Annonce :
Hé voilà, un chapitre qui va s'en doute ravir les plus romantique d'entre vous… Vous m'en direz des nouvelles j'espère ;op. Plus qu'un jour avec Drago et la question qui va vous torturer quelques temps « Et après ? »… Je ne vous dirais que « La patience e

Chapitre : Quand la raison laisse place au coeur ... écrit le 12/05/2006

Cher journal,
Le temps où j'arrivais à dormir toute une nuit m'a l'air révolu. J'ai du me réveiller au moins trois fois dans la nuit. S'ils étaient en soient intéressant, l'étude de mes rêves m'aurait fait gagner une fortune. J'ai tellement honte que je n'ose même pas te l'écrire. En même temps, je n'ai pas trop envie de m'en souvenir. Finir sur un plat argenté, une pomme dans la bouche et des papillotes au bras comme au jambes, il n'y a absolument rien de glorieux à ça... et encore moins de révéler qui me mangeait avec délectation...
J'en ai encore des frissons... Enfin bref... étant donné que ce rêve là était le moins "inavouable" des trois, je crois que je n'ai pas à m'en plaindre finalement... Avec tout ça, je me rend compte que ça va bientôt faire une semaine que je ne te parles plus de Ron... Une autre de mes victoires, bien que celle-ci soit complètement involontaire. Une semaine... Merlin, c'est fou ce qui peut se passer en une seule semaine finalement... Quand j'y repense... J'ai l'impression que ça fait une éternité alors qu'il y a encore six petits jours, je comptabilisais les visites soi-disant "hasardeuses" de Ron. Maintenant ce sont celles de Malefoy et bizarrement, j'en arrive presque à en espérer davantage. Malefoy, Drago Malefoy... Drago... Je me rends compte que je ne l'ai jamais appelé par son prénom... Mais, depuis qu'il est à nouveau entrer dans ma vie, j'ai la sensation d'être vivante. C'est fou le bien que ça me procure. Je n'aurais jamais cru qu'il me fasse autant d'effet. Plus il me provoque, plus il y a ce tout petit quelque chose en moi qui vibre et meurt d'envie d'y répondre. Pourtant, je sais pertinemment que ce jeu est dangereux et qu'il pourrait déraper mais c'est plus fort que moi. C'est comme si j'avais mon alter ego juste en face de moi et que de m'y frotter me stimule en même temps. Il est si différent de Ron. Mais là, où je rend compte qu'il y a un sérieux problème, c'est que je compare celui qui aurait pu être mon mari à l'heure actuel à un ancien ennemis qui est censé m'horripiler plus que n'importe qui d'autre. Seulement, il n'y a rien à faire. Je me poses de plus en plus de questions le concernant et chaque jours que je le vois m'en ramène d'autres. Quand je repense à ce qu'il m'a dit hier... Merlin, c'était presque une demande en mariage détournée! Il préfère m'épouser moi, la sang-de-bourbe, la Miss-Je-Sais-Tout qu'il n'était pas digne d'être sorcière à une certaine époque de sa vie, que Pansy, elle, une sang pure comme lui. Il doit vraiment être désespéré pour en arriver là... Mais plus j'y réfléchis plus j'ai la drôle d'impression qu'il y a autre chose. Et puis, comment fait-il pour savoir autant de choses sur moi? Il me suit? Il m'espionne? Il s'intéresse réellement à moi? Non, en fait, bien que les trois premières questions peuvent être raisonnée et raisonnable, la dernière n'est qu'une étrange envie personnelle finalement. Oh mais Hermione, pourquoi souhaites-tu qu'il s'intéresse à toi! Hein, pourquoi? C'est Ron que tu voulais reconquérir, il n'y a encore qu'une semaine! C'est Ron qui obsédait tes nuits jusque là! Pas Drago! Oh ma tête va exploser... Je suis complètement perdue... Que dois-je faire Merlin? Que dois-je faire, hein? A part prendre la poudre de cheminette et prononcer une adresse se trouvant à 10 000 miles de là... pour ne plus jamais y revenir... Remarque, c'est une option qui me débarrasserait de deux épines de mon pied... surtout une en fait... Parce que, cher journal, ô grande nouvelle, j'ai envoyé paître Boris! Et bien comme il faut, en plus! Je sais, c'est pas gentil et tout ce que tu veux, mais ça m'a fait un bien fou, tu peux pas t'imaginer à quel point! La tête qu'il a fait... Ca valait tous les gallions du monde... Trop bon... En espérant que ça dure un minimum... Allez, je vais continuer mes nouvelles résolutions et faire mon petit jogging matinal. Mais cette fois-ci, je vais quand même un peu m'arranger, au cas où je ferais une certaine rencontre... ;o)
Bonne journée, toi qui n'a toujours pas de nom... Il faudrait que je me décide quand même... Prochaine résolution quand celles-ci seront accomplies... Promis!

C'est donc, souriante, et pleine de vie qu'Hermione referma son journal intime et le replaça dans son tiroir de bureau. Elle ouvrit ensuite son armoire et sélectionna avec grand soin le haut de son jogging qui irait parfaitement avec le beau temps qui s'annonçait. La séductrice en puissance, qu'elle voulait devenir, descendit se préparer dans la salle de bain commune et alla jusqu'à choisir avec minutie la couleur de l'élastique qui allait maintenir ses cheveux en queue de cheval. Un peu de déodorant anti-transpirant, très important pour le "au cas où", du parfum bien placé et un léger maquillage aux yeux termina de la préparer avant d'aller faire sa petite course matinal instaurée depuis la veille.

Elle prit alors la direction du parc et commença à courir. Le petit vent frais lui faisait du bien au visage. Sans le vouloir et surtout de manière instinctif, elle ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'oeil aux alentours "au cas où...". Mais les seules rencontres qu'elle fit fut une canne suivit de sept de ces petits et une oie qui se lavait les plumes avec son bec au bord d'un petit lac. C'est donc un peu déçue qu'elle termina sa course matinale. Juste avant de sortir du parc, elle décida de faire quelques étirements. Jambes écartées, levant ses bras au ciel, Hermione soupira avant d'aller toucher le sol avec ses mains. Elle fit quelques respirations contrôlée avant de reprendre l'exercice une petite dizaine de fois. Elle enchaîna sur d'autres avant de reprendre une dernière une série dix de celui-là. Vu que le soleil la gênait légèrement, elle se positionna dos à lui et ne vit donc pas arriver le "au cas où" juste derrière elle.

- Jolie position Granger, se moqua Drago en ayant pour unique vu que les fesses bien arrondis de l'ancienne Gryffondor qui regarda instinctivement entre ses jambes avant de se relever rapidement.
- C'est de la gymnastique Malefoy... Heureusement, tout ne le monde n'a pas ton esprit pervers! Pesta Hermione gênée.
- Mais je savais parfaitement ce que tu étais en train de faire. Je trouvais simplement que tu le l'exécutais bien. Je ne pensais pas à autre chose, mentit-il. C'est donc toi qui a des idées mal placées.
- Mais bien sur! Ironisa t-elle avant de reprendre une autre série d'exercices en ne voulant pas donner de l'importance à la présence de Drago.
- Je vois que tu as également écouté mon conseil sur ta tenue vestimentaire sportive, remarqua Drago en la déshabillant du regard. Nettement mieux qu'hier... sourit-il.
- Je mets encore la tenue que je veux Malefoy. Je n'ai pas les moyens de m'acheter des millions de Jogging. Celui d'hier était sale et en attendant qu'il sèche, j'ai prit l'autre tout simplement! Tu n'as rien à voir dans ce choix, mentit à son tour l'ancienne Gryffondor.
- Et le maquillage? C'est pour séduire les canards? Demanda t-il avec amusement.
- Je n'ai pas à me justifier sur mes moindres faits et geste pour commencer et je rajouterais que surtout pas envers toi.
- Tu as raison, répondit-il à la grande surprise d'Hermione qui ne put brider un "hein?". De toute façon, je suis uniquement venu te voir pour te présenter mes excuses. Nous nous sommes quittés sur une situation plus que gênante pour tous les deux et je peux t'assurer que Pansy en a eu pour son grade à notre retour au manoir.
- Ce n'est pas bien grave de toute façon, répondit-elle doucement. Par contre, je ne suis pas sur qu'elle aurait apprécié le motif de tes recherches.
- Hé bien, plus vite on avancera, plus vite elle sera au courant et moi soulagé d'un poids de plus en plus lourd à porter.
- Saches que mon responsable m'a dégagé de toutes fonctions pour que je m'occupe entièrement de ton dossier. J'espère faire des progrès cette après-midi, répondit-elle calmement.
- Bien. Je dois y aller maintenant, dit-il après avoir regarder l'heure. Alors à ce soir!
- Drago attends! S'écria t-elle avant de le voir se retourner non sans un petit rictus séducteur.
- Drago? Demanda t-il. Finit le traditionnel "Malefoy"?
- C'est ton prénom que je sache non? Se justifia t-elle énervée.
- Tu me rassures, encore un peu et je pensais que tu ne le connaissais pas, se moqua t-il. Donc, oui?
- Non, rien, pesta t-elle vexée à nouveau en partant du parc d'un pas décidé alors que Drago la regardait faire en souriant jusqu'à perte de vue avant de partir à son tour.

Lorsqu'elle rentra chez elle, Hermione fut très perplexe par ce qui venait de se passer. Elle revoyait le visage de Drago lorsqu'il l'avait remercié. Il avait beau être froid et distant d'habitude, là, elle l'avait vu vraiment sous un angle plus délicat et sincère. Il s'était même excuser. Un scoop bon pour les potins de la gazette du sorcier! En s'allongeant sur son lit, elle repassa tous les moments qu'elle avait vécu avec lui depuis une petite semaine. Elle fut obligée de s'avouer qu'il était bien différent du Drago Malefoy de Poudlard. La guerre avait changé beaucoup de gens et ceci dans les deux camps. Drago Malefoy en faisait de toute évidence partie.

- Et mon chat aussi, soupira Hermione en le regardant miauler pour qu'elle le porte à hauteur de sa gamelle. Pattenrond, tu sais sauter gros faignant! Hurla t-elle.

Mais le matou semblait ne pas vouloir faire d'effort. Il commença à gratter le long du meuble et Hermione dut finalement se lever de son lit. Elle souleva les huit kilos de graisse et le déposa à quelques centimètres de son bol. Le chat se jeta dessus et goba ses croquettes tellement vite qu'Hermione se demanda s'il pensait à respirer entre chaque bouchée. Forcée de constater que non, elle leva les yeux au ciel et se désespéra d'avoir un animal pareil.

- J'aurais du t'appeler bouff'tout...

A l'évocation du surnom, le chat la regarda et Hermione aurait pu jurer qu'il avait comprit ce qu'elle venait de dire et s'en vexer. Il sauta tout de suite du meuble et, queue levée et droite, il traversa les trois mètres qui le séparait de son panier, s'étira et s'y installa avec autant de finesse et de dignité qu'il était possible à un chat. Hermione en rigola et pour se faire pardonner, elle sortit son arme secrète contre matoumiteu, la pelote de laine infinie, le dernier cri à la boutique animaux du chemin de Traverse. Pattenrond ne résista pas longtemps à l'appel de la chasse et les deux compagnons passèrent une bonne heure à s'amuser ensemble. C'est donc vers 10h00 qu'Hermione décida d'aller faire quelques courses pour remplir son petit frigo à nouveau vide.

Elle descendit prendre une douche vite fait et lorsqu'elle remonta, elle fut heureuse de voir que son voisin s'était fait une raison. Enfin presque puisqu'il ouvrit tout de même sa porte lorsqu'elle fut à quelques marches de son étage.

- Hermione! S'écria t-il. Tu me fais toujours la tête?

La seule réponse qu'elle lui accorda fut le claquement sec et bruyant de sa porte. Une fois celle-ci fermée, hystérique à la limite de la dépression nerveuse, elle crispa ses doigts en hurlant dans le vide un "ahhhhhhhhhhhhhhhhhh"... qui aurait pu se faire entendre jusqu'au ministère lui-même... Et c'est donc - légèrement - nerveuse, qu'Hermione finit de se préparer avant de redescendre les escaliers pour sortir de ce qui devenait un enfer quotidien. En y pensant, Hermione sourit à imaginer Boris avec une fourche à la main et une petite queue pointue... même comme ça, il aurait l'air ridicule... Seulement maintenant, l'image du petit démon du quatrième étage ne voulait pas sortir de sa tête et lui provoqua un fou rire. Lorsqu'elle arriva chez l'épicier du coin, elle remarqua beaucoup de monde à la caisse alors l'idée même qu'elle allait devoir faire la -queue- termina de la plier en deux au point de ressortir de la boutique en se tenant le ventre. Les gens la regardèrent d'un oeil suspect et Hermione dû se calmer pour ne pas se rendre trop ridicule, même si c'était peine perdu...

Elle se fit donc violence et pinça sa lèvre inférieure avec ses dents à chaque envie de rire. Elle avait de ce fait beaucoup de mal à faire ses courses sérieusement et heureusement pour elle, une bienfaitrice veilla à ce le shampoing pour gnomes n'atterrisse pas à la place de celui pour cheveux sec dans son panier.

- Attention malheureuse! Tu détestes à ce point tes cheveux pour vouloir leur faire subir cette horreur? s'écria la femme d'un âge assez âgé avant de prendre l'autre flacon comme si elle connaissait parfaitement les besoin de la jeune fille.
- Oh madame Weasley, merci beaucoup. Je pensais à une chose et... j'avais la tête en l'air... Merci beaucoup... J'ai échappé belle grâce à vous... pour un peu et je pouvais finir ma vie cachée aux archives du ministère, rigola Hermione.
- Tu n'as pas l'air dans ton assiette ma chérie. Quelque chose te tracasse? Parce que si ça concerne une personne de notre connaissance, je peut éventuellement te rassurer de sa venue ce week-end chez Harry et Ginny! Il m'en a encore parlé hier soir et semble un peu nerveux de te reparler.
- Mais, madame Weasley, je vois Ron très souvent et on se parle à chaque fois. Je n'ai pas remarqué une attitude non -naturelle- chez lui...
- Oh heu... oui, pardon, se reprit la mère de la personne en question. Que je suis étourdie... Oh mais tu as vu l'heure, par Merlin, Arthur va m'attendre pour manger si je me dépêche pas de rentrer. A samedi ma chérie! Et fais toi toute belle pour ce grand jour hein! N'oublie pas! Fais-toi belle! S'écria madame Weasley en se dirigeant vers la caisse de manière subitement pressée.

Hermione la regarda partir en se posant des dizaines de questions. Que Ron soit nerveux à l'idée de la revoir lors d'un week-end familiale, ça pouvait se concevoir vu qu'elle aussi appréhendait cette proximité comme à chaque fois. Mais elle se demandait surtout pourquoi elle lui avait conseillé de faire attention à sa tenue. Si jusque là, l'anniversaire du petit Andy l'enchantait totalement, maintenant elle en était presque à se déclarer malade à en mourir pour rester dans son lit et ruminer tout le week-end. Il était clair que quelque chose se préparait et Hermione ne voyait pas ça d'un bon oeil. C'est donc encore dans la lune, qu'Hermione prit la lotion capillaire initialement sélectionnée et l'installa confortablement dans le petit panier rouge. L'ancienne Gryffondor ne remarqua même pas le regard interrogateur du vendeur lorsqu'il passa l'article à la caisse.

Hermione retournait encore et encore toutes les possibilités d'action de Ron par rapport à leur situation et le résultat des courses fut un repas grillés, une queue de chat écrasé, un collant déchiquetée par vengeance, la bouteille de parfum presque neuve renversée sur elle, et un petit gilet enfilé à l'envers avant de partir pour le travail.

Une fois encore, dans la rue, les gens se retournaient à son passage mais la raison n'était plus la même que quelques heures plutôt. En entrant dans le ministère, les filles de l'accueil reniflèrent presque toutes ensembles dans une symphonie de nez presque parfaite. Hermione mit une main contre son visage pour ne pas être repérée et accéléra le pas jusqu'aux archives. Bien évidement, malgré qu'elle y soit pour une fois tout juste à treize heures, elle était encore seul à arriver à l'heure requise. Elle en profita donc pour enlever le surplus de parfum qui ne voulait pas s'évaporer de sa peau mais ses collègues arrivèrent juste avant qu'elle ne termine entièrement. Les commentaires ne tardèrent pas à venir...

- Oh mais vous sentez? Demanda la collègue d'Hermione.
- Mais c'est quoi? Ca pu, c'est horrible! Pesta Jorkins.
- Ah, je ne sais pas, mais ça ressemble à une odeur... ah mince, je l'ai sur le bout de la langue... Ah oui, tu sais le parfum qu'on met pour les vieux avant de mourir?
- Ah oui! Tu as raison! S'exclama Sandra. Mais ça vient d'où? Demanda t-elle en regardant partout.
- Derrière la rangée, là? Non? Proposa le troisième collègue en visant effectivement celle où se trouvait Hermione qui en sursauta à en faire tomber un livre.
- Il y a quelqu'un? Demanda Jorkins.
- Hermione? S'écria Sandra en allant droit vers elle.

Encore une fois, il fallait qu'elle réfléchisse très rapidement. Dans sa tête, la même phrase se répétait à lui provoquer le tournis. "Trouve une idée, trouve une idée, trouve une idée, trouve une idée, par Merlin, trouve une idée et vite !" Seulement, Hermione du improviser sur place en essayant de garder toute sa contenance face à trois inquisiteurs olfactif. Elle saisit alors un livre au hasard pour feindre de ne pas avoir calculé leur présence et fit semblant de s'y intéresser. Tel trois mousquetaires mais sans leur élégance légendaire, les collègues se postèrent en face d'elle, mains sur les hanches, exigeant des explications sur l'agression nasale qu'ils subissaient.

- Quoi? Lança Hermione en haussant les épaules.
- C'est toi qui pu comme ça? Demanda Jorkins.
- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, mentit Hermione en bonne professionnelle qu'elle était devenue maintenant.
- En plus des mecs, tu veux nous faire fuir nous aussi avec ce parfum morbide? Demanda Sandra de bonne humeur apparemment.
- Oh, mon parfum? Dernière nouveauté des créateurs français. Muguets et fleurs d'orangé, le plus naturels des parfums fleuris... Le seul assez efficace pour couvrir -vos- odeurs de milieux de journée en plein mois de juin! Rétorqua Hermione en pointant du doigt la jolie auréole que Jorkins arborait sous ses bras.

Et cette fois-ci, Hermione avait fait fort. Aucun de ces trois collègues ne purent répliquer à la remarque de l'ancienne Gryffondor, forte à l'époque, il faut le dire, pour ce genre de joute verbale avec un certain rouquin qui la cherchait tout le temps. Elle se retourna et dessina un sourire victorieux avant de partir dans un rayon adjacent à la recherche d'archives généalogiques. Une fois qu'elle les entendit s'éloigner, elle se dépêcha d'enlever à nouveau le surplus pour ne pas faire fuir un éventuel arrivant bien précis.

En ce jeudi après-midi où les archives ressemblaient plus à un chaudron bouillonnant qu'à une salle optimal à faire des recherches, peu de personnes ne réclamèrent des documents au grand bonheur des collègues d'Hermione. Mais contrairement aux autres jours, et sûrement à cause du temps caniculaire extérieur, les heures passèrent vraiment très lentement. Au rythme des gouttes de sueurs, Hermione peinait à monter à l'échelle pour chercher des registres, aussi lourd qu'encombrant, nécessaire à sa recherche. En plus, ce genre de document se trouvait au fin fond de la salle, soit à des millions de mètres d'après le regard peu courageux d'Hermione, alourdi par la température. Le sous-sol du ministère avait pour particularité de n'avoir aucune fenêtre dans un souci de sécurité et de ce fait, l'air étouffant rendait chaque geste pénible. Lorsqu'elle réunit assez de document, Hermione fut vraiment heureuse d'être une sorcière et de connaître, le si utile et appréciable, sort de lévitation. Elle traversa donc lentement les différents rayons avec la main levée avec sa baguette dirigeant la pile de documents avant d'arriver enfin dans la salle d'étude. Hermione soupira, las, de son effort, et les posa la table. Il y avait à ce moment là, deux personnes concentrés à lire ce qu'Hermione reconnut comme étant les études météorologique de ministères effectué le siècle dernier. Sur le coup, elle se demanda bien pourquoi ces personnes s'y intéressèrent et n'obtient une réponse qu'une petite heure après leur départ. Lorsqu'elle fit une petite pause thé, elle les vit revenir complètement frigorifié et surtout recouvert de neige. Même si elle avait sentit une légère baisse de la température, l'étuve que représentait les archives avait du tempérer celle des étages supérieur. Après un long soupire exprimant leur incompétence, elle préféra s'atteler à se faire un bon thé revitalisant qu'à les aider à fixer la météo. Seulement, une demi-heure plus tard, alors qu'elle avait presque envisager de mettre son petit gilet sur elle, une vague de chaleur encore plus étouffante et écrasante s'abattit à nouveau sur son lieu de travail. Le gilet fut envoyé au oubliette et l'envie d'un bain remplis d'uniquement de glaçon devenait presque nécessaire à sa survie. Travailler dans des conditions pareil était presque impossible et seul la motivation et l'intérêt dans la généalogie de Malefoy l'obligeait de continuer alors que ses collègues étaient complètement avachis dans leurs fauteuils à suffoquer comme des mourants.

Il ne restait plus qu'un quart d'heure avant la fin de journée des trois limaces et tous regardaient l'horloge bouger seconde par seconde. Leur attitude peu professionnelle énerva Hermione et pour une fois, c'est la petite diablotine qui remporta la bataille sur sa bonne conscience. Elle se leva avec tout son naturel et entra dans la salle de repos pour se refaire un autre thé légèrement rafraîchis par un sort de glaciation. Hors de vue des autres, elle pointa sa baguette juste à l'emplacement du mur où se trouvait l'horloge de l'autre côté de celui-ci. Elle prononça une formule de ralentissement de temps puis ressortit avec une tasse bien désaltérante à la main. La petite farce qu'elle venait d'orchestrer titillait son coté samaritaine mais la remarque qui suivit la conforta dans son esprit machiavélique.

- Hé! Tu peux pas rester à une dizaine de mètre de nous? Demanda Jorkins peu aimable. Déjà qu'on supporte cette chaleur alors si en plus on doit se coltiner ton odeur... Dès que tu t'approches de moi, j'ai la tête qui tourne à cause de ton parfum! Se plaignit-il.
- De toi à moi, je préfère sentir trop bon que pas assez... rétorqua t-elle en prenant une gorgée.
- Très drôle Hermione, ironisa Sandra.
- Malheureusement pas... reprit-elle avant de leur faire un signe d'au revoir bref de la main et s'installer à nouveau dans la salle d'étude.

Un petite demi-heure plus tard, elle les entendit partir de manière assez -délicate- et ne fut pas surprise de constater que les chaises n'avaient pas été remises à leur place quand elle alla nettoyer sa tasse. Sachant que Drago n'allait plus tarder, elle prépara une bonne dose de café qui les tiendrait éveiller durant les prochaines heures. Elle remarqua que la vaisselle de la veille n'avait pas été faite par ses collègues et que celle de la journée s'y était ajoutée. Peu enclin à jouer à nouveau les bonnes poires, elle fit juste un petit chemin à sa tasse pour que l'eau puisse y couler à l'intérieur. Seulement, au moment où elle la rinçait, un main sur son épaule la fit sursauter et la tasse glissa de ses mains pour aller s'écraser au sol, en miette.

- Hé merde ! S'écria Hermione en constatant les dégâts.
- Je t'en pris, cache ta joie de me voir! S'indigna faussement Drago.
- Oh, je ne suis pas d'humeur Malefoy! Pesta l'ancienne Gryffondor.
- Je peux essayer de voir pour reculer mon mariage, chambouler mon emplois du temps et trouver de nouvelles excuses afin de te laisser tranquille cinq à six jours et revenir en fin de semaine prochaine, répondit-il avec un sourire narquois qui enragea Hermione.
- C'est bien une réplique typiquement masculine ça, tiens... Dès qu'on est de mauvaise humeur, on est forcément dans nos -mauvais- jours du mois... C'est tellement pratique pour vous, de nous sortir cette excuse sans aller chercher plus loin la véritable raison... argumenta Hermione tout en se baissant pour ramasser les morceaux de -feu- la tasse.
- Très bien, on va la refaire, proposa Drago en sortant de la petite pièce réservé logiquement aux employer.

Hermione entendit alors la petite sonnette du comptoir et ne pu brimer un hochement de la tête allant de la droite vers la gauche, exaspérée par l'attitude de Drago. Elle décida de le faire attendre sous prétexte de lui donner de quoi alimenter un autre a priori sur les femmes et lorsqu'elle se présenta enfin devant lui, elle arbora le même sourire que Drago avait eu droit les deux premiers jours de son séjour aux archives.

- Vous désirez? Demanda t-elle en entrant dans le jeu.
- Dois-je comprendre par cette question que tu es prête à satisfaire tous mes désirs? Demanda t-il d'un air charmeur.
- Uniquement ceux qui entrent dans mes compétences professionnelles monsieur Malefoy.
- Humm... hé bien, si tu arrives au moins à me débarrasser de Pansy, d'une manière ou d'une autre, ajouta t-il en glissant le dos de sa main courbé sur la joue de l'ancienne Gryffondor, alors je serais amplement satisfait.
- Pas la peine de te donner tant de mal, je suis une personne consciencieuse. Je ferais mon travail du mieux que je peux, pas besoin de -pot de vin- ou autre marque particulière Malefoy, répondit-elle légèrement rouge.
- Je n'en jamais douté un instant, Granger. Mais si on peut mettre l'utile à l'agréable...
- Alors évite de sortir la carte du parfait séducteur. Tu te fatigues pour rien, soupira t-elle en se dirigeant vers la salle d'étude.
- Au contraire... murmura t-il à lui-même...

Avec la chaleur, Hermione n'avait pas beaucoup avancé finalement. Elle n'avait réussit à trouver que deux rapprochements supplémentaires entre Pansy et Drago et il en manquait encore donc deux pour rendre un homme heureux et libre. Seulement, l'arbre généalogique de Pansy devenait de plus en plus difficile à établir. Contrairement à Drago, sa famille était de sang pur que sur une vingtaine de générations. Au delà de ça, il y avait quelques croisements avec des moldus ou des Cracmols. Pour Drago c'était plus facile. Les Malefoy ne se mariaient qu'avec des personnes de leur "prestance" et Drago fut à nouveau écoeuré de voir les croisements dans sa propre famille. Il n'était pas rare que des cousins germains s'unissent entre eux et lorsque Hermione s'en étonnait, l'ancien Serpentard sentait une légère gêne au bas de son ventre.

Très concentré dans leur recherche, ils ne se parlèrent donc presque pas. De toute manière, lorsque Drago s'y risquait, un "chut" énergique de sa voisine ne lui laissait pas le choix. Mais au bout d'un moment, il retenta une bride de conversation suite à l'observation de la tombé de la nuit. Logiquement, ils partaient de la salle au couché du soleil et l'horloge n'indiquait que dix-neuf heure trente. Seulement, Hermione semblait concentré sur une page et ne lui répondit qu'un "hum" peut expressif. Drago, intrigué, se leva de sa chaise et se plaça juste derrière elle histoire de regarder par dessus son épaule.

- Tu en as un? Murmura t-il au creux de son oreille à en provoquer des frissons à la demoiselle.
- Heu, oui, je pense. Regarde, là, c'est l'arrière arrière arrière arrière arrière arrière...
- Abrège s'il te plait, s'impatienta t-il.
- Vous avez la même arrière arrière arrière...
- Granger... s'exaspéra Drago.
- ... la même aïeul. Nous en avons donc cinq! S'enthousiasma t-elle.
- Plus qu'un alors, soupira Drago.
- Le plus dure sans doute... On arrive à la fin des archives concernant Pansy. Après, on peut toujours allez voir son coté moldu mais j'ai un doute quand à un lien avec ta famille...
- Mon père se ventait toujours de n'avoir aucun moldu ou enfant de moldu ni même de sang mêlé dans notre famille... On serait des sorciers de pures souches sur des siècles...
- Continuons de chercher... On verra bien, proposa Hermione.
- De toute façon, vu que tu ne veux pas m'épouser, je n'ai pas le choix...
- Il est hors de question que je serve d'exemple pour qui que ce soit ou quoi que ce soit. Si je devais me marier un jour, ça serait par amour et non pour d'obscure raison tout aussi valable soient-elle.
- C'est ce qui c'est passé avec Weasley? Demanda t-il tout en s'asseyant à cheval sur la table.
- Ce ne sont toujours pas tes affaires Malefoy! Et on devrait retourner aux tiennes! Rétorqua Hermione légèrement rouge au niveau des joues ce qui provoqua un petit sourire victorieux à Drago.
- Soit... répondit-il en haussant les épaules. Mais je serais plus motivé avec un café fait avec amour, reprit-il en lui lançant un clin d'oeil.
- Un café, ça je peux faire, pour le "avec amour"... N'y compte pas de trop! Pesta t-elle en se levant à son tour en direction de la petite salle réservé aux employés.

Quelques minutes plus tard, elle revient avec deux tasses fumantes dans les mains. Elle déposa d'abord la sienne au passage et apporta ensuite l'autre à son destinataire. Il était à nouveau plongé dans la lecture des registres de naissance de sa famille et avança son bras en direction de l'emplacement supposé de la tasse sans réellement regarder. Mais au lieu de prendre l'anse en terre cuite qui allait soutenir le reste de la mug, la main de Drago atterrit sur celle d'Hermione toute aussi distraite. De par la surprise du rapprochement, la tasse vacilla légèrement à en renverser un peu de son contenu sur la table. Hermione ne laissa pas le temps à Drago de placer une quelconque parole ou tout autre geste directement venu de son imagination débordante, et partit chercher une éponge pour nettoyer sa bêtise. Elle tenta de se raisonner au passage mais son coeur s'y refusait. Depuis qu'il était arrivé, la proximité de son corps avait une fâcheuse tendance à la perturber sensiblement. Elle était vraiment obligée de se faire violence pour se maîtriser. Pour cela, elle se répétait encore et encore qu'au mieux Drago n'était qu'un dragueur en chasse d'une proie qui lui avait jusque là toujours échappé et qu'au pire, c'était un petit jeu stupide ou un pari avec Pansy. Le problème était que la deuxième solution commençait à lui faire sérieusement mal et c'est ce qui lui faisait finalement peur. Hermione respira alors un bon coup avant de retourner dans la pièce et retrouva Drago apparemment plongé à nouveau dans les lignes qui tenaient son destin. Elle s'approcha de lui en essayant d'être la plus naturelle que possible et pria Merlin que les battements rapides de son coeur ne s'entendent pas.

Seulement, lorsqu'elle posa l'éponge sur la table, elle pu voir la main de Drago se diriger, mais cette fois-ci de manière volontaire, vers la sienne. Si un jour, Hermione Granger avait été un tant soit peu intelligente et réfléchie, après la caresse délicate du pouce de Malefoy sur sa peau, il était totalement révolu.

Yeux fermés, respiration bloquée, fourmillement et tremblement imperceptible de tout son corps, concentrée sur la chaleur et la douceur de la main de Drago posée sur la sienne, Hermione était à présent une victime de plus dans les filets de séducteur le plus reconnus à l'époque de sa scolarité. Il n'était à ce moment là, plus question de résister mais uniquement d'en réclamer plus. Elle entendit clairement Drago se lever de sa chaise et le sentit s'approcher d'elle. Doigt après doigt, la main de Drago se retourna et l'entoura plus fermement tout en continuant le va et vient presque involontaire du pouce. Avec l' autre, encore libre, et dirigé par son index, il releva délicatement la tête d'Hermione pour la forcer à le regarder. Tout en soupirant, Hermione ouvrit les yeux mais une dernière résistance en elle, lui fit regarder le sol.

- Drago, je ne suis pas sur que... balbutia Hermione.
- Chut, murmura t-il en déplaçant doucement son doigt pour le déposer sur ses lèvres avant de laisser place aux siennes.

Si on lui demander s'il s'était écoulé, une seconde, une minute, une heure, une journée ou même une année entière, Hermione aurait été incapable de répondre. Ce baiser, ce si simple baiser, avait un goût d'interdit tellement délicieux qu'elle ne put s'empêcher d'y répondre en y appréciant chaque détail de son mouvement. Lorsque Drago osa reculer et se détacher d'elle, Hermione sentit comme un coup de poignard lui transpercer son coeur. L'instinct incontrôlable développé suite aux blessures passées reprit toute fois le dessus et elle ne put s'empêcher de le chambrer.

- Ta réputation à Poudlard devait être légèrement sur joué, Malefoy... Je m'attendais à mieux! Mentit-elle avant qu'il ne cherche à lui prouver le contraire.

Le second baiser que Drago lui donna ce soir là, lui demanda un énorme self contrôle pour pouvoir rester debout sur ses jambes. Largement plus passionné que le premier, il était clair que l'expérience de Drago ne pouvait laisser aucune filles insensibles à son charme. Elle pouvait largement comprendre tous les ravages qu'il avait pu faire dans les couloirs de Poudlard et en devenait subitement jalouse. Mais à nouveau, il lui fit l'affront de s'arrêter alors qu'elle en mourait d'envie de continuer.

- Et là? Demanda Drago avec un regard malicieux.
- Hum... Hésita t-elle en imitant des oenologues en pleine gustations. Pas mal mais j'ai connus mieux...
- Ok, tu l'auras voulu... protesta Drago avant de s'y reprendre une troisième fois.

Mais comparer les trois baisers étaient presque impossible de part leur histoire. Le premier était sans doute le plus timide mais le plus touchant alors que le deuxième brillait par une franche réciprocité mêlé de tendresse contrôlée. Cependant, le troisième, ah le troisième, là, Hermione en oublia son nom, sa raison, ses désirs passés et s'abandonna totalement aux sentiments que pouvaient lui procurer chaque caresses divinement orchestrées par leur lèvres. A ce niveau de perfection, il n'y avait plus de mots, plus de descriptions possibles. Hermione était tombée sous le charme faute de pouvoir s'avouer autre chose.

Lorsque le baiser prit à son tour fin, Hermione exprima un soupir de manque et leva les yeux vers Drago pour lui en réclamer davantage. Le jeux de regards furent une véritable torture pour elle, mais, voir qu'il en était apparemment tout autant pour lui, la rassura finalement. Puis, Drago soupira à son tour avant de reprendre le contrôle de lui-même.

- Viens pas me dire que là, tu n'as pas apprécié. Je ne te croirais pas Hermione, murmura Drago tout en lui remettant une mèche rebelle derrière les oreilles d'Hermione.
- Tiens, c'est plus Granger?
- Parfois, tu ferais mieux de te taire... ou de m'embrasser...
- Je crois plutôt qu'on devrait reprendre les recherches, proposa à contre coeur Hermione, qui avait beaucoup de mal à faire la part des choses.
- Quoi que tu puisses en penser Hermione, je ne regrette rien... Bien au contraire... reprit Drago.
- Moi non plus... soupira Hermione.
- Alors, allons se débarrasser de Pansy, soupira t-il.

Seulement, il était plus facile de le dire que de le faire. Hermione et Drago avait beau chercher et chercher les différents liens familiaux, leurs affiliations restaient indéfiniment au nombre de cinq au lieu de six. Lorsque Drago observa un bâillement de sa voisine de table, il regarda instinctivement l'horloge. Elle indiquait neuf heure moins le quart et Drago décida qu'il en avait assez pour la journée. Il ferma bruyamment le registre qu'il tenait dans les mains et commença à rassembler les documents comme pour aider Hermione à partir également. Gênée par tant de sollicitude, Hermione protesta gentiment.

- Laisses, voyons, je vais le faire quand tu seras parti.
- Que dirais-tu si je te proposais d'aller manger ensemble ce soir? Demanda t-il avec un petite hésitation qui toucha la jeune fille.
- Qu'on a eu une longue journée tous les deux. Il serait plus raisonnable d'aller directement se coucher, répondit Hermione avant de se rendre compte de la double interprétation possible de ces paroles.
- Hum... Tentant, mais saches que je n'accorde jamais mes faveurs dès le premier soir, se moqua Drago avant de rire de la plus rouge que or.
- Tu es impossible, s'exaspéra Hermione.
- Je peux au moins te raccompagner? S'essaya t-il avec beaucoup d'appréhension.
- Pas une bonne idée...
- Tu as peur de vouloir me faire entrer chez toi? Demanda t-il malicieusement.
- Tu aimerais, hein? Le provoqua Hermione.
- Soit, tu as gagné pour ce soir, capitula Drago. Reposes-toi bien et reviens-moi en forme demain pour me débarrasser à vie de Parkinson et, reprit-il avec plus de douceur, me permettre d'envisager une véritable relation intime et sincère avec une femme.

Les dernières paroles de Drago bouleversèrent Hermione au plus profond de son coeur. A cet instant, elle espérait être cette femme, oui, être -la- femme qui arriverait à lui décrocher une exclusivité à vie. Elle regarda intensément son ancien ennemis et trembla lorsqu'il lui déposa un ultime baiser remplis d'émotions indiscrètes avant de prendre sa cape et s'en aller sans se retourner.

Que faire à ce moment mis à part s'asseoir sur la chaise la plus proche et tenter de reprendre son souffle et ses esprits. Seule, Hermione fut à nouveau capable de penser entre deux tremblements impulsifs. Elle toucha ses lèvres avec ses doigts tout en fermant les yeux afin de revoir chaque scène intime de cette soirée riche en évènement. Lui, Drago Malefoy, un Serpentard, avait embrassé, non par accident et plus d'une fois, elle, Hermione Granger, une Gryffondor. C'est donc, avec le sourire d'une adolescente amoureuse, que la préposée aux archives et nouvelle conquête de Drago Malefoy, rentra dans son vingt mètres carré à vingt-trois heures trente.

- Mince! L'horloge! S'écria Hermione avant de se rendre compte que ce n'était pas quatre mais six heures qu'elle avait passé en compagnie de celui qui allait, de toute évidence, alimenter ses rêves de cette nuit. Oh, ça leur fera les pied, se dit-elle en éteignant sa lampe de chevet.