Chapitre 11 : PDV Jessica.
Nous descendons de l'avion et là devant nos yeux ... ils sont là. Ils avancent vers nous avec un autre homme, sûrement mon beau-frère. Il a une étrange ressemblance avec Takanori, le même regard, la même forme des lèvres et ... presque la même taille.
[En français]
« Bienvenue au Japon les filles, dit Kai avec un magnifique sourire. »
[En japonais]
« Tu peux parler japonais s'il te plais, dit le frère de Takanori.
- Saito-chan, deux de ces filles ne savent pas parler japonais, lui dit Takanori. Viens ma chérie, me dit-il ensuite. La limousine nous attend.
- Ta chérie ? Demande Saito.
- Oui, je te présente Jessica. Ma chérie, voici Saito, mon grand frère. »
Je m'incline devant lui en signe de respect puis lui sourit chaleureusement.
« Elle comprend notre langue ? Demande Saito.
- Oh la ferme ! »
Takanori me prend dans ses bras et m'embrasse tendrement. Ses lèvres m'ont manquées et je ne peux résister aux larmes plus longtemps. Je m'effondre dans ses bras.
[En français]
« Qu'est-ce qu'il y a ? me demande-t-il.
-Tu m'as tellement manqué ! Et puis, mon rêve vient de se réaliser. C'est le plus beau jour de ma vie.
- Alors c'est le mien aussi, me répond-il en déposant un léger baiser sur mes lèvres. »
A chaque fois qu'il m'embrasse, j'ai cette sensation de douceur et ce frisson qui parcourent mon corps. J'aime ce contacte et je ne veux pas qu'il s'arrête. Je regarde autour de moi et je vois qu'Ana pleure dans les bras et Reita. Lau est également dans les bras d'Aoi. Uruha a enfin embrassé Télou. Lily et Kai sont simplement côte à côte sans bouger.
« Dis Taka' dis-je toujours en français. Ton frère n'avait pas l'air d'être au courant pour nous.
- Je sais, me répondit-il. Je ne l'ai pas prévenu.
- Pourquoi ?
- La sœur de Ryo lui a passé un savon quand elle a su, m'annonce-t-il. Alors je ne voulais du jugement de mon frère.
- Je vois ...
- Nous rentrons directement à la maison et puis il y a une surprise pour vous là-bas.
- Une surprise ? Qu'est-ce que sait?
- C'est une surprise ! »
Nous allons tous à la limousine. A l'intérieur je me retrouve entre Takanori et Saito. J'ignore encore s'il m'apprécie ou pas, et franchement pour l'instant c'est le dernier de mes soucis. Je me blottis contre Taka' et il m'entoure de ses bras d'une façon protectrice. Je souris et je pousse un soupir de bien-être.
Après une demi-heure de route dans Tokyo, nous sortons enfin de cette grande ville et nous prenons le chemin en direction du Mont Fuji. Je regarde Takanori, intriguée et il me sourit.
Nous arrivons enfin devant une grande villa et je suis émerveillée par tant de beauté.
[En français]
« Nous sommes arrivés, annonce Kai.
- Quoi ? S'exclame Ana. Vous vivez ici ?
- Oui mon ange, répond Reita
- Wouah ! Notre appartement n'est rien à côté de ça.
- C'est plus Notre appartement, je rappel. »
Nous descendons de la limousine et entrons dans la villa. C'est immense et magnifique. Takanori et les autres nous conduisent au salon et à notre grande surprise il est déjà occuper par 7 personnes.
[En japonais]
« Je suis désolé, nous dit Aoi. Il y a que Takeru qui a pu venir, le reste du groupe ne pouvait pas.
- Wouah ! »
C'est le seul mot qui sort de notre bouche. Nous sommes face au groupe Alice Nine, à Miyavi et à Takeru. J'hallucine !
[En français]
« C'est ça votre surprise ?
- Bienvenue chez vous, me répond-il. »
J'entends aboyer et je me retourne. Je vois le chien de Takanori lui sauter dessus.
[En japonais]
« Stop Kiki, lui dis son maître et il s'arrêta tout de suite.
- Qu'il est mignon !
- C'est qu'un chien, me dit une voix. »
Je fais face à cette voix qui est celle de Nao. Je le regarde droit dans les yeux et il me sourit de ce sourire que j'admire tant chez lui.
« Je sais que c'est qu'un chien, dis-je. Mais c'est celui de Takanori
- Et en quoi ça le rend plus important ? Me demande Miyavi.
- Ils ne sont pas au courant eux aussi, me chuchote Taka' à l'oreille.
- Pas de ça avec nous Ruki ! Avertit Shou.
- Bon si vous nous expliquiez qui sont ces filles ? Demande Hiroto.
- C'est simple, dit Reita. Elle (en montrant Ana) c'est ma petite amie !
- Quoi ? S'exclame Nao.
- Cris pas imbécile ! s'exclame Aoi. Elle (en montrant Lau) c'est ma Blondie chérie. S'il y en a un qui pose ses mains sur elle, je le tus, pigé ?
- Et celle-là ? demande Saga en me désignant.
- Pas touche, dit Rei'. Elle est déjà prise !
- Il y en a bien une de libre ? Demande Nao.
- Réfléchis un peu, dis-je. Nous sommes 5 et nous venons vivre chez les Gazetto !
- C'est pas drôle, boude Nao.
- Rien n'est drôle avec toi, ricane Takeru. »
[En français]
« Quelqu'un peut traduire je pige rien moi ! Dit Ana »
[En japonais]
« Bon les mecs on y va, annonce Tora.
- Oui, confirme Nao. On a un album à enregistrer !
- C'est vrai ? Je m'extasie.
- Oui, pourquoi ? Demande Hiroto.
- Il sort quand ?
- En fin d'année, répond Shou. Tu aimes bien notre musique ?
- Oh oui ! Répond Takanori à ma place. Elle connaît vos musiques par cœur !
- C'est vrai ? S'exclame Nao.
- Hmm ...
- C'est génial ! Hurle-t-il
- Bon aller ! A plus ! Dit Tora en embarquant le groupe. »
Alice Nine part et il ne reste plus que Miyavi et Takeru.
« Moi aussi j'y vais. Je suis ravi de faire votre connaissance les filles ! Annonce Takeru. »
Il s'incline et part à son tour. Il ne reste plus que Miyavi. Je le regarde un moment et le vois ouvrir sa bouche puis la refermer. Je penche la tête sur le coter et il me regarde. Son regard en dit long, il a une étincelle que ne je connais pas. Je me tourne vers Takanori qui me sourit chaleureusement. La voix de Miyavi me fait sursauter :
« Bon c'est pas tout mais j'ai ... euh ... un truc à faire. »
Personne ne pose de question et il part à son tour. Je me tourne vers le reste du groupe et je vois qu'il manque quelques personnes. Reita et Ana ont disparu, Lau aussi ...
Un cri me fait sursauter. Décidément tout me fait peur en ce moment ! J'essaie de savoir d'où vient ce cri. Il me s'emble avoir reconnu la voix de Lau. Je monte les escaliers pour aller voir à l'étage si c'est là que le cri vient. J'avance dans le couloir et ...
[En japonais]
« Ah tu es là ! S'exclame Lau.
- Mais t'es folle toi ! Je hurle. Tu m'as fait peur !
- Pauvre toi ! Ricane-t-elle. Viens voir au lieu de te plaindre ! »
Elle me prend par la main et m'entraîne dans une chambre, ou plutôt une pièce remplit d'armoires et de meubles en tout genre.
« Regarde, me dit-elle.
- Et qu'est-ce que je dois regarder ?
- C'est la garde de robe des Gazetto ! Tous leurs vêtements depuis leur début sur scène ! N'est-ce pas génial ?
- Ce sont que des vêtements ! Dis-je.
- Oui mais pas n'importe quels vêtements !
- Ne me dis pas que tu as fouillé ?
- On est chez nous non ?
- Oui mais c'est leurs affaires personnels !
- Qu'est-ce que tu peux être rabat-joie par moment ! »
Elle repart dans son exploration des placards. Je remarque que des étiquettes sont collées sur chaque armoire. Des noms sont indiqués. « Aoi ... Ruki ... Reita ... Uruha ... Kai ... Laurianne ... »
« Laurianne ? Dis-je à voix haute.
- Hmm c'est moi ! Dit-elle.
- Non ... dis-je à moitié perdu dans mes pensées.
- Si c'est moi !
- Ah mais chut ! Je lis juste les noms sur les armoires.
- Les noms sur les armoires ? Me demande-t-elle.
- Oui regarde ! Il y a nos noms sur ces armoires !
- A ouais ! C'est cool ! Ils ont pensé à nous.
- Encore heureux qu'on ait pensé à vous, dit une voix qui me fait sursauter (encore). »
Je me retourne et je vois Aoi.
« Idiot ! Tu m'as fait peur ! Je hurle.
- Oh désolé, dit-il. Je vois que vous avez trouvé la garde de robe.
- Elle a trouvé, je rectifie en désignant Lau.
- Oui c'est moi qui ai trouvé ! Dit-elle.
- On a rajouté des armoires pour que vous puissiez mettre vos vêtements.
- C'est mignon ! S'extasie Lau.
- C'est vrai, je dis. Vous avez pensé à nous et c'est mignon parce qu'en général les mecs ne pensent pas !
- Serais-tu entrain de dire que nous sommes cons ? Demande Aoi.
- Mais oui mon cher ! Vous êtes cons ! Même très cons !
- Je me sens légèrement insulté, boude-t-il.
- Mais non mon Sugu-chéri, dit Lau d'une voix attendrissante. Ce qu'elle voulait dire c'est que tu es Le roi des cons ! »
J'explose de rire quand je vois Aoi sourire à cette remarque et prendre Lau dans ses bras et lui dire merci. Il la fait tourner et elle rigole. Je ne les ai jamais vu comme ça et je pense que ce mois passé loin l'un de l'autre leur ont montré qu'ils s'aiment vraiment. Je suis heureuse pour eux et je souhaite que leur bonheur dur longtemps. Je les laisse entre eux et repart dans le salon.
Arrivée en bas, dans le salon, il n'y a plus personne. Je décide donc de partir à la recherche de quelqu'un. Je traverse le salon pour passer la porte qui est à l'autre bout. Elle donne sur une salle à manger gigantesque. La table de verre est magnifique, les chaises assorties aussi sont magnifiques. Des katanas sont accrochée aux murs qui sont recouverts d'une peinture crème.
J'ouvre ensuite la porte qui est à ma droite. Elle donne sur la cuisine. Je souris à la vue de cette pièce. Propre et bien rangée. Équipée telle une cuisine d'un grand chef. Je suis heureuse, je vais pouvoir faire à manger dans de bonne condition ... comme quand nous étions à Lyon.
Il y a une autre porte ... cette maison est un vrai labyrinthe ! Celle-ci de porte donne sur un couloir. Le couloir où j'ai monté les escaliers auparavant.
Je décide donc de remonter les escaliers. Lau n'est plus dans la garde de robe et toutes les portes du couloir sont ouvertes.
« Ah tu es là, dit Takanori. Je me demandais où tu étais passée ! »
Il a passé sa tête dans l'encadrement d'une porte et me sourit bêtement.
« Qu'est-ce que tu fais ? Je lui demande.
- Viens, je vais te montrer, me dit-il. »
J'entre dans la pièce, c'est sa chambre. De couleur rouge et séparée au milieu d'une bande noir. Elle est magnifique. Son lit à deux places a une couverture rouge et des oreillers noirs, le tout en soie brillante.
Son bureau assorti à sa chambre est remplit de papier. Une porte de couleur noire est de l'autre coter de la pièce, donnant sûrement sur la salle de bain. La chambre est éclairée par la lumière du soleil et une lampe de chevet posée sur une table de nuit à côté du lit.
« Ne restes pas devant la porte, me dit-il en souriant. Entre !
- Je ... euh ... oui ...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien ... c'est juste que ta chambre est vraiment très belle...
- Merci, me dit-il toujours le sourire aux lèvres. Allez entrer !
- Oui ... bon alors tu fais quoi ?
- J'essaie désespérément d'écrire une chanson !
- Tu as écrit quoi pour l'instant ?
- Rien !
- Wouah ... tu as besoin d'aide ?
- Pourquoi pas ! »
Je fais un peu de place sur le bureau et prends une feuille. Je commence à gribouiller quelques phrases mais aucune ne donnent quelque chose de jolie. Peu à peu mon texte prend forme. Ce n'est que quelques lignes mais ça peut peut-être l'aider. Je relis une dernière fois avant de lui donner :
« Je me souviens que ça faisait mal
Cette stupide routine infernale
Mais je t'ai rencontré
Et tout a basculé
Je suis un peu perplexe à cause de la vivacité de ce nouveau ciel bleu
Mais je sais qu'avec toi je m'y habituerai peu à peu
Je crois en notre amour
Et j'espère qu'il dura toujours »
Je lui tends ma feuille et il la lit attentivement. Il lève les yeux vers moi et ne dit rien. Il me regarde.
« Alors ?
- Wouah ... effectivement ! Tu as un don pour réfléchir vite !
- Mais ça te plaît ?
- Oui ! C'est un bon début et je pense pouvoir en tirer profit ! Merci ma chérie ! »
Il m'embrasse en guise de remerciement et il me serre dans ses bras.
« Que ferais-je sans toi ? Me demande-t-il.
- Je ne sais pas. Mais moi je serai perdue sans toi. »
Il m'embrasse à nouveau mais plus passionnément que tout à l'heure. Il me serre encore plus contre lui et un frisson parcoure mon dos. J'enroule mes bras autour de son cou et je me laisse aller.
Je suis à lui et pour toujours. Voilà ce que veut dire ce baiser.
Après avoir rompu le baiser, je le regarde dans les yeux qui me hurlent l'amour qu'il me porte. Je ne sais pas comment lui rendre parfaitement cet amour, mais je me promets de faire des efforts pour l'aimer autant qu'il m'aime même si je sais au fond de moi que cet amour est cent fois réciproque.
Je pose ma tête sur son torse et écoute les battements accélérés de son cœur.
« Je suis désolé de te dire ça ma chérie, mais on devrait descendre. Parce que je crois qu'il y en a quelques-uns qui risque de déparquer à tout moment...
- Tu parles de qui ? Ana ? Lau ? Aoi ? Ou Reita ?
- De ces quatre personnes.
- Je suis d'accord avec toi alors ! »
Au moment où je sors de la chambre, Takanori derrière moi, Télou et Uruha courent en direction de l'escalier. Télou est devant, Uruha juste derrière elle. Nous les suivons en marchant. Estelle est arrivée en bas, quand Uruha glisse sur une des marches et il dévale l'escalier la tête la première. Il atterri sur Télou dans une position ... bizarre dirais-je. Il est à califourchon sur elle.
Je pouffe légèrement et me dépêche d'aller leur demander s'ils vont bien. Je découvre une Estelle rouge de honte mais qui rigole quand même (un rire nerveux, surement) et un Uruha qui n'arrête pas de s'excuser. Je regarde Takanori qui est assis dans les escaliers à hurler de rire.
Je souris alors. Cette colocation va être forte en émotions ...
