Bonjour à tous ! Voici une nouvelle fic. J'ai donné le beau rôle à Sakura, bien que ce ne soit pas mon perso favori. J'en ai eu l'idée en posant la main sur le ventre désormais bien rond de ma grande soeur. J'espère qu'elle vous plaira.

Titre : Par amour

Auteur : Elaelle

Couples : NaruxSaku et KakaxIru. ( fan003, j'ai entendu tes prières...)

Disclaimer : ne sont pas à moi.

Résumé : Sakura va mourir, elle le sait. Mais avant de partir, elle tient à offrir un beau cadeau à Naruto et par la même, à Sasuke. Les persos sont un peu Ooc alors gomen...

Je tiens à ajouter que les relations entre les persos évolueront au fil des chapitres donc, vous êtes prévenu ! Et puis, cette fic finira en yaoi car que voulez-vous, on ne se refait pas, hein ?

Italique, pensée des persos.


- Pourquoi est-ce que j'ai dit oui, moi ?

Cette phrase, c'était bien la énième fois qu'il la répétait. Depuis une semaine, Sakura passait tout ses après-midi chez lui, dans sa grande demeure à faire le tri dans ses affaires. Elle écartait tout ce dont il pouvait se passer, se contentant de mettre l'essentiel dans les cartons. Sasuke se laissa faire, conscient que contre une femme enceinte -et kunoichi qui plus est- il ne ferait pas le poid.

- Parce que tu ne sais rien me refuser, gros bêta ! lui dit-elle en tirant la langue.

Sasuke esquissa un sourire. Depuis qu'il était revenu, il appréçiait cette Sakura, celle qui se contentait d'être son amie et ne le harcelait plus. C'était reposant d'avoir une vrai discussion sans toute ses manies d'autrefois. Encore un miracle dû à Naruto. Ce garçon pourrait changer la face du monde avec son sourire.

- Ouf, dit Sakura en s'essuyant le front. Je meurs de soif.

- Ne bouge pas, je vais te chercher un verre d'eau.

Il dégringola les marches et prit la direction de la cuisine. Mais en s'approchant, son pas ralentit pour s'arreter. Deux voix, dont il ne reconnaissait que trop bien le timbre semblait se disputer.

- Iruka, écoute-moi...

- Non, c'est trop facile !

- Bon sang, je ne vois pas pourquoi ça te met autant en rogne.

- Je ne suis pas furieux. C'est juste qu'elle...qu'elle m'exaspère.

- Mais non, elle ne fait que te taquiner.

- C'est ton point de vue, pas le mien.

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu réagis comme ça ?

Il y eut un silence puis Sasuke entendit la voix du professeur demander à Kakashi de s'éloigner.

- Pourquoi ? Je te troubles autant que ça ?

- ...N'im...n'importe quoi !

- Ah oui ? La voix du ninja copieur venait de descendre d'un octave. Pourtant, tu es tout rouge.

- C'est la chaleur.

- Oui. Petit rire. Si tu le dis...

Décidant qu'il en avait assez entendu, Sasuke fit exprès de trainer des pieds afin de leur permettre sans doute de s'extirper d'une situation plus que gênante. Au lieu de quoi, il trouva son sensei collé contre un Iruka coincé entre la table de la cuisine, les mains de part et d'autre pour l'empêcher de bouger.

- Ne vous gênez pas, bougonna l'Uchiwa. Faites comme chez vous !

- C'est sympa de le proposer, répondit Kakashi en riant. Où est Sakura ?

- Suis venu lui chercher un verre d'eau.

- Maa...alors je vais remonter prendre le reste des cartons.

Et sur un pouf, Kakashi s'éclipsa. Iruka poussa alors un soupir de soulagement digne de ceux de Naruto. Le rouge n'avait pas disparu de ses joues et il évitait de regarder Sasuke dans les yeux.

- Sensei ? finit par dire celui-ci.

- Oui ? La voix était faible.

- Si vous l'aimez, ne le repoussez pas.

Iruka sursauta violemment, encore sous le choc de ce qu'il venait d'entendre. Comment Sasuke avait-il pu deviner ?

- Ca se voit comme le nez au milieu de la figure, dit le jeune homme en réponse à la question muette. Et puis, ce n'est pas difficile de deviner que vous êtes jaloux de Anko.

A la mention de ce nom, les poings d'Iruka se crispèrent. Sasuke eut un sourire satisfait, remplit un verre et remonta, le laissant seul avec ses pensées. A la fin de la journée, les paquets avait été envoyés au domicile de Sakura. Après avoir tout verrouillé, Sasuke dit au revoir au deux professeurs qui s'était proposé pour l'aider puis emboita le pas à la kunoichi aux cheveux roses.

Il avait apprehendé ce moment toute la journée, celui où il serait obligé d'être confronté à Naruto. Son ancien meilleur ami s'était récrié à grand renfort de voix sur la décision de sa petite amie mais celle-ci avait obtenu gain de cause en lui faisant comprendre que c'était la seule solution pour empêcher Sasuke de quitter Konoha. Et malgré son ressentiment, Naruto avait accepté. Pourquoi ? Il aurait bien aimé le savoir.

- Dis-moi Sakura ?

- Moui ?

- Que lui as-tu réellement dit pour qu'il accepte que, enfin...

- Oh...la vérité.

- Hein ?

- C'est ça ! Elle exhiba un grand sourire mais il ne fut pas dupe : lui aussi le connaissait, ce sourire qui dissimulait une immense souffrance.

- Sakura...

- Je ne pouvais plus me mentir et puis, même si j'en ai souffert, j'ai pris sur moi et désormais, tout va bien.

- Mais...tu aimes toujours Naruto ?

Elle acquiesça.

- Oui mais je dois aussi penser à moi. Nous pensons que notre enfant doit avoir ses deux parents sous le même toit mais il dort dans sa chambre et moi, j'ai la mienne.

- Et pour nous ?

- Ne t'inquiètes pas, ce que j'ai dit tient toujours. Et puis Tsunade va nous y aider.

- Tu m'étonnes, marmonna-t-il, amer. Avoir le rejeton de Kyuubi, ça aide à faire passer la pilule. J'ai la sensation que tu devrais changer d'avis.

Sakura s'arrêta en pleine rue, le prit par le bras et l'obligea à la regarder.

- Nous ne changerons rien à ce qui a été programmé. Ne t'inquiètes pas pour moi, je tiendrais le coup alors arrête de te poser des questions. Compris ?

Sasuke hocha la tête. Quand Sakura avait décidé quelque chose, il n'y avait rien qui puisse la faire changer d'avis. Arrivé à l'appartement, elle le conduisit directement à sa chambre.

- Voilà ton nouveau chez toi, dit-elle en allumant la lampe. Le dîner sera prêt dans dix minutes.

Il se laissa choir sur le lit et promena son regard sur les murs couleurs chair. Visiblement, on avait tout fait pour qu'il s'y sente à l'aise. Une main qui se voulait attentive avait même posé une photo de sa famille sur la commode de pin massif. Il se leva pour la prendre, son attention fixé sur un jeune homme à l'air impassible qui lui ressemblait presque comme deux goutte d'eau.

- Itachi, vois où la haine que j'avais pour toi m'a conduit. Je dois me battre aujourd'hui pour regagner ce que j'ai foulé sous mes pieds. Pour reprendre possession de ce que j'ai négligé.

Il reposa le cadre pour s'installer dans la mezzanine, un pied dans le vide. Comment gérer l'antipathie de Naruto et ses propres sentiments ? Devait-il se conduire comme autrefois, l'ignorer et l'insulter ? Le problème était qu'il n'en avait pas envie. Comment se montrer froid et cruel avec celui qui vous a tiré de l'ombre ? Comment ignorer un soleil aussi éclatant ?

Lorsqu'il entendit la voix de Sakura l'appeler, son coeur fit un bond dans sa poitrine. L'instant fatidique était arrivé. La confrontation allait avoir lieu.

Les questions se bousculait dans son esprit alors qu'il se dirigeait vers la cuisine en trainant des pieds. Fatidiquement, il finirait par y arriver, l'appartement étant certes spacieux mais aussi parce que toute route à une fin. Il s'assit sur la première chaise qu'il vit sans toutefois oser lever les yeux.

- C'est dingue, je suis mort de trouille. Moi, un Uchiwa, je suis terrorisé à l'idée de le regarder.

Sakura lui tendit un bol de riz qu'il ne vit pas. Elle le posa délicatement sur la table, soupira puis finit par lui dire qu'il pouvait lever la tête.

- Il n'est pas là.

Sasuke s'autorisa à respirer. Un sursis, c'était tout ce qu'il voulait. La kunoichi se retint de sourire : il était mignon comme ça avec cet air si fragile. Dommage qu'il s'évertua à masquer sa véritable nature.

- Ca lui arrive souvent de ne pas rentrer ?

- C'est la première fois.

- Ah...je le comprend.

- Arrête, dit-elle en s'asseyant. S'il n'est pas ici, c'est parce que lui aussi redoute ce moment.

- Il veut me voir le moins possible.

- Tiens donc ? Tu n'est pas dans sa tête que je sache.

Il la regarda, perplexe. Elle semblait si sûre d'elle en affirmant ça. Mais Sasuke n'était pas dupe et quel que soit ses tentatives pour lui remonter le moral, il ne se faisait pas de film. Sakura se servit une double portion de riz, agrémenté de viande grillé qu'elle entama avec entrain. Puis s'en servit un autre et l'Uchiwa se demanda comment elle faisait pour garder la forme avec tout ce qu'elle engloutissait.

- Fiiuuu, t'avais faim.

Les baguettes stoppèrent à mi-chemin alors qu'elle le gratifiait d'un regard noir.

- Tu sous-entend quoi, là ? Que je suis grosse ?

- Heu ( goutte de sueur derrière la tête de Sasuke ), je n'oserais jamais...

- Et tu as bien raison, dit une voix qu'il ne connaissait trop bien derrière lui, car c'est ta vie que tu joue.

Naruto entra, un immense sourire sur les lèvres. Il posa un baiser sur la joue de Sakura, encore tremblante de rage, tira une chaise et s'assit à califourchon.

- T'étais où ? demanda Sakura en lui servant un bol de riz.

- Avec Iruka. Il était dans tout ses état à cause de Kakashi.

- Qu'est-ce qu'il lui a fait encore ?

- Tu le connais quand il veut quelque chose ou quelqu'un, il ne lâche pas facilement prise. Il devrait arrêter de le traumatiser, c'est peine perdu. Et puis, je ne veux pas qu'ils soient ensembles.

- Ca, ce n'est pas ton problème Naru-chan. Ca ne regarde qu'Iruka.

- Mouais, n'empêche moi, ce que j'en dis...

Sasuke avait la gorge sèche. Depuis son arrivé, son souffle s'était bloqué dans ses poumons, faisant virer son teint plus blanc que neige. Cette odeur de fleurs lorsqu'il était passé près de lui avait envahi ses narines et court-circuité son cerveau. La même odeur que ce jour-là !

- Sasuke-kun ? interrogea Sakura.

- Hein ?

- Qu'est-ce que tu as ?

Elle semblait inquiète alors il s'empressa de la rassurer d'un micro sourire.

- Rien, je réfléchissais.

- Au moyen de nous trahir à nouveau ? persifla Naruto.

Aucun d'entre eux ne s'attendait à une telle pique. D'habitude, le porteur du kyuubi était connu pour être celui qui ne jugeait pas les gens, toujours souriant et affable. Cette attaque venimeuse fit monter le rouge aux joues de Sasuke qui répliqua aussitôt.

- Je n'en ai plus besoin, je sais tout ce que je dois savoir.

- L'Uchiwa surpuissant.

- Ca te dérange ? Ce n'est pas de ma faute si tu stagne toujours à l'arrière.

- Je prime la qualité, non pas la quantité.

- Tant mieux pour toi si tu peux t'en contenter. Pas moi.

- Les garçons..., commença Sakura.

Naruto exhiba un sourire carnassier, un de ceux qu'il avait vu si souvent sur le visage du démon renard.

- Remarque, tu dois avoir raison. Ce doit être plaisant d'assouvir sa vengeance en ne pensant à rien d'autre. Vivre seul, ça force le caractère, on n'éprouve pas de remord particulier à trahir et à tuer ceux qui croient en nous. N'est-ce pas ?

Que répondre à cela ? Et depuis quand était-il devenu comme ça, si froid et si cruel ?

- Il a eu un bon maître...toi-même, Sasuke Uchiwa.

- Maintenant, stop ! hurla Sakura. Je ne veux plus jamais entendre ce genre de choses ici, est-ce clair ?

- Rien ne serait arrivé si tu ne l'avais pas invité à venir chez nous.

- Obligé, pas invité. Si tu crois que ça me fait plaisir d'être en ta présence.

- Je te retourne le compliment.

Naruto repoussa sa chaise et déclara qu'il n'avait plus faim.

- Côtoyer des traîtres m'a toujours coupé l'appétit. Bonne nuit, Sakura-chan.

Et il s'éclipsa en ignorant totalement son rival. Celui-ci poussa un soupir à fendre l'âme, les poings contractés à l'extrême. Ce qu'il avait tant redouté était arrivé : il n'avait pas pu empêcher l'ancien Sasuke de refaire surface.

- Je suis désolé, Sakura mais ça ne marchera pas. Tu n'aurais pas dû te donner autant de peine pour arranger cette chambre et...

- Je n'y suis pour rien, répondit la kunoichi. Ce n'est pas moi.

- Hein ?

Ils firent la vaisselle ensemble puis elle fit du thé tandis qu'il l'attendait au salon.

- C'est lui, pas moi, dit-elle en posant le plateau sur la table basse. J'ai passé l'après-midi avec toi et je me souviens que ta chambre était encore encombré lorsque je suis partie.

- Alors...la photo, c'était lui ? Pourquoi ?

- Il ne montrera rien, continua Sakura. Quitte à être odieux avec toi s'il le faut.

- Je ne suppporterais pas ça bien longtemps.

- Il le faudra bien Sasuke. C'est le seul moyen de vous rabibocher.

- Sakura, je...

- Tadaima ! dit une voix féminine.

- Bon retour à la maison; dit Sakura en s'extirpant péniblement de son siège.

Le pauvre Sasuke pensait avoir tout vu mais lorsqu'il reconnu la personne à qui appartenait cette voix, lorsqu'il vit Sakura se diriger vers elle et l'embrasser tendrement, les yeux pleins d'amour, il cru faire une syncope.

- Eh ben, j'en connais un qui va être content !

xxxx

Trois mois passèrent comme un coup de vent. Naruto et Sasuke ne se croisaient pratiquement jamais et ce dernier le soupçonnait de déserter volontairement l'appartement. Le ventre de Sakura grossissait à vue d'oeil, elle était à terme et avait du mal à se déplacer. Sasuke lui apportait tout le soutien possible mais ils n'étaient pas trop de deux pour veiller sur elle. L'amie de Sakura avait en ce sens fait des miracles : la jeune kunoichi était plus épanouie que jamais, son visage respirait la joie de vivre.

Mais un matin, Sasuke la trouva allongée sur le sol de la cuisine, inconsciente. Il la transporta à l'hopital aussi vite qu'il le put, fit prévenir son amie et patienta, en se maudissant de ne pas l'avoir vu plus tôt. Deux heures plus tard, Tsunade vint vers lui, les traits tités et il soupçonna aussitôt le pire.

- Comment va-t-elle ?

- Tout va bien, elle a juste eu un malaise.

- Je peux la voir ?

- Pour l'instant, elle dort. Mais aurais-tu vu Naruto ?

- Mince, je l'avais oublié celui-là ! Non.

- Va le trouver et dis-lui de venir le plus vite possible. Nous lui avons fait une césarienne car elle était bien trop fatiguée pour accoucher par voie normale.

- Vous êtes certaine de tout me dire, Tsunade-sama ?

- Si c'était grave, tu aurais déjà été au courant. Allez, va me chercher cet idiot.

En sortant, il croisa l'amie de Sakura qui s'enquit de son état. Il lui raconta tout, la rassura puis partit chercher Naruto, qu'il n'eut aucun mal à retrouver puisqu'il s'entraînait chaques jours au même endroit.

- Naruto !

Celui-ci s'immobilisa avant de lui tourner tout simplement le dos.

- Ecoute, c'est Sakura...

- Pas la peine de perdre ton temps, je n'ai pas envie de te parler.

- Bon sang, écoute-moi !

Il le rattrapa alors qu'il s'éloignait, lui saisit les poignet et le bloqua contre un arbre.

- Tu va m'écouter, dit-il tout contre son visage. Il y a eu un...problème et...

Ce bleu...ce regard qui avait fait battre son coeur. Sasuke prit conscience qu'il se trouvait à quelques centimètres du visage de Naruto. Leurs corps était collés l'un l'autre, il pouvait sentir toute la chaleur qui s'en émanait à travers ses vêtements. Naruto ne disait rien, il était étrangement silencieux comme s'il attendait la suite. Devait-il céder à la tentation et l'embrasser ? Non, il le tuerait aussitôt !

Sasuke pencha la tête et ses lèvres frôlèrent celle de son ami avant de dévier de leur trajectoire pour finalement se nicher au creux de son épaule.

- Sakura est à l'hopital, souffla-t-il. Et Tsunade veut te voir.

Il relâcha lentement ses poignets, le souffle court. Voilà, s'il voulait le frapper, c'était le moment. Mais Naruto ne bougeait toujours pas, il avait fermé les yeux pour savourer ce contact. Il y avait si longtemps qu'il en rêvait. Respirer cet odeur de musc et de jasmin qui émanait de son compagnon d'arme, celle dont il s'était enivré ce jour-là. Ses bras se levèrent d'eux-même pour venir s'enrouler autour de la taille de l'Uchiwa alors qu'il se blotissait encore plus étroitement contre lui, faisant se frotter leurs deux membres gonflés de désir. Un gémissement échappa à Sasuke qui pria pour que ce ne soit pas un rêve : son amour répondait à son étreinte !

Ses lèvres glissèrent sur le cou de son partenaire, y déposant de léger baiser papillon. Puis il n'y eut plus rien, seulement le froid. Naruto ouvrit lentement les yeux : Sasuke était repartit sans faire de bruit.

- Je suis bête. Je n'ai même pas pu lui résister. S'il n'était pas parti...

Il poussa un soupir. Autant aller voir Sakura au lieu de penser à ce qui aurait pu se passer si l'Uchiwa ne s'était pas controlé. Il sauta de toit en toit pour s'engouffrer comme un fou dans l'hopital, à la recherche de Tsunade.

- Yo, Naruto.

Celui-ci se tourna vers Anko, assise sur un siège dans le couloir.

- Tu viens voir Sakura ?

- Comment va-t-elle ?

- Ne t'inquiètes pas, je viens de la voir et elle se porte comme un charme. Elle n'avait pas déjeuné, voilà tout.

- Bon sang, mais elle est inconsciente pour sauter un repas ? Et comment va le bébé ?

- A toi de voir. Si je te disais que c'est un magnifique petit bonhomme de trois kilos sept qui braille déjà plus fort que son père ?

- Hein ?

- Te voilà papa, mon vieux. Félicitation !

Son cerveau s'était arrêté au mot "papa". Sakura avait accouché ? Un immense sourire illumina ses traits et il partit comme un fou dans les couloirs, à la recherche de la chambre de son amie. La mère de son enfant.

- Naruto, dit Kakashi en apparaissant devant lui. Mais qu'est-ce que tu fais dans ce service ?

- Je cherche la chambre de Sakura.

- C'est à la maternité qu'il faut aller, pas dans celui des grand brûlés.

- Oups ! Je vous suit, Sensei.

- Il vaut mieux, oui.

Alors qu'ils cheminaient cote à cote, Kakashi prononça le nom d'Iruka.

- Pourquoi me parlez-vous de lui ?

- Je suis amoureux de lui, déclara le ninja copieur.

Naruto, qui ne s'attendait pas à une telle déclaration manqua de s'écrouler par terre.

- Pardon ?

- Tu as bien entendu. Je l'aime vraiment et j'attend de toi que tu me donne la permission de le fréquenter.

- Vous pouvez tout aussi bien passer outre ce que je pense et...

- Non ! trancha Kakashi. Ton avis compte plus que tout pour lui et si tu n'es pas d'accord, Iruka ne s'investira pas dans cette relation.

- Depuis quand est-ce que vous vous souciez de moi ?

Kakashi lui fit face, le visage grave sous son masque.

- Parce que je crois en toi. Parce que je pense que tu seras bien le plus grand Hokage de tout les temps et parce que j'ai foi en toi, au point de vouloir être un de tes ninjas les plus fidèle.

Il n'aurait pas pu montrer une plus belle preuve d'amitié que celle-là. Naruto ne trouvait plus ses mots. Entendre de la bouche même de celui qui vous a tout enseigné, qui est certainement le plus grand génie de sa génération qu'il porte un grand espoir en vous était le plus beau des compliment pour Uzumaki.

- Je...je suis très honoré de le savoir, Sensei.

- Allons, ne sois pas gêné ! ricana le ninja copieur. Je suis parfaitement sincère, Yamato pourra te le confirmer si tu le souhaites.

- Je n'ai pas besoin de le faire, je vous crois, Sensei. Et pour Iruka, c'est o.k. Mais ne le faites pas souffrir autrement, vous le paierez cher.

- Aucun risque ! s'esclaffa Kakashi.

Ils étaient arrivés devant la chambre de Sakura. Naruto entra doucement. La kunoichi aux cheveux roses était assise sur son lit et tenait son fils entre ses bras. Le père s'approcha, ému au larmes, s'assit sur un coin du lit et l'embrassa tendrement sur la joue.

- Je te présente ton fils, Naruto.

- Je...je n'ose pas le toucher. Il est si petit, si fragile...

- Va-y, prend-le !

D'autorité, elle le plaça entre ses bras. Naruto était tellement ému que plus aucun son ne sortait de sa bouche. Il contemplait ce chef-d'oeuvre, cette perfection qui sommeillait. Les petites lèvres roses, la touffe de la même couleur au sommet de sa tête, les petits doigt potelés. Pour la première fois de sa vie, il avait la sensation d'avoir accompli quelque chose de grandiose, une continuité qui lui permettrait de vivre au-delà de sa propre mort.

- C'est...c'est moi qui ait fait ça ?

- Oui, c'est toi. Et un peu moi aussi.

- Sakura, merci. Je ne sais pas quoi dire...

- Donne-lui un nom.

- Hein ?

- Oui, il lui faut un nom.

- Oh...alors, ce sera...


Fin du deuxième chapitre. D'après vous, quel prénom conviendrait le mieux à cet enfant ? J'attend vos idées.