Bonjour, voici le premier chapitre ! 8D
Je tenais à vous remercier pour votre engouement, j'espère vraiment vous satisfaire ! Je vous souhaite à toutes une très bonne lecture est c'est un honneur d'avoir mes auteures favorites en lectrices ! ;p
Ankou : Merci beaucoup miss ! J'espère que je ne vais pas te décevoir !
PBG : Huuum, merci beaucoup ! 8D Amazing est, je trouve aussi, un très joli prénom qui m'ai tombé dessus tout à fait par hasard ! x) On est d'accord, il est châtain mais c'est tout comme...Mauvaise fois on ! xD Je ne dirais rien ! Mais j'espère que tu seras surprise !
Pline : Aya ! Mais tu peux pas avoir de l'AIPM que avec ça ? O_o Si tu peux ?
Joly : La voici, la voilà, et dans les délais en plus.
Chou05 : Merci beaucoup !
Dinozzo-NCIS : Non, c'est pas moi ! xD C'est un personnage ! ;p
Furieuse : Imagine ma tête en voyant ta rewiew ! Je t'aime !
"Surtout souris, n'oublie pas de sourire. Souris pour escroquer ton désespoir, souris pour continuer de vivre, souris dans ta glace et devant les gens, et même devant cette page. Sifflote un peu pour croire que tout ne va pas si mal que ça... Souris pour croire que rien n'importe, souris pour te forcer à feindre de vivre, souris toute ta vie à en crever et jusqu'à ce que tu en crèves de ce permanent sourire."
Le livre de La mère, Albert Cohen.
Un sourire.
Ce n'était absolument rien finalement, juste un petit effort. Et pourtant, cela pouvait représenter absolument tout. Il suffisait que vous souriez à la gentille voisine du premier, et ça y est, elle vous classait dans « bien élevée et serviable ». Il suffisait que vous souriez à votre professeur de mathématiques, et ça y est, il vous classait dans « agréable et motivée ». Il suffisait que vous souriez à vos amis, et ça y est, ils vous classait dans « je vais perpétuellement bien, merci ».
En réalité, il suffisait d'un sourire pour tromper la Terre entière.
Et cela, Amazing Girl l'avait parfaitement compris.
Enroulant son écharpe en laine rouge flashi autour de son cou, elle sortit courageusement dans le froid hivernal, la gorge serrée comme à l'habitude en cette période de l'année. Amazing détestait l'hiver. Elle le haïssait. Elle le détestait parce qu'il lui rappelait son passé. Ces maudits souvenirs qu'elle croyait enterrés, sous-terre, hors d'état de nuire, revenaient alors la hanter, avec leurs voix beaucoup trop chaleureuses et familières. Étranglant avec un plaisir pervers son cœur qui se mourrait dans sa poitrine. Rendant ses yeux douloureux, emplis de larmes qu'elle ne laisserait jamais couler. Par fierté, par vanité, elle n'en savait trop rien.
Alors, elle s'efforçait de sourire, chaque jour, pour prouver au destin qu'elle aurait éternellement le dernier mot. Pour prouver au destin que non, il ne l'avait pas détruite pour de bon. Qu'elle se relèverait toujours, rien que pour le plaisir d'affronter son regard calculateur.
« Bonjour ma petite Amazing ! » la salua soudainement une petite dame bien enveloppée dans son manteau en velours tandis qu'elle enjambait par habitude les quelques marches de son bâtiment.
Sortant de ses pensées vivement, le menteur se fit automatiquement timide sur ses lèvres gercées alors qu'elle s'exclamait d'un ton vif et joyeux :
« Bonjour Madame Magonait ! »
« Allez, court, ne soit pas en retard ! » affirma la vieille femme en lui tapotant brièvement l'épaule, un sourire solaire sur le visage.
Le menteur devint soudain plus sincère et la jeune fille s'empressa de lui promettre qu'elle ne le serait pas, sans y croire une seconde, remerciant intérieurement la vieille dame pour sa bonne humeur. Après avoir une dernière fois saluer sa voisine d'un sonore « bonne journée », elle débuta une marche d'un pas décidé jusqu'à son lycée, ses mains abîmées par le froid glissées dans les poches de son slim en velours noir. Elle ne manqua pas bientôt de remarquer que ses pas dans la neige jeune du matin salissaient sa pureté et elle décida de marcher dans les traces des autres dans l'intention ferme que la pourdre dure le plus longtemps possible.
Tout ce qui était pur finissait sali, détruit. Mais pas de ses mains. Jamais.
Resserrant les pans de son perfecto fourré contre elle, Amazing inspira profondément une bouffée d'air en traversant une route, l'esprit comme à l'habitude ailleurs. Loin, très loin, de la bonne humeur ambiante. Tel un acteur révisant son texte, elle s'entraînait à réciter des blagues salaces dans son esprit, s'entraînait à rendre ses éclats de rire plus vivants. Pour éviter les questions des plus futés, de ceux qui ne se contentaient pas de voir mais de penser.
Amazing reçut soudainement un violent choque à la nuque qui la coupa nette dans ses pensées, et la poussa à faire volte face avec une ardeur presque surhumaine, les prunelles rendues noires par la colères qui les habitaient. La neige se répandit dans son cou à une vitesse folle et il lui fallut serrer un peu plus encore les dents pour ne pas crier. Plongeant ses prunelles meurtrières dans les yeux de la haute silhouette qui lui faisait face, terriblement fière, elle ne put s'empêcher de se demander pourquoi cet idiot de Kyle ne la laissait-il pas tranquille. Les abîmes ambrés déclarèrent la guerre aux iris de jade et l'irréparable fut prononcé :
« J'espère pour toi que tu cours vite. »
Et une boule de neige vola, bientôt suivie d'un éclat de rire cristallin alors que les deux adolescents roulaient au sol, totalement inconscients du monde extérieur.
« Bonjour Monsieur DiNozzo, comme d'habitude ? » s'enquit un petit monsieur alors que l'agent spécial pénétrait d'un pas paniqué dans sa boutique.
« Non ? Déjà trois cafés ? T'es sûre Ziva ? … Oh mon Dieu, j'arrive ! »
Ruminant contre la Terre entière et surtout contre son réveil, le jeune homme se retourna vers son vieil ami et le gratifia d'un sourire qui se voulait convaincant. Mais qui n'avait l'air que d'une grimace enfantine.
« Vous voulez bien rajouter environ deux litres de cafés ? S'il vous plait, je vous paie demain, je suis déjà trèèès en retard ! » affirma-t-il en refusant poliment le sac que lui tendait l'homme.
« Bien sûr ! » sourit le vendeur en se mettant au travail, parfaitement professionnel.
Passant une main dans ses cheveux encore humides de sa récente douche, Tony soupira et songea qu'il allait recevoir la correction de sa vie. Non seulement il était en retard d'environ une demie-heure, mais en plus il avait oublié de rendre son rapport à Gibbs hier soir... Bon d'accord, il n'avait pas vraiment oublié mais disons que lorsque Ziva et Mcgee l'avaient informé qu'ils allaient boire un verre, il était très légèrement passé outre.
« Et voilà ! » s'exclama Jones en lui tendant ses biens, tout sourire.
« Merci, merci beaucoup ! Je vous revaudrais ça... enfin, si je survis bien sûr ! » railla l'italien en quittant déjà la boutique, son petit fardeau dans les bras.
Il releva le nez vers le ciel en passant devant des lycéens qui se battaient comme des enfants, manqua d'hurler sur un jeune qui l'avait bousculé – et donc bousculé sa carte de vie liquide – et arriva avec soulagement jusqu'à sa voiture. Sa main droite vint chercher la clé tandis que son regard s'égarait sur les alentours. Il aperçut d'un même mouvement une jeune fille à la chevelure blonde impressionnante qui s'apprêtait à traverser. Souriant doucement, il trouva enfin son bonheur et enfonça sa clé dans la serrure, ses yeux venant de nouveau se fixer à la demoiselle sans qu'il ne sache réellement pourquoi.
Par une sorte de pressentiment étouffant.
Un pressentiment qui le força à lâcher son sac à toute vitesse lorsqu'il distingua le poids lourd fonçant sur elle. Un pressentiment qui le força à slalomer le plus vite possible entre chaque lycéen pour arriver à ses côtés à temps. Un pressentiment qui le força à constater qu'elle avait enfoncé ses écouteurs dans ses oreilles et qu'il n'avait aucune chance de la prévenir à temps. Un pressentiment qui sembla lui chuchoter que le regard totalement perdu qui rencontra le sien ne lui était pas étranger.
Un pressentiment qui, lorsqu'il se jeta sur elle, lui hurla que ce poids lourd les avaient parfaitement vus.
Le véhicule qui tenta pour la forme de freiner le percuta violemment alors qu'il enroulait ses bras autour de sa taille, les envoyant rencontrer le sol un peu plus loin.
J'espère que ça vous a plu !
Bisous !
#Amy.
