Cher journal,

Demain, je me marie…

C'est si étrange que j'ai vraiment du mal à le gérer. Cette échéance me paraissait si loin jusque-là et la voilà si près… En même temps, je me dis qu'il peut se passer encore tellement de choses en un peu plus de vingt-quatre heures…

Quand on y pense, ma vie a tellement changé en quelques semaines. J'ai pourtant l'impression que ça fait un siècle que Drago et moi sommes fiancés… C'est marrant comme certaines choses peuvent paraître si évidentes et si facile au point d'avoir la force de déplacer des montagnes alors qu'avec la mauvaise personne, elles semblent si difficile d'accès.

Avec Ron, la situation était tellement différente… Je l'aimais et, ça, je n'en doute pas. Je pense même que je l'aimerai toujours d'une certaine façon mais j'aimais aussi tout ce qu'il y avait autour : sa famille, notre histoire, le côté happy end, la facilité… Alors qu'avec Drago, je l'épouse lui et je vais devoir supporter tout ce que ça implique. Quand je vois ce que ça donne entre nos mères, je sens que les repas de famille risquent d'être fortement houleux. Mais bon, si ça me permet d'avoir une deuxième partie de soirée comme celle d'hier soir, je ferai avec… :op

Drago Malefoy va devenir mon mari et si une petite voix me l'avait dit dix ans plus tôt, j'aurais crié au scandale, Ron aurait explosé de rire, Ginny m'aurait demandé ce que j'avais mangé la veille et Harry m'aurait regardé avec cette expression à mi-chemin des deux. Et pourtant, c'est bel et bien ce qui va se passer et ça, rien ni personne ne pourra l'en empêcher… Enfin, j'espère…

Si près du but, il s'en faut à présent de peu pour que tout bascule à nouveau et j'ai le sentiment que Drago est dans le même état d'esprit que moi. Il semble si nerveux depuis ce matin. Déjà qu'hier soir, avec nos mères, il en a presque perdu son calme mais là, il est à prendre vraiment avec des pincettes. C'est probablement logique à ce stade de la préparation. Mais il est plus courant que ça soit la mariée qui stresse à mort or là, je me sens plutôt zen en fait. Drago stresse pour deux. Quelle générosité… Sujet que je vais probablement éviter pour esquiver quelques balles perdues…

Moi, je crois qu'on peut dire que ça va. Comme je n'ai pas organisé le mariage, j'imagine que ça aide. Narcissa a probablement dû mal dormir contrairement à moi. Et puis, je pense que mon alliance avec Mrs Robinson est une bonne chose. Il ne me reste plus qu'à « subir » cette dernière journée de célibataire et demain, bah demain, oui, je me marie…

Cher journal, est-ce que j'aurais vraiment le temps demain matin de t'accorder quelques lignes ? J'en doute en fait. Alors, la prochaine fois que je coucherai quelques mots dans ce lieu si intime que tu gardes précieusement, je serai une autre femme. Alors, Hermione Granger te dit au revoir et, si tu es sage, je te présenterai cette nouvelle moi très rapidement (après une lune de miel sans toi si tu ne veux pas te retrouver au fond de l'océan car je ne doute pas que Drago en profiterait si je le tentais en t'amenant dans mes valises).

Ah oui, je pense pouvoir maintenant te donner un nom : Victoire. Car tu auras été témoin de ma plus belle victoire : celle d'avoir su me dépasser au plus loin possible d'un « moi » intérieur torturé.

Alors, merci Victoire, merci sincèrement de l'aide et le soutien que tu m'as toujours apporté.

Ton amie,
Hermione Granger.

Hermione ferma son journal en soupirant. Ca lui faisait tout bizarre de se dire que c'était la dernière fois qu'elle l'utilisait en tant que Granger. Une part d'elle se demandait même si par la suite, elle en aurait réellement besoin mais ça, c'était une question qui n'aurait pas tout de suite de réponse. Néanmoins, le regard croisé de Drago à ce moment-là lui laissa présager la fin d'une habitude pourtant bien pratique. A l'occasion peut-être, quand sa future belle-mère lui ferait friser la crise de nerf…

- Alors, tu as prévu quoi aujourd'hui ? Demanda Drago tout en finissant son café debout contre le comptoir de la cuisine.
- Pour le moment, je dois juste aller récupérer les tenues à la boutique, trouver un coussin pour mettre les alliances et faire les valises. Et toi ?
- Quelques derniers rendez-vous professionnel et un point au bureau pour préparer mon absence de la semaine prochaine. Ma mère voudra probablement nous voir ce soir…
- Ok, soupira-t-elle. Vivement demain soir, ajouta-t-elle ensuite avant de le rejoindre et poser sa tête sur son torse. Toute cette tension est vraiment fatiguante…
- Je ne suis pas convaincu que ça soit vraiment mieux après mais, au moins, on aura une petite marge de manœuvre.
- Et on sera deux pour y faire face, reprit-elle en le regardant fixement. Ensemble…
- Oui, soupira Drago avant de l'embrasser.
- C'est quoi ce bruit ? Demanda alors subitement Hermione, déconcentrée.
- Je ne sais pas et on s'en fout, déclara Drago avant de l'embrasser à nouveau.
- On dirait un rat, non ? Continua-t-elle à exaspérer Drago.
- Un rat avec une grosse queue poilue, soupira-t-il en lui montrant une boîte de viennoiseries sur le comptoir qui bougeait sensiblement avec un indice expliquant le phénomène. Tu as nourri ton chat ce matin ?
- Mais oui ! Pattenrond ! Ce n'est pas bien ! S'écria-t-elle alors en ouvrant la boîte et découvrant l'animal qui la fixait comme s'il lui disait « Ce n'est pas moi, promis ». Le vol, c'est mal ! Vilain chat ! Ajouta-t-elle avant de faire fuir l'animal pris sur le fait.
- Il n'y a pas un jour où il ne fait pas de conneries, constata-t-il avec reproche. Après lui, plus de chat ! Compris ?
- Je n'en achèterai plus, je te le promets, répondit-elle en se disant qu'un chaton égaré ne rentrerait donc pas dans cette catégorie…
- Et, quel âge a-t-il ?
- Treize ans.
- Ouais, ça sera plus très long alors, conclut-il en évitant de croiser le regard noir d'Hermione à ce moment-là. Bon, j'y vais. A tout à l'heure.
- On se voit à midi ?
- Oui, répondit-il avant de quitter l'appartement.

Hermione rangea les affaires du petit déjeuner et jeta la boîte ne contenant plus que la moitié d'un beignet. Son chat exigea ensuite qu'elle lui ouvre la porte fenêtre donnant sur l'extérieur et Hermione murmura autant pour lui que pour elle qu'il faudrait qu'il en profite bien parce qu'il partirait ensuite une semaine chez ses parents qui étaient nettement plus stricts avec les animaux domestiques qu'elle. Pattenrond lui faisait d'ailleurs la tête accompagné de représailles pendant au moins plusieurs jours à chaque fois qu'elle avait eu recours à ce mode de garde.

Elle se rendit ensuite dans la salle de bain pour se préparer et constata avec soulagement que ses jambes avaient enfin repris une couleur normale. Elle décida ensuite de laver ses nouveaux sous-vêtements pour éviter tout problème éventuel d'allergie et aida le séchage pour éviter de devoir les exposer à d'éventuels curieux de dernières minutes. Elle les mit ensuite dans un sac et termina de s'habiller. De bonne humeur, Hermione quitta à son tour l'appartement pour commencer cette dernière journée de célibataire.

Sur le chemin de Traverse, l'animation était totalement habituelle. Elle remarqua néanmoins à nouveau les jumeaux Weasley sur leur petite estrade de fortune criant à qui voulait l'entendre que c'était le dernier moment pour parier sur son mariage. George la remarqua et lui fit même un petit clin d'œil sans pour autant vendre sa présence à l'auditoire. Hermione en rit puis continua sa route. Une bonne demi-heure plus tard, elle passait la porte de la boutique et la vendeuse l'accueillit avec un grand sourire.

- Allez, plus que vingt-quatre heures et c'est fini !
- Les plus longues de ma vie probablement, soupira Hermione.
- Vous verrez, ça passe plus vite qu'on ne le croit et vous serez vite soulagée.
- Si vous le dites, sourit Hermione sans trop y croire.
- Alors, voilà déjà les deux tenues pour les enfants, déclara-t-elle en les posant sur une chaise, et celle de votre première dame d'honneur. Pour la seconde, j'ai fait encore quelques ajustements au niveau de la longueur et de la poitrine. Votre amie semble un peu pudique et j'ai préféré rajouter une petite marge sur le buste. Est-ce que ça vous va ?
- Oui, c'est parfait, sourit-elle en imaginant le soulagement de Luna à ne pas trop en montrer.
- Vous lui avez pris les sous-vêtements adéquats ? S'inquiéta tout de même la vendeuse.
- Oui, mais c'est vrai que mon amie est plutôt « nature », vous voyez, alors le dictat de la mode et les coutumes de séduction ne sont pas trop son truc.
- Là, pourtant, il faudra qu'elle s'y plie un minimum…
- Mon amie Ginny y veillera probablement, oui.
- Je n'en doute pas un instant, rit-elle alors avant d'aller chercher sa propre robe et ses accessoires. Voilà pour vous. Attention toutefois de ne pas froisser le voile et la traine. S'il faut, passé un léger coup de fer, à un point et pas trois surtout.
- Entendu.
- Et si vous pouvez, posez-là sur le dessus d'une porte pour qu'elle soit entière le plus longtemps possible. Le moindre pli permanent casserait tout son charme.
- D'accord.
- Oh, et oui, pour l'enfiler, demandez-bien à ce qu'on ne tire pas du bas vers le haut mais bien l'inverse. Les coutures ne supporteraient ni la pression ni le poids du reste de la robe.
- Très bien.
- Voilà, je pense vous avoir tout dit à présent. Dans ce sac, vous avez les chaussures, le jupon, les accessoires et l'étole. N'oubliez pas de mettre vos chaussures ce soir pour les assouplir et faites bien votre coiffure et maquillage avant de mettre votre robe.
- Autre recommandation, s'amusa à demander Hermione.
- Oui, amusez-vous !

Ça, c'était franchement compromis. Ce mariage était vraiment tout sauf une source d'amusement possible. S'ils arrivaient à aller jusqu'à la fin de journée sans avoir trop de remarques désobligeantes, ça serait déjà un miracle. Son unique satisfaction serait au moment même de la cérémonie avec un « oui » ferme et définitif de Drago. Autrement, tout ne serait probablement que stress, diplomatie et politique.

Encombrée par toutes ses robes et sacs, Hermione décida d'aller les amener chez ses parents plutôt qu'à son appartement. De toute façon, elle se préparerait demain chez eux donc, autant éviter un aller-retour inutile ce soir. Comme d'habitude, elle ne frappa pas à la porte d'entrée et entra. De toute façon, avec tout le bruit qu'elle faisait avec ses affaires, ses parents ne pouvaient absolument pas ignorer sa présence.

- De l'aide ! Hurla-t-elle quand même quand elle commença à monter quelques marches de l'escalier.
- Attends, voilà, intervint enfin sa mère du haut du premier étage. Eh bien, tu es drôlement chargée !
- Ah qui le dis-tu, se moqua Hermione avant de donner la moitié à sa mère.

Hermione entra dans son ancienne chambre avec une certaine nostalgie. Une petite voix au fond d'elle lui murmura alors qu'elle aurait encore bien d'autres moments comme celui-ci jusqu'à demain. Elle plaça sa robe comme promis derrière sa porte d'entrée et disposa les autres housses sur l'une des portes de son ancienne armoire.

- Je ne me suis jamais résolue à changer ta chambre en bureau, soupira sa mère avant de s'assoir sur le lit de sa fille. Pour moi, c'est comme si c'était hier que tu dormais encore dedans, ajouta-t-elle en caressant l'oreiller. Ça me fait tout drôle de savoir que demain…
- Je serai toujours ta fille, assura Hermione en s'asseyant à côté d'elle. Ça ne changera jamais !
- Peut-être mais tu seras aussi sa femme et … sa belle-fille… Hermione, franchement, tu es sûre que Drago soit le bon ? Ron ne te manque pas juste un petit peu ?
- Ron ou Molly ? Demanda alors Hermione en suspectant le réel problème.
- Les deux, répondit honnêtement sa mère.
- Bizarrement, non, soupira Hermione. Oh, c'est sûr que je n'aurai jamais les mêmes rapports avec la mère de Drago qu'avec Molly mais elle n'est finalement pas aussi terrifiante qu'elle laisse paraître.
- Tu dois vraiment être amoureuse de ce Drago pour dire ça, se moqua sa mère.
- J'ai juste eu l'occasion de la voir dans différentes situations. Tout n'est pas aussi simple qu'il n'y parait. Et d'ailleurs, comment ça s'est fini hier soir ?
- Oh très vite, elle a quitté la maison juste derrière vous en jurant que les moldus étaient tous les mêmes et tous dotés d'une mauvaise éducation. J'avoue que c'est là que je regrette de ne pas être une sorcière moi-même, je lui aurai claqué quelques rides bien placées juste pour me soulager, déclara sa mère avant de provoquer un fou rire entre sa fille et elle.
- Tu sais, le simple fait que je mette la main sur son fils vaudra bien toutes les frustrations qu'on pourra avoir. Elle était tellement persuadée que Drago se lierait avec une noble comme lui qu'une simple née moldu comme moi est difficile à digérer.
- Alors, écoute-moi bien, ma fille. Drago sera l'homme le plus chanceux de la terre parce que tu n'es pas n'importe quelle fille, Hermione, tu as prouvé à tous que tu avais ta place parmi eux. Tu as fait bien plus que dix d'entre eux réunis. Et je suis persuadée que même le dragon qui te servira de belle-mère s'en rendra compte un jour. Alors, marie-toi la tête haute, parce que tu mérites ce que tu as !

Et voilà à quoi sert une maman… Dans les pires moments de doutes, elles sont et resteront toujours là d'une manière ou d'une autre pour vous prouver que vous êtes la sixième merveille du monde. Il n'y avait pas de mots pour répondre à ça. Hermione prit simplement sa mère dans ses bras et resta ainsi un bon moment. Elles prirent ensuite un chocolat chaud ensemble et elle lui montra les photos de son propre mariage avec son père. Merlin qu'ils étaient ridicules entre leurs tenues d'époque, les coiffures et la façon dont ils se positionnaient pour immortaliser l'instant. Elle avait limite du mal à les reconnaître par rapport aux personnes qu'ils étaient à présent. Hermione se demanda alors à quoi elle ressemblerait dans une trentaine d'années à son tour et le résultat n'était pas très réjouissant. Puis, les photos suivantes montrèrent une toute petite fille à peine née dans les bras de sa mère et celle-ci prit alors l'enfant devenu adulte dans ses bras. La minute suivante, il y eut de quoi faire grimper les actions de Kleenex tellement les deux femmes en utilisèrent. Etait-ce une manière de couper le fameux cordon que son père demandait à chaque fois que sa mère couvait un peu trop Hermione ? Probablement mais tout ne pouvait se résumer à ça et, parfois, les mots ne pouvaient pas suffire à exprimer tout ce qu'une mère et sa fille avaient sur le cœur. Un regard, un geste, un tendre baiser, le tout peut-être, une autre magie intime entre deux êtres liés par le sang, allez savoir, mais elles se comprenaient comme deux individus en parfaite symbiose.

Puis vint le temps d'un premier au revoir. Hermione devait rentrer préparer sa valise pour sa lune de miel. Les caraïbes étaient une destination de rêve et Hermione se doutait bien qu'il y ferait très chaud. Maillot de bain, (un ou deux ? Deux…) t-shirts et jupes, check ! Crème anti moustiques, crème solaire, chapeau, check ! Un livre pour la plage, non deux, allez trois, check ! Sous-vêtements corrects, déo, parfum, trousse de nécessité minimum, maquillage, check ! Question existentielle de périodicité, ouf, c'est bon, pas besoin de check ! Pyjama ? Nuisette ? Rien ? Bon une nuisette, check ! Un doigt sur la bouche, Hermione réfléchit ensuite à ce dont elle pourrait avoir besoin. Drago avait clairement prévenu qu'ils ne sortiraient pas des masses mais il avait aussi accepté de visiter un peu. Appareil photo ! Ouf, check ! Puis, elle se laissa tenter par le côté raisonnable de sa personnalité et décida de prendre quelques pulls et un gilet pour le soir s'ils venaient à aller se promener et profiter de la vue.

- Tu plaisantes, j'espère, intervint alors une voix qui la fit sursauter en plus de lui causer une arythmie cardiaque. Enlève-moi ça tout de suite ! Exigea Drago avant de le faire lui-même. Tu es vraiment incroyable ! C'est un voyage de noces, pas une retraite spirituelle !
- Mais s'il y a du vent ? Justifia Hermione.
- Eh bien, ça nous donnera une raison de plus pour rester à l'hôtel pour se réchauffer ! Répondit-il avant de s'assoir sur le lit, las.
- Ca ne va pas ? Demanda-t-elle alors.
- Tout va bien, répondit-il sans pour autant la convaincre.
- Pourquoi es-tu revenu à l'appartement ? On ne devait se voir que ce midi, souligna Hermione avant de le rejoindre sur le lit.
- Tu savais que les paris sont montés à deux contre un que tu ne viendras même pas demain ? L'option « s'enfuir avec Ron Weasley » est sur toutes les lèvres comme si c'était une fin aussi romantique qu'attendue. Heureusement d'ailleurs que j'ai vu un maillot de bain dans ta valise sinon j'aurais presque imaginé que tu… tu partais…
- Celui de nous deux qui a tendance à fuir les mariages, c'est toi que je sache. Je t'ai arraché à celui que Pansy te réservait, alors peut-être que tu traînes à nouveau dans les couloirs des archives du ministère en quête de porte de sortie à notre histoire, y répondit-elle en refusant d'y croire vraiment.
- Vu la clairvoyance de tes ex-collègues, autant dire que je n'ai aucune chance, se moqua-t-il avant de la prendre dans ses bras. Et c'est toi que je veux…
- Ca tombe bien, c'est réciproque ! Sourit-elle avant de l'embrasser.

On parle toujours des cinq à sept mais les dix à onze étaient tout aussi appréciable sauf quand une dizaine d'hiboux hululent au balcon avec une missive visiblement plus importante qu'un câlin passionné. Coupé dans son élan, Drago exigea qu'elle reste au lit sans bouger jusqu'à ce qu'il revienne. Des ordres étaient des ordres ! Il y avait parfois du bon au machisme ! Seulement, lorsqu'il revint enfin, Hermione comprit à sa tête qu'ils devraient quand même reporter la fin de leur « bataille militaire » à plus tard. Le ministère voulait les voir, maintenant, tout de suite… Certains ordres étaient réellement plus appréciables que d'autres.

Comme l'avait précisément bien compris Hermione plut tôt dans la journée, ce mariage était plus une affaire d'état qu'une histoire de cœur. Le ministère prit alors soin de leur rappeler le message à faire passer le lendemain. Le ministre lui-même y allant, un certain protocole serait à respecter. Photo avec lui, mains serrées, discours de félicitations déjà écrits, rien n'était laissé au hasard et encore moins à l'émotion. Il demanda également un point sur l'organisation et regretta vivement que Narcissa soit initiatrice de tout ou presque. Même s'il s'y attendait, il avait visiblement espéré voir Hermione prendre part plus activement à la préparation de ce mariage. Il regarda Hermione avec reproche et Drago s'empressa de rappeler le peu de temps qui leur était accordé pour tout mettre en place. Il expliqua aussi chaque point « moldus » qu'Hermione avait rajouté et le ministre en fut satisfait. Hermione regarda alors Drago avec un regard très explicite : tu es bon pour un bonus dès notre retour à l'appartement…

Mais, avant qu'ils puissent quitter le bureau, le ministre les retint encore un instant. Il sortit alors un dossier d'un coffre derrière un tableau et le posa sur le bureau. Doucement, il le poussa vers Drago et, très vite, Hermione vit un nom sur la couverture du dossier : .

- C'était ma part du marché. Alors la voici.
- Une ouverture de commission d'enquête ? S'étonna Drago.
- C'est le mieux que je puisse faire. L'ouverture d'un procès aurait été mal venue et trop directe. Il faut savoir être beaucoup plus subtile en politique. Et comme vous aurez accès aux archives secrètes, je ne doute pas que vous aiderez au mieux la commission dans son travail.
- Il aura également mon aide, intervint Hermione en regardant Drago du coin de l'œil.
- Il est vrai que vous vous y connaissez en archive, se moqua légèrement le ministre.
- Elle est surtout beaucoup plus patiente que moi, menaça Drago à demi-mot.

Midi sonnant, le retour à l'appartement n'était plus d'actualité, surtout vu l'humeur de Drago à ce moment-là. S'être fait avoir aussi facilement par le ministre lui-même ne lui avait pas plus du tout. Hermione lui prit alors la main et lui offrit son plus sincère sourire. Heureusement, pour cette fois-ci, il n'en fallut pas plus pour le calmer temporairement. Ils se rendirent alors au restaurant et, à peine arrivés, le regard des autres clients se tourna directement vers eux. Hermione serra davantage la main de Drago et le suivit en essayant de ne pas faire attention à toutes les messes basses qui devaient sans nul doute commenter leur prochaine union.

- Alors les tourtereaux, bientôt le grand jour ? Demanda Seamus.
- Heureusement, répondit Drago.
- Et malheureusement pour moi, avoua-t-il à la surprise de ses deux clients. Depuis que vous êtes fiancés, le bruit que vous venez souvent manger ici le midi m'a ramené une nouvelle clientèle et elle risque de ne pas revenir quand le suspens sera terminé.
- Désolé, Seamus, sourit Drago. Ton affaire s'en remettra ?
- Oui, tant qu'Hermione ne sera pas un grand chef qui te fera rentrer le midi au lieu de venir manger équilibré chez moi.
- Hé, je sais aussi faire autre chose que des pâtes ! Se vexa Hermione.
- Laisse-moi croire encore à l'illusion que je ne vais pas perdre mon meilleur client, tu veux ? Demanda-t-il en faisant un clin d'œil.

Seamus ne lui laissa pas le temps de répondre à ça et, très vite, une serveuse arriva pour prendre la commande. Au début du repas, l'un comme l'autre ne sembla vouloir prendre la parole mais, très vite, Hermione se sentit le besoin de revenir sur le projet de Drago à propos de Rogue. Il lui expliqua alors la promesse faite à sa mère juste avant la guerre et l'influence qu'il avait finalement eu sur lui. Drago n'avait plus son père comme modèle depuis des années et c'est ce qui expliquait peut-être les changements qu'Hermione avait pu remarquer dans sa personnalité et l'empreinte de Rogue flottait finalement assez bien au-dessus de lui. Hermione, elle, n'était pas persuadée que Rogue soit tout blanc dans cette histoire. Elle avait fini par comprendre, tout comme Harry, qu'il était si imbriqué dans des plans et contre plans que les limites de sa loyauté dans un camp ou un autre n'étaient pas aussi claires que beaucoup de gens pensait. De là à l'innocenter totalement, Hermione avait des doutes mais Drago semblait tellement convaincu de l'injustice qu'il avait subi qu'elle se laissa une porte de sortie pour un doute. Après tout, les archives et sa propre expérience lui permettraient d'y voir plus clair. Et quand elle s'imaginea raconter tout ça à Harry, Hermione devina la partie de plaisir de manière très ironique…

Drago retourna au bureau après avoir passé un bon cinq minutes à marquer son territoire sur les lèvres d'Hermione. Etait-il vraiment possible d'être sensible à ce point des lèvres ? La frustration de ne pas avoir terminé l'en-cas du matin devait avoir joué dans ce doux mélange de passion et possession. De quoi avoir encore de l'appétit…

Bref, Hermione soupira pour reprendre le contrôle de ses hormones et partit à nouveau en direction du la rue marchande afin de se rendre dans la boutique de Taffetas and Co où elle trouverait sans nul doute son fameux coussin d'alliances.

Elle entra dans la boutique qui sentait la mort autant que la naphtaline et commença à chercher ce dont elle avait besoin. Cachée dans le rayon du fond, elle écouta les autres clientes, toutes probablement assez âgées pour avoir des petits-enfants, si c'est pas plus, et sourit à tous ces petits commentaires de vieilles femmes vivant à travers de vieux souvenirs de leur jeunesse. Chaque détail des objets vendus dans cette boutique avait le don de raviver un moment bien précis où leurs maris et enfants étaient associés. Un autre indice lui permit de penser qu'il s'agissait d'ancienne Gryffondor et, quand l'une d'elles demanda à une autre si sa petite fille disait vrai sur la réputation de don juan d'Harry Potter, Hermione faillit exploser de rire, en se rappelant elle surtout comment il avait juste galéré pour obtenir une seule attention de Cho en quatrième année.

- Le jeune Potter était plus doué pour s'attirer des ennuis que des filles, je vous assure, répondit la vieille femme dont la voix rappelait un vague souvenir qui devint plus consistant à force de l'écouter. Des trois, c'est bel et bien Miss Granger qui a été la plus douée, comme sur beaucoup d'autres points d'ailleurs.
- Ce qui explique peut-être qu'elle ait mis la main sur le jeune Malefoy. J'ai connu son grand-père et lui vivant, il n'aurait jamais autorisé un tel mariage.
- Les choses changent, soupira une troisième.
-Si vous voulez mon avis, c'est M. Malefoy qui a surtout de la chance d'avoir réussi à séduire Hermione Granger. Elle est peut-être née de parents moldus, mais je n'ai jamais vu une sorcière aussi douée dès la première année. Elle est toujours restée dans l'ombre de Potter mais sans elle, ni lui ni Weasley n'aurait pu tenir une journée sans se retrouver dans une situation humiliante ou dangereuse.
- C'est étonnant qu'on n'ait pas entendu plus parlé d'elle, souligna la deuxième.
- Miss Granger n'est pas du genre à se mettre en avant et l'égoïsme ne fait pas partie de ses défauts, ajouta celle qui semblait bien la connaître.
- Je me demande bien comment ces deux-là peuvent s'accorder. Lui est si distant et fier alors qu'elle est généreuse et modeste, reprit la première.
- Le jeune Malefoy était un garçon trop gâté mais la guerre enlève certains privilèges et l'innocence. Elle a tendance à faire ressortir ce qu'il y a de pire ou de meilleur chez certaines personnes. L'influence de Narcissa a probablement aidé à ce qu'il retrouve une certaine éthique face à la volonté de son père et de Voldemort.
- Cette famille a surtout le don de se sortir toujours de situations compromettantes. Le ministère a été bien indulgent envers eux si vous voulez mon avis.
- Albus a toujours pensé qu'il y avait un bon fond chez Drago Malefoy et Narcissa a toujours agit en tant que mère. Lucius Malefoy lui, c'est une autre histoire, soupira-t-elle. Et puis il faut savoir aller de l'avant et laisser le passé derrière, mesdames, ce mariage est une bonne chose et je suis persuadée que Miss Granger sait ce qu'elle fait.
- Je veux bien te croire, Minerva, accepta la troisième. Bon, je vais aller voir auprès de notre chère propriétaire s'il n'y a pas de tissu de meilleure qualité caché sous son comptoir.
- Je viens avec toi, je dois commander de la dentelle, reprit la première.

Sentant l'occasion, Hermione sortit alors de sa cachette et s'avança dans le rayon juste devant. Oui, c'était bien elle, son ancien professeur de métamorphose. Certes, elle avait pris une petite dizaine d'années depuis qu'elle l'avait vue mais le regard doux face à cette petite voix de crécelle était toujours là.

- Professeur ? Professeur McGonagall ?
- Oh non de non, vous m'avez fait peur Miss Granger. Oh et permettez-moi d'ajouter qu'il est fort mal poli d'écouter les conversations de vieilles dames.
- Je n'ai pas pu m'en empêcher, sourit légèrement la coupable. Je suis vraiment ravie de vous revoir. Ca fait tellement longtemps…
- En réalité, pas tant que ça, je vous ai croisée pas plus tard que lundi dernier dans la rue. Mais je ne pense pas que vous m'ayez reconnue.
- En effet, s'excusa-t-elle. Et merci encore pour… Enfin pour la confiance que vous me donnez. Cela me touche beaucoup.
- Si vous voulez vraiment me remercier jeune fille, alors faites-moi le plaisir de ne pas gâcher votre talent là où vous n'avez pas votre place.
- Pour tout vous dire, je suis actuellement sans emploi, soupira Hermione. Avec le mariage, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de me poser la question sur mes activités futures, même si j'ai éventuellement une petite idée d'occupation. Une chose à la fois, je présume.
- Oui, cela est plus raisonnable, en effet. Néanmoins, si vous ne trouvez pas mieux d'ici là, j'avoue que j'ai toujours vu en vous un désir assez aigu de justice. Une personne aussi morale que vous ne serait pas de trop dans notre ministère surtout si c'est pour défendre les plus indéfendables. Vous avez visiblement un don pour les aimer les causes perdues au départ, se moqua légèrement son ancien professeur.

Hermione resta bouche bée. Minerva avait toujours eu le don de voir l'invisible en beaucoup de monde mais là, elle avait appuyé peut-être là où plus personne n'y aurait trouvé grand-chose. Pensive, Hermione resta ainsi plusieurs minutes avant que Minerva ne lui demande si le coussin pouvait laisser penser à une future naissance. Hermione réagit alors aussitôt pour couper court tout de suite à ce qui aurait pu être la rumeur de l'année vu les oreilles indiscrètes trainant dans ce type de boutique. Elle expliqua alors son utilité et, quand les deux autres vieilles femmes revinrent, Hermione les vit toutes s'animer d'une petite étincelle. Une fois le coussin payé, les trois femmes exercèrent alors toutes leur habileté à le décorer avec un motif central au point de croix mêlant un serpent et un gryffon. Le résultat dans les tons blanc avec une pointe sablée fut tout à fait réussi. Hermione remercia alors les trois anciennes et prit congé.

En rentrant à l'appartement, Hermione fut surprise de voir de nombreux paquets obstruants le balcon. En approchant, elle entendit d'ailleurs la complainte de son chat qui devait être probablement coincé sous cette montagne de colis. Elle ouvrit alors la porte fenêtre et commença à enlever un par un ce qui ressemblait étrangement à des cadeaux déposés par des hiboux. Hermione se douta de la finalité mais se méfia aussi de ce qu'ils pourraient contenir. Valait mieux voir cela avec Drago à son retour. Et puis, d'un seul coup, elle vit une bombe sauté sur un mètre de hauteur avant de redescendre aussi sec tout en feulant bruyamment. Hermione observa alors son chat, les poils dressés à la verticale, et qui n'était franchement pas à son avantage, sautillant à chaque pas pour être sûr de ne pas être attaqué par derrière. Il semblait totalement traumatisé. Prise de pitié, elle tenta de l'approcher mais Pattenrond se mit dans une telle colère qu'il était limite suicidaire d'insister. Il détala de toute façon en direction de la chambre et, courageux comme il était, Hermione l'imagina déjà sous le lit au centre.

Elle disposa ensuite les cadeaux dans un coin du salon et s'attela ensuite à rassembler le reste des affaires dont elle aurait besoin pour la nuit chez ses parents et surtout pour le lendemain. Pour la coiffure et le maquillage, elle n'avait besoin de rien, tout était prévu demain matin, en revanche, elle disposa dans son sac son vieux pyjama de jeune fille qu'elle mettait encore lorsqu'elle était à son ancien appartement les soirs où ça n'allait pas spécialement. Ce petit clin d'œil plairait probablement à ses parents. Et ça serait aussi l'occasion de le laisser sur place pour éviter que Drago ne mette la main dessus pour le mettre dans la cheminée… Elle prit également son journal intime en se demandant si elle le récupèrerait vraiment à son retour et le plus dur fut de se motiver à préparer son compagnon au départ. Vu l'état dans lequel il était, elle risquait sa vie…

Pour commencer, elle prit un sac où elle rassembla ses différentes gamelles soit coupelle d'eau, coupelle de lait, coupelle pour ses croquettes, coupelle pour la pâtée et coupelle pour le poisson occasionnel. Elle rassembla ensuite son sachet de croquettes diététiques pour chat stérilisé obèse qu'elle tentait de lui faire manger depuis plus de deux mois sans grand résultat et ses boites plus grasses mais aussi plus appétissantes selon lui. Son carnet de santé et les quelques jouets encore entier s'y ajoutèrent et, quand elle prépara la caisse de transport, elle entendit distinctement son chat exprimer une certaine réprimande. Seulement, Hermione était plus intelligente qu'un estomac sur pattes et, au lieu de le débusquer dans son château fort, Hermione étudia sa plus grande faiblesse : la nourriture.

Sans aucune délicatesse et avec tous les gestes brusques possibles, elle ouvrit le placard où reposait la boite à beignet. Heureusement, l'emballage faisait un bruit bien distinct et Hermione prit bien son temps à ouvrir le paquet. Bingo, trop facile ! D'un œil discret, elle observa l'approche relativement furtive de l'animal et, quand elle commença à l'appeler par de petits mots doux, Pattenrond se mit à ronronner et à miauler généreusement en se frottant à sa jambe. Scélérat ! Elle l'invita alors à monter sur le comptoir et, avant qu'il n'ait eu le temps de sortir sa langue pour lécher le beignet, Hermione le saisit fermement et l'enferma dans la cage. Elle fixa alors son chat et eut la sensation de voir toute la misère du monde dans son regard avant qu'il ne se retourne et lui montre son derrière. Ça, c'était un message clair : je te hais et je te renie ! Deux minutes plus tard, elle envoya le sac de provisions et son chat chez ses parents.

Le silence de l'appartement lui faisait bizarre. Quand elle repensait à ce qu'il était avant qu'elle ne débarque avec ses affaires, elle réalisa qu'elle avait déjà mis involontairement sa griffe dans ce foyer. Il n'était plus tout à fait celui de Drago et pas tout à fait encore le sien. Elle fit un tour pour être sure de n'avoir rien oublié et fit un brin de rangement avant de voir deux hiboux apporter des paquets supplémentaires. Bizarrement, le dernier reçu attira son attention et une petite voix en elle semblait reconnaitre une touche personnelle bien précise dans l'emballage du paquet. Quand elle lit le nom de l'expéditeur, elle sourit en se félicitatant de l'avoir bien reconnu : Molly Weasley.

« Quoi qu'en pense les autres, tu resteras toujours ma seconde fille pour moi et tu seras toujours la bienvenue à la maison ».

Il n'en fallu pas plus à Hermione pour pleurer à la lecture de ce petit mot. Elle ouvrit le petit paquet et y découvrit une petite couverture en patchwork dont les différents tissus rappelaient à Hermione des souvenirs bien précis comme pour les vieilles femmes. C'était une couverture pour bébé, bien sûr, et les initiales H et M entrecroisées au centre avaient probablement dû couter cher à Molly. Cette attention rendait le présent encore plus inestimable à ses yeux. Hermione sentit alors une toute petite pointe de regret. Non pas qu'elle voulait changer de futur mari, mais de belle-mère, si…

Elle décida de prendre la couverture avec elle pour ce soir afin de la montrer à sa maman. Et puis d'une certaine manière, elle représentait aussi le choix d'une vie, son choix de femme et ce petit symbole ajoutait une touche Weasley à sa vie, celle qu'elle abandonnerait derrière elle en disant un simple « oui ».

Elle termina de remplir son petit sac de voyage avec ses chaussons et les bijoux qu'elle pensait mettre le lendemain. Elle prépara ensuite une petite mixture à base de plantes et sépara le tout en deux. Ce concentré d'énergie ne serait pas de trop pour assumer la journée de demain. Elle ferma les deux fioles d'un bouchon de liège et les mit dans son sac à main.

Il était à présent 16h45 et Hermione soupira en se disant que la journée passait finalement plus vite qu'elle n'aurait cru ce matin. Et l'échéance arrivait à grand pas…

Elle prit alors toutes ses affaires et, juste avant de quitter l'appartement, elle le regarda une toute dernière fois. Un brin nostalgique, elle prit le temps de fixer chaque détail comme si une part d'elle changerait définitivement en passant cette porte. Elle soupira une nouvelle fois et referma délicatement la porte. Elle prit ensuite son courage à deux mains et s'engagea en direction du domicile de Narcissa.

Comme la dernière fois, le portail eut beaucoup de mal à la laisser entrer mais, lorsque des pas décidés approchèrent, juste derrière elle, il s'ouvrit avec une rapidité déconcertante. Hermione se retourna et sans surprise, elle vit son fiancé avancer vers elle.

- Une protection de mon père, expliqua-t-il tout en plaçant l'une de ses mains dans le dos d'Hermione en signe de propriété – typiquement masculine…
- Je m'en doutais, répondit simplement Hermione.
- Ca en a découragé plus d'un à vrai dire… Surtout des moldus curieux. Cette région est propice aux balades et mes parents n'aimaient pas spécialement les visites non prévues.
- J'ai pu le constater, effectivement.
- Bientôt, tu n'auras plus à t'en soucier, tu seras l'une des nôtres et il n'aura pas d'autres choix que de t'ouvrir, assura Drago.
- Mon petit doigt me dit que ta mère serait bien capable de demander une exception pour mon cas, ironisa-t-elle avec une pointe de vérité.
- Hermione, tu vas être ma femme et elle se fera une raison, tu verras. Et quand elle réalisera qui est vraiment sa belle-fille, elle sera la première à s'en vanter. Laissez-vous le temps de vous apprivoiser…
- Je veux bien te laisser cet espoir, murmura-t-elle tout en entrant dans le manoir.

Une fois arrivés à proximité du grand salon, Drago sembla tout aussi étonné qu'Hermione à entendre la voix d'une autre femme que celle de la propriétaire des lieux. A l'ouverture de la porte, ils découvrirent une dame qui semblait aussi précieuse qu'un collier de perles de culture. La coiffure superficielle et la tenue extravagante donnèrent le ton sur le caractère qui devait suivre cet apparence et, quand Narcissa la présenta, Hermione vit Drago devenir aussi froid et distant que possible.

- Il est évident que je ne vais pas passer mon temps à gérer le mariage. J'ai mieux à faire, expliqua Narcissa. Henrietta se chargera donc de tout superviser demain. C'est une experte dans la gestion et l'organisation d'évènement mondain et, vu les changements de dernières minutes sur le lieu de la cérémonie, elle ne sera pas de trop pour terminer l'aménagement de la décoration.
- Il me va droit au cœur que vous m'accordiez une telle confiance, milady. Naturellement, je ferai en sorte d'être à la hauteur de la tâche que vous m'incombez. Ce mariage sera l'égal de votre réputation.
- Vraiment ? Lâcha Drago.
- Mais parfaitement mon cher Drago, assura-t-elle avec une familiarité qui dérangea tout de suite Hermione. Votre mariage va être si exceptionnel que ces dames en reparleront comme une référence durant des décennies.
- Nous n'en demandons pas tant, répondit-il en fixant sa mère.
- Ecoute Drago, reprit Narcissa, je n'ai qu'un seul fils et j'ai déjà été privée d'un mariage plus traditionnel. Si je dois me contenter de celui-ci alors j'espère bien en profiter un minimum. Je pense avoir fait tout ce que j'avais à faire et demain, je passerai donc le relai. Cela est non négociable !
- Tu aurais pu choisir une autre personne, reprocha Drago.
- Je te retourne le compliment, mon fils, répliqua-t-elle avec ce langage de double lecture qu'Hermione commençait à maitriser.

Narcissa ne pouvait pas être plus claire : Henrietta était une ancienne maitresse de Drago. Situation gênante au possible. Help !
Hermione se sentit aussi mal à l'aise que possible. Etait-ce un ultime test de la part de Narcissa pour tenter son fils ? Elle était vraiment d'une mesquinerie à toute épreuve. Pour ne rien arranger, cette greluche ne semblait pas spécialement dérangée de la situation et encore moins de l'engagement de Drago comme si Hermione ou une autre était du pareil au même, comme si Drago restait accessible même marié. Hermione en fut écœurée mais en même temps, si Pansy avait été à sa place, cette situation aurait pu être possible à force d'insister avec autant d'énergie. L'idée que Drago puisse lui être infidèle était inenvisageable mais qu'il le soit avec une autre si, voilà de quoi réfléchir sur la confiance qu'elle accordait aux hommes de manière générale…

Au fur et à mesure de la joute verbale entre les trois protagonistes, Hermione constata la perte de patience grandissante de Drago. Quand elle montra le placement final des invités avec l'ancienne disposition des chaises, Drago commença à répliquer. Il demanda à ce que ça soit refait avec l'arc de cercle prévu par Hermione et Mrs Robinson, mais également de ne pas mettre au fond de l'assistance certains invités d'Hermione sous prétexte qu'ils n'avaient pas un statut social important. Voilà qui méritait déjà un bisou… Puis, il demanda à sa mère d'être assise à côté des parents d'Hermione et non debout à sa droite comme elle pensait le faire. Deux bisous. Il insista ensuite sur le fait qu'il ne voulait en aucun cas voir Henrietta de la journée et que si sa discrétion n'était pas sa principale qualité alors elle s'en irait. Trois bisous.

- Et pour finir, chère maman, je vous prie de respecter une bonne fois pour toute ma décision concernant ce mariage.
- Je pense t'avoir prouvé largement mon soutien en l'organisant en moins de deux semaines, non ?
- Je suis sûr que vous pouvez faire encore mieux que cela, affirma Drago.
- Ne m'en demande pas trop, Drago.
- Je ne pense pas le faire, mère. J'estime même te demander le minimum. Maintenant, si tu le permets, on va prendre congé.
- Tu ne vas quand même pas dormir à ton appartement ce soir, s'offusqua Narcissa. J'ai fait préparer ta chambre !
- Pour le moment, je vais surtout aller me calmer, répondit Drago en prenant la main d'Hermione qui reprit ses affaires sans dire un mot.

Drago en colère ? Doit se calmer ? Besoin d'un dessin sur ce qu'Hermione pensait sur l'instant ? Non, évidemment…

Le retour à l'appartement se fit sans un commentaire ni même un mot. Drago ruminait, Hermione en avait conscience et ce n'était pas le moment de faire des reproches à Narcissa ni sur ses choix passés. Hermione préféra oublier le goût très désagréable d'imaginer Drago dans les bras d'une autre et se concentra à « subir la colère des dieux ». Bon certes, elle n'en avait qu'un seul dans son lit à ce moment-là mais sa passion et l'évacuation de son stress valaient bien une réunion olympienne. Mais ce qu'Hermione apprécia le plus ce fut ce moment si particulier du « après ». Nichée contre lui sur le côté, la tête posée sur son cœur, elle se laissa porter par la respiration ralentissante de son bel apollon. D'une main, il lui caressait le dos délicatement et Hermione en fit tout autant sur son torse. Cette tendresse des plus agréables détonnait totalement avec la fureur précédente. Puis, son autre main exigea qu'elle remonte la tête face à lui et l'embrassa doucement.

- Tu vas me manquer ce soir, murmura-t-il en la fixant.
- Toi aussi…
- Tu viendras bien demain, n'est-ce pas ? Pas de sale coup, ok ?
- Tu en doutes ? Demanda-t-elle avec une petite référence au passage.
- Et bien, ça fait deux semaines qu'on est fiancé, on est encore vivant et malgré tous les obstacles sur notre route, on devrait pouvoir arriver jusqu'à l'autel demain. Et puis, au lit, il faut avouer que ça passe plutôt bien, alors…
- Seulement plutôt bien ? Coupa Hermione, limite déçue.
- Non pas seulement, sourit Drago. Mais j'aime bien la tête que tu fais quand tu fais la moue. C'est très sexy…
- Sale petit merdeux, grogna-t-elle en lui donnant une petite tape sur son torse.
- Du moment que je sois le seul que tu insultes après avoir fait l'amour, ça me va bien, se moqua Drago.
- Je ne suis pas du genre à collectionner les amants, je te signale !
- Moi non plus, ajouta Drago avec un petit rictus.
- Très drôle, ironisa Hermione. Continue comme ça et je ne viendrai vraiment pas demain.
- Loin de moi l'envie de te menacer mais je tiens à te prévenir que si tu me plantes vraiment devant toute cette assistance, ma mère va te traquer jusqu'au bout du monde pour te le faire payer comme il se doit.
- Comme un petit garçon qui ne peut rien faire sans sa mère ?
- Elle se presserait de te retrouver avant moi pour être sûre que je ne te pardonne pas à la première seconde et m'enfuir avec toi, ajouta-t-il à la faire fondre, quoi d'étonnant avec de telles paroles…

Naturellement, après ça, il ne pouvait se passer qu'un « after ». Oh rien de bien choquant pour âmes sensibles mais juste de quoi donner un aperçu de ce qu'elle aurait réellement au quotidien durant le reste de sa vie. Puis, la réalité refit son apparition et il était temps de quitter ce cocon. Hermione entra dans la douche et, sous une eau bien chaude, elle tenta de faire place nette dans sa tête. Calmée et revitalisée, elle entra ensuite dans le salon et trouva Drago perplexe.

- C'est pour toi, soupira-t-il en lui donnant l'un des paquets.
- Généralement, les cadeaux s'ouvrent après un mariage, souligna Hermione en se moralisant d'avoir fait la même indélicatesse quelques heures plus tôt.
- Je préfère autant que tu l'ouvres avant que d'avoir à gérer d'éventuels regrets après le mariage, expliqua-t-il avant d'aller s'assoir dans un fauteuil, pensif.

« Cadeau pour Mione uniquement » … Oh Ron, quel incorrigible maladroit… Pas besoin d'ouvrir celui-ci également pour en connaître l'expéditeur. Voyant l'impatience de Drago à voir terminer un chapitre de sa vie, Hermione ouvrit le paquet en question. Elle y découvrit alors ce dont elle n'espérait plus de sa part : un message de paix. Et pourtant, le cadre avec une photo les représentant Harry, Ron et elle durant leur jeunesse à Poudlard ne pouvait avoir d'autre signification que « Amis pour toujours ». Ou alors, il voulait lui rappeler l'importance qu'il avait pour elle afin de la faire changer d'avis à la dernière minute. Possible, mais Hermione préféra croire à la première option. Ron était un orgueilleux de première alors leur amitié prendrait du temps à revenir, mais au fond d'elle, Hermione était persuadée que le lien entre eux était plus fort que tout, même un mariage avec une fouine qu'ils avaient détestée au possible tous les trois durant une bonne dizaine d'années.

- Drago, murmura-t-elle en allant vers lui. Demain, je deviens ta femme et je ne regrette pas ce choix, assura-t-elle en le voyant ébranlé à la vue du cadeau en question. Cette part de ma vie, je ne peux et ne veux pas l'oublier pour autant. Elle est mon histoire et la personne que je suis aujourd'hui, devant toi, lui doit beaucoup. Harry, Ron, Ginny et les enfants font partie de moi, et d'une certaine manière, ils sont ma famille. Je ne te demanderais jamais de les apprécier, ni même de les aimer, mais j'espère seulement que tu sauras respecter mon attachement envers eux.
- Weasley est un ex, pas un ami, précisa-t-il. Autant Potter and co, ça me dérange pas que tu les vois, autant lui, tu peux être sûre que je serais sur mes gardes…
- Tu n'as pourtant rien à craindre, je t'assure…
- Je tâcherais d'en être certain, répondit-il avant de l'embrasser en guise de clôture de sujet. Ta mère va t'attendre… Tu devrais y aller.
- Tu en as déjà marre de moi avant même d'être marié ?
- Plus vite partie, plus vite revenue…

Hermione lui sourit puis elle prit ses affaires et, cette fois-ci, après lui avoir donné la fiole, elle quitta définitivement l'appartement non sans un dernier baiser à celui qui ne serait plus son fiancé demain à la même heure.

Quand elle posa ses affaires dans l'entrée de chez ses parents, Hermione sentit la bonne odeur de son plat préféré en provenance de la cuisine. De la purée à la noix de muscade et clou de girofle en hachis Parmentier fait maison. Elle ne pouvait pas espérer mieux et sourit à la soirée « au bon vieux temps » qui s'annonçait. Elle s'avança et trouva sa mère aux fourneaux en train de mettre le plat au four. Elle vit aussi sur la table un moelleux au chocolat et la crème anglaise qu'elle avait dû préparer juste avant. Avec tout ça, Hermione n'allait probablement plus rentrer dans sa robe demain matin mais elle ne saurait résister. D'ailleurs, rien que d'y penser, Hermione trempa son doigt dans le bol de crème juste pour s'assurer que sa mère ne l'avait pas ratée.

- Hé alors ! C'est quoi ces manières jeune fille ! Rouspéta sa mère comme si elle s'adressait à une enfant de dix ans.
- Désolée, maman, répondit-elle, honteuse.
- Ah, je te jure, les enfants, soupira Mrs Granger avant d'aller prendre sa fille dans ses bras. Ça va toi ? Pas trop stressée pour demain ?
- Non pas pour le moment, affirma-t-elle en toute honnêteté. J'ai surtout hâte que tout ça se termine.
- Je comprends…

La mère et la fille discutèrent de banalité jusqu'à ce que le repas soit prêt. Le père d'Hermione arriva d'ailleurs juste à ce moment-là et raconta à quel point la dentition de sa dernière cliente était déplorable. Il donna un maximum de détail à sa femme qui en rigola et Hermione, elle, prit plaisir à cette normalité du quotidien. Ça lui faisait même un bien fou. A table, ils regardèrent les informations moldues et les différents sujets d'actualités ne semblèrent pas si éloigner que ça de ceux des sorciers : problème de croissance, hostilité envers les asiatiques « envahissant » les quartiers de Londres, la vie privée du prince William et les déboires du prince Harry mal influencé par sa petite amie Chelsy. Sa mère y alla de son petit commentaire mais son père lui, relativisa en rappelant l'âge des princes et surtout que les jeunes, prince ou non, avaient bien le droit de profiter de leur vie comme bon leur semble. Sa mère souligna les responsabilités et les devoirs qu'ils avaient envers la nation et son père rappela qu'avant d'être des personnalités, ils étaient des êtres humains. Sa mère enchaîna alors sur l'exemple à donner et son père argumenta qu'il préférait un prince bien dans ses chaussures qu'un coincé comme son père ou un empoté. Les propos aussi cru choquèrent sa mère et firent rire Hermione qui y vit un parallèle avec sa propre vie. D'ailleurs, elle soupçonna son père de lui avoir fait passer un message concret à travers cette métaphore people.

Après le repas, tous les trois s'installèrent dans le canapé et regardèrent la télévision comme s'ils étaient revenus plusieurs années en arrière. Ses parents étaient amateurs de série télévisée policière et, comme à son habitude, Hermione trouva le nom du meurtrier avant ses parents. Sa mère pesta de ce spoiler et son père lui fit un clin d'œil du style « bien joué ». Hermione soupira alors de cette simplicité d'instant. Elle eut la sensation d'être très loin de sa réalité, de ses soucis et de ce qui l'attendait le lendemain. Seulement, au moment de se coucher, elle trouva dans sa chambre de multiples preuves et le stress commença finalement à arriver.

Elle caressa la housse de sa robe en réalisant ce qu'elle contenait. Tout serait si différent une fois qu'elle la porterait qu'elle en eut légèrement le vertige. Tout en fixant l'objet de ses pensées, elle s'assit sur le rebord de son lit, ce qui contraria son chat qui y dormait en boule jusque-là. Il se leva et descendit du lit pour aller gratter à la porte et, au moment où Hermione se décida à se lever, sa mère l'ouvrit et permit à Pattenrond de continuer sa protestation.

- Je me suis permise de lui ouvrir tout à l'heure. Elle est vraiment sublime sur ce cintre mais je suis sûre qu'elle le sera encore plus sur toi demain, soupira sa mère en venant s'assoir à côté d'elle. Ca va me faire bizarre demain…
- A moi aussi, répondit Hermione tout en posant sa tête sur l'épaule de sa mère.
- Tu continueras à nous rendre visite souvent, n'est-ce pas ? Tu ne vas pas te laisser enfermer dans un manoir hanté ?
- Non, maman, rassura Hermione. Et puis, sans vous, je pense que je deviendrais folle au milieu de tout ça…
- Ma petite fille à moi, soupira à nouveau sa mère. J'ai l'impression que c'était encore hier que tu faisais tes premiers pas et que tu faisais flotter tes doudous dans cette chambre… Le temps passe trop vite…
- Oui, acquiesça Hermione avant de voir sa mère sortir une petite boite de sa poche.
- Pour demain, j'imagine que tu as prévu tout ce qu'il te fallait mais il y une petite tradition avec un peu de bleu, un peu de vieux, un peu de neuf et d'emprunté alors si tu me le permets, ma chérie, voici un cadeau qui rassemble le tout.

Hermione l'ouvrit et découvrir alors un magnifique collier au bout duquel trônait un médaillon. La chaîne, elle la reconnaissait car cette maille tressée était celle du collier de sa grand-mère qu'Hermione aimait tripoter quand elle était petite. Le médaillon, lui était neuf et le motif floral avec une petite pierre bleu en son centre était juste magnifique. Avec beaucoup d'émotion, Hermione ouvrit le clapet et découvrit une photo de famille, celle des vacances à la mer juste avant son entrée à Poudlard, et une inscription « A jamais avec toi ». Hermione prit alors sa mère dans ses bras et la remercia du fond du cœur. Les larmes coulèrent des deux côtés et quand Mrs Granger lui mit son bracelet de perle au bras pour « l'emprunté », Hermione se sentit toute fragile face à ce flot d'émotions incontrôlables.

- Allez ma chérie, il ne faut pas trop pleurer sinon demain, tu auras la tête d'une morte vivante. La magie c'est une chose mais elle ne remplace pas une bonne nuit de sommeil avant un mariage.
- D'accord, murmura-t-elle tout en s'enfilant dans les draps. A demain matin, maman ?
- A demain, mon trésor, répondit Mrs Granger avant d'embrasser sa fille sur le front.

Elle regarda une dernière fois sa fille dans son lit d'enfant puis Mrs Granger éteignit la lumière et ferma la porte. Seulement, dans le noir, Hermione ne trouva pas forcément le sommeil tout de suite. Elle ne fut donc pas réveillée quand le bruit de bec d'oiseau tapa à sa fenêtre. Hermione l'ouvrit et récupéra le pli du grand hibou de Drago. De toute façon, qui aurait bien pu lui écrire chez elle à cette heure-ci à part lui…

« Tu dors ? »

Bah non. Forcément. C'est d'ailleurs ce qu'elle lui répondit.

« Je te manque déjà ? »

Quelle question. Il en avait d'autres des comme ça ? Hermione se désespéra de son humour parfois discutable.

« Que portes-tu ? »

La tournure de la situation devenait très intéressante. Hermione se surprit à se prendre au jeu.

« Tu rigoles, j'espère ! Un pyjama ? Moi qui t'espérais en nuisette transparente… »

Chez ses parents ? A deux mètres de la chambre de son père ? Nuisette transparente ? Il était fou ! Hermione lui demanda alors s'il était juste en caleçon comme à son habitude.

« Non, je suis totalement nu »

Carrément obscène ! Ou excitant… Hermione pouffa de rire. Se retrouver à échanger un courrier érotique avec son futur mari la veille de la cérémonie, c'était une situation fort cocasse. Ginny trouverait ça romantique à souhait.

« Moi aussi j'ai hâte d'être à demain, surtout demain soir… »

Il le serait davantage s'il savait ce que contenait le sac obtenu la veille au matin dans une boutique de lingerie. Mais Hermione préféra ne pas en dire plus pour garder l'effet de surprise. Après un bâillement, Hermione préféra couper court à ce qui aurait pu durer une bonne partie de lui et lui attirer les foudres de sa mère au lendemain matin.

« A toi aussi, et n'oublie pas notre rendez-vous de demain à quatorze heures »

Oh ça, ça ne risquait pas. Hermione s'enveloppa dans ses draps en fixant son plafond. Puis son regard retourna vers cette robe qui avait autant de symbolisme en ce jour précis. Hermione espéra alors avoir fait le bon choix et que Drago l'apprécierait à sa juste valeur. Puis elle l'imagina lui, dans son costume et elle se mit alors à rougir en l'imaginant surtout l'enlever…

*************************** Message de l'auteur ***************************

Cher lecteur patient et toujours fidèle,

Merci beaucoup d'être encore là à me lire malgré la longueur entre chaque publication.

Comme vous avez pu le constater, je suis décidée à accélérer les choses et j'ai le plaisir à vous annoncer que le dernier chapitre (le 30) est déjà en cours d'écriture.

J'aurais l'occasion de mieux vous remercier avec ce dernier chapitre qui devrait être publié début mars.

A très bientôt sur fanfiction ou sur facebook (sous ce pseudo)

YvyLeeWoods