Ne me tuez pas ! Je suis trop désolée de tout ce retard mais j'ai eu quelques petits problèmes d'ordi pendant quasiment deux semaines (je hais ces machins quand ils buggent…) et après je suis partie en Angleterre et, évidemment, pas d'ordi dans la famille d'accueil !
Mais bref ! Me revoilà pour ce nouveau chap ! (mieux vaut tard que jamais…)
Alors alors… Déjà un grand merci à tous les p'tits reviewers et puis aussi à tous les lecteurs qui suivent cette fic !
Pas grand chose à dire si ce n'est… Voilà le chap 19 ! Amusez-vous bien !
bla bla pensées
((bla bla)) note de l'auteur (moi en l'occurrence…)
Bonne lecture à tous !
Chapitre XIX :
« - Nous ne pouvons plus attendre Pharaon. L'ennemi traverse le royaume vite. Trop vite pour nous laisser le temps de préparer notre armée convenablement. Il nous faut utiliser les anciennes puissances. Il nous le faut pour sauver l'Egypte. Déclara l'homme d'un certain âge qui se tenait debout en face du souverain des Deux-Terres.
- Ce pouvoir a été scellé. Il nous est impossible de l'utiliser. Répondit fermement le Pharaon en fixant son conseiller froidement.
- Sauf votre respect votre Majesté. Commença un second homme, positionné derrière le premier. « Il me semble que nous avons tout pour libérer cette puissance. Il nous suffirait de…
- Libérer un pouvoir est une chose. Le contrôler en est une autre. Répliqua froidement le souverain en faisant glisser son regard du premier homme au second. « Nous ne pouvons nous permettre de mener un combat aux abords de la cité, cela mettrait en danger la population. Préparez l'armée, vous avez jusqu'à ce soir. Nous partirons à la rencontre de nos ennemis dès demain.
- Mais nous ne serons jamais prêts ! Il nous faut mobiliser les hommes… Commença le premier homme.
- Ce soir ! Le coupa le Pharaon. « Cette conversation est terminée, vous feriez mieux d'utiliser le temps qu'il vous reste pour préparer l'armée comme je vous l'ai ordonné.
Sans un mot de plus, les deux conseillers saluèrent le Pharaon par une révérence gracieuse et quittèrent la salle du trône avec hâte, laissant le souverain dans sa réflexion quant à l'avenir de son peuple. Las, il se leva et sortit à son tour de la salle par une porte plus discrète à l'arrière. Pensif, il marchait néanmoins d'un air assuré, descendant quelques escaliers pour se retrouver aux sous-sols du palais. Là où personne ne s'était rendu depuis bien longtemps.
Poussant la lourde porte de chêne, il se retrouva dans une pièce aux murs dégoulinants d'une substance verdâtre. Des chaînes rouillées pendaient de nulle part, secouées par le courant d'air généré par la porte ouverte. Au centre de la pièce, un trou immense dont la profondeur ferait frémir le plus courageux des hommes. Le Pharaon se dirigea vers la partie officielle de la pièce. Sur une sorte d'estrade en pierre, deux imposants sièges étaient disposés face à l'ouverture béante dans le sol. Malgré la saleté qui s'était accumulée depuis les nombreuses années, on pouvait encore voir quelques reflets dorés sous l'épaisse poussière. Passant ses doigts sur un des fauteuils, il ne put empêcher une bribe de souvenir de lui revenir soudainement.
Des prisonniers.
Des combats.
Des créatures.
Un vieillard.
Un dilemme.
Un combat.
Un choix.
Une action.
La peur.
L'étonnement.
La fin.
Et de nouveau la peur.
La peur de la perdre.
Voulant repousser les autres souvenirs qui se pressaient dans son esprit, le Pharaon secoua la tête, comme pour faire disparaître ce passé qui semblait si lointain. Mais c'était peine perdue. Toutes les images lui revenaient à présent. Des flots d'images. Il finit par se laisser tomber dans le siège le plus proche. Fatigué, il finit par se prendre la tête entre les mains.
Pourquoi fallait-il que l'Egypte soit à nouveau menacée ! Elle n'avait en rien perdu de son prestige, elle restait le royaume le plus puissant du monde connu ! Mais une telle puissance lui avait également donné de nombreux ennemis. Ainsi, plus forte était l'Egypte, plus menacée elle était. Finalement, après avoir repoussé toute tentative d'invasion par la simple force brutale de son armée, le royaume était à nouveau en danger. Ses ennemis s'étaient à présent alliés pour ne former qu'une seule et unique armée, prête à tout balayer sur son passage. Et les espions étaient revenus rendre leur rapport au Pharaon. Les nombres étaient au-delà de toute imagination : 100 000 hommes étaient en train de fouler le sol du royaume des adorateurs de Râ, accompagnés par quelques 1 000 éléphants de guerre, sans oublier les machines de guerre qui, au moins, avaient l'avantage de ralentir légèrement l'immense armée en marche. Face à cet impressionnant défilé, les 20 000 soldats de la cité ne pesaient pas bien lourd, même en considérant les quelques moyens de défense que possédait la cité. Aller chercher des soldats dans les villages environnants prendrait trop de temps. Si la cité tombait, le royaume en ferait de même.
Mais le souverain avait pris sa décision. Aucun combat n'aurait lieu aux alentours de la ville. Même si cela devait signifier qu'ils devraient se passer de la protection pourtant intéressante des remparts. Et d'autres nouvelles étaient tombées : l'armée s'était divisée. Ils avaient laissé partir les cavaliers en premier pour lancer une première vague d'assaut, pour prendre les Egyptiens au dépourvu.
Et à présent, tout reposait dans les mains du Pharaon.
Bien sûr, il avait ordonné que l'armée soit prête il y a déjà plusieurs jours. Mais si les ennemis devaient être là plus tôt, il savait que ses soldats ne seraient pas en condition, trop peu préparés. Alors il devait s'y résoudre. Ce serait la première guerre que l'Egypte connaîtrait depuis bien longtemps. Et peut-être même sa première défaite.
Non. Impossible.
Il restait un moyen. Il devait rester un moyen.
Et il le connaissait.
Mais tout le problème était là.
Il savait les conséquences qu'une telle puissance pouvait avoir, une fois libérée.
Et ça, il ne pouvait le permettre.
Sauver l'Egypte d'un péril pour la mettre encore plus en danger.
Jamais.
Mais il ne s'agissait pas seulement de cela.
Il s'était fait une promesse.
La promesse de ne plus jamais ouvrir le Royaume des Ombres.
Mais cela faisait longtemps à présent. Et il ne pensait pas que l'Egypte pouvait se retrouver dans une telle situation. Le danger était si proche !
Son regard tomba alors sur l'objet autour de son cou. Avec lui, il pouvait sentir la force des Pharaons qui l'avaient portés avant lui. Des deux Pharaons. Comme il se sentait bien faible comparé à eux !
Sa réflexion fut interrompue par des bruits dans les escaliers. Se relevant précipitamment, il tourna son regard vers la porte, s'attendant à voir quelque soldat ignorant apparaître dans l'encadrement des immenses portes.
Mais avant qu'une forme puisse se dessiner, une voix se fit entendre :
« - Quand les gardes m'ont dit qu'ils ne t'avaient pas vu ressortir de la salle du trône et sachant que tu n'étais pas dans ta chambre, j'en ai déduit que tu ne pouvais que te trouver là.
- J'avais besoin de réfléchir. Se contenta de répondre le souverain, soulagé d'entendre cette voix.
- Je comprends. Continua l'autre en se décidant à entrer dans la pièce macabre. « Et tu as fini par te décider ?
Le Pharaon secoua la tête de façon négative et soupira tout en se rasseyant sur le même fauteuil que précédemment, las d'avoir à prendre une décision d'une telle envergure. Parallèlement, l'autre avait continué son chemin à travers la grande salle, passant devant l'ouverture sans fond sans trop y prêter attention, se dirigeant d'un pas à la fois léger et résolu vers le souverain.
« - Tu n'as plus le choix. Finit par déclarer l'autre en cherchant les yeux du Pharaon. « L'Egypte ne peut pas tomber aux mains d'étrangers barbares.
- Si je libère ces forces tu sais ce que cela signifie ? Finit-il par demander en levant la tête vers son interlocuteur qui acquiesça gravement.
- Mais je te l'ai déjà dit : tu n'as plus le choix. Donne à l'Egypte la puissance dont elle a besoin pour balayer ses ennemis. Tu es le Pharaon. Tu as le pouvoir de le contrôler. Tu le sais. Tu l'as déjà fait par le passé.
- Je n'en suis pas aussi sûr que toi. Répondit finalement le Pharaon en se levant. « Et si je le libère, d'autres forces seront également déchaînées. Et rien ne nous dit qu'elles ne s'attaqueront pas au peuple.
- De toute façon, si d'autres créatures s'échappent, nous n'aurons qu'à les repousser. Face à nous, ils ne peuvent rien. Déclara finalement l'autre en se rapprochant du souverain qui lui répondit avec un sourire des plus sincères :
- Tu as raison. Je doute trop de notre propre puissance. Dit-il calmement. La présence de l'autre avait pour vertu de l'apaiser même dans une telle situation de tension. Il l'observa encore un court instant avant de se pencher pour…
« - Marek rends-moi ma chemise tout de suite ! S'écria Joey à travers le dortoir de Gryffondor.
Seto se réveilla en sursaut. Il venait de faire un rêve… Nan. De vivre un rêve, trop réaliste pour être une simple imagination de son esprit.
« - Bien dormi ? Lui demanda la voix aiguë de Yugi alors qu'il essayait de ralentir les battements de son cœur ainsi que sa respiration. Il avait l'impression d'avoir couru un marathon.
- Oui. Se contenta-t-il de répondre au porc-épic sans même lui adresser un regard.
- T'es sûr ? Parce qu'on dirait pas vraiment… Ajouta Yugi en regardant le brun s'habiller précipitamment avant de quitter le dortoir en hâte, sans même répondre.
- J'espère que son humeur se sera améliorée d'ici ce soir… Commenta Atem alors que la porte claquait derrière le brun. « Sinon la soirée va être très longue…
- Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Demandèrent Joey et Marek, qui se battaient toujours pour une chemise, d'une seule voix alors que Yugi et le Pharaon soupiraient.
&&&
18 jours auparavant, dans le bureau de Dumbledore
« - Super… Encore une déglinguée fana du baratin mystico-égyptien… Maugréa Seto peu après la réponse de la jeune fille, alors que tous les autres la dévisageaient avec de grands yeux ronds.
- …Ca veut dire quoi en clair ? Finit par demander Joey en croisant les bras, tentant d'imiter (en vain…) la pause sérieuse du jeune PDG.
- Pour faire simple, j'ai "connu" le Pharaon Atem il y a 5000 ans, même s'il ignore totalement mon existence. Répondit Emma en fixant Atem du regard.
- Et c'est tout ? S'étonna Marek. « Pourtant t'avais l'air de connaître l'autre là… Continua-t-il en désignant Seto.
- Ca c'est une autre histoire… Soupira la jeune fille.
- Moi aussi je suis ravi de te revoir Ankaa. Répliqua Seth, prenant une nouvelle fois la place de Kaiba sans prévenir (inutile de préciser qu'une certaine personne est un peu en colère…) « Mais ça, tu le sais déjà…
- Temps mort ! Les interrompit Joey. « Est-ce que vous pourriez donner plus d'explications pour le commun des mortels svp ?
- Chut Wheeler ! Ne les interromps pas en pleine dispute amoureuse ! Le mit en garde Bakura qui prenait un certain plaisir à provoquer les deux personnes concernées.
- LA FERME PILLEUR DE TOMBES ! Lui répliquèrent immédiatement Ankaa et Seth.
- Je ne faisais qu'un simple constat… Se défendit Bakura en levant les mains, comme pour montrer son innocence ((c'est ça Bakura, on y croit tous ! nan mais sérieux, "Bakura" et "innocence" sont deux mots totalement in-com-pa-tibles !)) « Et puis môssieur le très respectable Haut-Prêtre de son excellence ne peut nier que je l'avais mis en garde… Continua le voleur en s'adressant cette fois-ci tout particulièrement à Seth.
- Si tu tiens à ta vie vermine, tu as intérêt à te taire. Le menaça le brun en se tournant vers lui, le poing serré.
- Je te préviens, si tu abîmes si ce n'est qu'un tout petit peu mon corps, tu vas sincèrement le regretter. Intervint Seto alors qu'il se contentait d'observer la scène, ne pouvant faire plus.
- On dirait que j'ai touché un point sensible… Commenta le voleur en croisant les bras tout en lançant un regard provocateur à l'autre.
- Nan mais vous vous êtes vus ? On dirait deux gamins qui se battent pour une babiole ! Les interrompit Emma en leur lançant un regard sévère.
- TE MÊLE PAS DE CA ! Lui répliquèrent d'une même voix le voleur et le prêtre.
- Je crois que c'est assez pour ce soir. Intervint à son tour Dumbledore, resté en retrait jusque là. « Mlle Ivanov, M. Bakura, vous pouvez regagner vos dortoirs.
Lançant un dernier regard menaçant à Seth, Bakura se décida à laisser la place à Ryou qui se contenta de soupirer avant de se diriger vers la porte, murmurant un "désolé" puis un "bonsoir", suivi par Emma.
Une fois les deux élèves partis, tous se tournèrent vers le directeur. Marek et Joey qui s'étaient contentés de regarder la scène, commencèrent à bombarder Seth de questions :
« - Depuis quand tu connais Emma…Enfin Ankaa ? Commença Joey à l'attention du brun. « Elle est dangereuse ?
- Et de quoi parlait Bakura quand il disait qu'il t'avais mit en garde ? Interrogea à son tour Marek.
- Parce que vous croyez que j'en sais plus que vous ? Leur lança le brun en soulevant le sourcil.
- Snobinard… Murmura Joey en constatant que, malheureusement, ils ne pourraient plus rien tirer du brun.
- Je pense que cela suffit aussi pour vous messieurs. Intervint Dumbledore. « Je vous conseille de regagner vos dortoirs. Monsieur Wheeler, si vous pouviez juste rester un petit instant, j'aimerais vous parler d'un détail.
- Merci de nous avoir reçus. Déclara Yugi au moment de partir. « Mais… Ne serait-il pas plus prudent que vous gardiez ces objets ? J'ai peur qu'ils ne soient pas en sécurité dans le dortoir de Gryffondor… Pas que je critique votre système de sécurité mais bon…
- Je suis désolé, mais Shadi était formel. Vous devez récupérer ces objets. Vous seul avez la possibilité de les utiliser aujourd'hui. Répliqua fermement le directeur.
- Alors si vous insistez. Finit par dire Yugi en rangeant soigneusement les deux objets dans son sac.
&&&
Seto savait exactement où il allait. Il devait en savoir plus. Bien sûr, il avait eu quelques explications il y a de cela plus de deux semaines et il s'en était contenté. Mais là, ce "rêve" venait compliquer les choses et il avait un besoin urgent d'en savoir plus. Se retenant de courir dans les couloirs en ce matin du 25 Octobre (( !)) il se dirigea tout droit vers l'endroit où il savait qu'il avait le plus de chances de trouver la personne qui l'intéressait à ce moment précis. Poussant subitement la porte de la bibliothèque, faisant ainsi sursauter Mme Pince, il se mit à jeter un coup d'œil dans tous les rayons sous les réprimandes de la bibliothécaire. Il finit par trouver ce qu'il cherchait et s'avança tranquillement, quoique d'un pas pressé, vers la personne en face de lui, absorbée par le rangement de livres quelconques.
« - Maintenant je veux que tu me racontes tout ce que tu sais. Déclara fermement le jeune PDG, faisant ainsi sursauter l'autre.
- Bonjour à toi aussi ! Répliqua Emma sur un ton faussement joyeux, arborant un sourire des plus sarcastiques, en ramassant les livres qu'elle venait de faire tomber à cause du brun.
- N'essaie pas de gagner du temps. Continua Seto sur le même ton impératif. « Dis-moi tout ce que tu sais sur le baratin égyptien. Maintenant ! Ordonna-t-il un peu plus fort qu'il ne l'aurait voulu, attirant par là l'attention des élèves présents.
- Je n'en sais pas plus que ce que je vous ai déjà dit. Répondit Emma en se reconcentrant sur les livres en face d'elle, perdant le sourire qu'elle avait quelques instants plus tôt.
- Ecoute-moi bien Ivanov, je n'ai pas beaucoup de patience alors ne joue pas avec moi. Tu n'as aucun intérêt à me dissimuler quoi que ce soit, à moins que tu ne caches encore quelque chose… Termina Seto en observant le visage de profil de la blonde au fur et à mesure qu'il avait parlé. Elle était tout simplement restée de marbre.
- Je n'ai rien à ajouter. Déclara-t-elle finalement en se dirigeant vers le fond du rayon, mettant ainsi fin à la conversation.
- Bien joué, toi au moins tu sais parler aux filles ! Lança sarcastiquement Seth en regardant Emma s'éloigner.
- La ferme crétin. Répliqua Kaiba, se dirigeant vers la sortie.
- Mais tu sais, tu aurais pu me demander à moi au lieu de tout de suite aller la voir elle… Continua le prêtre.
- Parce que tu m'aurais répondu ? Demanda Seto en sortant de la bibliothèque.
- Non. Mais tu aurais pu au moins essayer, ça aurait été… intéressant !
- Ca aurait surtout été une perte de temps. Répliqua Kaiba, terminant ainsi la conversation.
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De retour dans la salle commune, Seto tomba directement sur Mokuba qui l'accueillit avec un énorme sourire.
« - Ca va grand frère ? En forme aujourd'hui ? Demanda le cadet, toujours avec ce même sourire, accompagnant l'aîné qui se dirigeait vers le coin près du feu.
- Ca pourrait aller mieux… Maugréa le brun en se laissant tomber sur le fauteuil le plus proche.
- Tu n'as pas été travaillé sur ton ordinateur en douce j'espère… Continua le garçon sur un ton qu'il voulait menaçant en regardant son frère d'un air grave.
- Je t'ai promis que je ne toucherais pas un ordinateur de la journée, ni même une statistique de la Kaiba Corp. Quel genre de frère je serais si je ne tenais même pas une telle promesse… Répliqua Seto en fixant à son tour le plus jeune.
- Mouais… Finit par dire calmement Mokuba. « Alors je peux ? Je peux ? Lança-t-il tout à coup, soudainement excité en sautant à moitié sur place à côté de son frère qui le regardait à présent avec un air à la fois amusé et gêné.
Après avoir discrètement lancé quelques regards autour de lui pour voir où se trouvaient les autres élèves, Seto finit par se tourner de nouveau vers son frère qui arborait un sourire encore plus grand que précédemment (était-ce seulement possible…). Soupirant, il finit par déclarer :
« - Le plus discrètement possible alors…
Se retenant de laisser exploser sa joie pour ne pas attirer l'attention sur eux, Mokuba sauta au cou de son grand frère et lui murmura à l'oreille :
« - Joyeux anniversaire Seto !
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Le devoir de Métamorphose gentiment donné par McGonagall occupa tous les sixièmes années de Gryffondor la plus grande partie de l'après-midi. Enfin presque tous. Ce jour là, Kaiba avait étrangement passé beaucoup plus de temps qu'à l'accoutumée avec Mokuba, pour le plus grand plaisir de ce dernier. Si certains élèves s'étonnaient de ce changement de comportement soudain du jeune PDG, d'autres se contentaient d'afficher un léger sourire en coin, entre deux formules de métamorphose…
Mais l'orgueil d'Harry fut mis à rude épreuve lorsqu'il aperçut les deux frères jouer à une console de jeux dans le dortoir. Comme si l'ordinateur ne suffisait pas ! A présent, ils étaient munis d'une télévision ((avec le câble et le satellite… nan je déconne ! quoique… lol)) et d'une console de jeux. Si Hermione ne lui avait pas rappelé la montagne de devoirs qui les attendait, Harry se serait jeté sur les appareils pour les démonter une bonne fois pour toutes !
« - Je l'aurai un jour, je l'aurai ! ((désolée, j'ai pas pu m'en empêcher… Honte à moi ! lol !)) Ne put s'empêcher de penser Harry avant de retourner à contrecœur à ses devoirs.
Le soir arriva ensuite, un soulagement pour certains, un sentiment de "trop vite" pour d'autres (enfin pour deux personnes seulement…) Le dîner dans la Grande Salle fut étrangement assez calme du côté d'une partie des Gryffondors, comme si une certaine gêne s'était installée à un bout de la table… Le seul qui osait parler était Mokuba, sa bonne humeur habituelle renforcée par son après-midi passée avec son grand frère. Il ne cessait de raconter comment Seto l'avait littéralement écrasé à un jeu où il se croyait le meilleur…
Une fois de retour dans leur salle commune, la grande majorité des Gryffondors alla immédiatement se coucher, épuisés par le travail fourni durant l'après-midi. Il ne resta alors plus que Mokuba à moitié endormi sur le canapé et Ron et Seto, en pleine partie d'échecs. Régulièrement, des courants d'air se faisaient sentir dans la salle, ne manquant pas d'interpeller Kaiba, bien que concentré sur la partie d'échecs.
« - J'espère que tu as vu que sa tour était positionnée de façon à prendre ton fou… Commenta Seth alors qu'un nouveau courant d'air se faisait sentir.
- Merci mais je crois que je peux me débrouiller sans toi. Répliqua Seto, vexé que l'autre intervienne en pleine partie et se permette de lui donner des conseils. « Et depuis quand tu sais jouer aux échecs toi ? Ca n'existait pas du temps des bonhommes de profil…
- J'ai vite appris avec toi. Répondit simplement le prêtre alors que le cavalier de Seto mangeait la tour du rouquin.
- Echec au roi. Annonça finalement le brun sous le regard ébahi de Ron qui chercha alors un moyen de sauver son roi.
- Et puis tu peux m'expliquer ce que c'est tout ce trafic depuis tout à l'heure ? Finit par demander Seth en suivant comme un point invisible de l'escalier jusqu'ai portrait de la Grosse Dame.
- Quel trafic ? Interrogea à son tour Seto, étonné, tandis que Ron bougeait désespérément son roi pour le sauver.
- Tu ne vas pas me dire que tu n'as rien vu depuis tout à l'heure ! S'exclama Seth alors que Kaiba lui répondait par la négative. « J'ai quand même encore du mal à accepter que tu es ma réincarnation…Soupira le prêtre.
- Et moi donc…Ajouta Seto en avançant un pion.
- Et bien pour te mettre au courant de la situation, depuis tout à l'heure, il y a plein de gens qui passent sous une espèce de cape. Commença-t-il alors que Seto s'intéressait soudainement plus à ce que son yami disait qu'à la partie d'échecs. « Il y a tout d'abord eu le garçon à la cicatrice, le Pharaon et Wheeler, puis Scarface ((désolée, trop tentant encore…)) est revenu puis il est repassé avec Mademoiselle-je-sais-tout et le Gaffeur de Service, et de nouveau il est revenu pour repartir avec les deux autres là…Leurs voisins de dortoirs… Enfin tu vois puis il est revenu en dernier pour repartir avec le garçon au crapaud et la sœur de celui que tu es en train d'écraser aux échecs. Termina le prêtre alors que Seto se tournait vers la forme quasi endormie de son amour de petit frère.
- T'es toujours là Kaiba ? C'est à toi ! Lança la voix lointaine de Ron alors que Seto pouvait sentir un nouveau courant d'air.
- Ah oui. Répondit le brun d'un air distrait en bougeant sa dame stratégiquement.
- Et le mieux dans tout ça, c'est qu'ils ont tout fait à ton insu. Continua Seth. « Que ce soit pour tout préparer, jusqu'à la touche finale, te faire t'asseoir à cet endroit précis pour la partie d'échecs, prévue pour t'occuper, pour que tu ne vois pas le portrait s'ouvrir à chaque passage, sans oublier l'autre rouquin qui fait bien exprès de parler à chaque fois pour que tu n'entendes pas le bruit du portrait qui s'ouvre…En fait je crois que le signal c'est le livre qui est sur la table derrière, le "passeur" l'ouvre et le referme à chaque fois pour dire au rouquin de faire du bruit… Si j'ai bien tout suivi ! Ingénieux ma foi…Conclut-il, fier d'avoir déjoué le plan du reste du groupe alors que Seto ne s'était douté de rien.
- Ils se sont crûs plus malins que moi…Fulminait Kaiba intérieurement alors qu'il devait se rendre à l'évidence. « Alors on va voir s'ils sont vraiment aussi intelligents que ça. Termina-t-il en annonçant "échec et mat".
- J'ai hâte de voir ça ! Se réjouit Seth en observant son double.
- C'était une bonne partie mais il va falloir que tu t'améliores si tu veux avoir une chance de me prendre un pion. Déclara Seto sur un ton cassant en se levant.
En entendant cela, Mokuba s'était relevé en quatrième vitesse, soudainement totalement réveillé. Mais avant qu'il puisse dire quelque chose, ce fut Seto qui parla :
« - Je vais aller faire un tour avant de me coucher.
- Maintenant ? S'étonnèrent Ron et Mokuba d'une seule voix.
- Oui, maintenant. Répondit calmement le brun en se dirigeant vers la sortie.
- Mais on a pas le droit d'être dans les couloirs à cette heure là ! S'exclama Ron alors que lui et Mokuba avaient commencé à suivre Kaiba. « Enfin il est presque neuf heures et le couvre-feu est fixé à cette heure là…
- Tant pis, je prends le risque de me faire prendre. Répliqua le brun tout en continuant à avancer.
- Mais… Commença le plus jeune des Kaiba.
- Et tu as intérêt à être couché quand je reviens Mokuba. L'interrompit Seto en passant le portrait de la Grosse Dame, laissant Ron et Mokuba bouche bée : ce n'était pas du tout prévu dans le plan !
- Attends Seto ! S'écria Mokuba en poursuivant son frère dans le couloir, suivi de près par Ron.
- Quoi Mokuba ? Demanda le brun en s'arrêtant, se retournant à peine.
- Euh… Ca te dirait de voir une super pièce que Harry m'a montrée ? Interrogea le cadet, plein d'espoir.
- Nous y voilà… Pensa Seto.
- N'y vas pas trop fort quand même, il ne faudrait pas le choquer le petit… Ajouta Seth en observant la scène.
- Je te rappelle qu'il s'agit de mon petit frère, je sais comment me comporter avec lui. Alors tes conseils tu peux te les garder ! Répliqua froidement Kaiba en se reconcentrant sur Mokuba.
- Ce soir ? Ca peut attendre demain il me semble. Répondit finalement l'aîné en fixant son petit frère qui ne laissa pas faire.
- Oui ce soir ! Tu sais, il m'a dit que la nuit, c'était beaucoup plus joli ! Et puis c'est mieux d'y aller un samedi soir que dans la semaine, tu crois pas ? Argumenta Mokuba sans quitter son frère des yeux.
Il connaissait Seto par cœur et il pouvait voir que le regard de son frère lui cachait quelque chose mais il n'arrivait pas à voir quoi. Il avait cet habituel air sûr de lui mais là, c'était comme s'il prenait un certain plaisir à poser toutes ces questions. Il ne pouvait pas être au courant, n'est-ce pas ? Après toutes les précautions qu'ils avaient prises ! Marek et Joey avaient même été surveillés en permanence pour qu'ils ne fassent pas de gaffes…
« - Alors pourquoi pas… Finit par répondre Seto alors que Mokuba se retint de lui sauter au cou. « Mais je dois juste aller vérifier un détail avant. Ajouta-t-il alors que Ron et Mokuba lui lançaient clairement des regards suspicieux. « Dis-moi juste où se trouve cette salle si… intéressante…
- Euh… Mokuba hésita. Mais après tout, c'était peut-être mieux ainsi ! Restait à espérer que Seto ne se perdrait pas… « Au septième étage, en face de la tapisserie qui représente euh…
- …Barnabas le Follet battu par les trolls. Termina Ron pour lui alors que Mokuba lui lançait un "merci" de plus discrets. « Enfin, c'est la porte en bois qui est juste à côté de la tapisserie. Précisa-t-il alors que c'était au tour de Kaiba de lancer un regard des plus suspicieux.
- Et personne n'y va jamais ? Je veux dire, comment peut-on être sûr que personne n'entre quand on est déjà dedans ? Demanda-t-il en relevant le sourcil.
- Bien sûr c'est un risque à prendre mais généralement, personne ne fait attention à une porte aussi simple, sauf quand on sait ce qu'il y a vraiment derrière et je te jure que seules très peu de personnes sont au courant ! Donc aucun risque ! Répondit Ron du tac au tac.
- Mais si cette pièce est aussi jolie la nuit, comment ça se fait que vous n'y alliez pas plus souvent ? Demanda de nouveau le brun, continuant son interrogatoire.
- Tu y vas peut-être un peu fort là, nan ? Lança Seth en soupirant. Seto ne prit même pas la peine de lui répondre.
- Avec tous les devoirs et tout ça, c'est un peu dur. Et puis il faut se faufiler la nuit et tout ça… Expliqua le rouquin en commençant à sentir une petite goutte de sueur dégouliner le long de sa tempe. Seto, de son côté, savait qu'il avait gagné.
- Je vois… En effet, beaucoup de risques… Et qu'est-ce qui te fait penser que moi et mon frère pourrions prendre autant de risques ? Finit-il par demander en regardant directement le brun dans les yeux. Le coup final ! Pensa Seto en attendant la réponse de Ron. Mais ce n'est pas lui qui prit la parole :
- Quoi Seto ? Tu veux pas me faire plaisir ou quoi ? Depuis quand tu as peur de te faire prendre ? Lança Mokuba en fixant son frère d'un air de reproche.
- Aïe… Ne put s'empêcher de laisser échapper Seth. « Là tu vas devoir céder je crois… Tu as tenté mais ce cher amour qui te sert de petit frère est ton seul point faible… Dommage !
- Grrr… Maugréa Kaiba. « C'est bon, j'irai.
- Alors t'as intérêt à y être dans pas longtemps ! Lança Mokuba, sur un ton un peu trop enthousiaste ce qui lui valut un regard interrogateur de la part de son frère. « Je veux dire, me fais pas trop attendre… Ajouta-t-il sur un ton plus sérieux.
- J'y serai dans un quart d'heure environ. Finit par déclarer le brun en reprenant son chemin.
- Te fais pas prendre par quelqu'un en attendant ! Lança Ron avant de voir Kaiba tourner à droite au premier coin.
- Ne t'inquiète pas pour ça, le prof qui prendra mon frère n'est pas encore né ! Lança joyeusement Mokuba avant de retourner dans la salle commune.
- Bon ben il ne nous reste plus qu'à attendre Harry pour le dernier voyage alors… Finit par dire Ron en s'asseyant sur le canapé. « J'espère juste que ce petit contretemps ne changera en rien le programme de la soirée.
- T'inquiète ! Je gère ! Répondit gaiement le jeune Kaiba.
- C'est bien ça qui me fait peur… Murmura le rouquin.
&&&
« - "Un détail à vérifier" ? Finit par interroger Seth en relevant le sourcil.
- Tu préférais que je dises autre chose ? Du genre : "je vais faire un tour pour me préparer psychologiquement à affronter toute une bande de gamins pour la soirée" ? Répliqua Seto sur un ton énervé. « Je crois que Mokuba aurait adoré…Mais qu'est-ce qui lui a pris d'organiser un truc comme ça ! On s'était pourtant mis d'accord à ce sujet !
- Après tout ce n'est qu'une soirée…Tenta le prêtre alors qu'il sentait son double fulminer intérieurement.
- Qu'une soirée ?Je crois que tu as passé trop de temps enfermé dans ta lampe, génie ! Répliqua Kaiba sur un ton des plus sarcastiques alors qu'il se dirigeait un peu au hasard dans les couloirs. « Il ne manquerait plus qu'il y ait un de ces profs débiles pour me gâcher totalement la soirée…
- Si c'est le cas, laisse-moi faire ! Lança quasi-joyeusement Seth.
- Il y a vraiment des fois où tu m'inquiètes… Se contenta de commenter Seto en continuant à marcher au hasard. Il s'arrêta subitement, se rendant compte de l'endroit où il se trouvait. « Mais pourquoi je me retrouve toujours ici ?
- Le destin ? Proposa Seth.
- Oublie… Répliqua froidement Seto en poussant la porte de la bibliothèque, étrangement ouverte. « Ca c'est pas normal…
- Je croyais que tu avais dit un quart d'heure à ton cher frère ? Lui rappela son yami, voyant que Seto était sur le point d'entrer dans la pièce. « Depuis quand le grand Seto Kaiba est-il en retard ? Pour son petit frère qui plus est ! Continua à argumenter le prêtre, sentant que rester là n'apporterait que des ennuis.
- Pourquoi est-ce que tu es aussi réticent à entrer ? Interrogea Kaiba en passant définitivement le pas de la porte. « Serait-ce de la peur que je sens ?
- Parce que maintenant tu arrives à ressentir ce que je ressens ? Dis donc ! Il faut sabrer le champagne ! Se réjouit faussement Seth, tentant de cacher ce qu'il ressentait effectivement.
- J'ai donc raison. En conclut Seto alors qu'il s'avançait de plus en plus dans l'obscurité de la bibliothèque. « Et qu'est-ce qui pourrait terrifier un fantôme à ce point ?
- Je ne suis pas un fantôme ! Et tu ferais mieux de faire de la lumière avec ta baguette si tu ne veux pas te cogner dans un meuble… Lui conseilla son yami pour changer de sujet.
- Je crois que ça ne sera pas utile… Répondit Seto alors qu'une faible lueur brillait dans la direction de la réserve.
Le brun se dirigea alors prudemment vers la source de la faible lumière tout en prenant soin de ne heurter aucune chaise, table ou étagère. Arrivé à proximité, il sentit sa main se refermer inconsciemment sur la Baguette du Millenium qu'il sortit de sa place habituelle.
« - Il y a vraiment quelque chose qui ne me plaît pas ici. Déclara Seth alors que son double se rapprochait silencieusement du rayon duquel provenait la lueur.
Plus il avançait, moins il était sûr de lui. Il y avait quelque chose dans l'air. Seth avait raison. Mais maintenant qu'il était là, il était trop tard pour reculer, et encore plus quand on s'appelle Kaiba !
Une fois arrivé au niveau du rayon concerné, Seto respira un bon coup avant de se décider à avancer à découvert. Il se mit rapidement face à l'allée pour se trouver face à un homme de la même taille que lui, encapuchonné dans une longue robe de sorcier, dont seuls les yeux pouvaient être aperçus.
« - Je ne pensais pas que le grand Seto Kaiba serait si facile à manipuler, encore moins l'illustre Seth ! Lança la voix froide, ou plutôt glaciale de l'homme.
Face à lui, Kaiba était comme paralysé sans savoir pourquoi. Il voulait répliquer mais aucun son ne sortait de sa bouche. Paralysé.
« - Alors quoi, on a peur ? Le provoqua à nouveau l'autre. « Bon, assez joué, on nous attends là-bas. Finit-il par déclarer en sortant sa baguette magique.
L'homme prononça des mots que le brun ne réussit pas à comprendre et la dernière chose que Seto put voir furent deux points vert clair le fixer intensément avant de sombrer dans le noir total.
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Alors, pour un come back vous en pensez quoi ? Qu'est-ce que je lui fais pas encore subir à notre Seto…
Je tiens quand même à prévenir que je suis juste de passage chez moi et que je repars sous peu dans le sud alors le prochain chap viendra… euh… Surprise ! Venez faire un tour sur le site
vers la fin du mois… (j'espère… lol !)
Sinon, l'habituel R&R !
Merci !
