Réponses aux reviews:

Hé bien, on peut dire que le chapitre huit a déchainé des passions... Mdr! Alors un grand merci à (attention c'est long) Cindy2008; ayuluna, jay , malilite, Lil'Ashura, Math, Dinou, Didi74, Ashkana; narcissa-mione, ladyalienor, Rekha, Ayaminne, Malfoy4ever, arwenajane, sheryne, octo, sarasheppard, Saracroche, alexiell, GinnyPotter02, Evans Mary,dub citron, johanna, ElavielTini, Lady Hope, Suzanne Pritchard, Poupy, et LunDer.

Je vais répondre à quelques questions que vous m'avez poser, en espérant que les réposes vous conviennent.

Déjà, pour ceux qui ne lisent pas les reviews que je reçois, je vous copie la réponse de Marige suite au message que j'ai mis: Bon alors Yvy j ne vais pas y aller par 4 chemins, je ne t'ai pas demandé d'arrêter la fic à cet endroit précis! T'aurais pu continuer! Je demande juste à ce que t'écrives moi pr que j'ai des chap plus svt, et que je n'ai pas un gros bloc à corriger d'un coup ac des "bon t'as fini?" "t'es encore au téléphone!" "t'as du boulot allez allez!" ou encore des menaces telles que "si tu corriges ce soir, je publie sans ta correction ou je change de correctrice" alors que Mme m'envoie ses chapitre à 23h! lol! Enfin bon, ça ne m'empeche pas d'adorer ta fic et d'apprecier d'être ta correctire (là ct pr faire ma fiote un peu! mdr!)

Mais, je tiens à dire qu'elle grossit les choses :op... Parce qu'elle oublie de dire qu'elle met presque quatre heure pour lire et corriger un chapitre... tout ça à cause du fait qu'elle tel, qu'elle papotte avec mon mari et une autre amie, qu'elle mange, qu'elle écrit sa fic etc etc... Et si vous avez ce chapitre que maintenant c'est parce qu'elle avait cours aujourd'hui. Et encore, j'ai du trouver une autre correctrice intérimaire parce qu'elle n'était pas disponible ce week-end... Vous auriez du attendre lundi soir alors que le chapitre est fini depuis jeudi... Dur hein? Non mais franchement, quelle idée n'est-ce pas d'avoir une vie privée autre que d'être la correctrice attitrée de ma personne Exdr... Marige, si tu lis ça... Je t'aime :op

Dis, tu crois qu'ils vendent des Drago dans les magasins? Où ça? Hein? Drago? En Vente? Bon bah tchao, j'ai des courses à faire ... :op... Arf, non... j'ai beau avoir chercher, pas de Drago en stock... Déprimant...

Pourquoi avoir coupé à ce moment là? Bah je trouve que c'était méga romantique... Et j'estimais que ça casserait tout si je continuais et vu la remarque de Marige... voilà voilà...

Je suppose que les prochains chapitres seront chez Harry et Ginny: Tout à fait... Deux chapitres leurs seront consacrés, un chap par jour et Hermione y reste le week-end...

Voilà, j'ai mis tout mes projets de côté pour pouvoir vous donner le chapitre suivant aussi vite que possible et je pense qu'il sera à la hauteur de vos attentes... Si jamais des envies de meurtre sur ma personne vous est déclanché à la suite de cette lecture, n'oubliez pas que sans moi... Pas de suite :o)

Pour ceux qui lisent mes autres fic et qui s'inquiète de ne pas arriver des nouveaux chapitres, bah déjà vous savez maintenant pourquoi et je vous rassure, je fais le plein ce we... Sur ce bonne lecture à tous!

YvyLeeWoods

Chapitre 9: Quand un dilemme arrive...

Cher journal,

On est samedi et ça fait une semaine que Drago Malefoy est entré de force dans ma vie. Ca me fait vraiment bizarre de me dire que ça ne fait –que- une semaine parce que parfois, j'ai vraiment l'impression qu'il n'en est jamais réellement parti. Quand je pense au petit con qui me menait la vie dure à Poudlard… Il a bien grandi… et mûri, je suppose. J'ai peut-être tort de penser que je n'ai pas changé également. Avec la guerre, j'ai vraiment appris à prendre le moment présent comme il vient et hier soir, cher journal, je l'ai particulièrement apprécié…

D'ailleurs, Boris doit être vert… Ca lui apprendra à m'imaginer dans son lit… Quand j'ai invité Drago à monter chez moi, il m'attendait tout simplement à sa porte, à nouveau en caleçon. Je me suis même demandé s'il s'était habillé dans la journée ou s'il m'avait attendu comme ça jusqu'à neuf heures. Enfin, bref, quand il m'a vu arriver, j'ai eu droit à un « alors ma belle, prête pour une nuit de folie ? » Sur le coup, j'ai été un peu, comment dire, heu, calmée… oui, calmée c'est le mot, mais la main volontairement posée dans mon dos, m'indiquant que mon futur amant supposé était bien là, derrière moi, m'a motivée à lui montrer, une nouvelle fois en espérant que ce soit la dernière, qu'il ne m'aurait pas. En plus, je crois que Drago a bien aimé ma réponse vu son petit rictus, il faut dire qu'un « Absolument, oui… » a de quoi… motiver… J'en ai peut-être fait un peu fait un peu trop mais la tête de Boris quand Drago l'a regardé… jouissif… J'adore quand il fait ça d'ailleurs… « Pas touche, chasse gardée… » ou « Propriété Drago Malefoy » Ca lui donne un côté macho vraiment irrésistible…

Et cette nuit… Voilà, dès que je pense à ces trois mots, j'ai les joues qui chauffent encore… à cause de ça, j'ai le sourire con comme jamais…Il ne veut pas partir en plus… Et puis plus j'écris, enfin plus j'y pense, plus il y prend ses quartiers…

Enfin, j'ai beau retourner tout ça dans ma tête… tout ce qu'il en sort c'est que ça va être dur de réfléchir sereinement dans ces conditions. Le week-end chez Harry et Ginny me fera le plus grand bien, le retour à la vie normale, ma vie de tous les jours, me permettra sans doute d'y voir plus clair. Parce que là, je suis vraiment à deux doigts de lui dire oui… Ah! Son argument, il fut … de taille… Comment lui dire non après ça ? Tout simplement impossible ! Et pourtant, c'est ma vie tout entière qui se joue en deux jours… Encore une fois, il faudra que je fasse un choix et que je l'assume, quel qu'il soit… Oh, Merlin! Que c'est dur de réfléchir… Ce n'est pas humain après une nuit pareille…

Bon allez, j'ose… Vu que je ne peux le répéter à personne, tu seras celui qui me soulagera d'un lourd secret… Alors, tu es prié de ne jamais, JAMAIS, dévoiler le passage qui suit, à qui que ce soit mis à part moi… JAMAIS ! Il en va de mon honneur de femme !

Alors voilà… Moi, Hermione Granger, cette nuit, j'ai fait l'amour avec Drago Malefoy… Voilà, c'est dit ! Comment ça, tu veux que j'en dise plus… Espèce de sale petit journal intime pervers ! Tu n'as pas honte ? Non ? Et bien, tu devrais ! Mais bon, puisque tu m'as été fidèle jusque là, je veux bien t'accorder de minimes détails…

Hé bien, hier soir, il m'a raccompagné histoire de me convaincre de prendre la place de Pansy Parkinson dans le rôle de la mariée chanceuse. Lorsqu'il a voulu partir, je lui ai demandé de rester et nous sommes montés, en laissant un Boris choqué sur le pas de sa porte. Là, mon chat m'a fait une crise de jalousie. Dès que Drago eut fait un pas dans l'appartement, Pattenrond a hérissé tous ses poils au niveau du dos et a fait ses miaulements d'avertissements. Vu que Drago m'a posé un ultimatum entre mon chat et ses baisers, j'ai du immobiliser Pattenrond… Quoi ? Attends, tu n'as jamais goûté aux baisers de Drago…Des menaces pareilles, je les prends direct en considération moi !

Enfin bref, je me souviens plus très bien comment les choses se sont accélérées. Une fois mon chat enfermé, Drago m'a enlacé par le dos et on a vite reprit là où on s'était arrêté dans le hall. Je peux encore sentir ses mains dans mon cou, ses baisers délicieux, puis ses caresses dans mes cheveux mais surtout celle dans le dos... Il a été tellement délicat que je me suis sentie précieuse à ses yeux comme si c'était une première fois pour lui… chose qui s'est vite démontrée comme impossible vu son assurance dans l'avancement et le contrôle de ses envies. C'était tout simplement parfait, digne des meilleurs contes de fées autorisés aux jeunes filles de plus de dix-huit ans. Par contre, j'ai beaucoup de mal à croire qu'il soit comme ça avec toutes les filles qui passent dans son lit. J'ai vraiment eu cette impression d'avoir été « l'unique », et si je me trompe alors c'est réellement un expert du genre qui mérite un total respect !

Je sais que je ne devrais pas le faire, mais c'est plus fort que moi… Le seul autre homme que j'aie connu, enfin de cette manière là, c'est Ron… J'en ai mal au cœur à le dire mais à côté de Drago, même après quatre ans de couple, ce n'est pas comparable… Drago est tellement à l'écoute de l'autre, j'ai du mal à croire que je suis passée tellement de temps à côté d'une telle expérience. Ron passe vraiment pour un bourrin face à tant de délicatesse… Autant pour lui, j'avais souvent un mal de tête imaginaire, autant je rêverais de soirée comme celle-là tous les jours avec Drago… jusqu'à épuisement même…

Ah, je vais devoir te laisser, je viens d'entendre un soupir d'exaspération qui doit provenir en toute logique de l'homme qui est encore dans mon lit… Merde, il se lève. By !

Hermione ferma d'un coup sec son journal intime juste à temps. Drago se retrouva très vite derrière elle en l'enlaçant de ses bras. Il l'embrassa sournoisement dans le cou en allant du bas jusqu'à emprisonner le lobe de son oreille. Hermione en frissonna et ne vit pas la main de Drago se diriger vers son journal.

- Je peux savoir ce que c'est ? Demanda t-il en agitant le journal devant Hermione outrée de s'être fait si facilement avoir. Ne me dis pas que tu tiens un journal intime ! S'indigna faussement Drago.
- Ce ne sont pas tes affaires, pesta t-elle. Rends-le-moi tout de suite !
- Hum, je ferais bien un peu de lecture avant… Je suis curieux de voir ce que tu as bien pu marquer de notre nuit… Enfin, j'ai quelques certitudes mais j'aimerais m'en assurer… répondit-il avec des yeux séducteurs.
- Drago, rends-moi mon journal ! C'est privé ! Protesta t-elle en essayant de le reprendre, en vain, bien évidemment…
- Il me semble que je suis concerné non ?
- Pas du tout ! Tout ne tourne pas autour de ta personne monsieur l'égocentrique ! Mentit-elle.
- C'est ça, n'essaye pas de me mentir, j'arrive à le savoir… Je te connais assez bien maintenant… murmura t-il avant de l'embrasser furtivement. Alors, voyons voir… reprit-il en ouvrant vers le milieu. Mais…
- C'est un journal intime, certes, mais surtout un journal magique ! Seul son propriétaire peut le lire, monsieur le malpoli !
- Tu aurais pu me le dire dès le départ ! Pesta Drago.
- Je voulais voir jusqu'où tu pouvais aller dans ton sadisme et ta curiosité !
- Soit… Alors, puisque je ne peux pas le lire… J'aimerais bien l'entendre… se reprit-il tout en reposant le journal sur le bureau.
- Tu ne veux pas déjeuner plutôt ? Demanda t-elle en changeant volontairement de sujet peu à l'aise avec le précédent. Tu veux quoi, thé, café ?
- Tiens, plus de troisième option? Parce que là, tu vois, si je devais avoir faim c'est…
- Drago ! S'indigna Hermione en essayant de le repousser, avec le peu de conviction dont elle était capable. Je dois me préparer. Harry et Ginny doivent m'attendre pour onze heures et il est déjà neuf heures !
- Si je t'accorde une bonne heure pour te préparer, il me reste une heure pour –déjeuner-… Ca devrait suffire… se vanta Drago.
- J'ai ma valise à faire, essaya t-elle de dire tout en se laissant porter par une rafale de baisers à nouveau dans son cou. Et… Nom de Merlin, tu vas arrêter ! Tu sais très bien que je ne peux pas résister quand tu fais ça !
- Je sais, oui, et ?
- Et ? Je viens de te dire que je suis attendue !
- Soit… soupira t-il avant de s'approcher à nouveau d'elle et de son oreille. Tu ne sais pas ce que tu rates…

Si… Voilà ce que pensait Hermione à cet instant tout en regardant Drago remettre son t-shirt alors qu'elle hurlait au fond d'elle de le laisser là où il était…Regarder mais ne pas toucher, quelle expression difficile à tenir…Hermione préféra se concentrer sur la préparation de son café ce qui fut la première incompréhension de Drago de la matinée. Obligée de se justifier pour ses moindres habitudes moldues alors qu'elle était sorcière, l'exaspéra rapidement. Après tout, elle avait vécu onze ans en parfaite moldue, et elle ne voulait tout simplement pas renier ses origines parce qu'elle avait changé quelques habitudes... Etait-ce si difficile à comprendre ? Forcée de constater qu'oui, du moins pour son amant d'une nuit, elle saisit Drago par son haut et le fit asseoir de force sur son lit. Elle s'installa à califourchon sur lui et l'embrassa fougueusement avant de se lever tout aussi brutalement, laissant un ancien serpent au sang maintenant bouillonnant.

- Ouvre bien grand tes oreilles playboy, tu me poses encore une seule question et plus jamais, tu m'entends bien là, parce que plus jamais tu ne pourras avoir ce que je viens de te donner...
- Toute suite les menaces... souffla Drago.
- J'ai eu un bon professeur... répliqua Hermione, fière d'elle.

Drago sourit tout en la regardant tel un fauve affamé et Hermione dut à nouveau prendre toutes les forces qu'elle avait récupérées en dormant pour lui résister. Un trente mètres carrés avec lui devenait dur à gérer. Et une petite table de cuisine pour deux personnes d'autant plus. Drago se dépêcha de prendre la main d'Hermione discrètement, cachant presque son hésitation de par quelques mosaïques usées par des griffes acérées. Elle trouva ça très romantique et touchant de sa part et ne put s'empêcher de le regarder avec émotion.

- Continue comme ça et c'est clair que tu arriveras en retard chez Potter... lança Drago tout en finissant de tourner sa cuillère dans sa tasse.
- Je n'ai plus le droit de te regarder? Ca ne semblait pas te déranger hier soir, se moqua t-elle.
- Me cherche pas, Hermione...
- Ouh! J'ai peur!
- Ok, tu l'auras voulu, reprit-il en se levant rapidement de sa chaise, prenant Hermione de force et la plaquant sur son lit. Tu fais moins la maligne là, hein?

Oui, car là, effectivement, Hermione était échec et mat... Bien évidemment, elle fut incapable de lui répondre et de toute manière, il ne lui en laissa pas le temps. Leur frustration, qui s'était installée depuis leur réveil, put enfin s'évacuer mais Hermione sentit un léger pincement au cœur. La façon dont Drago lui faisait l'amour avait un goût d'adieu. Il la serrait fort dans ses bras à presque lui en faire mal. Il était tellement concentré à apprécier chaque mouvement, chaque caresse que ça en devenait déchirant pour elle. L'émotion de chacun n'en fut d'ailleurs que décuplée et très rapidement, Hermione sentit une chaleur, jusqu'alors inconnue, l'envahir. A la fois inquiète et enivrée, elle resserra son étreinte comme prise de vertiges, se raccrochant à ce qu'elle pouvait de réel. Toute conscience et raison s'envola alors, laissant place à la volupté la plus exquise, rejointe très rapidement par celle de son amant. Ni l'un ni l'autre n'osèrent bouger à cet instant, refusant ainsi une brûlante séparation qu'ils savaient pourtant inévitable. Ils essayèrent ensuite de reprendre le contrôle de leur respiration, yeux fermés, peau contre peau, profitant au maximum des derniers moments d'intimité que le destin leur avait accordé. Puis, Drago caressa le visage d'Hermione qui l'obligea à le regarder. Il semblait si différent de l'arrogant Serpentard qu'elle avait connu. Tant d'expression dans de si magnifiques yeux bleus étaient bouleversants pour une femme sensible comme elle. Hermione pouvait imaginer chaque pensée qui pouvait circuler dans la tête de celui qui lui avait fait découvrir l'amour sous ses recoins les plus inavouables. "Reste, n'y va pas, oublie-les, fuyons sans réfléchir au lendemain..." furent suivit d'un léger rictus qui n'avait pas d'autre interprétation qu'un "Drago: 1, Ex en tout genre dont Weasley: 0". Hermione se blottit alors dans les bras de Drago qui l'accueillirent aussi victorieux que délicats. Il ne put se retenir, de ce fait, de soupirer bruyamment ce qu'Hermione partagea.

- Je sais... moi aussi... murmura t-elle. Mais il faut que j'y aille...
- Maudit Potter, il m'emmerdera jusqu'au bout celui-là... plaisanta t-il avec une petite pointe de sérieux finalement.
- Drago... J'ai encore mon sac à faire, une bonne douche à prendre...
- Et si j'ai pas envie de te laisser partir, tu fais quoi?
- Je lâche mon chat! Répondit-elle en rigolant. Et puis, on se voit dimanche soir... Je te donnerais ma réponse...
- Hum... Parce que j'ai pas réussi à te convaincre là? Demanda t-il avec un petit air séducteur.
- Disons que tu te donnes les moyens d'obtenir ce que tu veux... J'ai vraiment besoin d'y voir plus clair Drago... Deux jours... Deux petits jours... Ce n'est pas si long, non?
- C'est pas ta vie à toi qui est en jeu, Hermione... Et j'ai un mauvais pressentiment concernant ton week-end avec Potter et... Weasley...
- Drago... soupira t-elle en ne sachant pas quoi lui répondre d'autre.
- Je crois que cette fois-ci, je vais rentrer... Pour la douche? C'est la gamelle de ton chat, ou je peux espérer une quelconque commodité?
- Etage du dessous, mais je te conseille de vérifier s'il n'y a personne avant d'entrer et de bien verrouiller une fois que tu y es...
- Que dois-je comprendre? S'inquiéta légèrement celui dont le courage n'était pas une des qualités premières.
- Heu... Fais juste ce que je te dis, et tout ira bien... suggéra t-elle légèrement amusée.
- Ok... J'ai même pas envie d'en savoir plus en fait... répondit-il en prenant quelques affaires avant de sortir de la boîte à chaussures comme il nommait son appartement.

Hermione prit quelques minutes avant de se lever de son lit. Elle repensait à ce qu'elle venait de découvrir et sentait encore la sensibilité de son corps à chacun de ses mouvements. C'était si étrange pour elle mais si bon... Il n'y avait plus aucun doute sur l'effet que pouvait lui inspirer le blond qui avait partagé deux fois son lit. Hermione se demandait si elle pourrait maintenant faire l'amour à un homme sans avoir à nouveau cette sensation. Elle posa alors ses deux mains sur son visage comme pour cacher sa pudeur à jamais honteuse d'un tel plaisir charnel. Mais voilà, le temps passait plus vite qu'elle ne l'aurait voulu et Hermione dut accélérer le pas pour ne pas se faire incendier par Harry.

En attendant que la salle de bains se libère, elle prépara son sac avec quelques affaires nécessaires à son week-end chez Harry et Ginny. Elle choisit ensuite sa tenue pour la journée et opta pour quelque chose de simple mais elle mit quand même sa belle robe bien pliée dans son sac pour ne pas être prise au dépourvu si le besoin s'en faisait sentir. Elle y mit également le cadeau pour son filleul ainsi que son précieux journal qui serait vraiment nécessaire après une matinée pareille. Hermione était maintenant prête et attendait le retour de Drago pour aller se rendre présentable dans la salle de bain.

Celui-ci remonta quelques minutes après mais semblait quelque peu contrarié. Curieuse et légèrement inquiète, elle le regarda pleine d'interrogations.

- Hermione, loin de moi de vouloir régenter ta vie, mais tu devrais sérieusement songer à changer d'appartement... et surtout d'immeuble. Celui-ci est vraiment mal fréquenté...
- Boris t'a ennuyé? Demanda Hermione en ne pensant que sa contrariété ne pouvait être autre chose que ça.
- Au moins, il a un prénom aussi ridicule que lui, plaisanta Drago. Il y a vraiment des cas désespérés et irrécupérables en ce monde...
- Qu'est ce qu'il t'a dit?
- Que tu étais à lui et que je ne devais pas m'approcher de toi si je ne voulais pas me retrouver en enfer... affirma Drago avant de rire légèrement.
- Et que lui as-tu répondu? Demanda Hermione.
- Que j'y étais déjà à son contact mais qu'heureusement pour moi, il y avait un paradis à l'étage juste au-dessus... Reprit-il en prenant une Hermione conquise dans ses bras. Je vois que tes affaires sont prêtes... Tu n'as donc pas changé d'avis, soupira Drago.
- Drago Malefoy aurait-il peur? Ironisa t-elle en le défiant du regard.
- Je fais juste attention à mes intérêts, répondit-il avec une pointe d'orgueil vexé ce qui fit sourire Hermione. Je suis sérieux, tu sais... Après cette nuit, maintenant, je n'ai plus aucun doute sur... Enfin, avec le temps, notre mariage ne serait plus vraiment... de raison... Bref, réfléchis bien surtout...
- C'est promis... soupira Hermione tout en se blottissant à nouveau contre lui. Bon courage avec Pansy...
- Oh, t'inquiète... J'ai l'habitude avec elle... reprit-il avant de soupirer à nouveau. Allez, j'y vais...

Drago embrassa doucement et lentement celle qui était sa dernière chance face à une vie avec Pansy Parkinson et s'en alla sous les yeux tremblant de manque d'Hermione. Quelques secondes plus tard, elle ouvrit la cage de son chat, qui ne lui en fut même pas reconnaissant, et descendit prendre à son tour sa douche. A sa grande surprise, il n'y eut aucun Boris en vue. Elle se demanda alors si Drago ne lui avait pas omis le reste de leur petite rencontre. Elle n'en aurait pas été finalement étonnée... Hermione hésita à frapper chez Boris pour s'en assurer mais sa montre n'arrêtait pas sa course folle vers l'heure fatidique qui l'obligea à remontrer rapidement. Elle finit de s'ajuster en resserrant le petit foulard rose autour du coup, cachant ainsi certaines marques laissées par une personne en sursis d'une sévère réprimande de sa part, rabaissa son haut sur le début de sa jupe noir évasée terminant par une dernière retouche coiffure afin de vérifier si ses cheveux ne se seraient domptés en cinq minutes... Forcée de constater que non, elle remit, non sans difficulté, son chat dans sa cage, la saisit avant de prendre également son sac et descendit dans le hall. Une fois qu'elle fut juste dans la rue, elle pensa très fort au domicile de ses amis et après une longue respiration, Hermione transplana.

Arrivant devant une petite maison située sur la côte anglaise, Hermione eut un premier réflexe en respirant profondément l'air marin comme elle le faisait à chaque fois qu'elle se rendait chez Harry et Ginny. Elle comprenait tellement le choix d'Harry dans l'achat de cette maison. Elle offrait un esprit de liberté et d'espace avec un tel paysage de campagne à perte de vue, c'était tout de suite relaxant. Elle fit un petit tour d'horizon histoire d'en apprécier la vue et posa ensuite son sac pour pouvoir frapper à la porte. Seulement, c'était mal connaître son petit bout préféré et surtout sa grande sœur. Juste avant qu'elle ne puisse faire connaître sa présence, la porte s'ouvrit sur une petite brune d'environ trois ans qui lui sauta littéralement dessus.

- Tati Mione! S'écria la petite fille. Papaaaaa, Mamannnn, Tati Mione est là! Reprit-elle tout en redescendant à terre, ce qui permit au petit Andy de prendre sa place.
- Mamione! S'enthousiasma le petit Potter, heureux de voir sa marraine.
- Oh, ça fait du bien de te voir, murmura Hermione en le serrant très fort. Alors comment va ma terreur!
- Très bien! Répondit sa mère, serviette dans ses mains pour se les essuyer. Il m'a déjà fait quelques bêtises ce matin, et tout ce que son père a su faire, c'est rire comme un imbécile, s'indigna faussement Ginny en s'avançant vers son amie. Quinze jours, c'est long sans te voir... Bienvenue Hermione! Entre voyons!
- Merci! Sourit-elle tout en cherchant Harry du regard.
- Tu m'as l'air fatiguée! Tu vas bien? Demanda Ginny.
- Oh, heu... Oui, j'ai juste pas beaucoup dormi cette nuit, répondit Hermione en essayant de cacher sa gêne qui fut heureusement partie quand Harry la prit à son tour dans ses bras. Alors, tu fais la misère à ta pauvre femme? Demanda t-elle en guise de bonjour.
- Pauvre femme? Ginny? On parle bien de la même? Rétorqua t-il en recevant un coup de serviette sur son postérieur. Hééééé! Ca fait mal Gin'! Tu vois, Hermione, le martyr, ici, c'est moi, tu es témoin! Protesta t-il en conduisant Hermione dans leur salon.
- La seul chose dont j'ai vraiment été témoin, Harry c'est de ton mariage avec ton bourreau. Et il me semble que tu étais parfaitement conscient de tes actes ce jour là, se moqua Hermione.
- Merci Hermione! Se félicita Ginny avant de s'approcher de son mari. Solidarité féminine cher monsieur...
- Ouai ouai... Attends que tes frères arrivent toi... Tu feras moins ta fière... se défendit Harry avec un petit sourire provocateur au coin des lèvres.
- J'ai su les mater pendant dix-sept ans, alors il y a longtemps que je n'ai plus peur d'eux, argumenta sa femme alors que les petits arrivaient avec des jouets.
- Mamione? Quoi ça? Demanda le petit Andy en montrant, intrigué, le tissu autour du cou de sa marraine.
- C'est un foulard mon chéri, répondit-elle mal à l'aise tout en pensant à "forcément, c'est ça qu'il choisit..."
- Quoi pour? Reprit-il.
- C'est de la décoration, Andy, ça fait jolie sur une dame, continua Hermione en priant Merlin qu'il n'insiste pas trop.
- A moi! S'écria le petit en essayant de lui prendre. Teplait, Mamione! A moi! A moi!
- Oh regarde ce que je t'ai apporté Andy, changea t-elle vite de sujet avant que les choses ne s'aggrave pour elle en allant chercher le cadeau de son filleul. Bon anniversaire mon chéri. Deux ans ! Tu es un grand garçon maintenant!
- Quoi ça? Demanda t-il sceptique en prenant le paquet.
- Hé bien ouvre! Répondit-elle en espérant que ça lui plairait.
- Bah... protesta t-il en constatant que c'était un livre, totalement déçu, ce qui brisa le cœur de sa marraine sur le coup.
- Mais, regarde, il est très bien, Andy, se justifia t-elle. Il y a plein d'histoires intéressantes que papa ou maman te liront le soir. Tu verras, c'est super!
- Donne, intervint l'aînée des Potter, légèrement jalouse de l'attention que sa tati portait à son frère.
- Hé! A moi! S'indigna Andy qui se mit à courir derrière sa sœur.
- Enfin tranquille! Soupira Harry en s'affalant sur son canapé.
- Dis, tu les as voulus que je sache, protesta Ginny, mains sur les hanches. Et c'est pas moi qui parlais d'un éventuel troisième hier soir, monsieur le râleur!
- On a une invitée, je te rappelle, répondit Harry gêné en regardant une Hermione amusée.
- Désespérant, soupira Ginny en se tournant ensuite vers son amie. Allez viens, Hermione, je vais te conduire à ta chambre...

Ginny lui montra donc le chemin et la précéda jusqu'à l'étage. Sa meilleure amie lui indiqua la chambre d'ami qu'elle avait l'habitude d'avoir quand elle venait chez eux le week-end et y déposa ses affaires après avoir libérer son chat qui prit tout de suite la poudre d'escampette. Hermione se dirigea ensuite vers la fenêtre qui donnait sur la mer et Ginny vint la rejoindre. Après quelques minutes de silence révélateur, l'hôtesse prit enfin la parole, inquiète.

- Toi, ça ne va pas...
- Non, pas trop, avoua Hermione tout en fixant un point à l'horizon.
- Tu veux en parler? Demanda doucement Ginny.
- Disons qu'il y a beaucoup d'évènements dans ma vie depuis quelques temps et qu'ils vont me demander certains choix...
- En bien ou en mal? S'inquiéta son amie.
- Un peu des deux je pense, soupira t-elle. Etre avec vous va me permettre de réfléchir tranquillement... Votre maison a une influence toute particulière sur moi... Je crois que je vais faire une petite promenade après manger... Je vais essayer de faire le tri dans ma tête... soupira Hermione tout en regardant une Ginny soucieuse... Quelque chose ne va pas?
- Hé bien, je ne sais pas si c'est lié mais Ron est souvent venu à la maison ces temps ci. Je n'ai pas eu le droit d'assister à une conversation dite privée entre deux amis mais j'ai surpris... oui, bon, j'ai un peu écouté aux portes, certes et pas la peine de me regarder comme ça Hermione... Enfin bref, ils parlaient de toi. Ron parlait de toi... et de vous... répondit-elle en observant le trouble de son amie. Je sais que tous les deux, c'est assez tendu, mais c'est pas ce que tu voulais? Demanda t-elle en se souvenant d'une conversation pas plus vieille que deux semaines.
- Ginny... balbutia Hermione... Il s'est passé certaines choses dans ma vie durant ces deux semaines... et... heu...
- Tu as rencontré quelqu'un? Demanda t-elle avant d'obtenir une réponse positive de la tête. Oh... Et c'est sérieux?
- Assez...
- Hermione, quoi qu'il se passe et quoi que tu décides, je ne souhaite que ton bonheur. De toute façon, tu resteras toujours la marraine de mes enfants, et tu es comme une sœur pour Harry et moi... Alors que ce soit officiel ou pas... Ca ne changera rien pour nous...
- Merci Ginny, ça fait du bien de te parler... commença à dire Hermione alors qu'un vacarme épouvantable saisissait l'étage de dessous. Les garçons, je suppose... se moqua Hermione.
- Qui d'autre, voyons... répondit Ginny en levant les yeux au ciel. Si mon tapis est massacré, ils vont m'entendre tous autant qu'ils sont!

Quand la famille Weasley débarquait quelque part, personne ne pouvait les rater. Ils avaient leur don tout particulier pour se faire remarquer et c'était même devenu un petit rituel ou une marque de fabrique dont certains d'entre eux se vantaient. Lorsqu'elles arrivèrent dans le salon, Ginny fonça tout de suite sur Fred et George, oubliant même l'inspection du fameux tapis. Sous les rires de tous les garçons et malgré les protestations de Molly Weasley, les jumeaux faisaient valser les deux petits comme des yo-yo avec leurs baguettes. Bien sur, Lizzy et Andy en riaient de bon cœur, mais ce ne fut pas vraiment le cas de Ginny. Sur le seuil de la porte, Hermione assista au mauvais quart d'heure que les deux femmes de cette famille leur firent subir. Harry et Ron, honteux face au peu de responsabilité que Ginny leur énumérait, finirent par s'excuser comme deux enfants. Hermione en rigola, ça lui rappelait tellement quelques scènes du même genre à Poudlard. Fleur et Bill, ayant décidé d'aller vivre en France, les deux petits étaient les seuls petits enfants que Molly et Arthur avait la chance de connaître, et tous les oncles étaient également assez puérils en leur présence. C'était vraiment drôle à voir et même une Hermione rongée par des questions existentielles ne put y résister. Fred s'était décrété essayeur de jouet officiel si bien qu'au moindre cadeau que les petits recevaient, et même leurs propres présents, devaient absolument atterrir dans ses mains avant que les propriétaires puissent jouer avec. George, quant à lui, avait eu le rôle de cobaye et se laissait volontairement manipuler par son jumeau. Ce genre de test finissait par une franche rigolade, ce qui mettait tout de suite de l'ambiance dans la maison des Potter. En quelques minutes, le silence et le recueillement, que celle-ci inspirait à Hermione, avaient laissé place à la chaleur et la convivialité familiale. Dans ces moments là, Hermione donnerait tout pour faire réellement partie de cette famille si attachante. Seulement, elle en était l'unique étrangère, et devant un tel spectacle attendrissant, cela lui provoqua un sévère pincement au cœur.

Puis, telle une révélation, Molly s'aperçut de la présence de Hermione et la rejoignit tout de suite pour la prendre dans ses bras, comme elle le faisait pour sa propre fille. Les jumeaux, virent à leur tour et la firent même décoller du sol à la serrer si fort. Hermione en rigola pendant que Ginny leur hurlait de la laisser respirer. Arthur, quant à lui, resta très réservé dans sa démonstration affective, et laissa très rapidement la place à Ron qui la regardait sans la quitter un instant des yeux depuis quelques minutes. Il s'avança alors vers elle, très hésitant, se demanda encore s'il fallait lui faire la bise, lui serrer la main, lui faire un signe de la main ou juste un vulgaire salut. Seulement, à la voir, il ne put s'empêcher de sourire et c'est instinctivement et presque normalement, qu'il la prit dans ses bras et l'embrassa longuement sur la joue.

- Bonjour, Hermione... lui murmura t-il au creux de l'oreille. C'est bon de te voir...

Ils se regardèrent ensuite sans un seul battement de cils et de nombreux sourires s'enchaînèrent sans un mot. Hermione réalisa que Molly avait raison. Son comportement avait vraiment changé et elle pouvait le remarquer en quelques secondes. Il avait prit une certaine assurance accompagnée d'une relative distance. Il était bien loin du Ron détestable qui passait son temps à lui faire la tête, à l'éviter ou à la voir sous de faux prétextes et à lui reprocher dès qu'il le pouvait sa rupture comme c'était la fin du monde. Hermione n'était pourtant pas dupe de son jeu. Il n'avait toujours pas digéré son refus à sa proposition de mariage devant toute sa famille et elle voyait dans toutes ces tentatives d'approche un moyen maladroit de la récupérer. Mais là, il rayonnait et lui faisait un accueil plus qu'agréable pour l'ancienne Gryffondor. Cela en était presque troublant de le voir agir ainsi.

Heureusement pour eux, les deux petits vinrent rompre le malaise qui s'installait dans la pièce à cause d'eux. Ron fut forcé de suivre Lizzy afin qu'il joue avec elle sur un jeu qu'elle avait inventé le matin même et Andy s'accapara sa marraine jusqu'au repas.

Ginny avait finalement placé Ron à côté d'Hermione mais le comportement de celui-ci ne lui fit pas regretter le choix de sa meilleure amie. Mieux, elle riait aux différentes blagues et anecdotes qu'il pouvait sortir sans avoir à s'inquiéter d'une quelconque arrière pensée de sa part. Les pitreries des jumeaux en rajoutèrent de plus belle et c'est dans un fou rire général que le déjeuner se termina. Ginny missionna alors le parrain et la marraine de son fils pour aller dans la cuisine rapporter le gâteau et les deux anciens Gryffondors s'en firent une joie.

Hermione se proposa de placer les deux bougies et Ron accepta de les allumer. Seulement, lorsque Hermione lui donna la boîte d'allumette qu'elle avait trouvée à côté des bougies dans le tiroir, Ron la regarda avec des yeux interrogateurs.

- Qu'est ce que tu veux que je fasse avec cette boîte? Demanda t-il en la prenant limite pour une folle.
- Ce sont des allumettes Ron... Pour les bougies!
- Et tu m'expliques comment une boîte arrive à produire du feu? Se moqua t-il d'elle tout en saisissant sa baguette.
- Ron... soupira t-elle en rigolant... Regarde, on ouvre la boîte, on sort les petits bâtonnets et on gratte sur le côté... expliqua t-elle tout en s'exécutant. Oh regarde, c'est magique! S'exclama t-elle amusée.
- Si tu veux la jouer à ça, pesta t-il en prenant la boîte des mains d'Hermione. Ca ne doit pas être sorcier à faire, marmonna t-il en craquant sa première allumette suivit d'une bonne dizaine d'autre. Oh mais, ça commence sérieusement à me gonfler ton truc! Pourquoi, toi tu y arrives et pas moi! S'énerva t-il sous les rires d'Hermione.
- Il faut que tu sois un peu moins brusque Ron. Ces choses là sont délicates, déclara t-elle tout en faisant la relation avec une expérience fraîchement renouvelée. Il faut juste bien la manipuler avec ses doigts, et faire un mouvement bref et net, ici, comme ça, montra t-elle en prenant la main de Ron pour le lui expliquer consciencieusement. Il n'y a pas besoin de force, mais tout est dans la maîtrise du geste.

Et la lumière fut! Il n'en fallut pas plus pour amuser un grand enfant. Au lieu d'allumer l'autre bougie avec celle déjà allumée, il s'essaya à nouveau mais seul. Il regarda alors Hermione et prit un air très sérieux.

- Fastoche ton truc! Pouffa t-il en faisant éclater de rire Hermione par la même occasion. Allez, on a une terreur à surprendre. On y va ensemble ou tu veux le tenir le gâteau toi-même?
- Ensemble, Ron... Pour Andy... lui répondit-elle en souriant.
- Ah quelle merveille ce gosse... La meilleure réussite de ma sœur, ça...
- Hum... Et faire du grand et célèbre Harry Potter ton beau-frère, c'est pas une réussite? Ironisa t-elle.
- Depuis le temps qu'elle nous bassinait avec lui...
- Et tu oublies Lizzy! Ajouta Hermione entre deux rires.
- C'est sa mère crachée... C'est là où je plains franchement Harry... Une Ginny c'était déjà l'enfer pour nous, alors deux...
- Oh, Ron! S'indigna faussement Hermione. Tu n'as pas honte!
- Non! Répondit-il très sérieusement... Parfois, je me demande comment il fait... De toute façon, il l'a voulu, alors il assume maintenant parce que c'est pas faute de l'avoir prévenu! Ajouta t-il en écoutant les toussotements bien bruyants provenant de toute évidence de sa sœur. On se fait désirer encore un peu?
- Allez, à trois... lança Hermione.

Ron lança un "nox" et le petit Andy vit arriver deux petites lumières en sa direction, éclairant un gâteau bien copieux. Une fois qu'il les souffla, toute la famille et la marraine applaudirent. Il reçut ensuite le reste de ses cadeaux et Hermione fut estomaquée de voir que Ron lui avait offert un mini balai pour apprendre à voler. Heureusement, Ginny protesta directement derrière l'ouverture du paquet mais Harry défendit son ami en lui promettant d'être toujours avec lui quand il l'utiliserait. Chose qui fut appliquée toute l'après-midi. George et Fred firent valoir leur droit et manquèrent de se rompre le cou au moins deux fois. Hermione eut très peur pour eux mais Ron la rassura en lui racontant qu'ils avaient fait bien pire que ça et que malheureusement, ils étaient toujours là pour continuer leurs conneries. Puis, Harry, Andy et les autres hommes de la famille excepté Arthur qui se déclara trop âgé, décidèrent de faire une petite course sous les yeux apeurés de ces dames. Le jeune Potter coiffa au poteau tous ces héros et vit son premier jour de gloire à l'âge de deux ans. De là où Hermione, Molly, Ginny et Arthur étaient, voir Harry et les autres faire presque du surplace pour permettre au petit roi de gagner, les pliaient tous de rire. Hermione n'en pouvait plus et avait un mal de ventre horrible à force, tout comme les autres finalement. Et ça ne s'arrangea pas du reste de l'après-midi. Les oncles et le père d'Andy s'amusaient comme des petits fous pendant que les femmes plus le grand-père jouaient avec Lizzy. Puis vers sept heures du soir, les trois femmes, accompagnées de l'aide précieuse de Lizzy, se mirent à la cuisine. Arthur avait bien essayé de venir les aider mais Molly lui hurla de quitter la cuisine. Entendant cela, Harry, bien que la cuisine soit autant son milieu que celui de sa femme, fit vite demi-tour en prévenant les autres de ce qui les attendait s'ils y mettaient les pieds. Et leur sagesse fut récompensée par un repas dont Molly avait le secret.

Sans que Ginny n'ait à redistribuer les places à la grande table, Hermione se mit sans faire attention à côté de Ron. La bonne humeur de chacun finit de faire de cette journée une totale réussite. La seule ombre au tableau fut le départ des deux enfants vers vingt heures emportant avec eux la magie de leur âge. Une fois montés, l'ambiance redevint tout de suite plus adulte et la fin de la fête s'annonçait. Molly et Arthur se proposèrent de lancer l'organisation des ustensiles pour faire la vaisselle et les jumeaux partirent juste après. Il ne restait donc plus que Ginny, Harry, Hermione et Ron lorsque les parents les saluèrent à leur tour. Ils s'installèrent dans le salon et discutèrent de choses et d'autres pendant plusieurs heures. Ginny, accompagnée par Harry et Ron, montèrent ensuite à l'étage pour l'accompagner à sa chambre pour qu'il y laisse ses affaires ce qui laissa à Hermione quelques minutes tranquilles avant qu'ils ne reviennent. Elle sortit juste devant leur maison et avança jusqu'à voir les reflets de l'eau se casser sur les rochers.

Elle était tellement bien... Cette après-midi avec les Weasley n'avait rien d'une exception en soi puisqu'elle les voyait très souvent mais avec le retournement de situation de Ron... Elle voyait tout ça sous un nouveau jour. Tout aurait été tellement plus facile si elle avait dit -oui- ce jour là... Elle serait l'une des leurs et non une pièce rapportée... Hermione réalisa ensuite qu'elle en avait totalement oublié Drago alors qu'il lui avait fait l'amour le matin même... Etait-ce un signe? Elle se le demandait avant de sentir quelque chose de chaud et de moelleux alourdir ses épaules frigorifiées.

- Merci... soupira t-elle en sachant très bien qui lui avait posé cette cape. Je vais finir par croire que cette maison est magique... lança Hermione.
- Oui... Moi aussi... répondit-il avant de la regarder, songeuse. Ca n'a pas l'air d'aller... Des problèmes?
- Je ne pense pas que je puisse dire que ce soient des problèmes mais je suis venue avec beaucoup d'interrogations et j'ai l'impression qu'elles sont restées sur le pas de cette porte quand j'y suis entrée. Je me sens comme libérée... reprit-elle en frissonnant.
- Allez viens... proposa Ron en ouvrant l'un de ses bras avant de voir sa réaction surprise. Je veux juste te réchauffer Hermione, s'offusqua t-il. Ah les filles... Toujours à croire qu'on veut leur sauter dessus... Dingue ça!

Hermione en rit mais ne répliqua pas. Elle accepta la chaleur de Ron et se blottit dans ses bras tout en continuant sa contemplation de paysage possible grâce à une pleine lune. Ron reprit la discussion et lui avoua être venu la voir vendredi aux archives. Ses collègues lui avaient indiqué qu'elle avait prit sa matinée ce qui l'avait étonné sur le coup. Hermione bondit à cette révélation et s'indigna tout de suite. Elle rectifia la vérité en lui révélant qu'elle avait changé ses horaires durant une semaine et qu'elle n'avait commencé qu'à treize heures pour finir à vingt -et-une heures. Elle expliqua qu'elle avait été mise sur un dossier délicat et qu'elle devait ainsi faire une permanence sans entrer dans les détails.

- Et moi qui voulais t'inviter manger dans un bon restaurant vendredi soir... ajouta t-il alors qu'Hermione rougissait sur ce qu'elle avait fait la soirée en question. J'avais quelque chose à te dire de précis et je voulais le faire sans que ma famille ne m'espionne... murmura t-il en regardant par-dessus son épaule une Ginny bien indiscrète.
- Si c'est pour Emma... Je suis au courant... affirma Hermione.
- Au courant? De tout? Demanda t-il inquiet.
- Hé bien, tout je ne sais pas, mais d'après Ginny, tu aurais rompu et assez rapidement...
- Ah... Heu, oui... C'est vrai... soupira t-il avec une pointe de soulagement que sa sœur n'ait pas su davantage.
- Je n'avais pas vraiment l'impression que ça n'allait pas entre vous... Vous sembliez si... heureux, ensemble...
- C'était le cas...
- Alors pourquoi? Demanda t-elle avec hésitation, légèrement apeurée de sa réponse à venir.
- Elle avait envie que notre relation devienne plus sérieuse et officielle... Seulement, je ne m'imaginais pas dans l'avenir avec elle... Ca fait plusieurs semaines que je m'en suis aperçu et que j'essaye de t'en parler.
- A moi? S'étonna t-elle. Tu voulais dire à elle, non?
- Non, c'était bien à toi que je voulais en parler. Mais, tu connais ma facilité à parler, surtout à propos de choses comme celles-là... en plus de ma légendaire maladresse... Bref, soupira t-il, je sais que je ne suis pas parfait mais il y a une chose dont tu peux être sûre Hermione, il n'y a personne qui pourra te rendre plus heureuse que moi... J'ai préféré arrêter avec Emma sachant que ça me mènerait nullement part puisque c'était avec toi que je voulais être.
- Ron... murmura t-elle estomaquée de ce qu'elle était en train d'entendre.
- Je sais que je m'y suis mal prit au mariage de Ginny et de Harry, mais ça fait quatre ans maintenant... quatre longues années que j'espère que tu reviennes vers moi... en vain. Je m'attendais tellement à un -oui- que ta réponse m'a fait vraiment mal sur le coup. Tout était inscrit dans une logique pour moi, notre couple faisait partie de la normalité après ce qu'on avait vécu et même si je ne t'en parlais pas, je m'imaginais parfaitement, dans quelques années, fonder une famille avec toi, notre famille à nous Hermione. Les choses devaient juste prendre leur temps et arriver suivant les occasions de la vie. Mon erreur a été de croire que tu n'exigeais pas plus...
- Ron... je... soupira t-elle à nouveau.
- Non, laisse moi finir. Déjà qu'il m'a fallu pas mal de courage aujourd'hui pour t'avouer tout ça d'une traite... Et pourtant, il y a longtemps que j'aurais dû le faire... Tout comme te dire ces quelques mots que tu as toujours attendu sans les réclamer... Il y a eu tellement de non-dit entre nous Hermione... Et j'ai envie que ça cesse... ce soir... là... maintenant... reprit-il avant de prendre sa respiration et se retourner afin d'être en face d'elle. Hermione, je t'aime... Je suis amoureux de toi et ça depuis nos premières années à Poudlard. Je sais que je te mérite pas après tout ce que je t'ai fait subir mais voilà, je ne conçois pas autre chose qu'un Ron et Hermione, un toi et moi, un nous définitif... Hermione, je sais que c'est assez soudain mais je ne veux plus attendre davantage. Alors voilà, Hermione, tu ferais de moi l'homme le plus heureux du monde si tu acceptais de devenir ma femme...

------- Mot de l'auteur -------

Je sais, je sais, je suis cruelle... Mais bon, j'ai essayé de vous expliquer le dilemme d'Hermione ... Alors Ron ou Drago? Réponse au prochain chapitre... Soit la semaine prochaine. Je vais essayer de vous mettre un chapitre tous les lundi soir (mais pas le prochain hein... celui d'après...lol). Bisous à tous et merci pour votre présence :o)