Chapitre 17 : PDV Reita.

Je n'ai pas bien dormi cette nuit-là. Ma mère m'a invité avec

Ana à manger à la maison familiale. Je ne veux pas y aller car Chiyo sera là. Elle n'aime pas Ana donc je ne vois pas pourquoi je serais heureux de la revoir.

A 7 heures du matin je sens Ana bouger contre moi. Je la regarde et je vois qu'elle émerge doucement. Ces yeux à moitiés clos me regardent et un sourire se dessine sur son visage. Je souris à mon tour.

« Bonjour, me dit-elle d'une voix ensommeillée.

- Bonjour mon ange, bien dormis ?

- Oui et toi ?

- Moi je n'ai pas dormi.

- Pourquoi ça ?

- ...

- Ryo, dis-moi pas que c'est à cause de ce déjeuné en compagnie de ta famille qui te stress encore ?

- Il y a des raisons de stresser crois-moi ! Dis-je pour me défendre.

- Et qu'est-ce que c'est ?

- Ma sœur et l'avis de ma mère sur toi !

- Ryo. On en a déjà parlé !

- Bonjour tout le monde ! S'exclame Lau en ouvrant la porte. C'est l'heure du réveillage ! »

Elle nous regarde un instant et soupire.

« Pourquoi vous êtes déjà tous réveiller ? Dit-elle en boudant. Ce n'est pas drôle !

- Désolée, dit Ana. Mais je viens juste de me réveiller.

- C'n'est pas grave et puis heureusement que je ne vous ai pas retrouvé en position délicate ...

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Je demande.

- En général quand j'ouvre une porte sans frapper et bah les gens qui sont derrière sont soit en train de coucher ensemble soit en train de faire une soupe de langues !

- Je vois ... dis-je. Et tu as réveillé qui encore ?

- Personne, vous êtes tous réveillé ...

- Qui couche ensemble alors ?

- Personne, malheureusement ... mais Takanori et Jess sont en pleine préparation de soupe ... »

Elle affiche un sourire avant de sortir de notre chambre avec un signe de la main. Mais elle revient 30 secondes après.

« Dernière chose, Perrine arrive enfin d'aprèm, vers 18h30 je crois ! Tachez d'être là !

- Ne t'inquiète pas pour ça ! Dis-je. Je ne pense pas m'éterniser là-bas de toute façon.

- Ok ! »

Elle part pour de bon en fermant la porte derrière elle. Ana se redresse dans le lit et pose un baiser furtif sur mes lèvres avant de se lever. Elle attache ses cheveux avec une barrette et file dans la salle de bain. Je reste allonger dans le lit à contempler le plafond. Au bout d'une demi-heure, Ana sort de la salle de bain avec juste sur serviette sur elle. Je la regarde et penche la tête sur le coter.

« Pourquoi tu me regarde comme ça ? Me demande-t-elle.

- Hmm ... pour rien ...

- J'n'aime pas ton regard !

- Il a quoi mon regard ?

- Il est pervers !

- Non ce n'est pas vrai ! Il est rempli de désir. Ce n'est pas pareil !

- Bien sûr que si c'est pareil ! S'exclame-t-elle. Toi et tes envie, ça va toujours dans le coter pervers.

- Mais voyons mon ange, quand mon envie est en rapport avec toi, ce n'est plus pervers ... mais de l'amour !

- Tu te fous de ma gueule là ?

- Oui et non.

- Euh …?

- Je suis un pervers, mais un pervers amoureux de toi !

- Ah ! Tu viens d'avouer que tu étais un pervers !

- Bah oui.

- Allez, fait dodo ! Moi je vais m'habiller !

- Non ! Viens vers moi.

- Hors de question !

- Mon ange, s'il te plaît.

- Non !

- Bon, ok. »

Je fais mine de bouder et elle part dans la salle de bain en me faisant un clin d'œil. Elle en ressort environ une demi-heure plus tard. Elle a choisi des vêtements simple mais très jolie. Je la regarde à nouveau en penchant la tête sur le coter.

« Quoi encore ? S'exclame-t-elle.

- Je ne pense pas pouvoir me tenir tranquille jusqu'à qu'on arrive dans la maison familiale des Suzuki ! J'ironise.

- Bah tu vas faire un effort ! Dit-elle.

- Ah non ! Je ne peux pas te promettre de faire ce genre de chose ! Quand je suis en présence d'une femme aussi jolie je ne me tiens pas tranquille !

- Quoi ?

- Mais non je plaisante ! Je veux juste dire que tu es très jolie !

- Merci, dit-elle en souriant. Mais je ne pense pas que tes parents apprécient ce que tu viens de dire.

- Mon père en rigolerait beaucoup, s'il était encore de ce monde. Quant à ma mère elle en sera choquée !

- Je pense bien ! Mes parents réagiraient pareil. Quoique ... je me demande parfois s'ils ne rigoleraient pas.

- Tes parents ont l'air bizarre, mais géniaux !

- Tu ne les as jamais vus ! Alors chut !

- J'espère les rencontrer un jour.

- Ne t'inquiète pas pour ça. Mais tu devrais te préparer, sans quoi nous risquerions d'être en retard par ta faute.

- Tout de suite mon ange ! »

Je sors enfin du lit et file dans la salle de bain. Je me prépare rapidement et je fais attention aux vêtements que je mets. Quand je suis sorti, Ana est assise sur le lit et met ses chaussures. Elle lève la tête vers moi et dit :

« Tu es très élégant. C'est rare de te voir prendre autant soin de toi lorsque tu n'es pas en mode « Reita »

-Ma mère n'aime pas mon mode « Reita ».

-Pourquoi ?

-Mes parents n'ont jamais approuvé que je sois devenu musicien.

-Ah. C'est con. Tu es très doué pour ça pourtant.

-Merci.»

Elle se lève et s'approche de moi. Elle me sourit et pose ses mains sur mon torse.

«Ryo ?

- Oui ?

- Embrasse-moi ! »

Je fais ce qu'elle me demande avec grand plaisir. Ses lèvres au goût caramel se pressent sur les miennes et j'entoure mes bras sur sa taille.

Après son long baiser langoureux, nous partons enfin. Nous disons au revoir aux autres et nous montons dans la limousine. Quand nous sommes arrivés, je suis soulagé de ne voir aucun photographe. D'habitude ils sont toujours ici à attendre que j'apparaisse ! Sauf que cette fois-ci, il n'y a personne. J'offre mon bras à Ana qu'elle prend avec un magnifique sourire. Je la conduis vers l'entrée de la maison et je sonne. Le domestique vient nous ouvrir en s'exclamant :

[En japonais]

« Mr Suzuki ! Quel plaisir de vous revoir !

- C'est également un plaisir de vous revoir Keiji-san !

- Cela fait si longtemps Mr Suzuki !

- Oh pas si longtemps que ça Keiji-san !

- Puis-je prendre votre veste ? Demande-t-il alors. »

Je me tourne vers Ana et je pense qu'elle du comprendre car elle enlève sa veste et la lui donne. Je fais de même et Keiji s'incline avant de nous dire que nous devons aller au salon. Ma mère est en compagnie de Chiyo et de ma grand-mère.

« Ryo-chan ! S'exclame-t-elle en me voyant arriver.

- Maman ! Je m'exclame à mon tour en la serrant dans mes bras.

- Comment vas-tu mon fils ?

- Je vais très bien Maman ... j'aimerai te présenter ma petite amie, Anastasia.

- Qu'elle est jolie ! S'extasie ma mère.

- Elle ne parle pas bien japonais.

- Elle comprend quelque truc quand même ?

- Oui, elle a les bases.

- Et bien, c'est parfais ! Chiyo-chan. Viens saluer ton frère voyons.

- Bonjour Ryo.

- Chiyo ... content de te revoir.

- Pas autant que moi. Me dit-elle. Ta petite amie est muette ?

- Non elle ne sait pas bien parler japonais. Je viens de le dire. Ouvre tes oreilles un peu.

- Ne commencez pas tous les deux ! S'exclame ma mère.

- Mais Maman ...

- Il n'y a pas de « mais ». J'ai dit ne commencez pas ! Sinon je risque de m'énerver ! Quant à toi Chiyo-chan, un peu de respect envers la petite amie de ton frère.

- Maman ! Comment peux-tu respecter son choix de former un couple avec une fille qui ne peut pas communiquer avec nous !

- Je respecte son choix tout simplement parce qu'il est heureux ! Ryo n'a pas jugé ton fiancé quand tu l'as ramené à la maison !

- Oui mais ...

- Tais-toi Chiyo ! »

C'est ma grand-mère qui avait parlé.

« Ne serais-tu pas jalouse que ton frère soit heureux ?

- Je n'ai pas dit ça grand-mère, se défend Chiyo. Mais ...

- Mais quoi ?

- Je pense que mon petit frère mérite mieux que cette jeune fille toute juste majeure !

- Comment oses-tu la juger avant même d'avoir pris le temps d'apprendre à la connaître ?

- Je suis désolée, dit Ana. »

[En français]

« Pourquoi es-tu désolée ? Je lui demande.

- Parce que par ma faute ce déjeuner familial tourne au fiasco ...

- Ne dis pas ça mon ange, je réplique. Ma sœur est stupide !

- Comment peux-tu critiqué ta sœur ? S'exclame-t-elle. Elle n'a fait que donner son opinion de moi, d'après ce que j'ai compris !

- Oui mais son opinion est mauvais !

- Ryo, je ne veux pas que tu te dispute avec ta sœur à cause de moi !

- Mon ange, je t'ai dit quoi avant de partir ?

- De ne pas faire attention à ta sœur ...

- Alors fais ce que je t'ai dit, pour moi, s'il te plaît.

- Bon d'accord. »

[En japonais]

« Vous ne pouvez pas parler dans notre langue ! S'exclame alors Chiyo.

- Tu la ferme ! Je m'exclame.

- Comment oses-tu me parler ainsi ?

- Je t'interdis de critique Ana ! Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?

- Parle correctement Ryo !

- Non ! Chiyo, écoute-moi bien ! Ma petite amie m'a forcé à venir ici, alors que je ne voulais pas sachant très bien ce qu'il allait se passer ! Elle a abandonné ses études pour vivre avec moi ! Elle me rend heureux et toi tu la critique !

- Je ne lui ai jamais demandé de faire tout ça ! S'exclame alors Chiyo.

- Alors ferme la une bonne fois pour toute ! Viens mon ange on rentre à la maison, j'ajoute en français. »

J'attrape Ana par la main et la traîne dans le vestibule. Chiyo nous suit semblant vouloir rajouter quelque chose, mais je la coupe avant qu'elle puisse dire quoi que ce soit :

« Quand tu seras capable d'accepter Ana tu me le feras savoir. »

Je donne sa veste à Ana et je prends la mienne. Nous partons ensuite dehors et j'appelle un taxi. Celui-ci arrive tout de suite et je vois l'air surpris d'Ana.

[En français]

« On rentre en taxis ?

- Oui, le chauffeur était censé venir nous chercher en fin d'après-midi.

- Je suis désolée Ryo ...

- Ce n'est pas de ta faute mon ange ! Ma sœur est conne, tu n'y peux rien !

- Ryo, comment peux-tu insulter ta sœur ?

- Désolé de dire la vérité alors !

- Mais Ryo c'est ta sœur !

- Et alors ? Elle ne veut pas t'accepter tel que tu es ! Alors qu'elle aille de faire foutre ! »

Elle me regarde un instant et n'ajoute rien de plus. Le chemin du retour se fait en silence. Un silence pesant. Bien qu'Ana soit dans les bras, je sais bien qu'elle se sent coupable que le déjeuner en famille soit tombé à l'eau.

Quand nous sommes chez nous, Taka' et Atsu' nous accueillent en sachant très bien que si nous sommes rentrées c'est parce que je suis énervé. Ana monte dans notre chambre pendant qu'Atsuaki, Takanori et moi allons parler dans le salon.

« Elle a fait quoi cette fois-ci ? Demande Taka'

- Elle a jugé Ana sans la connaître, dis-je.

- Et tu t'es énervé sur ta sœur ? Me demande Atsu'.

- Bah oui !

- Et ta mère elle a fait quoi ? Demande Takanori.

- Elle nous disait de nous arrêter et ma grand-mère défendait Ana. »

La discussion se clôt sur ces dernières paroles car Lau débarque de nul par en hurlant les paroles de Anti Pop.

« LET'S GO ! IT IS OUR TURN ! STAND UP ! RISE YOUR FIST ! LET'S GO ! IT IS OUR TRUN ! DESTRUCTIVE MUSIC YEAH !

- Change de disque ! Hurle Jess du haut de l'escalier.

- Scream yourself ! Drain yourself ! Without forget to yearn for liberty ! Scream yourself ! Scream your pain ! Without concealing the selves !

- Encore ! Ça ne me plaît pas !

- T'es chiante !

- Je sais ! Chante autre chose !

- BESOIN DE RIEN ENVIE DE TOI !

- Les casseroles c'est dans la cuisine, dit Ana en descendant l'escalier.

- Oh ça va ! Je m'échauffe la voix là ! Non mais oh ! Et puis toi d'abord, t'es pire que moi, alors chut ta bouche !

- Oui, je chut ma bouche que si tu chut la tienne !

- Je ne chuterai pas ma bouche pour toi !

- Bah alors je ne chut pas la mienne non plus !

- Bon vous chutez vos bouches toutes les deux ! S'exclame Taka' en rigolant.

- Bah quoi ? Ça te gène que je nique toutes tes chansons ? S'exclame Lau.

- Bah, un peu ouais ...

- Jess ! Hurle-t-elle alors.

- C'est moi ! Dit-elle en arrivant.

- Vas réconforter ton mec ! Il n'est pas content que je nique ses chansons !

- Putain t'es forte pour niquer des chansons toi ! Ricane Jess.

- Hmm ...je sais ... je fais pleins de truc MOI !

- Oh non ! Ne recommence pas avec ça ! S'exclame Takanori.

- S'passe quoi là ? Je demande.

- J'ai fait tomber une bouteille d'eau ouverte tout à l'heure parce que cette bouffonne ma fait peur !

- La bouffonne, elle t'emmerde Rikiki !

- Si je t'attrape ... »

Lau part en courant, et surtout en rigolant, et Takanori la suit les mains devant lui pour essayer de l'attraper. Je me tourne vers Jess et lui demande pourquoi Lau est comme ça aujourd'hui.

« Elle a décidé d'emmerder Takanori, me dit-elle en souriant.

- Et Suguru? Je demande.

- Il dort encore ! D'ailleurs je me demande bien comment il fait avec tout le boucan que Lau nous offre!

- Je pense qu'il est vraiment fatigué s'il dort encore ! Dis-je.

- Possible ... »

La journée est plus calme par la suite. Suguru se lève pour manger le midi et repart aussitôt se recoucher après. Laurianne emmerde Takanori toute la journée et elle prend un malin plaisir à le torturer.

En fin d'après-midi, comme prévu, nous accueillons Perrine chez nous. Celle-ci est tellement heureuse que ça se voit simplement dans son regard. À chaque fois qu'elle se trouve à côté de Takanori, celui-ci fait mine de pleurer car elle est plus grande que lui.

« Bon Jean-Michel, tu arrêtes de chialé parce que on dirait un bébé ! S'exclame-t-elle en rigolant.

- Jean-Michel ? Demande Taka'.

- Tu préfères Gertrude ?

- Non, mais j'ai un prénom ...

- Désolée, il est trop compliqué pour que je le retienne !

- Mais ...

- Attend ! Ordonne-t-elle. Jessica me l'a répété plein de fois ... Taka ... Taka quelque chose ... ah ! Vous ne pouvez pas avoir des noms comme tout le monde ?

- Takanori est un prénom très utilisé ! Remarque celui-ci.

- Ah bon ? Je n'avais encore jamais vu de Taka-chose avant toi !

- Je ...

- Et toi c'est quoi ? Me demande-t-elle.

- Ryo Su ...

- Ah oui ! Suce kiki ... oups pardon ...Suzuki ...

- Perrine ! S'exclame Ana.

- Désolée, c'est sorti tout seul ... et toi Bernadette ! C'est quoi ton nom ? Demande-t-elle ensuite à Atsuaki.

- Bernadette ? Demande choqué Atsuaki. Je euh ... Atsuaki Takeshima ...

- Atsua-quoi ?

- Il s'appelle Atsuaki ! S'exclame Jess.

- Et toi Pablo ? Demande-t-elle à Uke.

- Appel moi Kai, c'est plus simple à retenir !

- T'es pas con toi tu sais ?

- Oui je sais ...

- Mais ... il n'en manque pas un par hasard ?

- On parle de moi ? Demande Sugu' en arrivant.

- A oui toi ... Sugu ... Suguru c'est ça ?

- Oui ... pourquoi ?

- J'EN AI TROUVÉ UN !

- Elle a quoi cette nana ? Demande Suguru perdu.

- Elle essaie de se remémorer vos prénoms, lui dit Ana.

- Ok ... elle sort de quel asile ?

- Je ne sors pas d'un asile du con ! S'exclame Perrine.

- Ah bon ? S'étonne Suguru. On dirait ... »

Perrine le regarde d'un air méchant et tout le monde se met à rire.

La journée et le reste de la semaine se passe ainsi. Des rires, des moqueries et des conneries. Perrine restera environ un mois avec nous, jusqu'aux fêtes de fin d'années.

Mais aujourd'hui c'est le jour du réveillon de Noël ...