Auteur : Rikka Yomi

Bêta : Je laisse ma bêta tranquille pour ses exams, je lui demanderais plus tard ^^'

Noname : Bwarf, va falloir trouver un autre moyen de te parler è.é !

Les gens qui font ce genre de choses sont par définition des 'gens en souffrance' c'est l'une des chose que l'on apprend durant les études d'Infirmière... Études que je suis...

Ensuite, il y a une différence entre la démarche que fait un suicidaire (je suis mal - Je veux mourir.) et celle de Kuroko (Je suis mal – Je rend tous les autres mal – Je ne veux pas que les autres soient mal – Je ne dois plus être mal – Je ne peux pas/je n'y arrives pas – je ne veut plus être là pour ne plus être mal et que du coup les autres ne soient plus mal) ….

Après, j'ai dit tout le long de mon explication que Kuroko n'est pas sain d'esprit.

Mais il existe énormément d'affections mentales autres que la dépression (et la dépression n'est pas la seule cause de suicide non plus en passant).

Et en passant, petite précision, il s'est ouvert les veines du poignet au coude, ce qui est une façon 'correcte' de se suicider en faisant ça... J'espère pas donner d'indications à une suicidaire ici... V.V" Après, c'est sur que c'est pas les égratignures sur le poignet qui vont te vider de plusieurs litres de sang...


NOTE IMPORTANTE : DANS CE CHAPITRE KISE DIT "KUROKO EST DEPRESSIF" C'EST UN MENSONGE... JE ME TUE A LE DIRE DEPUIS LE DEPART ALORS PITIE PAS DE "JE LE SAVAIS KUROKO EST DEPRESSIF TTxTT


Chapitre 4 : Culpabilité et jalousies.


Kise laisse Aida entrer en premier, et attend un moment avant de se montrer à Kagami.

-Oy ! Bakagami ! Je t'avais dit de te reposer ! Pas de nous faire une syncope en sortant de l'entraînement ! Sais-tu pendant combien de temps j'ai du écouter le sermon du Principal au sujets de mes entraînements 'trop poussés' ?!

-Crie pas Coach, chuis désolé...

De là où il est, Kise peut voir la jeune fille s'arrêter en plein mouvement pour se tenir l'arrête du nez, tentant de contenir sa fureur -sûrement causée par le comportement inconscient du joueur.

-Bien, je vais attendre ta sortie de l'hôpital pour te faire une prise de catch à ma sauce. Pour l'instant, tu as de la visite...

Kagami qui frissonne encore de peur suite à la menace de son diable de coach, se tourne vers la porte, un air interrogateur sur le visage. Kise choisit ce moment pour rentrer.

-Yo, Kagamicchi !

Les yeux du rouquin s'écarquillent et se teintent d'une lueur d'espoir que Kise laisse croître, babillant un moment.

-J'ai entendu dire que tu étais ici par Aida, donc je suis venu te voir et te rassurer. J'ai trouvé une piste, je sais chez qui Kurokocchi est resté jusqu'à présent.

-Tu l'as retrouvé ?!

La joie sur le visage de Kagami tord le ventre à Kise. 'Il n'a pas le droit d'être heureux. Il n'a pas le droit d'avoir l'espoir que nous n'avons presque plus par sa faute. Il n'a pas le droit ! Il n'a pas le droit !'

Un sourire penaud sur le visage, Kise écrase ces espoirs d'une parole.

-Il était parti quand j'y suis allé, et je doute qu'il y retourne.

L'air douloureux de Kagami lui donne une impression de justice faite. Il doit se concentrer pour ne pas laisser ses sentiments se refléter sur son visage. Le regard de la coach lui brûle le dos, et il pousse un petit soupir se voulant triste, alors qu'il s'approche du Tigre pour poser une main sur son épaule.

-Je l'ai retrouvé une fois, ,je peux le refaire. Surtout qu'il n'y a pas tant d'endroits que ça où il pourrait être.

Kagami plante son regard sulfureux dans le sien et le fouille, cherchant quelque chose que Kise pourrait lui cacher. Il semble satisfait et hoche la tête.

-Bon, je vais y aller ! Aida, vient que je te raconte tout en détail, et après je m'y remets.

Kagami va protester en se voyant mit de côté, mais Kise lui sourit.

-Tu es en convalescence. Une fois que tu iras mieux, tu pourras nous aider, mais dans ton état tu es inutile.

Volontairement, Kise rend son ton et son expression légèrement tranchants. Pas assez pour que Aida le remarque, mais suffisamment pour que même Kagami se rende compte du sous-entendu exprimé par Kise et se renfrogne.

Voyant le Dunker hocher la tête, Kise sourit à nouveau bêtement et s'en va avec Aida.

Les deux adolescents se posent sur une chaise dans la cafétéria, et Kise sourit en voyant une ombre furtive se poster derrière un pilier non loin d'eux.

-Que voulais-tu me dire ?

Le blond reporte son attention sur Aida, qui vient de poser la question.

-Tout d'abord, j'ai besoin de savoir. Comment l'équipe prend-elle le départ de Kuroko ?

La brunette grimace et pose sa joue dans sa paume, regardant plus loin des enfants jouer.

-Mal, tu t'en doutes... Mais celui qui le prend le plus mal est Kagami, c'est celui qui a été le plus proche de lui toute l'année durant. Les autres essaient de se redresser, mais c'est un coup au moral de savoir qu'un des leurs s'est enfuit... Sans même savoir pourquoi...

Kise ne dit rien, ses prunelles dorées figées sur l'expression d'Aida.

-Et toi ?

Aida cligne des yeux et redresse la tête pour regarder Kise, choquée.

-M-M-Moi ? J-Je vais bien ! Pourquoi cette question ?

Le blond la regarde s'agiter pour rien un moment avant de rouvrir la bouche.

-Comment prends-tu le fait qu'un de tes poulains aie peut-être été déçu par tes capacités à le gérer. Que l'un des As de l'équipe aie pu douter de toi ?

Les poings de la brunette se resserrent sur la table, et le visage d'Aida se froisse, des larmes embuant ses yeux. Kise note avec amusement un certain trouble de la part de l'ombre, mais il revient à sa mission, écoutant la réponse.

-Je... Je n'arrête plus de travailler, consultant des tonnes et des tonnes d'ouvrages sportifs et de témoignages... Il arrive que des joueurs déçus par une défaite quittent le métier pour de bon. Il arrive aussi qu'ils ressentent de la rage ou de la haine envers leurs équipiers pour ne pas en avoir fait plus. Je ne veux pas croire que Kuroko soit comme eux. Kuroko ne peut pas haïr Kagami... Kuroko ne peux pas haïr les autres...

Elle laisse passer un moment avant de souffler.

...Est-ce qu'il me hait moi ? … Pour m'être reposé sur ses capacités, pour ne pas avoir deviné qu'après tant de temps, Aomine aurait cerné son jeu... Pour ne pas les avoir aussi bien informés que Satsuki... Pour avoir... Échoué .. ?

En posant cette dernière question, Aida a les larmes aux yeux et Kise détourne le regard, gêné de vouloir profiter de leur confiance en lui pour les poignarder dans le dos.

Il entraperçoit le ciel si bleu et l'extérieur de la terrasse de l'hôpital ensoleillé.

Puis il se rappelle le visage des autres après avoir su la rechute de Kuroko. Il se rappelle les yeux éteints de Kuroko lorsqu'il lui a rendu visite. Il se rappelle de la lueur douloureuse dans le regard d'Akashi quand il lui a confié cette mission et sa détermination surpasse ses remords.

Ils ont pêché par arrogance, laissant porter à Kuroko le poids d'une défaite que 'eux' savaient trop lourde à porter à lui seul, sans même le soutenir. Ils lui ont donné l'espoir et les moyens de rêver à devenir une ombre moins ténébreuse que celle qu'il était et ont piétiné ses sentiments...

Il se mord l'intérieur de la joue au sang et se tourne vers Aida, souriant tristement.

- Je ne sais pas... Mais je pense pouvoir te dire ce que j'ai trouvé...

Aida ouvre de grands yeux et tape les mains sur la table en se redressant.

-Tu as trouvé quelque chose chez son ami ?!

Kise laisse son visage s'assombrir.

-Kuroko ne va pas bien, depuis longtemps tu sais ?

Aida ne réponds pas immédiatement, analysant sa réponse et se rasseyant prudemment.

-Qu'a-t-il ?

La réponse préparée vient immédiatement.

-Il est dépressif.

C'est un mensonge évidemment mais ça, Aida ne le sait pas. Elle cligne des yeux, surprise.

-Une forme de dépression légère qui ne demande qu'a être traitée ponctuellement pour être apaisée.

Aida cligne des yeux et scrute le regard terne de Kise.

-Il n'a pas ses comprimés sur lui. Ils sont chez lui et il n'y est pas retourné.

-Il ne peut pas en avoir d'autres ?

Kise secoue la tête.

-Les anti-dépresseurs sont des médicaments classés dans ceux contrôlés car recherchés par les toxicomanes.

Les yeux d'Aida s'ouvrent.

-Tu veux dire que...

-... Kuroko est apparemment en crise et qu'il n'a pas accès... ou n'a pas envie d'avoir accès à ses médicaments.

-Que peut-on faire ?

Le blond ferme les yeux et penche la tête en avant. Malgré que ses épaules soient immobiles, Aida a l'impression qu'il pleure.

-Le retrouver...

Un moment de consternation frappe Aida. Elle se sent inutile. Encore plus mal. Kise n'a pas nié qu'elle soit peut-être... non, sûrement la cause du comportement de Kuroko... De plus, sa simple faute mets la vie de Kuroko en danger.

Le visage doux et déterminé de Kuroko lui revient en mémoire et ses yeux s'humidifient.

Détail noté du coin de l'œil par Kise qui se décide à porter le coup final aux deux lycéens de Seirin.

-... Honnêtement, je m'inquiètes pour Kuroko...

Leur attention à nouveau pleinement sur lui, il serre les poings sur la table et parle d'une voix faible.

-Son ami... M'a dit que Kuroko était parti un beau matin. Le soir, il a retrouvé une serviette pleine de sang à tremper dans une bassine dans un coin de sa salle de bain.

Aida a le souffle coupé, attendant avec une terreur diffuse la confirmation de ce qu'elle sait déjà.

-Le sang de Kuroko...

Et alors que Aida laisse enfin couler ses larmes le long de ses joues, sanglotant doucement, Kagami glisse le long du poteau qui le cachait, et Kise, alors qu'aucun des deux ne le regarde, se permet un léger sourire.

'Kuroko... C'est pour toi...'


Alors qu'il sort de l'hôpital, Kise heurte une jeune femme. Il se retourne pour s'excuser auprès d'elle et rencontre son regard sombre. Considérant qu'elle sortait de l'hôpital, il suspecte directement la raison de sa mauvaise humeur.

-Je suis désolé, vous allez bien ?

La jeune femme cligne des yeux avant de répondre assez maladroitement avec un léger accent américain.

-Je vais bien, merci...

Elle fait mine de se dégager mais Kise la retient.

-Vous êtes sûre ? Vous n'avez pas vraiment l'air...

Peut-être veut-il se repentir de son mauvais tour d'avant, mais il se sent incapable de la laisser seule, avec un tel regard.

-Je... Je suis peut-être un peu fatiguée du voyage... Je viens d'arriver de New-York...

Kise lui sourit et lui tend la main.

-Je peux peut-être vous payer un café ? Cela vous fera du bien et m'empêchera de m'inquiéter... Telle que vous êtes là, vous allez sûrement vous évanouir sur le chemin...

La jeune femme aux cheveux blonds hésite puis saisit la main tendue vers elle. Immédiatement il la tire derrière elle jusqu'à un café de meilleurs goût que celui qu'il vient de quitter.

-Au fait, je m'appelle Kise Ryouta, et vous ?

Un sourire étire les lèvres de la blonde qui tire sur le bras du blond pour le faire s'arrêter.

-Je m'appelle Alex, enchantée.

Et sur ces mots, elle approche son visage de celui du garçon si mignon à ses côtés, glissant un baiser au coin de ses lèvres. Alors qu'elle s'éloigne, elle est surprise de voir que le sourire de Kise est toujours aussi éclatant.

-Enchanté de même...

Elle sourit. Celui-là promet d'être un spécimen intéressant. Elle a bien fait de faire tout ce chemin pour rendre visite à son imbécile d'élève !


Kise, à un moment de la conversation, lui a proposé de la raccompagner. Pourquoi elle a accepté, Alex ne sait pas vraiment. Ce jeune homme est bien intriguant. Bien qu'un poil trop manipulateur pour elle. Elle préfère les gros bêtas que l'on peut mener par le bout du nez...

Comme Kagami...

Elle soupire. Kagami... Elle n'a pas osé aller le voir. Elle est restée bêtement devant l'entrée de l'hôpital, regardant un Kagami en larmes se faire soutenir jusqu'à sa chambre par une adolescente qui n'étais pourtant pas bien plus vaillante.

Kise aperçoit son malaise, et change de sujet de conversation pour la distraire de ces sombres pensées.

- Tu sais, je suis un joueur de basket plutôt reconnu dans le milieu !

- Oh, alors tu n'es pas seulement un beau top-model intelligent, tu es aussi sportif ?

Il sourit à la pique, et répond.

- J'ai la faculté de copier toutes les techniques que je vois. C'est pour cela que je fais partie de ce qu'on appelle ici la 'génération de Miracles'.

Alex ouvre de grands yeux.

-Tu fais partie de la génération des miracles ?

Il sourit.

-En aurais-tu entendu parler ?

-Bien sûr que oui ! Ces adolescents sont encore immatures, mais ils sont capables de faire des choses que mêmes les meilleurs joueurs de la NBA trouvent difficile ou carrément impossible !

Le sourire qu'ils s'échangent est complice. Kise s'est trouvée une nouvelle camarade de jeu.


-Pfiouuu ! Tu m'as tuée !

Kise s'étire le dos, cassé après le match amical joué contre Alex.

-Tu es doué. Franchement.

-Pas assez pour te battre !

Alex secoue ses cheveux blonds, faisant mine de s'énerver.

-Tu es dix ans trop jeune pour espérer pouvoir me battre au basket !

Kise sourit et son regard se perds au loin.

-Je connais quelqu'un qui aurait adoré jouer contre toi.

-Celui dont tu es amoureux ?

Kise sursaute et se retourne.

-Comment... ?

Mais il se tait, voyant dans les yeux à Alex la même étincelle que dans les siens.

-Toi aussi...

Alex baisse la tête, abattue, et Kise soupire. L'ambiance est définitivement retombée.

-Rentrons.


Aomine regarde par la fenêtre et ouvre de grands yeux en reconnaissant la silhouette longiligne de Kise.

Que fait-il ici ? Ce n'est pourtant pas par ici qu'il habite...

Il crispe la mâchoire en voyant une femme blonde accrochée au bras de Kise. Alors il sortirais avec quelqu'un ?

Sans s'en rendre compte, il sort de chez Momoi, suivant les deux silhouettes.


Arrivés devant le porche de l'immeuble où loge Alex, Kise et elle se stoppent.

-Je crois que je vais te laisser ici.

Kise sourit à la jeune femme. Alex, se penche et dépose ses lèvres contres celles du Blond, les pressants à peine un instant avant de fourrer son visage dans le coup musclé et d'entourer ses épaules de ses bras.

Kise baisse les yeux et passe ses bras autours d'Alex.

-Ce n'est pas une bonne idée.

-Je sais.

La conversation est murmurée. Aucun des deux ne ressent l'envie de briser cette étreinte. Ils restent juste comme ça, se réconfortant mutuellement, inconscient des yeux brûlants de jalousie les fixant.


Himuro est assit à son bureau en train de réviser quand son portable vibre. Intrigué, il pose son stylo sur son cahier et jette un coup d'œil intrigué sur l'horloge. 00:12. Qui peut bien l'appeler à cet heure.

Il le saisit l'ouvre, avant de se dépêcher de décrocher en voyant le nom de Murasakibara s'afficher.

-Himuro-chin ?

Himuro cligne des yeux en entendant la voix de son ami. Elle est bizarre... Comme... Étranglée...

-Que se passe-t-il Murasakibara ?

-Rien qui ne te concerne. J'appelle juste pour te dire que je ne vais pas venir au lycée pendant un moment.

Himuro fronce les sourcils, analysant la réponse. Une chose est sûre, quelque chose de grave s'est passé. Quelque chose que Murasakibara ne veut pas lui dire, et qui est suffisamment important pour le mettre dans cet état.

Il jette un autre coup d'œil vers la fenêtre avant de se mordre la lèvre.

-Himuro-chin ?

La voix de Murasakibara résonne à son oreille, et il n'en faut pas plus pour le décider.

-Je t'attend au parc à côté du gymnase dans 20 minutes. J'emmène de quoi grignoter.

Il raccroche, coupant court aux protestations du plus grand qui ne semble pas partant pour ce rendez-vous nocturne. Il descend silencieusement et attrape sa veste.

La voix de sa mère le surprend alors qu'il est en train de se chausser.

-Tatsuya ? Où vas-tu à cette heure-ci ?

Himuro se retourne pour lui faire face, se mordant la lèvre. S'il avait pu, il aurait fait en sorte qu'elle ne soit pas au courant de sa sortie.

Ses yeux noirs croisent le regard réprobateur de sa mère et il passe sa langue sur ses lèvres, cherchant comment expliquer à sa mère l'importance de cette promenade nocturne. Il ne sait pas vraiment par quel bout la prendre. Malgré que ça fasse un moment qu'il soit revenu des USA, il n'a pas plus que ça parlé avec celle qui est partie et l'a abandonné quand il était si jeune.

Son regard quitte les yeux de sa mère pour glisser jusqu'à sa main gauche, où un anneau platine repose. Son regard se fait alors plus dur et il prend une inspiration.

-Tu te souviens quand tu es partie de la maison ?

Sa mère cligne des yeux, décontenancée par le changement de sujet, mais acquiesce tout de même, plissant les yeux.

-Tu m'avais dit qu'un jour, je rencontrerais quelqu'un qui compterais plus pour moi que toutes mes obligations et le regard des gens réunis..

Il relève la tête pour la fixer, une expression neutre sur le visage.

-Tu m'as expliqué que ce jour là, je te comprendrais, et que tu serais heureuse pour moi.

Il se sent étrange. Il s'entend parler mais a l'impression que quelqu'un d'autre parle à sa place. Il observe avec détachement les yeux de sa mère s'écarquiller en comprenant où il voulait en venir.

-Aujourd'hui, quelqu'un qui m'est cher a besoin de moi... Et je ne veux pas lui faire faux bond.

La bouche de sa mère s'étire en un sourire radieux malgré son air plus fatigué que précédemment, mais elle finit par fermer les yeux. En se retournant, elle souffle :

-Et bien ? Qu'attend tu pour la rejoindre ? Gros bêta...

Himuro s'exécute sans plus attendre, et s'éloigne précipitamment de chez lui, le rouge aux joues. Mais qu'est-ce qui lui a prit de sous entendre ça ?!


Kise est partit depuis un moment quand Alex commence à avoir faim. Elle fouille dans les placards et se rend compte que les placards sont vides.

-Imbécile de Dunker dépressif.

Elle saisit les clés et sort de l'appartement de Kagami.


Environ un quart d'heure plus tard, Himuro, un sac de courses à la main, arrive dans le parc. Il n'est pas surprit de voir que Murasakibara est déjà là. Ce qui le surprend le plus est le fait qu'il soit si... Immobile.

Bien sûr, Murasakibara n'est pas quelqu'un qui ne tient pas en place, c'est plutôt pour le faire bouger qu'il faut insister, mais... Himuro comprend que jusqu'à présent, malgré son manque d'enthousiasme apparent, le plus grand était... vivant.

Ce qu'il ne semble actuellement pas être.

Immobile n'est pas un bon mot pour décrire la posture du géant. Figé serait sûrement plus juste. Et tendu. Un comble pour la personne la plus laxiste qu'il connaisse, mais Himuro ne peut nier la tension qui crispe chaque muscle de son ami.

-Tient.

Le géant ne cligne même pas des yeux en l'entendant, alors que, Himuro en est persuadé, il ne l'a pas entendu arriver.

-Himuro.

-Oui, c'est moi, bêta... Tient, mange...

Murasakibara regarde un moment la poche dans ses mains avant de piocher une sucrerie, de l'ouvrir, et d'y croquer dedans. Il sourit.

-Mon parfum préféré, merci...

Himuro se doute bien que ce 'merci', n'est pas pour son choix de nourriture. Il sourit et s'assoit à côté du géant en écoutant les bruits de mastication et de papier froissé.

-Dis Murasakibara... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Il entend le froissement du papier dans la main de l'autre et prend bien garde à ne pas le regarder. Murasakibara n'aimerais sûrement pas.

-Je veux... Dois... Rester avec une personne d'un autre lycée.

Himuro cligne bêtement des yeux. C'est ça qui met le géant glucophage au bord de la dépression ?!

-Il... Il ne va pas bien en ce moment, et quelqu'un restait avec lui pour le soutenir, mais ça a pas suffit.

Himuro fronce les sourcils, prit d'un doute. 'Non... Ce n'est pas...' Mais Murasakibara continue de parler, de plus en plus facilement, en prenant de moins en moins de pauses.

-Il a fait une tentative de suicide il y a deux heures maintenant. Alors on a décidé de se relayer pour l'avoir à l'œil constamment.

Himuro est partagé entre deux sentiments contradictoires. Le soulagement d'abord. Murasakibara ne s'est pas éprit d'une fille quelconque d'un lycée lointain. Il ne fait que s'inquiéter pour un ami. Ce qui mène au sentiment opposé.

La colère. La rage même.

Parce qu'il a jeté un œil vers Murasakibara. Qu'il a vu ses poings crispés, ses yeux humides, son air blessé.

Parce qu'il aurait voulu que jamais Murasakibara ne soit dans un tel état. Et tout ça par la faute d'un égoïste qui se permet de balayer d'un revers de main les sentiments que d'autres éprouvent pour lui en se complaisant dans sa douleur !

Une douleur à la poitrine le fait grincer des dents et il pose la main à plat contre son torse. Trop de sentiments, trop de pensées s'agitent dans son esprit...

-...égoïste...

Murasakibara sursaute.

-Himuro ?

-Ce n'est qu'un égoïste ! De quel droit est-ce qu'il fait s'inquiéter les autres ?!

Comprenant que son ami parle de Kuroko et non pas de lui, le géant s'énerve.

-Kuroko est quelqu'un de gentil ! Il pense à nous !

-Comment ?! De quelle façon ?!

Himuro s'est relevé, et fixe le regard habituellement si impavide de Murasakibara éclairé d'une lueur de colère.

Voir son meilleur ami protéger avec tant d'énergie ce Kuroko le met encore plus en rage.

-De quelle façon vous montre-t-il qu'il vous aime ?! En se considérant si seul que se donner la mort devient une bonne décision ?! En ignorant la souffrance que vous éprouvez actuellement ?!

-Kuroko pense aux autres avant de penser à lui même ! Il ne dit jamais ce qu'il pense pour ne pas blesser les autres ou leur faire partager ses souffrances ! Il est plus sensible que quiconque et a eu une enfance misérable ! Je t'interdis de dire ça de lui alors que s'il pouvait empêcher ceux qui lui son cher de souffrir il se couperais les deux bras volontairement !

Himuro sent son ventre se contracter et un flot de bile lui remonter. Il tombe à genoux en hoquetant et en régurgitant alors que l'autre se précipite pour l'aider, inquiet.

-Gentil ou pas, je le hais Atsushi...

-Himu.. !

-Non, écoute moi.

Himuro le coupe, en se redressant un minimum pour bien faire passer ses sentiments.

-Je le hait, parce que je ne voit pas pourquoi je le plaindrait alors que mon plus précieux ami pour qui je donnerais tout... pour qui je tuerais...

Il tousse, et se penche à nouveau pour vider le reste de son repas sur le sol. Dès qu'il réussit, il reprend, les larmes aux yeux.

-Je vois pas pourquoi je ne devrais pas être en colère alors qu'il te fait tant souffrir.

Le géant se fige, et regarde les prunelles grises qui le fixent.

Himuro est sérieux. Il soupire, et l'aide à se redresser, le portant quasiment jusqu'au banc pour l'y asseoir.

-Je comprends...

Il détourne le regard, ne sachant quoi dire de plus.

-Reste là, je vais chercher d''autres friandises.

Himuro tourne la tête. Effectivement, celles qu'il avait achetées étaient écrasées au sol, visiblement des dommages collatéraux de leur petite dispute.

Il soupire lui aussi et hache la tête. Visiblement, le géant n'attendait que ça pour partir et s'éloigne rapidement.


Alex revient de ses courses, réfléchissant tout en marchant quand une silhouette bien connue l'attire.

-Himuro ?

Le lycéen la regarde, effaré.

-Alex ?!


Houlà ! Je suis vraiment pas contente de celui là =.= Mais bon, j'avais promis à Tsubaki, il est là !

Je serais sûrement claquée, donc désolée si le prochain ne vient pas la semaine prochaine ! Ce WE c'est TGS et c'est la première fois que je fais les deux jours... déjà qu'un c'est cannant... deux...

Bref, Hope you like it =) See you !