Merci à tous pour vos merveilleuses reviews, je me dois de m'excuse pour mon retard, ma vie d'auteur et d'étudiante sont décidément très dures à gérer mais j'espère tout de même qu'il n'est pas trop tard pour les plus intéressés. Je me dépêche de ce pas de vous répondre d'ailleurs. Bonne lecture et je vous dis à bientôt au prochain chapitre ^^.

RAR :

Kurama-Sesshômaru : Et bien oui, tu me connais, je ne veux que le meilleur pour mes lecteurs ^^'. Oui j'aime beaucoup Albafica (ça reste dans la trempe de nos préférences mdr beaux, froids, longs cheveux, forts...). Merci encore de m'avoir tant aidé quand je n'avais pas internet et merci pour les site dont tu m'as fait part, j'espère que tu pourras voir une partie du fruit de ton travail ici.

Biz je t'embrasse très fort et je te dis à bientôt ^^. Attends-toi à d'autres sorties :P.

Baella : Oui, je voulais vraiment quelque chose qui sorte de l'ordinaire et le faire avec des fleurs est tout simplement très plaisant. J'adore moi-même les fleurs et je trouve qu'entre le Chevalier aux roses et la fleuriste, il y avait décidément trop de possibilités XD. Euh, pour les roses blanches, j'ai lu que c'était possible que ça aille jusqu'à l'indifférence, mais dans cette situation, on peut dire que ça correspond étant donné qu'elle voulait le convaincre de venir et non de l'inonder de sentiments ;). Contente que ça aie plus autant en tout cas. ^^

Dieu-renard : Oui, comme je le disais à la review juste avant, lorsque j'ai vu les scans et l'anime, je me suis dis qu'il y avait un champs de possibilités très intéressant entre deux personnages qui sont passionnés par les fleurs. Etant moi-même très intéressés par les fleurs de par ma mère, j'y ai vraiment mis tout mon amour ^^.

Nanaille la Cacaille : Merci beaucoup, ça a demandé pas mal de recherches je l'avoue ^^. J'espère que la suite te plaît et que je reverrais au prochain chapitre pour voir comment tout ça évolue et que sa décision te plaira. Biz à toi !

Thanatosia : Merci beaucoup. Oui moi aussi, c'est la raison pour laquelle j'ai écrit cette fic d'ailleurs. Comme leur histoire laissait beaucoup place à l'imagination et qu'Albafica est un personnage qui m'a beaucoup touché, je n'ai pas pu résisté. J'espère que ce chapitre te plaira ^^.

Karina Khan : Merci beaucoup. Merci aussi à toi qui m'a rappelé que j'avais des lecteurs qui décidément m'attendent depuis trop longtemps sur cette fic ^^. Je te souhaite une bonne lecture et encore merci à toi pour ton compliment, je ne m'en remets pas :').

Le ~Bouquet~ fragile

La semaine d'après, elle reçut une magnifique rose pompon blanche, censé représenter la gentillesse. Mais plus encore, une carte. « Dans trois jours, suivez la rose. ». Il voulait sûrement lui dire qu'il acceptait son rendez-vous par gentillesse, et la blancheur de la rose que ses intentions n'était en rien affectueuses, mais amicales.

Son écriture était belle et raffinée. Bien qu'elle avait du mal à lire et à écrire, elle s'était acharné à être sûre de bien avoir lu ce qui il y avait d'écrit. Qu'il avait bel et bien accepté un rendez-vous !

Par Athéna, un rendez-vous avec le Chevalier Albafica !


Trois jours après, elle se demandait toujours ce qu'il avait voulu dire par suivre la rose. Elle attendait comme une pauvre idiote, sur le banc devant sa maison, en regardant les gens passer ou acheter des fleurs à son père. Elle restait là, assise, tenant avec ferveur la rose pompon depuis ces mêmes trois jours, l'espoir et l'inquiétude plein les yeux. De l'autre main, elle tenait un bouquet de roses rouges : sa déclaration.

Il était déjà le milieu de l'après midi lorsque tout à coup, la rose en ses mains se mit à s'agiter. Une brise plutôt brusque détacha une à une les pétales de la fleur et se mirent à virevolter. Ses yeux s'écarquillèrent devant ce phénomène. Le Chevalier Albafica était-il capable d'une telle chose ?

Mais les pétales poursuivaient leur chemin. Sans plus attendre, et sans même savoir s'il s'agissait de la chose à faire, elle se mit à les suivre en courant. La rose l'emmena dans des dédales de la ville où elle n'était encore jamais allée, jusqu'au moment ou elle commença à s'éloigner de son village et à s'enfoncer dans la nature.

Au pied d'une pente où l'on pouvait gravir la montagne surplombant le village, elle entrevit enfin l'éclat doré de l'armure d'un chevalier d'or. Et des cheveux d'un bleu azur comme le ciel, virevoltant au gré du vent, au même titre que le manteau blanc. Une joie immense l'envahit. Il était vraiment là. Et il était plus magnifique encore que dans ses souvenirs, comme si sa mémoire avait altéré sa beauté véritable.

Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, rougie et essoufflée, elle avait la gorge si sèche et serrée qu'elle fut incapable de prononcer le moindre mot. La délicatesse de son visage lui coupait littéralement le souffle...Si son père savait ça.

-Alors c'était bien toi qui m'envoyait toutes ces fleurs ? Demanda-t-il.

Il avait l'air distant. Pire, il semblait même mettre un point d'honneur à rester distant. Comment pouvait-elle lui déclarer son amour en personne dans ces conditions ? Lui envoyer ce genre de fleurs avait déjà été extrêmement embarrassant, surtout qu'elle avait dû le cacher à son père. Mais lui dire face à face, ici, qu'elle l'aimait de tout son cœur, et affronter son regard, peut-être même essuyer le pire des échecs...Elle sentait ses jambes faiblir à cette idée.

-Ou-oui, c'est moi, bégaya-t-elle.

Du calme. On respire. Elle prit une grande inspiration, et huma au passage le doux parfum qu'elle reconnaîtrait à présent facilement entre mille autres.

-Je m'appelle Agasha.

Malgré sa froideur apparente, son regard était doux.

-Agasha...C'est un très joli prénom, complimenta-t-il.

Comment décrire la joie et la gêne que reflétait le sourire d'Agasha à ce moment précis ? Elle rougit davantage encore. Il lui sourit en retour, comme si la glace fondait.

-M-Merci.

À ce moment là, la main tremblante et le cœur battant plus fort de secondes en secondes, elle leva l'énorme bouquet de rose. Lentement, très lentement, en le regardant droit dans les yeux. Faiblement, elle le tendit dans sa direction, du bout des doigts, comme on offrait de la nourriture pour apprivoiser un animal farouche. Il écarquilla les yeux, à moitié surpris, les yeux fixés sur les fleurs d'une beauté peu commune pour une simple fleuriste.

Elle y avait mis tout son amour. D'une main prudente, il la saisit lentement. Le bouquet était entouré de plusieurs rubans blancs. Il semblerait qu'elle avait eu de la difficulté à tous les nouer de façon élégante. Cela rajoutait à ses efforts. De la rosée perlait encore sur les pétales. Et elle avait pris soin de couper toutes les épines.

Quelque chose de violent lui tordit les entrailles et enflamma sa poitrine, comme si on l'avait frappé avec un coup de poing. Il posa ensuite ses yeux sur elle. Sa peau blanche, ses grand yeux verts. Si grands et si innocents. Et elle semblait si petite. Elle lui arrivait à peine au torse, mais ne se démontait pas, et maintenait son regard. Mais...elle était si jeune.

-Tu es si jeune, lui dit-il doucement, répétant ce qu'il avait en tête.

Elle rougit de nouveau.

-Je...pas tant que ça. J-je suis en âge de me marier.

Mais il n'y était pas autorisé.

Le bras qui tenait le bouquet retomba le long de son flanc. Une brise les balaya. Une tristesse immense l'envahit, à la simple vue de l'espoir qui faisait briller les prunelles de la jeune fille. Il n'y avait aucun espoir, peu importe comment on retournait la situation.

-Je suis désolé, Agasha, mais je ne peux répondre sincèrement à ta déclaration.

Elle eut l'impression que le sol allait s'effondrer sous ses pieds et qu'elle allait être engloutie dans un immense gouffre sombre.

-Oh...

Tandis qu'une autre brise soulevait leurs vêtements et le parfum d'Albafica, elle baissait les yeux. Sa tristesse était si profonde qu'elle eut du mal à l'identifier. Elle serra contre elle ses mains, comme si elle tentait d'apaiser une blessure au niveau du cœur. En vain.

-Je comprends, répondit-elle d'une voix blanche.

Il fallait s'y attendre.

-P-puis-je...au moins en savoir la raison ? Demanda-t-elle timidement.

Il aurait voulu la réconforter. Apaiser un peu sa peine. Rendre le rejet un peu moins brusque. Au moins, juste...poser une main sur son épaule. Mais il ne pouvait pas. Il devait se contenter de serrer les poings et nager dans sa frustration quotidienne, amplifiée à ce moment précis.

-Je ne peux rien offrir de ce que tu attends de moi. Et des sentiments...comme les tiens...prennent du temps pour se former. Je ne connaissais même pas ton nom il y a encore quelques minutes.

-Mais...on peut apprendre à se connaître !

-Non, je suis désolée, Agasha. Tu es adorable. Mais, honnêtement, je ne peux rien t'offrir.

Ses yeux étaient désespérés et le cœur d'Albafica dévasté à l'idée de prononcer ces mots.

-Je suis un Chevalier au service d'Athéna et je ne peux me consacrer qu'à sa protection. Je ne peux ni me marier...ni même toucher qui que ce soit, expliqua-t-il doucement. Tu est sûrement au courant du fait que je ne puisse m'approcher de personne.

-Mais...vous m'avez envoyé des fleurs. J'ai eu votre manteau et...rien ne s'est passé et...

Des larmes commençaient à inonder ses joues.

-Je...je sais que vous êtes un Chevalier. Et que vous avez peur de faire du mal. Mais...ça m'est égal !

Elle essuya rageusement ses larmes.

-Qu'importe si je ne peux vous épouser, puisque de toute façon, je n'épouserai jamais aucun autre homme !

-Agasha... Murmura-t-il, surpris d'une telle réaction, face à ses innombrables larmes.

-Alors quelle différence ça fait ?! S'exclama-t-elle.

Il la regarda fixement, incapable de répondre quoique ce soit.

-Et qu'importe si je ne peux pas vous toucher, puisque je refuse qu'aucun autre homme ne me touche...

-Si c'est le cas, alors c'est la mort que tu choisis ! Répondit-il brusquement, désemparé de ne pouvoir lui faire entendre raison.

-Et bien dans ce cas je préfère mourir plutôt que quelqu'un d'autre ne me touche ! Répliqua-t-elle sur le même ton.

Elle tenta de s'approcher mais il recula vivement de plusieurs pas.

-Ne t'approche pas ! Cria-t-il.

Elle se rapprocha brusquement et lui saisit la main.

-Je n'ai pas peur ! Déclara-t-elle en serrant sa main le plus fort qu'elle put.

-Éloigne-toi ! Ordonna-t-il en la repoussant violemment pour récupérer sa main.

Elle recula de plusieurs pas pour éviter de tomber avant de tenir sa main blessée, en le regardant avec des yeux agrandis par l'incompréhension et le chagrin.

-Puisque je t'ai dit que je pouvais toucher personne ! S'écria-t-il en jetant le bouquet sur le côté, envahie par la colère et la peur – peur qu'il aurait pu l'empoisonner.

Ils se figèrent, le temps de se calmer et de reprendre leur respiration. Lorsqu'il put enfin réfléchir posément, il vérifia qu'il ne lui avait fait aucun dommage à cause du poison qui coulait dans ses veines. Et c'est là qu'il vit ses mains entaillés par de multiples coupures, certaines très profondes, d'autres qui se croisaient en tout sens.

Ça ne pouvait être lui, son poison ne provoquait pas ce genre de réaction. Et ses blessures se trouvaient sur ses deux mains, et non seulement celle avec laquelle Agasha l'avait touché. Puis il vit que ses yeux verts regardaient fixement les fleurs jetées négligemment au sol. Le bouquet était détruit, les roses éparpillées, écrasées, et le ruban défait.

Et c'est là qu'il comprit pourquoi les roses n'avaient pas d'épines. Elle les avait enlevés en les tenant à mains nues. Toutes, unes à unes. Il reporta son regard sur elle, incapable de comprendre pourquoi elle aurait fait ça pour lui. Ce geste n'avait rien de romantique. Pourquoi allait jusqu'à se blesser pour lui offrir des roses sans épines ? Et se meurtrir pour l'aimer ?

Cette fois, il eut l'impression d'être écrasé tout entier par une masse.

-Agasha...

-Je vous aime, Chevalier Albafica. Pourquoi n'arrivez-vous pas à le comprendre ?...

-...

Elle lui jeta un dernier regard embué de larmes, avant de s'éloigner en courant en direction de la ville.

-Agasha !

Il avait levé le bras, mais il ne pouvait physiquement la retenir.

-Agashaaaa !

Que s'était-il donc passé ?


-Et bien, Albafica, tu m'as l'air bien soucieux.

Shion du Bélier vint le rejoindre au pied du Temple des Poissons, contempler le soleil qui se couchait au loin, baignant d'un lumière dorée toute la vallée où se trouvait le village de Rodrio.

-On raconte que tu aurais eu un échange de fleurs avec la fleuriste qui vient livrer le bouquet royal ces derniers temps.

-Ah oui ?

-Oui...et on raconte également que tu n'aurais rien reçu depuis des semaines.

-Nmph, fit le Chevalier des Poissons en fermant brièvement les yeux.

Même le Sanctuaire s'informait sur sa vie pourtant si dénudée de toute relation ou sujet croustillant à se mettre sous la dent.

-Vous vous êtes disputés ?

Un long silence s'en suit.

-Shion.

-Oui?

-Es-tu déjà tombé amoureux ?

Il eut un rire désabusé.

-Oui, bien sûr. Être chevalier ne veut pas dire être devenu insensible au charme féminin, si mince soit-il.

-Et quelle différence fais-tu entre l'amour que tu portes à Athéna, et celle que tu portes à celle que tu aimes ?

Nouveau silence.

-En voilà une question intéressante. Au début, je me suis acharné à me dire que puisque je ne pourrais jamais me marier en devenant Chevalier, alors je serai marié à mon devoir, et par extension, le devoir de protéger ma déesse de tout mon cœur et de toute mon âme.

-Hum, fit Albafica, pour montrer qu'il écoutait attentivement.

-Mais, Albafica, si tu as des doutes sur tes sentiments, sache que bien d'autres Chevaliers avant toi, et ce depuis des temps mythologiques, ont été confrontés à la même situation. Sache qu'aimer une déesse et aimer une mortelle sont deux amours différents.

Le Chevalier des Poissons l'interrogea du regard.

-C'est comme aimer sa mère et sa femme. Tu les aimes toutes les deux, mais jamais de la même manière ni avec la même intensité. Ils ne sont pas comparables, parce qu'une mère et une femme sont deux choses différentes et bien distinctes. Tu ne peux pas les mettre sur le même plan. Ce qui explique pourquoi on peut dire que tout homme aime au moins deux femmes à la fois dans sa vie.

-La mère...et la femme ? Répéta Albafica, presque inaudible.

Shion l'observa attentivement.

-Mais si nous sommes mariés à notre devoir, alors à quoi sert d'aimer une mortelle ? C'est absurde, puisqu'on la condamne autant que nous.

-C'est un choix que les femmes font plus facilement que nous, les hommes. Elles donnent et nous prenons. C'est pour elles une décision très simple.

Ah oui ? Vraiment ? Comment pouvaient-elles prendre une décision aussi radicale aussi facilement ?

-Et je pense que tout Chevalier doit avoir connu l'amour et l'injustice au moins une fois, afin de savoir ce qu'il défend réellement, lorsqu'il dit se battre et mourir pour l'Amour et la Justice.

-Mais nous aimons tous Athéna, à notre façon, alors à quoi sert d'en aimer une autre ?

-Parce que nous aimons Athéna en tant que Chevalier. Or, aimer une mortelle nous fait vivre...en tant qu'homme.

Il serra brièvement l'épaule de son compagnon puis s'éloigna aussitôt en direction de son temple, tout en bas des marches. Shion savait peu du Chevalier des Poissons, mais il savait par contre que celui-ci évitait au maximum le contact avec les autres. Aimer quelqu'un ne devait pas être aisé pour lui. Ce serait sûrement une histoire douloureuse, que de ne jamais pouvoir toucher celle que l'on aime...

-Réfléchis bien à cela, Albafica.


Deux mois. Presque tout un printemps sans nouvelles. Jamais il n'aurait imaginé un jour que ses fleurs lui manqueraient autant. Mais elle semblait avoir abandonné. Et il était celui qui avait tout fait pour l'en dissuader. Alors pourquoi regretter maintenant ? Il était trop tard pour s'excuser.

Et à quoi bon se lancer dans une histoire sans lendemain. Ils étaient en guerre contre Hadès. Un jour, son heure viendrait. Sans même être mariée, il la condamnerait à être veuve sans que personne ne le sache. Il ne pourrait ni la toucher, l'enlacer, l'embrasser ou lui donner des enfants.

Alors à quoi bon ?

En s'approchant d'elle il ne faisait que détruire des années de principes et de résolutions mises en place pour protéger les autres. Et il ne protégerait pas la personne qui l'aime le plus au monde ? Seulement voilà...aujourd'hui, s'il venait à mourir, personne ne le regretterait. Parce que personne ne le connaissait. Ou à peine. Et savoir que quelqu'un, là, dehors, éprouvait de l'affection pour lui...tant d'affection, l'avait ébranlé.

S'il venait à mourir...elle, se souviendrait de lui. Et cela l'émouvait.

Et toutes ces fleurs qu'elle avait pris soin d'attacher avec un ruban et une carte avec son nom écrit dessus, l'écriture s'améliorant au fil des semaines. Sa persévérance. Ses grand yeux verts plein d'espoir. Ses mains, abîmées pour lui exprimer son amour.

Jamais il n'avait soupçonné la force que pouvait receler une femme, puisqu'il n'en avait jamais côtoyé. Ni sa beauté ou son courage. Ou la douceur qu'elle pouvait transmettre à travers son amour.

Comment revenir en arrière ?