Oui vous m'avez eu, je l'ai écrite cette partie. A vrai dire, j'ai été prise d'une subite envie d'écrire accompagnée cette fois d'inspiration. C'était tellement libérateur depuis le temps ou je voulais écrire mais que rien ne me venait que voila, c'est là. En espérant que ce sera à la hauteur...
Encore merci à tous celles/ceux qui ont lus et celles/ceux qui ont ont lus et laissé une review! =)
Bonne lecture!
Passer l'été à Paris avait semblé une bonne idée quand, confinés dans leur salle de classe un soir en mars, la proposition avait été faite. Paris, du point de vue du basique étudiant en mode, c'était un peu comme le Saint Graal. Une sorte de dimension parallèle promesse de vêtements éblouissants, de créations à couper le souffle et d'un savoir faire inégalé. Alors, vraiment, personne n'avait hésité à dire oui.
Ils avaient juste oublié le fait que Paris en juillet est plus peuplé de touristes que de vrai Parisiens. Sans évoquer la chaleur insupportable qui refuse de retomber en soirée. Bref, la réalité ne collait pas vraiment à leur idéal mais l'un dans l'autre, ils s'en étaient accommodés, s'amusant à jouer les touristes tout en grimaçant à la vue des tenues parfois…colorés des dits touristes.
Ils étaient actuellement devant les pyramides du musée du Louvre, ayant laissé James et Seamus à la caisse de celui-ci, les deux souhaitant visiter le monument. Katie et Jane avaient le nez plongé dans un guide touristique, essayant de déterminer si oui ou non, elles tenaient la carte dans le bon sens tandis que Kurt et Dani tentaient de savoir qui, de la touriste Allemande ou de la Japonaise était la plus mal habillée.
Leur activité fut interrompue par Katie, qui ayant trouvé le bon sens à la carte, leur fit signe de les rejoindre.
-Bon alors, où vous voulez aller ? Le jardin des Tuileries est juste à côté, pareil pour la place de la Concorde. Ou on peut aller faire les boutiques sur les Champs Elysées !
La dernière proposition fut accueillie par de grands sourires presque carnassiers de la part des filles. Kurt, quant-à lui, fit la grimace.
-On y a été hier. Et avant-hier, protesta-t-il. J'ai beau adorer le shopping, j'ai quand même mes limites. Mon porte monnaie aussi d'ailleurs, ajouta-t-il en pensée.
-Mais Kurt…c'est Paris !Plaida Dani, accompagné de sa plus belle imitation des yeux de chien battu.
Malheureusement pour elle, Kurt avait développé une immunité face à cette méthode depuis bien des années. Pour autant, peu désireux de leur gâcher leur plaisir, il leur proposa de se séparer.
-Vous n'avez qu'à y aller, suggéra-t-il. Je vais en profiter pour me balader un peu, et comme j'ai les clefs de l'appart, je rentrerai tout seul.
Les filles semblèrent indécises un moment puis Kurt leur sourit, leur assurant qu'il n'allait pas se perdre et que rien d'horrible ne lui arriverait juste parce qu'il avait décidé de se balader tout seul.
C'est ainsi qu'ils se séparèrent et que Kurt se retrouva seul, le plan du métro parisien dans la poche. Il se balada un peu sur les quais mais bientôt, la chaleur lui sembla insupportable et il décida de rentrer, rêvant déjà d'une douche froide et d'un grand verre d'eau glacée.
Il descendait la dernière marche des escaliers menant au quai du métro quand il le vit.
Kurt était plutôt habitué, désormais, à rencontrer des gens qu'il n'aurait jamais pensé rencontrer auparavant. Travaillant pour Vogue, il avait croisé plus d'une fois des mannequins célèbres dans les couloirs du bureau et, en assistant à la Fashion Week, avait pu approcher de très près ses idoles. Il se souvenait parfaitement du moment où il avait cru mourir quand Lady Gaga (venue présenter sa gamme de parfum) l'avait abordé pour le complimenter sur sa tenue, et plus tard dans la même journée quand on l'avait chargé d'aider à habiller les mannequins pour Marc Jacobs –Marc Jacobs !- et qu'il s'était retrouvé nez à nez avec lui alors qu'il inspectait la robe que Kurt venait d'aider le mannequin à enfiler. Autant dire que question surprise, Kurt était servi. Pour autant croiser toutes ces personnalités ne comparait en rien au fait de recroiser Blaine au hasard des rues d'une ville où ni l'un ni l'autre n'avaient jamais posé le doigt de pied à sa connaissance.
Il en resta littéralement bouche bée, figé dans une position certainement stupide, son cerveau incapable de produire une pensée cohérente.
Il aurait compris si cela était arrivé en Ohio. Blaine vivait à proximité, y avait des amis. Ou même à New-York. Il allait visiter Rachel de temps à autre et Blaine avait émit le souhait d'aller y étudier du temps où ils étaient encore ensemble. Bon sang ! Même Los Angeles aurait été plus logique avec Cooper et Mercedes là-bas, mais non, il fallait qu'ils se croisent ici, parmi tous les endroits possibles sur cette planète et Kurt n'y était pas du tout préparé.
A la rigueur, il valait peut-être mieux ça, se résonna-t-il. Vu la vision pathétique qu'il devait offrir maintenant. Au moins, le groupe de touristes Japonais du quai opposé en garderait un souvenir hilarant. Il réussi enfin à sortir de sa transe et inspira profondément.
-Blaine ?appela-t-il, hésitant.
Ce dernier releva la tête à une vitesse fulgurante et Kurt vit avec amusement ses yeux s'agrandirent comiquement et sa mâchoire se décrocher.
-Kurt ?
Blaine grimaça au son de sa voix définitivement plus aigue que la normale et se racla la gorge.
Le métro arriva à ce moment là, mais ni l'un ni l'autre ne fit un geste pour s'y engouffrer. Puis avec hésitation, Blaine s'approcha et ouvrit d'abord les bras avant de se rétracter et d'opter pour lui tendre la main. Kurt sourit en l'attrapant, s'en servant pour l'attirer contre lui.
C'était étrange d'avoir de nouveau Blaine dans ses bras, même pour un court instant. Comme une impression de déjà vu.
Ils se séparent presque tout de suite, se souriant à pleine dents. Blaine fut le premier à rompre le silence.
-Wow, je ne m'attendais pas du tout à te voir ici, dit-il d'une voix faible, comme s'il avait vraiment eu le souffle coupé à la vision de Kurt. Il passa fébrilement une main dans ses cheveux (laissés libres ! ne put s'empêcher de noter Kurt) et eut un petit rire nerveux en le regardant à travers ses cils si ridiculement longs.
-Ouais, moi non plus à vrai dire, plaisanta Kurt mais sa voix trahit son agitation. Il se racla la gorge, redressant sa chemise qui n'en avait pourtant pas besoin.
-Tu veux…tu veux qu'on aille boire quelque chose ?Demanda avec hésitation Blaine. Il y a un café sympa pas très loin. Enfin, si tu veux…si tu peux, je ne sais pas ce que tu es censé faire mais…
Blaine laissa sa phrase en suspens, baissant la tête en rougissant, enfonçant ses mains dans ses poches pour se donner contenance.
-Ok… Je veux bien. D'accord, répondit Kurt, se mordant la lèvre pour s'empêcher d'ajouter encore un autre synonyme à sa liste.
Blaine releva la tête, une lueur amusée dans le regard.
-Ok. Allons-y alors.
C'est un peu étrange au début. Ils se jettent des coups d'œil furtifs comme si ni l'un ni l'autre ne voulait être surpris à détailler l'autre. Le silence s'étend malgré les bruissements et les bribes de conversations qu'ils perçoivent des tables à côté. Kurt observe du coin de l'œil Blaine s'agitant dans sa chaise et il se redresse en réponse, sa main s'enroulant autour de son verre de thé glacé pour se donner contenance.
-Alors…
Leurs yeux se rencontrent soudainement, réalisant qu'ils ont parlé en même temps. Kurt ne peut s'empêcher de songer que si Blaine à changé physiquement, ses yeux sont restés de cette même teinte noisette empreinte de douceur. Il se surprend à rougir à cette constatation, ayant l'impression de régresser dans son lui adolescent. Ça et l'atmosphère étrange qui les entoure et qui ressemble étrangement à un premier rendez-vous.
Blaine lui sourit timidement et lui fait signe de commencer, alors Kurt prend une grande inspiration et se lance :
-Alors comme ça on ne peut pas se passer de moi ?
Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait prévu de dire mais la question fait rire Blaine et le son dissipe soudain la gêne entre eux.
Kurt lui offre un sourire malicieux et brusquement, c'est comme s'ils n'avaient jamais quittés Dalton, retrouvant la complicité qu'ils partageaient alors entre chansons et café.
Après cela la conversation se fait plus simple, ils se racontent leurs parcours, leurs désillusions et leurs victoires et bientôt, il ne reste plus que des glaçons fondus au fond de leurs verres et un serveur qui leur tourne autour depuis un bon quart d'heure et qui leur fait comprendre qu'ils vont fermer boutique.
Ils se retrouvent à se promener dans les rues étouffantes de Paris et Blaine pointe du doigts ses endroits favoris comme s'il avait toujours vécu ici. Alors qu'il radote sur un magasin de musique qui d'après lui, à la meilleure sélection de toute la ville, Kurt se surprend à superposer le Blaine de ses souvenirs à celui qui se tient devant lui. Il n'a certes pas grandi mais il semble plus grand, peut-être à sa façon de se tenir, de se déplacer qui respire l'épanouissement. Il a laissé au placard ses nœuds papillons, à moins qu'il ne fasse tout simplement trop chaud pour cela –hé, même lui se promène avec en tout et pour tout deux couches sur le dos, un exploit le connaissant !- même s'il a tout de même boutonné sa chemise jusqu'en haut. Il porte son pantalon de la même manière, toujours un peu court, ce qui dévoile ses chevilles nues –non, Blaine n'aime toujours pas les chaussettes !-. La plus grande différence, c'est sa coiffure. Exit le gel, ses boucles naturelles sont laissées à l'air libre et Kurt se rappelle brusquement de la nuit du bal de promo où Brittany avait décidé de bannir le gel et, wow, rien à voir avec maintenant, il faudrait décidément qu'il lui demande ce qu'il utilisait désormais. La pensée le fait sourire parce qu'elle implique qu'il revoie Blaine et bien sûr qu'il veut le revoir. Ils n'ont certes pas réglé, ou tout simplement évoqué, leur rupture, mais Kurt s'en voudrait s'il ne laissait pas sa chance à Blaine, parce qu'avant tout, il était son meilleur ami et même si ses amis sont géniaux, aucuns n'a réussi à prendre cette place vacante dans son cœur. Alors il pose la main sur l'épaule de Blaine pour le stopper dans son monologue et lui demande :
-Je peux avoir ton numéro ?
Et le sourire que lui renvoie Blaine pourrait illuminer la ville entière.
J'aime beaucoup ce texte tel qu'il est. Je n'aime pas faire long parce que je ne SAIS PAS faire long. Mais il reste des choses à raconter…alors, peut-être que d'autres textes viendront s'ajouter à ceux-là un jour…peut-être…
