pourtant je ne fais pas la remarque. Et enfin, je n'ai pas besoin d'entendre des choses blessantes sur la personne que j'aime. » dis-je en me levant brusquement et en partant vers le jardin.
Je m'assis sur les marches menant au jardin. De quoi est-ce que Ron se mêlait, sérieusement ? Mon histoire avec Severus venait à peine de commencer et les ennuis commençaient déjà.
« Il n'a jamais été très subtil, tu sais. » fit une voix que je connaissais très bien derrière moi.
« Je sais. Mais ça n'empêche que si ça commence comme ça je me demande ce qu'il va se passer par la suite. Je veux dire, je compte rester avec Severus aussi longtemps que possible. Mais je ne veux pas que ça me fasse perdre des amis. »
« En tous cas, tu peux compter sur moi pour faire des efforts. Mais s'il te fait du mal, je te promets qu'il aura affaire à moi. »
« Tu en as toujours eu peur, Charlie. D'ailleurs, il faudrait que tu m'expliques comment on peut avoir peur de lui mais pas d'un dragon. »
« Je pense que tout est dans le regard. Snape pourrait te tuer avec un regard s'il le voulait. Tu ne sais jamais à quoi t'attendre avec lui. Alors qu'un dragon, tu sais que ça crache du feu et que ça peut te tuer à coup de griffes. »
« Je vois le genre. Mais il n'est pas celui que tu crois qu'il est. Même si je ne le connais pas encore super bien, je sais que c'est quelqu'un de bien et qu'il ne me fera pas de mal. »
« On verra bien. Mais j'espère qu'il sait qu'au moindre faux pas on sera tous derrière toi. »
« Je lui en toucherai deux mots la prochaine fois que je le vois. »
« Et tu le revois quand ? Enfin si ça ne te gêne pas d'en parler. »
« Pas du tout. Tant que tu ne te mets pas à le dénigrer comme Ron vient de le faire. On se revoit demain soir pour notre premier rendez-vous. On va manger dans un restaurant Muggle à Londres près de chez lui. »
« Vraiment ? Je ne pensais pas qu'il était du genre à aller dans ce genre de restos. »
« Comme quoi on ne peut pas juger les gens quand on ne les connaît pas. Tu sais, j'ai eu peur que tu décides de t'éloigner de moi. C'est Severus qui m'a dit que tu ne me laisserais pas tomber et que je pouvais compter sur toi. J'avais peur que tu m'en veuilles de refaire ma vie. »
« Même si je ne pensais jamais l'admettre, il a raison. Tu sais aussi bien que moi pourquoi on s'est séparé et je crois que ça vaut mieux comme ça. »
« Par pitié, ne me rappelle pas cette soirée. C'était tellement bizarre. »
Nous nous mîmes à rire comme deux idiots. Je me souvenais parfaitement de la soirée de notre rupture. Ce soir là, Charlie et moi fêtions nos un mois ensemble. Nous avions mangé au restaurant et avions passé une agréable soirée à discuter de tout et de rien. Puis nous étions rentrés chez lui et avions filé dans sa chambre. Pendant le mois que nous avions passé ensemble, nous avions juste échangé quelques baisers et dormi ensemble en sous-vêtements. Nous ne voulions pas brusquer les choses. Mais ce soir là avait été différent. Charlie avait entrepris de me dévêtir, ce que je fis aussi. Nous nous embrasions avec fougue et passion. Une fois nus tous les deux, nous nous allongeâmes. Je me rendais vite compte que je n'arrivais pas à avoir une érection et, jetant un coup d'œil sur l'entrejambe de mon compagnon, que lui non plus. Charlie devait avoir fait le même constat que moi puisqu'il me regarda avec gêne.
« Désolé. Je ne peux pas. » m'avait-il dit.
« Moi non plus. Je suis désolé Charlie mais je crois qu'on devrait arrêter là. » avais-je répondu.
Là-dessus, Charlie me regarda puis se mit à rire. Quand il riait, Charlie contaminait toutes les personnes présentes qui se mettaient alors à rire aussi. C'est ce qui arriva. Je me mis à rire à gorge déployée. Suite à cela, il avait fallu trouver une excuse pour annoncer à la famille Weasley que nous avions rompu. Molly et Arthur m'avait dit que, même si Charlie et moi n'étions plus ensemble, je serais toujours comme un fils pour eux. Tous comme Harry.
« Allez, viens. J'ai encore faim et tu n'as rien avalé. »
« Ouais. C'est vrai que j'ai faim. »
Nous entrâmes donc de nouveau dans la cuisine qui s'était un peu vidée. En effet, Ron, Hermione et Harry étaient partis. Il restait donc les jumeaux, Ginnie, Bill, Fleur et Percy. Nous nous rassîmes donc à nos places et mangeâmes, évitant de se regarder de peur de se remettre à rire. Une fois mon petit déjeuner terminé, je montai me laver et m'habiller. Quand je redescendis, j'eus l'agréable surprise de voir Draco et Severus dans la cuisine. Je dis bonjour à Draco qui s'était réfugié dans les bras de Harry puis me dirigeai vers Severus qui, à peine étais-je arrivé à sa hauteur, se pencha pour ravir mes lèvres. Il était doux et passionné à la fois. Je laissai échapper un léger grognement quand il se retira., ce à quoi il sourit narquoisement.
« Non mais sérieusement vous ne pourriez pas attendre d'être seuls pour faire ce genre de choses ? » grommela Ron.
« Monsieur Weasley, puis-je savoir ce qui vous dérange ? »
« Le fait que mon professeur de potion roule une pelle à un de mes copain qui a la moitié de son âge peut-être ? »
« Monsieur Weasley... » commença Severus.
« Laisse, je m'en occupe. » dis-je, énervé « Ça commence à bien faire ! J'en ai marre de tes remarques à deux noises ! Hier soir, ce matin et maintenant ça ?! Si tu étais vraiment mon ami, comme tu le prétends, tu ne te soucierais pas de ce genre de conneries ! Maintenant, tu as deux solutions ! Soit tu nous fous la paix, à Severus et à moi, soit tu vas te faire foutre ! Si ça avait été Charlie que j'avais embrassé, tu m'aurais fait la réflexion ?! Non ! Sauf que je ne suis plus avec ton frère mais avec Severus Snape ! Que tu l'acceptes ou non, je m'en fous complètement ! Ce que je veux, c'est juste que tu nous laisses vivre en paix ! Et puisque je te dérange tellement, je rentre chez moi ! Au revoir ! » hurlai-je devant une assemblée médusée.
Sur ces paroles, je montai chercher mes affaires, suivi de près par mon compagnon qui avait repris ses esprits. Alors que je m'activais à faire rentrer tout mon bazar dans ma malle, une main se saisit de mon bras et je fis volte-face. Severus se tenait en face de moi.
« Ne fais pas ça. Tu vas le regretter. J'ai connu pire qu'un ado qui m'insulte, crois-moi. »
« Il te manque de respect. Qu'il te critique c'est pas nouveau. Je ne vais pas lui demander de t'apprécier du jour au lendemain mais j'aimerais au moins qu'il fasse des efforts pour tolérer ta présence. »
« Le Ministère ne s'est pas bâti en un jour. Laisse-lui le temps de digérer l'info et de se faire à l'idée. »
« Et ça va lui prendre combien d'après toi ? Il faut qu'il se fasse à la différence d'âge, ce qui devrait lui prendre environ trois mois, puis au fait que ce soit toi, ce qui devrait lui prendre environ trois ans, et enfin au fait que je ne me séparerai pas de toi, ce qui devrait lui prendre encore deux ans. Ça nous fait un total d'environ 5 ans à supporter remarques blessantes et insultes en tout genre. Tu veux vraiment avoir à supporter ça ? »
« Je m'en fiche, Neville. Tu ne perdras pas un ami à cause de moi. D'ailleurs, Charlie Weasley m'a dit que si je te faisais du mal je le payerais. Il n'est pas jaloux au moins ? »
« Pas du tout. Il est content pour nous mais il a peur que tu me fasses du mal. Je veux dire, il sait que j'ai toujours eu un faible pour toi mais je pense il a peur que tu l'aies remarqué et que tu joues avec mes sentiments. »
« Ce n'est pas le cas. Je te le promets. Alors maintenant tu me poses cette malle et tu redescends avec moi. Je ne veux pas que tu restes loin de tes amis à cause de moi. »
« Et si je préfère profiter un peu du fait que nous soyons seuls, pour un fois ? »
Sur ces mots, je m'approchai de lui lentement avec un sourire en coin et me mis à l'embrasser. Enfin un petit moment à nous. J'étais aux anges.
Pendant ce temps dans la cuisine :
Médusés, ils avaient tous regardé Neville partir et Seveus s'élancer à sa suite. Le premier à reprendre ses esprits fut Charlie qui se dirigea vers l'escalier. Il fut stoppé par Draco qui lui attrapa le bras.
« Laisse-les. Je crois que Severus est le seul qui peut le calmer. On ferait mieux de rester ici à les attendre. »
« Je connais Neville par cœur. Je pense qu'on ne sera pas trop de deux. C'est la première fois que je le vois aussi énervé. »
« Et moi je te certifie que Severus s'en sortira très bien seul et qu'il le prendra très mal si tu montes. »
« Je pense que Dray a raison, Charlie. Je ne sais pas précisément de quoi il retourne mais je pense que c'est le seul qui a une emprise assez forte sur Neville pour le convaincre de rester ici. »
Le reste de la journée se passa sans incident notoire. Neville et Severus étaient redescendus après quelques heures et étaient ensuite partis au restaurant. Ils avaient passé la soirée à discuter agréablement puis avaient passé la nuit chez Severus à s'embrasser et se câliner, n'allant jamais plus loin que des caresses. En effet, Severus avait dit à Neville plus tôt dans la journée qu'il ne voulait pas brusquer les choses. Pendant ce temps, les autres avaient passé une soirée agréable au Burrow à rire et manger. Draco était rentré chez lui sur les coups de 2 heures du matin. Une fois dans leur chambre, les jumeaux se mirent à comploter pour le repas du lendemain midi. Molly avait convié Draco et Severus à se joindre à eux et ils comptaient bien en profiter pour se venger de quelques années difficiles dans les cachots de Hogwarts.
Chez Seveurs :
Je m'éveillai confus dans un lieu que je mis du temps à reconnaître. J'étais dans l'appartement de Severus, dans sa chambre plus précisément. Je me retournai pour voir qu'il était toujours endormi à mes côtés. J'embrassai doucement la peau tendre de son coup et traçai de ma langue sa carotide. Il s'éveilla doucement le sourire aux lèvres. Qui aurait pu croire qu'un homme au paraître si froid et distant, si inhumain, pouvait être l'être le plus tendre et doux qu'il soit avec son compagnon.
« Je me ferais facilement à ce type de réveil. »
« Et moi je serai ravi de te réveiller comme ça tous les matins. »
« Sauf qu'Albus ne voudra jamais qu'on partage mes appartements. »
« Qu'est ce qu'il a d'ailleurs ce vieux fou ? Et ne me dis pas que c'est par mesure de sécurité pour moi ou parce que les relations entre un élève et un professeur sont interdites. C'est autre chose. »
« Il préférerait être à ta place. Ce vieux fou est amoureux de moi. Il ne le dira jamais à qui que ce soit mais je le sais. Quand il était professeur, ça ne le dérangeait pas de draguer un de ses élèves. »
« Tu veux dire qu'il a essayé de te draguer ? »
« A partir du moment où j'ai atteint la majorité. Mais il a vite compris que ça ne marcherait pas. »
« C'est trop bizarre. Je veux dire, il est super vieux et tout ridé. Et puis c'est Dumbledore, quoi. »
« Je sais bien. Et puis je recherchais déjà mon calice à l'époque. Alors il n'avait aucune chance. »
« Ouais. A ce propos, c'est quoi exactement un calice ? »
« Tu veux vraiment en discuter de si bon matin ? »
« Oui. Je veux tout savoir. » dis-je en lui déposant un chaste baiser sur les lèvres. « On peut en discuter autour d'un bon petit-déjeuner si tu veux ? Je t'avoue que je meurs de faim. »
« Va pour le petit-déjeuner alors. Tu veux manger quoi ? J'ai des œufs, du pain, du beurre, de la confiture, du jus de citrouille, du café, du chocolat et des céréales. »
« Un café et des tartines ? »
« Pas de soucis. »
« Alors ? Cette histoire de calice et de vampire ? »
« Je viens d'une famille de vampire très ancienne, les Strygions. Nous pouvons nous reproduire et faire le choix de vieillir ou de rester bloqué à certain âge. Il faut très attention car c'est un porcessus irréversible. En réalité, je ne suis pas sous ma véritable apparence. J'ai choisi d'arrêter de vieillir à 24 ans. Je te ferai voir un peu plus tard à quoi je ressemble vraiment mais je ne peux pas me permettre de le faire en présence de mes élèves. Comment les terroriser sinon ? Enfin bref, ma famille est la seule espèce, avec les Lamies, à avoir des âmes sœurs, les calices. Il n'y a qu'avec toi que je pourrai être entier puisque tu es mon calice. Cela implique que l'on crée un lien qui fonctionnera un peu comme un serment inviolable mais qui se crée d'une manière complètement différente. Il faudra qu'on se jure fidélité, amour dévoué et protection et qu'on s'y tienne sinon c'est la mort pour tous les deux. »
« Jusque là ça me va. Comment on fait le lien exactement ? »
« Pour faire le lien, il y a plusieurs étapes. La première, c'est que je te morde à un moment précis de notre première fois. La deuxième, c'est qu'à ton tour tu boive mon sang. Et la dernière est le mariage. Toutes ces étapes doivent être réalisées en l'espace d'une semaine et nous devrons continuer à avoir des rapports sexuels pour entretenir le lien. »
« Alors tu vas devoir boire mon sang au moins une fois. Ça fait mal ? »
« D'après ce que disent les calices que je connais, ça amène à la jouissance pendant l'acte et en dehors ça donne du plaisir. Sauf qu'une fois que j'aurais goûté à ton sang je ne pourrai plus m'en passer et c'est le seul que je supporterai. Ce qui signifie que ce ne sera pas qu'une seule fois. Mais si tu ne veux pas t'engager ou si tu veux prendre un peu de recul pour réfléchir, je comprendrai parfaitement que tu me quittes. »
« Pourquoi je te quitterais ? J'ai des sentiments pour toi. Le reste, c'est secondaire pour moi. »
« Tu es vraiment un garçon en or, Neville Longbottom. J'ai de la chance que ce soit toi. »
« Je n'ai pas envie d'aller manger avec tout le monde. Je veux t'avoir pour moi tout seul encore un moment. »
« Manque de chance, il faut qu'on se prépare et qu'on y aille si on ne veut pas se faire tuer par Molly. Une autre fois, c'est promis, on passera la journée juste tous les deux à parler et se dorloter. »
« Tu sais, tu me surprends beaucoup. Je ne t'imaginais pas du tout comme ça. »
« Je suppose que tu me pensais froid et distant, même dans l'intimité ? »
« Un peu, oui. Mais je préfère le Severus que je connais à celui des cours de potions de Hogwarts. »
« J'étais obligé de me donner un genre pendant la guerre. J'étais encerclé par des enfants de Deatheaters qui pensaient que j'étais du côté de Voldemort. »
« Je sais bien. Mais je suppose que tu continueras à être aussi sévère en cours ? »
« Tu commences à me connaître on dirait. Allez, va prendre une douche. J'irais après. »
Avant de me diriger vers la salle de bains, je passai déposer un tendre baiser sur les lèvre de Severus. Une fois dans la douche, je repensai aux événements de la veille au soir. En rentrant chez Severus, nous avions commencé à nous embrasser. Severus m'avait porté jusqu'à son lit tout en possédant ma bouche avec passion. Nos vêtements avaient volé à travers la pièce jusqu'à ce que nous soyons en sous-vêtements. Là, l'excitation était à son comble. Je voulais sentir Severus en moi, même si je savais que je devrais attendre pour ça. Brusquement, il s'était arrêté et m'avait dit qu'on ne pouvait pas faire ça si tôt, qu'il fallait qu'on attende. Je comprenais désormais pourquoi. A cet instant, une douleur dans mon entrejambes me ramena à la réalité. Je pris mon sexe tendu dans ma main et commençai à me masturber afin de me débarrasser de cette érection encombrante. Je fermai les yeux, imaginant le corps de Severus, lâchant quelques gémissements en imaginant son sexe tendu en moi. Puis je les rouvris avec surprise en sentant des lèvres se poser dans mon cou et une main remplacer la mienne.
« Je peux savoir ce qui te met dans cet état dès le matin ? » murmura-t-il.
« Le souvenir d'un corps presque nu sur le mien hier soir. J'ai tellement envie de toi, Severus. »
« On ne peut pas, Neville. Sinon, je ne pourrai pas retenir mes canines de pénétrer ta jugulaire et d'enclencher le processus du lien. »
« Je sais. Mmmm... Je vais jouir, Sev. »
« Viens pour moi, mon amour. »
Dans un râle de plaisir, je vins dans la main de l'homme qui nourrissait mes fantasmes depuis des années. Je sentis alors que lui aussi venait de jouir, répandant sa semence sur mon dos. Nous nous lavâmes ensuite en silence. Ce n'était pas un silence gêné, loin de là. De temps à autre, nous nous embrassions. Étrangement, il n'y avait aucune gêne entre nous. Je ne savais pas ce que Severus ressentait mais j'étais juste heureux à ce moment précis. Nous nous habillâmes, échangeant quelques mots, puis partîmes pour le Burrow où tout le monde nous attendait.
Après avoir dit bonjour à tout le monde et avoir discuté un peu, nous nous mîmes à table. Depuis notre arrivée, je n'avais pas une seule fois lâché la main de Severus. Nous mangeâmes dans la bonne humeur. Par chance, j'étais assis à côté de Fred avec qui je passai le repas à rigoler. Arriva le dessert et, avec lui, un éclat de voix.
« J'en ai marre de tes remarques désobligeantes, Ronald Weasley ! D'accord, tu ne l'aimes pas ! Mais fait au moins des efforts pour ton ami ! »
« Mais enfin tu ne vas pas me dire qu'il n'y a pas quelque chose de louche ! Ce vieux pervers l'a ensorcelé ! »
« Soit tu arrêtes tes conneries immédiatement, soit je te promets que je te fous une baffe pour te remettre les idées en place ! »
« De toutes façons, tu passeras toujours ton temps à défendre ce foutu Deatheater ! »
Sur ce, Hermione lança la gifle promise et se leva. Elle partit en furie vers la cuisine. Je déposai un bisou sur la joue de mon petit-ami puis partis la rejoindre. Elle pleurait et je la pris dans mes bras pour la réconforter.
Dans la salle :
Ron, vexé, était monté dans sa chambre. Tout le monde y allait de son petit commentaire sur ce qui venait de se passer.
«Bon, parlons d'autre chose. Dites-nous professeur, jusqu'où avez-vous été avec Neville ? »
« Je l'ai masturbé sous la douche ce matin. » dit le professeur de potion avant même de s'en rendre compte.
« Intéressant. Qu'est ce qui vous excite le plus chez lui ? »
« Tous. Ses lèvres, son corps finement musclé, ses fesses, son sexe... » fit Severus, incapable de se retenir. « Mon dieu mais qu'est ce que vous m'avez fait ? Je vous jure que vous me le payerez. »
« Allons, professeur, ce n'est qu'un peu de Veritaserum dans votre verre. Vous n'aviez qu'à faire attention. Sinon, vous êtes plutôt dominant ou dominé ? J'aurais dit dominé mais Georges me soutient que vous êtes plus du genre à mener les opérations. »
« Je suis principalement dominant mais j'aime bien être dominé de temps à autres. »
« Intéressant. Une petite dernière et on vous donne l'antidote. Vous êtes amoureux de Neville ? »
« Bien sûr que oui. C'est un homme parfait. Comment ne pas tomber sous son charme ? »
« Allez, Fred, donne lui l'antidote. »
« Merci pour vos réponses professeur. » rigola Fred en lui donnant une fiole.
Severus l'avala sans même réfléchir mais regretta vite ce geste. En effet, il n'y avait pas que l'antidote dans la fiole. Ce dernier était mélangé à un aphrodisiaque puissant qui lui donna droit à une érection immédiate.
« Je vais vous tuer. Je vous jure que je vais le faire. » lança Severus, menaçant, avant de se diriger vers toilettes où il prit soin de son imposant problème.
Contents d'eux-mêmes, les jumeaux se mirent à rire. Enfin ils s'étaient vengés de plusieurs années d'humiliation. Et, par la même occasion, ils avaient pu voir que leur professeur était vraiment sincère avec leur ami.
Verdict ? Soyez francs. Une review assez critique peut m'aider à améliorer mon style, ma façon de dire les choses ou même donner une direction nouvelle à l'histoire. Je ne suis pas de ceux qui vont vous en vouloir et arrêter un fiction pour une mauvaise review. Au contraire, je suis de ceux qui prennent la critique pour avancer.
Je ne vous donne pas de date de sortir du prochain chapitre car j'ai peur de ne pas tenir ma promesse, une fois de plus.
Matthieu
