Annonce :
Voilà le petit quatrième. Je dois vous dire que j'ai ris comme une conne lors de l'écriture d'un passage de ce chapitre... Perso, ça sera café également ;op Allez bonne lecture et merci à tous pour vos reviews! Désolée pour le "vous" Elaviel, mais c'était une façon pour Hermione de mettre une distance raisonnable entre Drago et elle. C'est clair que Drago a beau avoir de multiple défaut, son côté mauvais garçon nous attire comme des mouches... Gaeriel, attention de ne pas te brûler les ailes, toi non plus! Et pour répondre à Jay, cette histoire est bien un Hermione/Drago (et non un Hermione/Voisin comme certain pourrait le penser grrrr). Pour la publication de cette fiction, sachant que j'en ai une en cours d'écriture et une autre en cours de réécriture, il faudra compter au minimum un chap par semaine. Et pour finir, je vous souhaite à toutes, vous qui vous vous reconnaissez en Hermione, de trouver votre Drago et de sortir de votre petite vie "pathétique". Bonne lecture!

Chapitre : Quand la vérité frappe à sa porte... écrit le 15/04/2006

Cher Journal,

Les premières étoiles apparaissent dans le ciel et la lune est déjà bien dessinée... J'adore le mois de juin avec ses jours à rallonge. Avec l'hiver que j'ai eu, seule dans cet appart', l'été va me faire le plus grand bien, en plus de faire de moi une catherinette... 25 ans et pas mariée... Bref...

J'en étais où la dernière fois? Ah oui... Donc, je suis rentrée chez moi et après constaté l'oeuvre d'art que Pattenrond a fait avec mon papier peint, j'ai eu le bonheur infini d'entendre mon voisin prendre son pied. J'arrive pas à m'y faire. Lui, cette jungle ambulante, a une vie sexuelle active... Mais comment fait-il?

Pour en revenir à mon adorable chat que j'aime, j'ai du utiliser pas moins d'une cinquantaine de réparos pour éviter de perdre ma caution... Je crois qu'il a été vexé que je bousille sa marque de protestation parce qu'il s'est vengé en faisant pipi sur la moquette, juste à côté de sa caisse. Il ne m'a laissé aucun doute sur le côté "volontaire" de la chose. Pour le moment, j'ai pas trouvé un seul sort qui enlève l'auréole presque parfaite qui est restée après le nettoyage magique. Je pense que je vais finir par gratter à la brosse...

Enfin bon, j'ai quand même pu me reposer un peu. J'en avais grand besoin. J'ai presque rien fait de la journée et ma vaisselle attend encore que mes mains se décident à prendre ma baguette... Trop loin de mon lit... tant pis... elle attendra demain matin maintenant... De toute façon, j'ai plus un gramme de courage... J'ai même honte de ne pas être encore en pyjama... Rien que de penser à me lever, descendre 10 marches et être debout dans une douche qui ne fait même pas 1m² pour me laver, j'en suis épuisée... De toute façon, Harry et Ginny avaient annulé le repas dominical traditionnel ce matin, alors je n'avais plus aucune raison de me faire "belle"... Un bon livre, un chat qui ronronne en musique de fond et l'air frais d'une fenêtre ouverte depuis ce matin, quoi de mieux pour une si belle journée ensoleillée?

Bon, il faut que je t'avoue que j'ai du lire que 3 pages de mon livre... J'arrive pas à m'ôter de l'esprit ma journée de samedi et lui... J'ai vraiment beaucoup de mal à le cerner... Il a vraiment changé par rapport à notre scolarité. Il m'a presque dragué... C'est fou ça... Lui, Drago Malefoy, me faire du gringue... Hallucinant... Je suis désespérée mais quand même... pas à ce point! D'un autre côté, je suis peut-être encore la seule fille célibataire qui ne soit pas encore passée dans son lit. Je dois uniquement l'intriguer pour ça... Hermione, Hermione, Hermione... Tu dé-blo-ques ! Il a juste dit que ta robe était belle et il cherche déjà à marier son fils qu'il va avoir avec Pansy, sa future femme... Et c'est vrai que ma robe est belle... rien d'extraordinaire dans cette information... Avec un peu de chance, il va changer d'avis et je ne vais plus jamais entendre parler de lui... En fait, je ne sais pas pourquoi mais j'en doute fortement... Instinct féminin? Allez, je vais retrouver mon prétendant nocturne en espérant qu'on soit seule cette nuit et que je puisse ENFIN terminer mon rêve... A demain cher journal...

7h45... Heure à laquelle le réveil d'Hermione en prend pour son grade. En ce lundi matin, la motivation de l'ancienne Gryffondor n'est pas au rendez-vous. Lorsqu'elle mit un pied à terre, elle sentit une certaine humidité qu'elle comprit être une régurgitation de boules de poils de son chat cette nuit en regardant au sol ce qui se trouvait sous son pied. Elle marcha alors à cloche-pied jusqu'à sa baguette et se lança tout de suite un sort de nettoyage et de désinfection à plusieurs reprises tellement elle en était dégoûtée. Elle regarda ensuite en direction de son chat, qui venait de prendre une place bien confortable sur son oreiller, et un esprit de vengeance s'installa en elle. Hermione pointa sa baguette et lui envoya un léger sort d'électricité statique qui choqua le derrière rembourré de "déguelator", surnom que Hermione lui avait donné lors du troisième réveil de ce genre. Le chat la regarda avec l'oeil aussi noir et mauvais qu'il lui était possible et s'en alla sous le lit histoire de montrer sa protestation la plus ultime.

Elle prépara son café et se mit en route vers la douche commune à tous les appartements de l'immeuble. Elle fit bien attention à rester discrète et une fois dans la petite pièce, elle ferma la porte avec un "collaporta". Hermione s'était faite avoir une fois avec le verrou, son voisin ne l'aurait pas deux fois... Heureusement que ce jour-là, elle avait eu la brillante idée de prendre une très grande serviette de bain... Elle installa donc toutes ses affaires méticuleusement avant de se servir de la douche et de se relaxer sous l'eau chaude. Seulement, après qu'elle se soit mis du shampoings dans les cheveux, l'eau commença à devenir tiède dangereusement. Ses craintes sur la pénurie d'eau chaude fut vite confirmée et c'est sous une eau fraîche qu'elle dut finir sa toilette... La journée commençait bien!

Lorsqu'elle arriva à son travail, en avance comme d'habitude, Hermione se surprit à regarder les archives d'une autre manière. Elle qui avait toujours accepté sa condition et jamais regretté ses choix passés, mais en ce lundi matin de presque mi-juin, elle se sentit médiocre. Avoir été le larbin de Drago Malefoy lui avait finalement montré sa non réussite professionnelle et sociale, elle qui était la meilleure de sa génération, être au service de Drago Malefoy, son pire ennemi de jeunesse... Une chose était au moins sûre pour elle, il fallait qu'elle réagisse rapidement, mais l'arrivée de ses collègues lui fit reporter la suite de ses réflexions sur son avenir.

- Ah Hermione! Alors bon week-end? Demanda sa collègue. Tu as vu quel temps magnifique on a eu... Ah, moi j'en ai profité pour me faire un petit week-end au bord de la mer en amoureux... C'était génial!

- Oh... super! S'enchanta Hermione en essayant de cacher sa fureur intérieure.

- Ma femme et moi, on est allé faire un peu de shopping samedi et un beau pique-nique dimanche... Très agréable ! Se félicita le seul collègue marié. J'ai même sentit le petit bouger, il a donné un grand coup sur ma main... Ah j'ai hâte que Jorkins Junior fasse ses premiers essais sur un balai...

- Jorkins Junior? S'indigna Hermione en pensant que ce pauvre enfant était maudit à vie avec ce prénom.

- Mon père s'appelait comme ça... et c'est de tradition chez nous!

- Mais tu t'appelles aussi comme ça ! Continua Hermione.

- Et mon fils sera le huitième Jorkins!

Hermione remercia Merlin à ce moment-là de n'avoir pas de mari tel que son collègue. Elle préférait largement être seule que d'être liée à vie avec Jorkins 7ème et 8ème du prénom! Le troisième de ses collègues raconta à son tour son week-end en amoureux avec tous les détails. Hermione toussota avant de s'éloigner quand l'intimité du couple commençait à être abordée. Elle reprit donc le travail dont elle était en charge. Le classement des archives et la lettre « B », suivi du « L » l'occupa toute sa matinée.

Son chef de service, après la pause du midi, trouva la seule personne qui estimait une certaine utilité à la ponctualité, c'est à dire Hermione Granger. Il la fit venir dans son bureau, ce qui provoqua une accélération brutale du rythme cardiaque de l'archiviste modèle qu'il avait dépeint à Drago Malefoy samedi dernier. Sans un mot, ils parcoururent les quelques mètres de couloirs qui les séparaient du bureau en question. Une fois à l'intérieur, il invita Hermione à s'asseoir et à se détendre.

- Bon, je ne vais pas vous faire attendre trop longtemps sur le but de votre visite ici même. J'ai eu un courrier de monsieur Malefoy ce matin. Il me remerciait pour toute l'aide que nous lui avions apportée ainsi que la disponibilité dont nous avions fait preuve exceptionnellement. Toutfois, il semble que les recherches dont il a besoin semblent longues et fastidieuses. Il m'a donc demandé s'il était possible de prolonger ce service durant une petite semaine avec des horaires un peu plus flexibles. J'ai, bien entendu, tout de suite accepté. On ne dit pas non à un Malefoy! Il demande donc à ce qu'on laisse les archives ouvertes de 18h00 à 21h00. Vous pouvez être sûre, Miss Granger, que nous ne manquerons pas de vous en récompenser financièrement à la fin de ce mois-ci. Voilà, vous avez des questions?

- Hé bien, heu, oui, pourquoi me le demander à moi? Nous pourrions peut-être organiser une permanence rotative entre nous tous, non?

- Oui, mais je ne peux pas demander ça aux autres sachant qu'ils ont une famille qui les attend le soir alors que vous non! Argumenta son patron alors qu'Hermione essayait de cacher au maximum son envie de meurtre. Et puis, monsieur Malefoy a spécifié qu'il vous voulait vous, et pas un autre. Il ne tient pas à expliquer où en sont ses recherches et il confirme votre aptitude à l'aider, vous plus qu'un autre. Il m'a même indiqué que vous étiez de la même année à Poudlard et que vous aviez déjà un surnom bien particulier qui se trouve être bien trouvé pour l'occasion.

Comment rester zen quand votre patron vous manipule comme un maître? Il devait bien y avoir un livre pour ça dans ces fichue archives non? Hermione ruminait à l'intérieur quand un détail frappa son esprit. Déjà? Déjà un surnom? Comme si elle n'en avait pas assez d'un... Bien tenace en plus...

- Effectivement, nous étions de la même année, il n'a pas menti à se sujet. Toutefois, même si je n'ai pas de vie de famille officielle, il se trouve que je me dois de refuser ces heures supplémentaires. J'ai actuellement une personne qui vient d'entrer dans ma vie et il n'est spécifié nulle part dans mon contrat que j'aurais à faire de tels arrangements. Je suis désolée pour monsieur Malefoy, mais il est hors de question que je fasse 12h00 de travail par jour, rien que pour ses beaux yeux.

- Hum, soupira le chef en cherchant un arrangement. Vous pourriez éventuellement commencer plus tard. La voilà la solution ! J'ai de bonnes idées parfois! S'exclama t-il alors qu'elle pensait à cet instant tout à fait le contraire. Vous commencerez donc vos journées à 13h00, après votre pause déjeuner, et vous finirez ainsi à 21h00. Et puis, Miss Granger, il ne s'agit que d'une seule petite semaine. Vous pouvez bien faire ça pour nous, non? Votre ami pourra comprendre une urgence professionnelle et vous attendre. Vous verrez, tout ce passera bien. Bon, pour ce soir, ce sera à titre exceptionnel, mais je pourrais éventuellement vous donner votre lundi prochain en congé. Cela vous fera un long week-end. Votre ami l'appréciera sûrement! Se félicita t-il en ignorant que la personne en question n'était que le fruit de l'imagination devenue débordante de l'ancienne Gryffondor.

La seule consolation qu'elle eut en sortant du bureau était la possibilité de grasse matinée durant une semaine et de prouver l'existence de son homme imaginaire à son voisin en rentrant tard le soir. Mais ce qui l'effrayait, c'était que ce qui était un tout petit mensonge destiné à un voisin trop encombrant, devenait de plus en plus gros et le contrôle lui échappait totalement.

Lorsqu'elle revint à son bureau, ses collègues la regardaient bizarrement, comme s'ils savaient. La question qui venait maintenant à son esprit était "comment ?". La réponse ne devait pas trop s'éloigner de celle qu'imaginait Hermione, c'est à dire une oreille un peu pendue à la porte du bureau. Cela avait le don d'énerver Hermione qui l'exprima par un soupir qui en disait long et qui mit les autres mal à l'aise. Elle s'en félicita et sourit derrière ses fiches de classements.

Une fois repartie dans les rayons des archives, ses collègues se mirent à parler sur son dos, et bizarrement, Hermione s'en doutait. Discrètement, elle revint vers eux, et se plaça assez loin pour ne pas être vue mais assez près pour entendre ce qu'ils disaient.

- C'est quand même un honneur de travailler pour lui. Je ne vois pas pourquoi elle se plaint. Ca lui fait un peu d'animation en plus.

- Et tu y crois toi, à cette "personne" qui occuperait maintenant ses soirées?

- J'ai du mal à imaginer Hermione avec un homme sincèrement. Elle est gentille mais trop indépendante pour qu'un homme reste avec elle, exposa le futur père qu'Hermione qualifia de macho sur le coup.

- C'est sûr que c'est trop tard pour elle maintenant. Elle finira vieille fille... Je l'imagine très bien dans un petit appartement, avec pour seule compagnie un chat et des livres, ajouta sa collègue qui ignorait totalement à quel point elle était dans le vrai.

- Ah oui, c'est tout à fait notre Hermione ça... se moqua le troisième. On la refera plus maintenant...

- Je me demande même si elle a des amis, il n'y a jamais personne qui vient la voir ici, c'est quand même bizarre, non?

- Peut-être qu'elle n'a pas le temps d'en avoir, et puis, il est clair que son travail est apparemment la seule chose qu'elle ait. C'est un peu normal qu'elle y concentre toute son énergie. Pauvre Hermione quand même... Je vais finir par avoir pitié d'elle. Vous n'avez pas d'amis qu'on pourrait lui présenter?

- Ah non, si je présente -ça- à mes amis, il vont me rayer très vite de leur carnet d'adresse, protesta le premier collègue. Et puis, qui voudrait d'un rat de bibliothèque comme copine! On ne peut pas dire qu'elle soit féminine ou qu'elle prenne soin d'elle!

- C'est vrai qu'elle pourrait quand même faire un effort vestimentaire ou même se coiffer correctement... C'est un minimum pour plaire!

- Encore faut-il qu'elle le veuille... Elle est peut-être heureuse comme ça après tout!

- J'espère pour elle, répondit sa collègue. Bon, et si on classait tous ces livres?

- Allons justifier notre salaire durement gagné! Termina le troisième tout en soupirant déjà de la dureté de sa tâche.

Assise contre l'étagère qui réunissait l'histoire des sorciers entre le 18ème et 19ème siècle, Hermione sentait son ventre se contracter, comme si une énorme boule grossissait à chaque seconde. Le regard dans le vide, elle entendait encore et encore chaque parole qu'elle venait d'écouter. Elle inspirait de la pitié, elle, Hermione Granger, celle qui avait contribué à la chute de Lord Voldemort lui-même. Obligée de contrôler sa respiration, elle commençait à réaliser beaucoup de chose. Deux chemins se traçaient maintenant devant elle. Soit elle continuait sa petite vie comme si de rien n'était, soit elle se prenait en main et leur prouvait qu'ils avaient tord. Bien que la deuxième solution était vraiment tentante, à cet instant précis, elle ne s'en sentait pas la force. Elle aurait tant voulu qu'Harry ou Ginny arrivent par magie devant elle, et la prennent dans leurs bras pour la consoler... juste une toute petite minute de réconfort, c'est tout ce qu'elle espérait... une toute petite minute... rien de plus... Mais, la détresse noya sa raison et Hermione pleura en emmitouflant sa tête dans ses genoux. Lorsqu'elle entendit des pas venir dans sa direction, elle se leva rapidement et s'éloigna avant de reprendre son travail sans grande conviction.

Hermione ne leur parla pas de l'après-midi. Ses collègues mirent se silence sur son changement d'horaire pour Drago Malefoy et ne cherchèrent pas à lui parler plus qu'il n'était nécessaire. Les heures passèrent assez rapidement et à 17h50, ses trois collègues étaient déjà tous prêts à partir. Au deuxième coup de l'horloge, il ne restait plus qu'Hermione dans le service. Elle prépara un peu de thé et s'assit cinq petites minutes pour le boire avant de préparer la salle et de sélectionner les livres qu'ils allaient étudier ce soir-là. Elle se doutait que Drago n'allait pas venir à 18h00 pile. Au mieux il la ferait patienter une bonne heure, et au pire, il lui posait un lapin sans prévenir. Mais contrairement à ses médisances, il arriva vers 18h30 et semblait s'être pressé étant donnée de sa respiration saccadée.

- Je suis navré pour mon retard. J'ai certaines obligations et je ne pouvais pas me permettre d'arriver plus vite.

- Je suis à votre - entière - disposition monsieur Malefoy, répondit Hermione en lui prenant son manteau.

- Alors, on va mettre les choses au point tout de suite Granger, tu arrêtes le vouvoiement, les monsieur et ton hypocrisie. Toi et moi, on ne pouvait pas se voir plus jeunes c'est un fait. Tu dois sûrement encore m'en vouloir pour Dumbledore bien que je sois innocenté pour cela, et je le comprends. Je ne te demande pas d'être gentille et prévenante, mais d'être naturelle avec moi. Six ans avec toi m'ont suffi pour te cerner un minimum et cette condescendance m'insupporte, surtout venant de ta part. On va se voir jusqu'à ce que mes recherches soient fructueuses alors agissons en personnes responsables et adultes! Parle-moi normalement s'il te plait.

- Très bien mon... Malefoy, tu veux quelque chose? Thé? Café? Ma main sur ta tronche pour me bousiller mon quotidien pour tes petites affaires personnelles?

Sur le coup, Drago fut surpris mais au bout de quelques secondes, un fou rire s'empara de lui à s'en plier le ventre. C'était la première fois qu'Hermione le voyait rire ainsi et à son tour, elle en resta immobile, choquée et la bouche entrouverte à le regarder se tordre nerveusement.

- Excuse-moi mais je vais prendre un café, répondit Drago entre deux éclats de rire. Pour la troisième option, j'y ai déjà goûté une fois et je t'assure que ça m'a suffi. Merci, mais ce n'est pas trop dans mes goûts!

- Dommage, personnellement c'est que j'aurais préféré te servir... pour une prochaine fois peut-être!

- N'y compte pas trop Granger... se moqua Drago tout en s'installant confortablement sur sa chaise.

Une fois hors de portée de vue, Hermione rigola légèrement à ce qui venait de se passer avant d'aller préparer ce qui les ferait tenir face à une masse de travail plus qu'importante. Elle retourna dans la salle avec le plateau. Drago la regarda entrer en silence et lui fit un tendre sourire.

- Quoi? S'étonna Hermione qui se méfia tout de suite de ce geste.

- Rien...

- Mais si, tu souris! Il y a quelques chose qui va pas?

- Non, ça va... Bon on s'y met?

- Après que tu m'ais dit pourquoi tu m'as souris!

- J'ai pas le droit?

- Je crois surtout que la troisième option t'aurait remis les idées en place!

- Peut-être, soupira t-il tout en ouvrant un livre de droit aux affaires familiales sorcières.

Bizarrement, les trois heures passèrent vraiment rapidement. Leur conversation se limita à des petites trouvailles sur l'affaire qui les intéressait tous les deux. Rien de probant n'avait été trouvé cette fois-ci et Drago en sembla déçu. Bien que le ventre d'Hermione ne lui rappelle qu'elle n'avait pas encore mangé, elle sentit un léger pincement au coeur en voyant Drago remettre son manteau. Elle le regardait faire tout en tenant à nouveau le plateau afin de le ranger dans la petite cuisine du service. Se sentant sûrement observée, il se retourna au même moment et la fixa à son tour.

- Arrête donc de me regarder Granger, je vais finir par croire que tu ne veux pas que je parte!

- Pas du tout! Protesta Hermione tout en marchant rapidement vers la porte. J'aimerais simplement qu'on soit vendredi, ajouta t-elle en sortant de la pièce.

- A demain Granger, termina t-il doucement en ne sachant pas vraiment si elle l'avait entendu ou pas.

Lorsque Hermione revint dans la salle, elle constata que Drago n'y était déjà plus et elle soupira sans savoir la raison de ce geste. Elle prit alors ses affaires et quitta les archives, non sans un dernier regard lorsqu'elle éteignit les lumières avec sa baguette. Le destin jouait avec elle, Hermione en était maintenant persuadée.