Author : Rikka Yomi
Beta : Zangekyu-sama
Disclaimer : Rien ne m'appartient, à part l'histoire et l'ambiance glauque... (je me suis rendue compte que je n'avais pas mit de disclaimer)
Note :
Alors, juste une note pour quelqu'un qui ma laissé une review anonyme qui m'a pour le moins déplu, encore que, m'aurait-elle laissé son adresse mail pour que je puisse lui répondre, cela m'aurait sûrement moins gênée :
Premièrement, enchantée de te rencontrer, je suis heureuse que malgré ta politique anti-review habituelle, tu aie décidé de faire une entorse à ton code de conduite pour m'exprimer ton ressenti... Ma foi très... restrictif...
Peinée de voir que tu n'as aucune empathie avec les personnes en souffrance. Et de voir que tu ne 'nous' comprends pas... Mais après tout, tu fais ce que tu veux... Étant donné que tu ne vas sûrement pas revenir lire (pourquoi est-ce que je parles à la 2° personne alors .") je vais parler pour toutes les personnes qui continuent à lire malgré mon... « délire »...
Alors : NON, Kuroko n'est pas 'suicidaire'.On peut dire : Mais tu viens de lui faire faire une TS ! ça ne change rien au fait que Kuroko n'est pas un suicidaire dépressif et tout le toutim... Je l'ai noté : Kuroko est choqué par les événements et sa faculté de réflexion en est altérée. Son raisonnement est tordu et la réalité lui est douloureuse. Il n'a pas pour autant le genre de discourt type : « Ma vie ne vaut rien, je suis un incapable, je vaux pas mieux que Cortex, je ferais mieux de mourir pour pas pourrir la vie des autres plus longtemps... » Quoique le dernier point soit applicable...
On en revient à la psychologie de Kuroko : Kuroko a une mauvaise estime de lui : On lui a sans cesse répété qu'il ne pouvait rien faire par lui même. Il est une ombre qui ne peut s'exprimer qu'au travers de sa lumière... Qui l'a trahi. Par deux fois (l'éloignement d'Aomine et les mots de Kagami)... Je ferais d'ailleurs remarquer que pour ceux qui suivent les scans, il n'a pas encore trouvé 'son basket', et n'a pas reprit pied et affûté sa motivation. Il vient de jouer un match décisif contre son ancienne lumière durant lequel loin d'aider son équipe, il a été un boulet tout le temps qu'il a été sur le terrain...
De plus, il a un comportement de fuite, d'évitement. Il ne fait jamais face directement à un problème. Quand il s'est rendu compte qu'il n'était pas doué au basket, il a fallu que Akashi le pousse à trouver son propre don. Quand Aomine s'est éloigné, il n'a pas essayé de le retenir. Quand il a commencé à changer d'état d'esprit et à haïr le jeu de Teikou, il s'est enfuit.
Son comportement à tendance à la fuite + son état d'esprit + son raisonnement altéré = le geste de Kuroko.
C'est un appel à l'aide plus qu'un geste définitif. Même, ce n'est pas un appel à l'aide au sens propre : il ne s'est pas dit « Je n'en peut plus aidez moi. », il n'a juste pas réussi à supporter la pression. Quelle pression ? Celle qu'il se met seul sur les épaules... Parce que Kuroko est gentil et a conscience de ceux qui l'entourent plus que de lui même. Et qu'il se sent responsable. Il se sent responsable de la peine qu'il leur inflige en ayant cet état d'esprit, et le fait d'en avoir conscience le plonge encore plus dans le désarroi.
Cercle vicieux.
Mais Kuroko a beau être un fuyard, il ne reste jamais sans rien faire. C'est pas son genre de regarder les autres souffrir sans s'investir, autant physiquement que moralement (la preuve, la revanche des senpai. Il a voulu se battre pour les aider à battre l'équipe adverse.) Alors il a fait la seule chose à laquelle il pouvait penser en ayant sa façon de penser actuelle (c'est à dire limitée). Il a décidé de couper au plus court et d'enlever la source de tous les problèmes, c'est à dire lui. Ce qui n'aurait rien changé au schmilblik vous me direz, mais vous l'aurez comprit, il ne raisonne plus correctement (me demande combien de fois je l'ai dit dans cette explication .') et pense donc sans aucune arrière pensée que c'est LA solution pour empêcher ses amis d'être malheureux par sa faute (puisqu'il ne sera plus là pour les rendre malheureux) et qu'ils seront donc heureux. CQFD. (Un bon paralogisme ça... Aristote en serait fier)
Bref, j'espère que vous avez comprit MA vision des choses (vous pouvez très bien penser que je dis que de la merde et que je dois me la fermer... d'ailleurs, je préfère ça : ça veut dire que vous avez lu et essayé de comprendre mon point de vue.) et que vous m'en voudrez pas pour ce looooooong monologue... Je pensais qu'il fallait mettre les choses à plat... =) Sur ce, bonne lecture et en espérant ne pas « gâcher » ma fic avec mes idées stupides... Sérieusement, quelle imbécile cette auteure... ne ?
Bises, Rikka Yomi et bonne lecture =)
Chapitre 3 : Nuages et rayons de soleils.
Dans la chambre allouée à Kuroko, au manoir de la famille Akashi, Midorima observe avec attention le visage détendu du garçon aux cheveux bleus. Étendu sur un lit aux draps immaculés, il lui semble que ses traits sont encore plus doux que d'habitude.
Ses avant bras bandés et la perfusion reliée à son coude démentent pourtant cette apparente paix.
Il secoue la tête, reportant son regard sur deux objets posés côte à côte sur la table de chevet. Un peigne à dent et une figurine en porcelaine représentant un daim en pleine course.
La mâchoire du garçon aux cheveux vert se contracte et il détourne presque brutalement la tête, s'épargnant la vue des ces objets porte bonheur pour l'instant tellement... inutiles... Il n'a pas besoin de chance... Mais Kuroko qui en a cruellement besoin n'a aucun réconfort de la part de ces babioles...
Il sait soigner les corps. Il a vu son père le faire suffisamment souvent... Mais il se sent inutile devant son ami, accablé par un fléau que seuls les mots pourraient enrayer. Ses poings se crispent. Des mots. La seule et unique personne à avoir son respect a besoin d'entendre les bons mots. Et il se sent inutiles, car s'il y a bien une arme qu'il ne sait pas manier, c'est bien l'art de la rhétorique.
Takao lui a souvent dit... Tsundere... Une malédiction...
Son portable vibre, le faisant sursauter.
Appel entrant
Takao
Il pousse un profond soupir pour se détendre et répond d'une voix qu'il espère nonchalante.
-Oui, Takao ?
-Midorima ? Où es-tu actuellement ? Je suis devant chez toi mais tu ne réponds pas...
Le garçon aux cheveux verts se pince l'arête du nez en sentant poindre un mal de tête impromptu.
-Cela t'es-t-il venu à l'esprit d'appeler avant de venir chez les gens ?
Un gloussement amusé résonne avant que Takao ne réponde.
-Mais voyons Midorima-kun, tu m'aurais dit de ne pas venir et te serais barricadé si je t'avais prévenu !
-Et bien tu peux faire demi tour, je ne suis pas chez moi, j'ai dormi ailleurs.
Un silence plane à l'autre bout du fil, et Takao reprend, soupçonneux, d'un voix froide et dure.
-Avec qui es-tu ?
-Pardon ?!
Midorima cligne des yeux devant la question.
-Avec qui est-ce que tu es en ce moment ?!
Les yeux de Midorima s'écarquillent en comprenant le pourquoi du comportement de Takao.
-Tu es.. jaloux ?
-Non !Tu peux bien t'enfiler toutes les pouffiasses que tu trouve, ça ne me regarde pas !
Le ton est tellement énervé que le pauvre joueur n'est pas crédible pour un sou. Midorima sent sa bouche s'étirer en un sourire amusé.
-Je ne suis avec personne et je ne vais pas te tromper... Kazunari... »
-...
Le silence de Takao est évocateur et le sourire de Midorima s'agrandit.
-Takao ?
-Mouais... Mais c'est pas pour autant que je vais pas t'en vouloir... T'es où d'ailleurs ?
-Et bien...
C'est à ce moment que tout bascule. Il a suffit d'un gémissement de Kuroko pour que la conversation s'interrompe.
-Shintarô ! C'était quoi ce bruit ! Je te croyais seul !
La colère de Takao qui avait disparue est revenue d'un coup, ravivée par ce simple son. Mais Midorima n'y pense déjà plus, préoccupé par l'état de Kuroko.
-Je suis à l'hôpital pour voir quelqu'un, je t'expliquerais plus tard. Je te laisse, il se réveille.
-Hein ? Attends ! Midorima...
-Takao.
-Mido...
-Je t'aime...
Et il raccrocha sans plus penser à son petit-ami, observant Kuroko émerger du sommeil en battant des paupières.
-Midorima... C'est moi où tu sors avec quelqu'un sans en avoir averti Akashi ?
La phrase dite d'une voix rauque fait blêmir le pointeur qui regarde l'autre reprendre conscience avec suspicion.
-Personne ne le sait, si il l'apprend, je saurais d'où vient la fuite.
Kuroko bat encore une fois des paupières avant de tourner la tête pour voir où il est.
-Fais comme tu veux, c'est ta vie après tout.
-Je suis sûr que ma vie est moins menacée par Akashi que la tienne. Je reviens, il a demandé à être prévenu dès ton réveil.
Et Kuroko le regarde partir sans rien dire. Les ordres d'Akashi sont absolus. Il soupire puis tourne la tête vers la fenêtre de sa chambre.
Il fait encore sombre, et le soleil commence à se lever.
-J'm'en vais, bye tout le monde !
Les quelques joueurs de Seirin encore présent et Aida lui rendent son salut, mais Kagami n'y fait pas attention et sort du gymnase où il se sent décidément bien trop mal.
Il soupire en pensant avec lassitude à la journée de cours qui l'attend. Il n'aime pas aller en cours. En fait, il n'aime plus grand chose depuis quelques temps. Depuis son départ.
Jouer lui fait du bien mais s'entraîner au gymnase sans Kuroko est une torture.
Du coup, pour se reprendre, il joue beaucoup plus qu'avant en dehors des entraînements où, de toute façon, il ne fait plus grand chose à part gêner les autres.
Il repense à ce que lui a dit le capitaine plus tôt : 'Tu ne pourras pas toujours attendre qu'il revienne. Il est parti parce que nous avons perdu, parce que nous l'avons déçu, peut-être même trahi sans nous en rendre compte. C'est nous qui l'avons fait partir, c'est à nous de le ramener.'
Il crispe ses poings sans s'en rendre compte et frappe dans le mur à sa droite. Il n'avait pas le droit ! Kuroko n'avait pas le droit de partir comme ça ! Un lâche ! Un faible !
Kagami reporte son regard vers le sol, laissant sa rancœur se déchaîner.
'C'est de sa faute si l'équipe ne se reprend pas ! Où sont passé ses grands discours et sa promesse ?! Des mots en l'air ! Ce n'est que ça !' Kagami comprend la colère. Il comprend la tristesse de leurs senpai, la rage entraînée par la défaite. Il la ressent aussi.
Mais pourquoi fuir ! Bon sang !
Il serre les dents alors qu'un vertige le saisit.
-Pourquoi..
Et c'est le noir.
Il n'entends pas le cri de la coach, venue lui parler de son comportement. Il ne sent pas les secours arriver et l'emporter jusqu'à l'hôpital le plus proche.
Seule cette question résonne encore et toujours dans sa tête.
« Pourquoi ? »
Kise est en train de réfléchir à un moyen pour mettre en œuvre le plan d'Akashi quand son téléphone vibre dans sa poche.
Il l'attrape et hausse un sourcil en voyant le nom de la coach de Seirin s'afficher. Que se passait-il encore ?
-Kise Ryouta... ?
La jeune fille ne s'embarrasse pas de politesse.
-Kise-kun. Je t'appelle pour te dire que Kagami vient d'aller à l'hôpital.
-Pourquoi ?
La surprise est bien là. Pourquoi cet imbécile qui semble n'avoir aucune conscience de son propre corps est-il à l'hôpital ? Il plisse les yeux, ça pourrait compliquer ses actions...
-Il dort mal en ce moment et visiblement, ne mange pas assez en plus de s'épuiser physiquement durant... en s'entraînant...
Le blond note mentalement le lapsus de la brunette. Kagami semble s'acharner à l'entraînement en dehors des heures conventionnelles.
-Et que me veux-tu ?
Il se doute bien que la coach n'est pas là juste pour le tenir au courant des dernières nouvelles.
-Et bien, Kagami semble assez travaillé par la disparition de Kuroko et je me disais... peut-être... que tu pourrais essayer de lui parler...
-Pourquoi me demander ça à moi ? Je le connais à peine tu sais ? Et je ne suis pas son ami...
Aida le coupe en pleine phrase.
-Parce que tu as aussi vécu ça ! Toi aussi tu as du faire face à la disparition de Kuroko ! Et puis... Tu es le seul qui connaisse Kuroko depuis longtemps à qui je puisse demander une faveur dans ce genre...
-Humm.
Kise réfléchit un moment, pesant les pour et le contre, calculant les possibilités offertes et celles retirées de chaque réponse possible. Il finit par se décider.
-Je veux bien... Mais j'ai besoin de te voir aussi... Je pensais vous le dire à tous, mais vu ce qui s'est passé, j'ai besoin de te parler en privé...
-Ok... Je serais libre dans deux heures, après les cours.
-On se retrouve à l'hôpital dans deux heures et quart ?
-Ok.
Avant que Kise raccroche, Aida lui demande.
-Kise, est-ce que c'est grave ? Ce que tu veux me dire...
Kise laisse passer une seconde avant de dire.
-Disons que je préfère t'en parler face à face. Ce n'est pas une chose facile à dire...
-D'accord.
Un moment de silence avant qu'Aida ne lui dise un 'A tout à l'heure !' faussement joyeux, et ne raccroche.
Il pousse un soupir de soulagement, range son téléphone, et bascule la tête en arrière, en mettant les mains dans ses poches.
Quand il rouvre les yeux, ses prunelles dorées brillent d'excitation et un sourire dur marque son beau visage.
-En garde Seirin, je vais attaquer.
–
Un fois calmé, il sort de sa chambre dans le manoir Akashi, et se dirige calmement vers la sortie. Il n'est pas pressé, il a encore deux heures pour faire un trajet qui en prend moins d'une en train, mais il a besoin de rassembler ses esprits pour mettre les choses en routes.
Un sourire un peu extatique cette fois étire ses lèvres, mais disparaît quand il croise Midorima au détour d'un couloir.
-Midorimacchi ? Tu n'es pas avec Kurokocchi ?
Il est surprit. Midorima n'es pas du genre à prendre à la légère une mission qui lui a été confiée, et Akashi lui avait demandé -ordonné- de veiller sur le petit prince.
-Il s'est réveillé. Je vais chercher Akashi. Il a demandé à ce que je le prévienne.
Le visage de Kise s'éclaire à cette nouvelle, mais une pointe d'appréhension demeure au creux des prunelles dorées.
-Co... Comment va-t-il ?
Midorima dévisage le blond un moment. Il se doute bien du sens ce la question. Comment a-t-il réagit en se réveillant. Il fait un sourire en coin et secoue la tête en fermant les yeux.
-Aussi exaspérant que d'habitude...
Kise se détend. Kuroko allait bien. Il se reprend mentalement. Kuroko irait bien. Akashi va le 'réparer'. Un air gamin se colle sur son visage. Il est heureux. Parce qu'il sait qu'il peut faire confiance à Akashi.
En même temps, si on ne peut pas avoir confiance en Akashi qui est la confiance personnifiée, en qui peut-on avoir confiance...
-Je vais prévenir Aominecchi, ça le soulagera...
Midorima hoche la tête, et ajoute.
-Je préviendrais les autres après avoir retrouvé Akashi. Mais je crois que Momoi est avec Aomine, ils sont rentrés ensemble hier.
Kise s'assombrit un peu en entendant cela, et Midorima regrette presque de lui avoir dit. Il part, mais prend garde à frôler l'épaule de son ancien équipier. Ancien équipier qui sourit au geste de soutien si discret et pourtant si fort venant d'un Tsundere comme Midorima.
Ça lui donne envie de pleurer.
Bah, il a dit qu'il le ferait donc il sort de la maison et compose le numéro du bleuté tout en marchant.
Le téléphone est décroché après trois sonneries. Il devait être sur la table de chevet.
-Allô, Kise ?
Ou pas se dit-il en entendant la voix joyeuse de Momoi dans le combiné.
-Hey, Momocchi ! Aominecchi est encore au lit ?
Il essaye de parler aussi normalement que possible, et visiblement, il arrive à duper la jeune fille qui commence à se plaindre.
-Oui, mais tu connais Dai-chan ! Une vraie marmotte... Et une plaie à réveiller le matin ! J'ai pas essayer le seau d'eau, mais je crois que je vais devoir en arriver à cette extrémité !
Il simule un rire amusé et continue.
-J'appelle pour vous prévenir ! Kurokocchi s'est réveillé ! Il va bien et Akashi se rend à son chevet !
L'exclamation de joie de la fille aux cheveux rose lui arrache une grimace de souffrance et il éloigne rapidement le téléphone de son oreille.
-Oui ! Dai-chan ! Dai-chan ! Réveilles-toi ! J'ai une super nouvelle !
Il sourit avec tendresse en entendant malgré l'éloignement, les grognement d'ours d'Aomine, signifiant à peu près la même chose que ceux de son congénère à quatre patte. 'Éloignes-toi de moi bipède stupide et laisse moi dormir tranquille si tu ne veux pas que je te fasse subir mon courroux.'
Ce qui et sûr, c'est que la traduction de la part de Aomine lui-même serait beaucoup plus imagée et nettement plus prompte à faire grimacer ceux qui l'écoutent.
Mais Momoi n'a visiblement que faire de ces avertissements et continue de secouer le mammifère.
-Allez ! Dai-chan !
-Quoi ?
-Kuroko s'est réveillé !
La voix de Momoi se fait triomphante, sûrement de plaisir d'avoir réussi l'impossible, c'est à dire réveiller Aomine avant huit heures un jours où il n'a pas cours avant dix heures.
Il ne suit pas très bien ce qu'il se passe de leur côté à cause du manque de visuel, mais son cœur se serre en entendant la voix de Momoi crier :
-Aobaka ! Va t'habiller et arête de te promener en tenue d'Adam !
Il n'entend pas la réponse grommelée du Bleuté et répond automatiquement aux questions de la fille aux cheveux roses. Quand il raccroche, il se rend compte qu'à un moment donné, il s'est arrêté de marcher.
-Et merde !
Son poing est contre le mur à sa gauche. Il fait face au mur un moment et regarde un mince filet de sang s'écouler lentement de sa peau et serpenter le long du mur jusqu'au sol.
Sa seule pensée cohérente est : 'Merde, j'ai un shooting photo demain.'
Celle qui vient ensuite est : 'Aomine a couché avec Momoi.'
La seule à revenir est la seconde.
Un sanglot secoue ses épaules et il appuie son front contre le mur. Il pleure.
–
Une heure et demie plus tard, Kise arrive gaiement à l'hôpital, tenant sa main blessée contre lui. L'infirmière, attirée par son joli minois et son sourire si rafraîchissant comparée à la mine maussade des autres patients, s'avance rapidement pour l'accueillir.
-Que puis-je pour vous ?
Elle fait un sourire charmeur au blond qui ne retient pas sa grimace. Elle sera interprétée comme due à la douleur physique et non à celle liée à un rejet amoureux.
Quoique il ne s'est pas vraiment fait jeter en fait...
Kise cligne des yeux en repoussant cette pensée tout au fond de son esprit et montre sa main blessée à l'infirmière qui l'attire dans un box et lui dit de s'asseoir sur le lit avant de tirer les rideaux entourant ce dernier pour lui assurer un minimum de tranquillité.
-Le médecin arrivera rapidement.
Kise lui dédie un sourire et la voit succomber à son charme. Si seulement son jeu de charme, ses sourires et ses regards marchaient aussi sur lui...
–
Aida attend devant l'accueil de l'hôpital depuis dix bonnes minutes, l'inquiétude montant en elle.
Kise est des fois en retard de 5 minutes, mais jamais plus... et elle même était en retard à cause d'un ralentissement des trains. Elle attend donc en agitant sa jambe droite d'un tic nerveux.
-Aida ! Désolé du retard !
Contrairement à ce qu'elle s'attendait, la voix de Kise ne vient pas de l'entrée mais de derrière elle, de l'intérieur de l'hôpital.
-Kise ? Tu étais déjà rentré ?
Il lui fait un pauvre sourire et lui montre sa main bandée.
-Une maladresse de ma part et me voilà en retard parce que j'ai été obligé de faire un crochet par les urgences.
Aida ouvre de grands yeux et analyse par réflexe les capacités de Kise.
-Humm... La blessures n'est pas grave en elle même mais il y a du sang qui comprime les muscles de tes phalanges. Tu devrais éviter de te servir de ta main si tu ne veux pas risquer des complications qui pourraient gêner ta préhension de la balle.
Kise cligne des yeux et rit faiblement en passant la main incriminée dans ses cheveux.
-Merci pour tes précieux conseils. Je ferais part de tes observations à mon coach.
Aida rougit en réalisant ce qu'elle vient de faire, mais reste quand même ferme et hoche la tête. Elle n'avait pas tort non plus.
-Bon, allons-y, à moins que tu préfère me parler avant ?
Elle lui lance un regard interrogateur dans lequel il peut voir une pointe d'inquiétude, et il lui sourit en secouant la tête.
-Non, c'est bon, allons voir ce grand malade !
Il dit ça sur le ton de la plaisanterie en faisant mine de se retrousser les manches, faisant glousser la jeune fille à ses côtés.
Kise la dépasse et un sourire carnassier étire brièvement ses lèvres. Le plan est en marche.
Désolée pour le retard, mais si ça peut vous rassurer, j'ai presque finit le chapitre 4 … Ah... Les erreurs de script... qui font que les scènes sont dans le désordre... j'ai écrit la fin du 4 (et peut-être même de début du 5, avant d'écrire ce chapitre -_-", bref, J'espère que ça vous a plus -^_^
