R.A.R.

Vir05 Mdr... Cache ta joie surtout mdr... En tout cas merci pour avoir été la première revieweuse... et oui, je vais continuer...

Arwenajane Merci pour tes encouragements, je vais essayer de ne pas te décevoir.

Jinny Et bien voilà, la suite ;) Bonne lecture!

Lirra 023 Je ne sais pas moi même ou cette histoire va mener. Je l'ai commencé sur un coup de tête.. Maintenant chui dans la merde, je dois continuer mdr. Et je me demande encore comment je vais pouvoir les mettre ensemble ces deux là... Je commence à avoir une petite idée... mais bon... c'est pas gagné!

GinnyPotter02 Merci pour ta review... et voilà de quoi occuper ton temps libre...

ElavielTini Prise de tête? M'enfin... mdrrrr Bon ok... Il ne vont pas se marier et avoir beaucoup d'enfant au premier chapitre... Avec moi, il faut savoir être patient... Hermione a certes pas la "belle vie" mais trop l'avoir n'est pas forcément le bonheur absolue... ;op

Mélissa Vi m'dame, je vais continuer mon histoire. Voilà le hors d'oeuvre lol

Malilite - Non, je ne suis pas à fond sur le couple Hermione/Drago... mais c'est vrai qu'il a tendance à être plus intéressant par rapport au scénario... Comment braver l'impossible...

Gaeriel Palpatine Ah ton pseudo... tu n'as pas honte mdrrrr. C'est marrant que tu te reconnaissances en "ma" Hermione... Tu vois le petit point noir au dessus de ton bureau... Et bien c'est pas un cadavre de moustique écrasé ... Coucou... tu me vois? mdrrrrr... Non, sérieux, tu n'es pas la première à me faire la même remarque... J'espère que tu n'as pas de voisin comme le sien...

Chapitre 2: Aimer et se savoir aimé

Cher journal,

Je me demande encore pourquoi je t'appelle "cher journal". C'est stupide vu que tu es un livre moldu qui ne me répond pas. En fait, c'est pas plus mal parce que j'imagine déjà tes réponses : " tu es nulle, tu t'apitoies sur ton sort" Et tu aurais raison.

Bon, je ne vais pas m'éterniser ce soir parce que je suis vraiment naze. Je n'ai pas réussi à trouver un resto assez discret pour accueillir une pauvre fille célibataire. Du coup j'ai marché pendant trois heures. Résultat des courses : trois ampoules, un talon cassé et probablement un bon rhume carabiné. Heureusement, que je n'ai rencontré personne. Je n'aurais pas trouvé d'excuse à mon état miteux.

Bon... une bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien je crois. Demain, dernière journée avant le week-end. J'espère qu'ils vont me laisser un peu tranquille... Hermione ceci, Hermione cela... et dire qu'ils ont eu leurs Aspics... on se demande presque si c'est pas dans une boite de chocogrenouille parfois... Allez Hermione, vas donc enfiler ton jogging super sexy pour dormir et rêver au prince charmant qui repart toujours avant de t'embarquer avec lui.

Par Merlin, je me fais peur par mes propres pensées. Vieillir ne me convient vraiment pas. Je m'imagine vraiment finir comme le professeur McGonagall... Youpi! Avec ça, je vais bien dormir moi! Mince, Pattenrond squatte déjà mon oreiller. Je vais aller lui faire comprendre qui est le maître ici. Allez, à demain cher journal... toi, mon ami fidèle et je finis par marquer n'importe quoi dans ce bouquin. Dodo

Il était à peine six heures du matin quand le réveil sonna. Hermione se dépêcha de se lever et de prendre son nécessaire à toilette pour descendre prendre une douche avant que son voisin se rappelle les règles élémentaires d'hygiène. Vingt minute plus tard, elle ouvrit la porte de la salle de bain commune aux locataires et vérifia qu'il n'y avait personne dans le couloir pour l'emprunter et remonter chez elle. Hermione se fit un bref chignon avec une de ses plumes sans forcément faire attention à son apparence et prit sa cape avant de sortir. Elle descendit son étage et passa très rapidement sur le pallier de son voisin. Bien évidemment, il ouvrit sa porte et hurla un "bonne journée ma belle" à une Hermione presque en bas de l'immeuble.

Bien qu'elle habitait à un quart d'heure de son lieu de travail, Hermione n'aimait pas être en retard et pour être sûre que rien ne l'empêcherait dans ce but, elle partait toujours quarante minutes avant l'heure à laquelle sa présence était requise.

Travailler aux archives historiques du ministère n'exigeait pas une ponctualité irréprochable, surtout qu'en général, seuls les aurors venaient y faire des recherches et ceci pas avant le début de l'après-midi. Mais pour Hermione, tout n'était qu'une question de principe, chose que ces collègues n'avaient pas l'air de comprendre. Après avoir été la miss-je-sais-tout à Poudlard, elle était devenue la Miss-donneuse-de-leçons au sous-sol. Etre enfermée toute la journée ou presque perturbait énormément les cerveaux des gens et Hermione pensait que ses collègues en étaient largement plus influencés qu'elle-même. Elle avait voulu l'anonymat... Elle l'avait eu! Personne ne la regardait comme l'héroïne de la dernière guerre mais comme celle qui n'était même pas capable de se coiffer correctement, ou d'avoir une vie privée. Hermione savait pertinemment que dès qu'elle avait le dos tourné, ils se moquaient largement d'elle et de sa vie monotone. Mais dès qu'un auror venait chercher un vieux grimoire introuvable dans les centaine de rayons, vers qui se tournaient-ils?

- Hermione? Tu ne serais pas où se situe "les rites et enchantements" de Lavius Orgulus? Tu sais, le sorcier romain!

- Non, il était Egyptien, tu sais durant la campagne romaine au pays des pharaon? Ironisa Hermione. Et puis c'est "Les rites, les potions et les enchantements" de Lavius OrgAlus. Vingtième rayon de droite, sixième étagère, rangée du milieu... répondit Hermione en secouant la tête pour signaler son indignation face à tant d'ignorance.

Heureusement, son chef de service avait un peu remarqué son travail et lui avait confié la lourde tâche de classifier plus rationnellement les millions de livres et parchemins que contenait cette bibliothèque. Elle savait que ça lui prendrait une bonne année mais au moins, elle ne passait pas son temps à bavarder avec ses collègues sur les différents ragots que pouvait colporter la Gazette Du Sorcier.

Hermione commençait enfin la lettre "B" quand ses adorables collègues, au nombre de quatre, prenaient leur première pause du matin. Comme à leur habitude, celui qui était de corvée d'achat du journal l'ouvrit et commença à lire à haute voix les grands titres. Hermione y trouvait quand même son compte parce qu'elle se tenait finalement au courant de l'actualité de cette manière.

- Ah tiens, encore un elfe de maison retrouvé mort suite à de mauvais traitements... s'étonna l'un de ses collègues.

- Depuis que ce mouvement a commencé, ils se révoltent tous, s'indigna la seule autre fille du service alors qu'Hermione se félicita qu'il ne se soit pas éteint malgré les pertes terribles que cela demandait.

- Il serait bon que le ministère mette les choses au point. Bientôt, il faudra qu'on fasse tout nous même! Et il est hors de question que je passe mon temps a diriger des balais ou des serpillières !

- De toute manière, ils ne sont bons qu'à ça! Ajouta le deuxième.

- Et ces choses réclament en plus un salaire... Comme si les nôtres pouvaient permettre les leurs! C'est la meilleure celle-là, fit le dernier en prenant le journal des mains du premier.

Et malheureusement pour eux, ce fut la dernière chose à dire à celle qui avait secrètement lancé cette mini révolution. Hermione se leva, furieuse, les fixa avec le plus noir des regards avant de s'en aller d'un pas militaire.

Elle remonta au niveau zéro, histoire de prendre l'air et se calmer. Dans ces moments là, rien ne lui faisait plus de bien que se mêler aux gens et de voir ce pourquoi elle avait tant risqué sa vie. Généralement, elle s'asseyait sur un banc et regardait les files d'attente au guichet des renseignements de l'atrium. Mais cette fois-ci, quelque chose ou quelqu'un la heurta avant qu'elle ne puisse atteindre son havre de paix. Son état n'autorisant déjà pas la moindre amabilité, elle ne s'excusa pas et reprit son chemin.

- Tu as perdue ta politesse aussi Granger? S'écria, indignée, la personne qu'Hermione avait percutée sans le vouloir.

L'ancienne Gryffondor se retourna et constata que celui qui avait osé se mettre sur son chemin n'était autre que Drago Malefoy en personne, encore... Le self-contrôle qu'elle avait eu la vieille était totalement absent après ce qui venait de se passer aux archives et Hermione fit une faute qu'elle regretta aussitôt.

- Oh la ferme Malefoy! Pesta t-elle avant de se retourner pour continuer son chemin.

- Ah, tu vois que tu te souviens de moi! Se félicita l'ancien Serpentard

- Oh mais oublie que j'existe! S'emporta Hermione.

- Pour ça, évite de me foncer dessus comme une furie la prochaine fois que l'envie te prend d'accoster quelqu'un.

- Quoi? Répondit Hermione en se pensant persécutée par rapport à sa vie privée. Mais qui t'a raconté ça?

- Me raconter quoi?

- Mais "ça"?

- La folie te guette Granger! Et je me casse avant que ça ne devienne contagieux! Rétorqua t-il avec un regard dégoûté.

- C'est ça casse-toi! S'écria Hermione, attirant ainsi les regards de tout ceux qu'elle espérait observer secrètement. QUOI? J'ai pas le droit de m'énerver en plus? Rugit Hermione avant de reprendre sa démarche peu féminine et de sortir du bâtiment pour respirer un bon bol d'air frais.

Il y avait des jours comme celui-ci où elle regrettait de ne pas avoir accepté le poste qu'on lui avait proposé après la guerre. Mais cela aurait été injuste par rapport aux autres qui n'avaient pas de relations hautes placées au ministère et elle voulait faire ses preuves. Hermione voulait -lui- montrer qu'elle pouvait réussir seule et sans faire appel à la dette que la société avait pour elle. Si elle n'était pas, encore une fois, montée au créneau avec -lui-, elle serait sûrement au niveau deux et rattachée au département de la justice. Elle se voyait bien jouer les avocates commises d'offices, défendant les faibles et les opprimés... Encore un doux rêve non réalisé. Et bien sûr, le seul poste libre à cet époque là qui ne soit pas celui d'une chargée d'accueil était aux archives... Ah qu'elle était belle l'illusion de pouvoir faire son trou et avancer.

- Six ans que je creuse pour rien... pensa tout haut Hermione. Même une taupe y arriverait mieux que moi!

De retour dans son "terrier", les autres n'avaient pas bougé d'un poil. La seule chose qui avait changée était le numéro de la page ouverte de la gazette. Ils en étaient à la rubrique mondaine. Bien décidée à ne pas écouter tous les ragots analysés par ses collègues, elle partit vérifier qu'aucun nouveau parchemin provenant des différents procès en cours ne serait arrivé afin d'y être classer. Seulement, à mi-chemin, un nom se détacha du salon de thé improvisé. La curiosité d'Hermione écrasa sa raison en moins d'une seconde et la courageuse Gryffondor retourna s'asseoir discrètement à son bureau en faignant de reprendre à sa lettre « B ».

- En même temps, ça fait je ne sais combien d'années qu'ils sont fiancés ces deux là! Commenta celle qu'Hermione assimilait à sa seule connaissance féminine, mise à part Ginny.

- Il a pas vraiment l'air ravi sur la photo... observa l'autre.

- En même temps, on ne peut pas dire qu'il ne l'épouse que pour son physique, répondit le troisième.

- Ah ça, c'est sûr... Mais je me demande si ce n'est pas encore un de ces mariages arrangés pour les familles de sang pur. Avec la guerre, il ne fait pas bon de faire ce genre de chose pourtant...

- Ouais mais lis ça: « D'après nos sources au ministère, il semblerait que les fiançailles soient prévues depuis leurs naissances par leurs parents ... ». Il ne peut pas y échapper.

- Hum... Il me semble qu'il y a déjà eu un cas juridique avec la même situation, attends, on va le savoir tout de suite. HERMIONE? Hurla la jeune fille avant de s'appercevoir qu'elle était juste derrière en train de se boucher les oreilles.

- QUOI? S'indigna Hermione.

- Il n'y a pas eu un cas juridique pour casser des fiançailles de naissance?

- Si! Soupira Hermione en se demandant si elle était la seule à lire un tant soit peu la presse juridique alors qu'ils travaillaient logiquement en parallèle avec eux. Elles ont été annulées par réquisition ministérielle! Répondit Hermione.

- Ah oui, je me souviens! Reprit la fille tout en continuant la lecture de l'article.

Avec ce qu'elle venait d'entendre, Hermione vit sa journée passer lentement... très lentement. Son esprit repassait sa rencontre avec Malefoy et l'article de la Gazette. Vers midi, elle avait même jeté un oeil indiscret sur l'article en question pendant la pause déjeuner de ses collègues et rigola nerveusement à la lecture du nom de l'heureuse élue.

- Je me demande vers lequel des deux j'oriente ma pitié... s'était-elle dit avant de replacer au centimètre près le journal là où elle l'avait prit.

Lorsque la grande horloge indiqua 18h00 et la fermeture du bureau. Hermione soupira et se répétant intérieurement qu'elle était enfin en week-end. Elle saisit sa cape et se dirigea vers ses adorables collègues pour leur souhaiter un bon week-end.

- Ah, Hermione, justement, on se demandait quelque chose! Vu que tu n'as pas de famille, tu pourrais venir demain et faire la permanence? Il y a un procès important et on vient de recevoir une missive! Lança l'un d'eux en tenant l'oiseau en papier rouge.

- C'est vrai que ça nous arrangerait, Hermione... Allez, s'il te plait... supplia un autre. On te le revaudra... s'il te plait.

- Bon très bien, répondit Hermione en sachant parfaitement que jamais elle ne verrait la couleur du remerciement.

- Tu es une chouette fille, tu le sais ça? La félicita celle qui n'était à présent plus son amie...

- Et puis, de toute façon, tu n'avais sûrement rien de prévu, non? Et ça te sortira un peu de chez toi en plus! Bon, histoire réglée! Bon week-end Hermione!

- C'est ça... bon week-end à vous aussi, répondit Hermione en se traitant intérieurement de tous les noms pour avoir accepté si facilement.

Ce qui l'énervait encore plus était leur manière de lui « rendre service » en la sortant de chez elle. Bien sûr qu'elle avait des choses à faire, pour qui il la prenait? Elle devait sortir un peu son chat déjà. Le pauvre restait enfermé toute la semaine dans un 20m², il avait besoin de se dégourdir les pattes le week-end. Ensuite, elle voulait rendre une petite visite à Harry, Ginny et leurs deux enfants. Comme ça, elle aurait pu se rappeler qu'elle n'en avait pas et qu'il était grand temps de trouver le père. La seule chose qui la consolait, c'était qu'effectivement, elle avait une raison pour quitter son appartement et prouver à son voisin qu'elle avait une vie en dehors du travail. Même si, encore une fois, c'était complètement faux. Elle décida même de s'habiller plus que de nécessaire pour l'occasion et maintenant qu'elle était entrée dans le cercle vicieux du mensonge, autant qu'elle le fasse aussi bien que possible.

Alors au lieu de rentrer directement chez elle, Hermione fit un détour dans les différents magasins du chemin de traverse et s'arrêta chez Gaichiffon, rien que ça.

Elle entra timidement dans le magasin de prêt-à-sorcier le plus chic de la rue et attendit qu'une vendeuse vienne la voir pour la conseiller. Deux autres personnes plus élégantes qu'Hermione en firent de même. Et à la grande surprise et indignation de la préposée aux archives ministérielles qu'elle était, les deux femmes furent accueillies telles des reines de sabbats par l'une des jeunes filles travaillant dans ce palace. Hermione essayant de lever le doigt et de se faire connaître mais c'était clairement peine perdue. Elle allait faire demi-tour quand elle aperçut le visage décapuchonné d'une des femmes en question. Pansy Parkinson, la fiancée la plus célèbre et chanceuse d'Angleterre, depuis que la Gazette l'avait nommée ainsi, était à même pas deux mètres d'elle. Elle s'assit alors sur le petit siège en velours rouge qui devait servir aux « suivantes » et regarda la scène derrière le catalogue de la boutique, bien plus utile à se faire toute petite qu'à faire un choix de commande.

Tout d'un coup, la directrice de la boutique se rua sur la porte afin de vérifier une chose qu'Hermione ignora et ferma le petit rideau, permettant un confinement totale de l'arrière salle aux regards publics. Une énorme housse fut ensuite ramenée et une robe imposante, apparemment écrue, en sortit.

De là où Hermione était, elle ne pouvait pas vraiment distinguer les détails sûrement très raffinés, mais pour elle, cela ressemblait plus à une tente sans piquets qu'à une robe de mariée. Sur le coup, elle se demanda si Drago n'allait pas s'enfuir en courant en la voyant arriver à l'autel. Elle en pouffa de rire rien qu'à l'imaginer. Heureusement, la page 37 et les différents sous-vêtements pour hommes la cachait des autres femmes. Hermione passa les pages rapidement, histoire de ne plus voir ce qui manquait cruellement chez elle, et tomba sur celles de la mode pour femme. Une jolie robe rose nacrée lui plut et, bien que le prix ruinerait complètement ses économies, elle la considéra comme un investissement, au cas où, un jour, elle envisagerait d'avoir des caleçons d'homme à l'appartement.

Ses yeux se reposèrent ensuite sur Pansy et sa tente et Hermione vit qu'elle avait eu maintenant le temps de l'enfiler. Bien qu'elle soit toujours aussi dinde qu'avant, elle avait ce petit quelque chose qui faisait d'elle une belle dinde. Le bonheur sur son visage prouva à Hermione qu'il ne s'agissait pas que d'un mariage de raison. Pansy avait l'air d'une femme amoureuse, prête à faire le bonheur d'un homme pour le reste de sa vie. Hermione eut un pincement au coeur. Même Pansy Parkinson allait se marier, alors qu'elle, l'héroïne de guerre, la vaillante amie d'Harry Potter, la meilleure élève de sa génération à Poudlard, restait la pauvre célibataire déprimée sortant son chat le week-end, enfin presque... Et pour la première fois de la journée, Hermione se dit à elle-même un mot récurrent de son vocabulaire, « pathétique ».

Se sentant observée, Pansy regarda dans la direction d'Hermione et la dévisagea. Ce que redoutait la Gryffondor arriva et la Serpentard ne gacha pas son plaisir d'être l'heureuse « Elue ».

- Ah que j'ai de la chance quand même. Un homme comme Drago Malefoy... Il pouvait avoir des milliers de femmes mais c'est moi et uniquement moi qu'il a choisi d'épouser. Que je suis heureuse... Par contre, reprit Pansy avec un air plus froid et glacial, je trouve que mon décolleté ne me met pas en valeur. Avec celui-ci, Drago va se demander s'il n'épouse pas un homme! Arrangez ça! S'indigna la fiancée du diable, comme le pensa Hermione à ce moment là.

Puis, une des vendeuses se décida quand même à s'intéresser à elle, et pendant que Pansy se regardait sous toute les coutures, Hermione commandait sa robe. Une fois le mandat signé, non sans un goût amer dans la gorge en disant adieu aux hypothétiques vacances au bord de la mer polluée par les déchets moldus, un paquet apparu devant elle. A l'intérieur se tenait sa jolie robe pour aller travailler au sous-sol du ministère, déserté le lendemain.

N'ayant plus de raison de rester dans la boutique, Hermione dut sortir, non sans un dernier regard sur celle qui avait finalement plus de chance qu'elle. Même si cet homme était le diable, au moins elle en était aimée...

De retour chez elle, Hermione monta les escaliers rapidement. Comme tous les jours que Merlin s'acharnait à lui pourrir, son cher et tendre voisin l'attendait de bras ferme avec son joli marcel délavé.

- Petit apéritif en bons voisins? Lui demanda t-il avec un sourire montrant ce qui aurait pu faire fortune à son dentiste de père.

- Heu non merci, c'est gentil, mais j'ai à faire. Demain, j'ai une longue journée avec l'amour de ma vie et je dois aller me reposer pour être en forme, répondit t-elle en insistant sur ce qui était en réalité tout sauf un homme.

- Oh, vous aussi? S'étonna celui qui avait apparemment un vrai rendez-vous et qui provoqua un arrêt cardiaque à notre brunette. Allo? Il y a quelqu'un? Demanda t-il en voyant le visage déconfit de sa voisine du dessus. Ah je vois... Mais je tiens à vous rassurer... ce n'est qu'une amie de passage. Il n'y a que vous qui avez accès à mon coeur chère Hermione, reprit-il en lui faisant un clin d'oeil avant qu'Hermione ne monte en courant chez elle et vomisse dans son minuscule évier.

Ce soir là, Pattenrond ronronna des heures entières tout en écoutant sa maîtresse ruminer entre deux caresses frénétiques. Ah que c'est bon d'être aimé... se dirait-il s'il pouvait parler ou même penser...