Chapitre 8 : Surprise !

Jo (elle est dans le monde labyrinthique et froid et comme à chaque fois, elle serre le Maître dans ses bras pour lui communiquer un peu de sa chaleur) : Êtes-vous un peu réchauffé ?

Le Maître : Oui… (d'une voix hésitante) Merci… Jo. Merci de ce que vous faites pour moi.

Jo : Je vous en prie.

oooooooo

Elle se retrouve dans son lit, grelottante. Elle récupère de moins en moins de cette petite expédition quotidienne en enfer. Froid, maux de tête, nausées l'affectent de plus en plus souvent quand elle se réveille.

Jo (pensées) : Je dois manquer de sommeil. Ça devient vraiment difficile. Et pourtant, je ne veux pas l'abandonner.

Elle pose les pieds par terre. Et elle pousse un cri quand elle voit ce qu'il y a au pied de son lit.

Jo (surprise) : Que faites-vous là ?

Le Maître (encore plus surpris, il s'assoit et regarde autour de lui) : Où ça ? Où je suis ?

Jo : Vous êtes chez moi ! Dans ma chambre !

Le Maître (il se lève et recule rapidement vers une porte qu'il ouvre) : Pardon ! Je ne voulais pas…

Jo (lui montrant l'autre porte de la pièce) : La sortie, c'est par là. Ça, c'est ma penderie !

Le Maître (ne sachant plus où il est et se heurtant aux meubles) : Oui, oui, bien sûr !

Jo (criant à travers la porte) : Asseyez-vous et attendez-moi. (pour elle-même) Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce qui se passe ? Que fait-il là ? Que nous veut Chronos, avec ce tour de passe-passe ?

Elle s'habille en hâte. Lorsqu'elle sort de sa chambre, elle trouve son salon vide et la porte ouverte.

Jo :Il est parti, bien sûr. J'aurais dû m'en douter.

Elle finit de se préparer et sort. À peine dans la rue, elle voit le Maître qui revient vers elle. Il est pâle et se tient aux façades des immeubles.

Jo (elle se précipite vers lui) :Qu'avez-vous ?

Le Maître (haletant) :Je ne peux pas… je ne peux pas m'éloigner de vous. J'ai eu très mal dès que j'ai dépassé une certaine distance. Et quand j'ai fait marche arrière, je me suis senti mieux.

Jo :Désolée. Sincèrement. Je pensais qu'elle vous avait pardonné et libéré.

Le Maître (avec amertume) :Je suis tenu en laisse, pire qu'un toutou !

Jo :N'est-ce pas mieux que de souffrir, tout de même ? Je vais au travail. Vous m'accompagnez ? Oui, bien sûr, suis-je bête !

Le Maître :Je n'irais pas là bas ! Ils vont m'arrêter et me mettre en prison immédiatement.

Jo : Vous connaissez le QG de UNIT, c'est plutôt désert autour. Il n'y a que des bois. Vous allez rester toute la journée dans les bois ? Et si je dois partir avec le Docteur, qu'allez-vous faire ?

Le Maître (il grommèle) : Je ne veux pas le voir !

Jo : Bon, venez, allons prendre un café et discuter de ça. Je vais appeler pour dire que je serais en retard.

Quelques minutes plus tard, ils sont dans un pub, devant un petit déjeuner substantiel. Le Maître dévore comme s'il n'avait pas mangé depuis plusieurs jours. Jo le regarde, l'œil presque attendri.

Jo : Vous aviez faim, on dirait.

Le Maître : Vous savez depuis combien de temps je n'ai pas mangé ? Calculez le nombre de journées depuis cette aventure en Atlantide et transformez-les en années. J'avais faim en permanence, ça faisait partie des tortures infligées par Chronos.

Jo (après un rapide calcul) : Plusieurs centaines d'années ?

Le Maître : Oui. Trois cent douze exactement.

Jo : Alors, que voulez-vous faire ? Vous ne pouvez pas vous éloigner de moi et vous ne voulez pas venir à l'UNIT, ni voir le Docteur. Je ne vois pas de solution. Au fait, il est au courant vous savez. Que je venais vous aider, je veux dire.

Le Maître (qui ne l'écoute plus) : Partez avec moi !

Jo : Pour aller où ? Et puis, je ne veux pas !

Le Maître : Ailleurs ! (avec mépris) Ailleurs que sur cette… planète primitive.

Jo : Mais comment ?

Le Maître : J'ai mon TAR… Oh, non, c'est vrai, je n'ai plus de TARDIS !

Jo (tendant la main pour la poser sur la sienne) : Vous voyez, vous n'avez pas le choix, j'en ai peur.