Bonjour ! :)

Je viens poster mon chapitre tout en précisant que je n'en suis pas satisfaite une seconde mais bon... J'espère que vous n'allez pas trop vous perdre en cours de route xD Pour vous aider, ce chapitre se situe à peu près un jour après que Môman Girl soit venu rendre visite à nos agents.

Au fait, j'aimerais remercier toutes celles qui commentent, ça me fait réellement plaisir et aux 100 autres qui lisent, d'autres avis me feraient encore plus plaisir !

Bref, je vous souhaite une très bonne lecture !


Ankou : Quoi ? xD Mais nan, il réagit juste face à une belle femme ! x) Merci beaucoup !

DiNozzo-NCIS : Ah oui ? Je n'avais pas pensé du tout à ça en le décrivant mais ça se peut ! xD Ca fait beaucoup de louche ! x) Merci encore !

Furieuse : Si je connais AIPM * prend son air le plus innocent * Ah nan, pas du tout, vois pas...

PBG : * tombe sa chaise * * meurt * *revit* PBG, des rewiews comme ça c'est juste... *_* Merci merci ! Je suis très contente que ça te plaise autant ! J'aime beaucoup ta descriptions d'Amy, et oui, j'avais remarqué que ton dada allait pour les peros torturés ! Punaise, j'avais pas remarqué que Kyle était un Mini-Tony xD Je le découvre grâce à vous ! Et oui, Tiva poweeer ! Merci encore énormément PBG !

Gwen : La suite, c'est maintenant ! Encore merci !

Pline : Je comprenais pas ce que tu voulais ! XDD Merci encore !


Moi je sais que parfois il vaut mieux rester comme ça, à l'intérieur de soi, refermé. Car il suffit d'un regard pour vaciller, il suffit que quelqu'un tende sa main pour qu'on sente soudain combien on est fragile, vulnérable, et que tout s'écroule, comme une pyramide d'allumettes.

No et Moi.


L'ange noir.

« Putain, tout ça c'est de ta faute ! Si t'avais pas geint comme une gamine tout le long Amazing aurait pu sortir ! Ils ne l'auraient pas entendue ! »

Il l'avait attrapé par le cou. D'une force surhumaine. La force du désespoir. Et le maintenait désormais en l'air, un masque de fureur le dévisageant.

Et lui, se contentait de le laisser parler. De le laisser se vider de toute haine. Ignorant sa propre douleur.

Les yeux gorgés de larmes, la mâchoire contractée, ses mains encerclant la gorge de l'agent spécial, le Kyle sarcastique et bien dans ses baskets avait disparu au profit d'un monstre de colère.

Un monstre de peine.

Et ça le broyait de l'intérieur.

Les lèvres tremblantes, il relâcha lentement sa pression sur DiNozzo et le reposa à terre, fermant les yeux pour ravaler des larmes d'impuissance. Tony ne put quitter du regard le garçon tout à fait perdu qui lui faisait face, un garçon torturé à l'idée même que l'on puisse faire du mal à Amazing.

« Qu'est qu'on fait maintenant ? » s'enquit l'adolescent d'une voix sourde de regrets après s'être assis dans un coin.

L'italien se massa doucement le cou, se racla douloureusement la gorge, avant d'affirmer d'un ton froid :

« D'abord, tu te calmes. »

Il n'aurait pas dû.

Il le sut à l'instant même où les iris vertes brillantes de rage rencontrèrent les siennes.

Il soupira. Il ne savait pas parler aux autres. Il ne savait pas faire les choses bien, choisir les bons mots.

Il n'avait jamais su.

« Je suis désolé. » murmura-t-il finalement, mettant fin à son dilemme intérieur.

Kyle se redressa soudainement et se rapprocha de la fenêtre, ignorant délibérément le fait que le type n'avait toujours pas quitté la pièce.

« Non, c'est moi qui suis désolé. J'aurai dû rester avec elle. La protéger. » déclara-t-il avec un sérieux déconcertant alors que brillait une lueur enfouie depuis longtemps dans son regard forêt.

Tony s'humecta les lèvres, le cœur en morceau, tandis que s'interposait dans son esprit un parallèle bien trop présent. Le visage tuméfié d'une israélienne se dessina lentement dans sa mémoire alors qu'il mettait tout en œuvre pour l'ignorer.

Il serra violemment les dents. Il ne devait pas penser à ça, pas maintenant. Le passé était le passé, aussi douloureux soit-il.

Ce fut pourquoi il affirma ces quelques mots.

« On la sauvera. »

Ces quelques mots dont il aurait eu jadis tant besoin.

OoOoO

« Amy, tu es décidément une excellente actrice, ma chérie ! » s'exclama un homme d'une vingtaine d'année en s'affalant dans son fauteuil en cuir.

La concernée, assise juste en face de lui sur une chaise en bois, haussa un sourcil méprisant avant d'affirmer d'un ton volontairement frivole :

« Je sais. Je mérite un Oscar. »

Deux iris bleu/vert se posèrent sur elle alors qu'un sourire se peignait sur les traits masculins.

Un satané sourire lubrique.

La jeune fille frémit alors qu'elle enfonçait ses ongles dans ses paumes, tentant d'ignorer le fait qu'elle se trouvait juste en face de la personne qu'elle détestait le plus au Monde. Encore plus que sa mère, c'était dire. Ses iris noisettes s'égarèrent dans la pièce dans laquelle elle se trouvait et elle eut le malheur de constater que cette ordure avait toujours aussi bon goût. Du prune, de l'argenté, du beige.

« Je te revois encore, « ne t'inquiète pas » ! Et l'autre nigaud qui a osé te répondre un « pas sans toi » ! » s'exclama l'homme en imitant les voix des adolescents concernés.

Le cœur d'Amazing s'émietta en elle alors qu'elle s'efforçait à sourire.

Sourire, toujours sourire. Elle ne savait faire que ça de toute façon.

« Ah, ma chère Amy, quel dommage que nous ne soyons pas amis ! Je suis certain que nous aurions pu devenir inséparables. » susurra-t-il en se saisissant de l'une de ses mains, plongeant son regard pervers dans ses iris glacées.

Dans une toute autre vie, Amazing aurait sûrement trouvé le jeune homme qui lui faisait face beau à s'en damner, avec ses cheveux blonds, sa mâchoire carrée et son regard clair, mais la seule chose qu'il lui inspirait à l'instant était un dégoût sans fin.

Et des regrets.

Enfin, regrets, c'était vraiment un joli mot pour décrire le mal qui lui étreignait le cœur rien qu'en le voyant en face d'elle, respirant la vie même. C'était vraiment petit comparé à cette douleur qui la pourchassait où qu'elle aille. C'était vraiment insignifiant comparé à cette culpabilité qui la rongeait, qui la dévorait de l'intérieur.

« Je n'aurais jamais cru que tes amis sauteraient dans mon piège à pieds joints. » ricana l'homme alors qu'il se levait, venant se poster juste derrière elle. « Maintenant, tu es à moi. Et tu vas payer. Tu vas payer ma souffrance, toutes ses années passées à me demander comment je pourrais continuer à vivre avec ça. Oh oui, tu vas le payer très cher, mon ange. » chuchota la voix rauque.

Elle tressaillit, ferma les yeux, et crut mourir en sentant la pression de ses lèvres contre les siennes.

Alors, elle aurait voulu hurler. Pleurer. Mordre. Tuer. Tomber. Et ne jamais se relever.

Mais savait qu'elle signait leur mort si elle osait.

Car ce plan, ce « je passe la dernière » n'avait rien d'innocent. C'était un marché.

Elle restait. Et ils étaient saufs.

Oogone

« Bon, apparemment, nous n'étions pas dans une cave mais dans une chambre. » récapitula Tony alors que Kyle le laissait choir au sol après l'avoir porté tout le long des escaliers.

L'agent spécial avait en effet préféré les mettre hors de danger en descendant par la porte d'entrée du toit de l'immeuble et avait convaincu l'adolescent que si les autres malades les tuaient tous les deux, ils ne pourraient jamais sauver leur princesse en détresse.

Ils se trouvaient donc désormais tous les deux sur les marches de ce cher bâtiment, à essayer de trouver des solutions à leur problème.

« Ou un cagibi. » affirma le plus jeune, hypothèse semblant bien plus juste que celle de l'Italien.

« Tu as raison, Kyle. » confirma celui-ci en retenant un sourire, conscient que le brun devenait plus confiant envers lui.

« Kylian. » corrigea le concerné par automatisme en plongeant son regard dur dans les prunelles exténuées de l'agent. « Il n'y a qu'Amy qui m'appelle comme ça. Comme moi je l'appelle parfois Am'. »

Anthony acquiesça. Il le comprenait. Il ne savait pas pourquoi, il ne savait pas comment. Mais il le comprenait.

Posant son regard tout autour d'eux, l'agent spécial eut l'agréable surprise de constater qu'il connaissait ces façades taguées. Et ce pot de fleur immonde trônant sur la pelouse. Son cœur battant soudainement la chamade, il tenta de se relever – vite arrêté par la douleur qui habitait tout son corps – et chercha au fin fond de sa mémoire la raison de cette impression de déjà vu.

Lorsqu'une mini rouge s'engagea sur la route, écarquillant ses prunelles vertes.

« Kylian ! La voiture ! Court lui après ! Viite ! » s'époumona-t-il, faisant sursauter l'adolescent à ses côtés. « VITE ! »

Le jeune homme chercha un quelconque signe de moquerie dans les prunelles brillantes de l'Italien mais n'y trouva que le plus grand sérieux du monde. Soupirant, il prit son courage à deux mains et débuta un sprint impressionnant après la petite voiture.

Tony suivit des yeux l'adolescent alors que son pouls s'accélérait.

Ils étaient sauvés !

Bien sûr qu'il connaissait ces bâtiments, il passait juste devant lorsque lui et Ziva sort... Enfin, voilà quoi.

OoOoO

Elle l'avait giflé.

Bon Dieu, elle l'avait giflé !

Amazing sentait son sang pulser dans ses veines, sentait son coeur tambouriner comme un fou dans sa poitrine, sentait sa bouche s'ouvrir d'horreur.

Non non non ! Elle n'avait pas fait ça !

Tourmentée par son geste désespéré, la jeune fille scruta d'un regard terriblement paniqué l'homme qui se massait la joue.

Si seulement elle n'était pas si impulsive !

Se maudissant silencieusement, elle tenta de s'excuser, très vite arrêtée par un certain sentiment qui devait faire partie des gênes de son père.

L'orgueil.

Ce même orgueil, cette même fierté qui l'avait poussée à le frapper avant que sa main ne s'égare sous son t-shirt. Acte qu'elle ne regrettait finalement pas le moins du monde.

« Va-t-en. » rugit l'homme en question en désignant d'un geste furieux la porte.

Ses prunelles noisettes se posèrent sur le bois.

Et un sourire narquois fendit ses lèvres.

OoOoO

Ziva David poussa un profond soupir en jetant un œil à sa montre, elle avait dix minutes de retard. Tant pis, elle passerait acheter du café pour Gibbs avant d'arriver, songea-t-elle par automatisme. Son regard fatigué se posa sur la route alors qu'elle bâillait, manquant cruellement de sommeil.

Enfin, ça, allez le dire à son cerveau qui ne cessait de lui hurler durant la nuit que Tony avait réellement disparu depuis la veille. Rien que d'y penser, des multitudes de frissons parcouraient son corps de toute part.

Chassant ses pensées maussades de son esprit, la jeune femme tourna à gauche et fonça dans la ligne droite qui lui faisait face. Super, il n'y avait pas âme qui vive !

« Mais qu'est ce qu'il fout celui-là ? » s'injuria soudainement la jeune femme en voyant dans son rétroviseur un jeune homme courir à en perdre haleine.

Désireuse de savoir ce qu'il lui passait par la tête, elle ralentit lentement et vint se garer contre un trottoir. Elle se saisit ensuite de son arme de service – on se savait jamais – et sortit d'un pas distrait, dédiant un regard profondément ennuyé au garçon qui tentait de retrouver son souffle.

« Tony, ça vous dit quelque chose ? » furent les mots qu'articula l'adolescent en glissant ses abîmes pleines d'espoir dans les siennes.

Le cœur de l'israélienne manqua un battement.

Et son sang ne fit qu'un tour.

« Ou est-il ?! » rugit-elle en attrapant Kyle par le col de son vêtement.

Déconcerté, celui-ci bégaya quelques instants avant de pointer du doigt un bâtiment.

« Il est assit là-bas. Il n'a pas parlé de films du tout du tout. D'après Amazing, c'est que c'est grave. » déclara l'adolescent alors que l'agente le relâchait, adoucie.

« Pitié, ne me dites pas qu'il s'est encore fourré dans un truc pas possible ! »

« Encore ? Oh ! Alors Tony ressemble beaucoup à Amy. » sourit amèrement le jeune homme en guidant l'israélienne.

« Où est-elle ? » s'enquit soudain Ziva en scrutant des yeux Kyle.

« En danger. » murmura-t-il simplement sans lui accorder un regard.

OoOoO

« Aiiiiie ! Non, Ziva ! Appuie pas, pitié ! » gémit Tony alors que son amie vérifiait l'état de son corps.

Dans une toute configuration, il aurait adoré voir les fines mains de l'israélienne se promener sur son torse, ses épaules, et ses jambes. Sauf que dans une toute configuration, il n'aurait pas mal environ tous les deux centimètres de peau.

« Hum, ils t'ont salement amoché. » murmura la jeune femme alors que ses fins sourcils se fronçaient, signe de son inquiétude.

« Il faut qu'on aille chercher Amazing ! » rappela d'un ton rude Kylian, qui ne cessait de tourner en rond tel un fauve en cage.

Interpellée par l'assurance du garçon, les mains décidément très désirables de l'israélienne quittèrent son corps alors qu'elle se relevait, et venait poser un regard désabusé sur lui.

« Kylian, nous sommes trois, dont un à moitié mort. D'après ce que tu m'as dit, ils sont une dizaine et sont armés. » expliqua calmement l'agente en s'approchant du plus jeune.

« Et alors ?! Vous êtes armée vous ! » contra l'adolescent en la pointant du doigt.

Ziva soupira. Ce gamin était buté à un point inimaginable.

« Tu ne comprends pas, c'est du suicide. » affirma la jeune femme d'un ton posé, contrôlant l'excès de colère qui était entrain de la ravager.

« Elle a raison. » s'exclama une voix lointaine.

Une voix qui leur écarquilla impunément les yeux.

Parce que là, juste devant eux, se tenait une Amazing totalement décontractée, un grand sourire moqueur aux lèvres. Son perfecto ouvert nonchalamment, ses longues jambes croisées, et cet air mutin sur le visage.

« Une pizza ? » proposa la jeune fille, sortant les agents de leur hébétement.

« Je vais te tuer, j'espère que tu en es consciente ! » grogna Kyle en s'approchant à grands pas de la jeune fille, un irrépressible sourire aux lèvres.

Il avait suffit qu'il la voie pour que son cœur bondisse de nouveau dans sa poitrine.

Elle était son rayon de soleil. Son ange.

« Tu me le dis à peu près 10 fois par jour. » sourit-elle alors que l'adolescent l'attrapait par la taille, nichant son visage dans son cou.

Amazing releva les yeux en encerclant le buste de Kyle.

Releva les yeux et croisa le regard de Tony.

Croisa son regard et devina.

Il savait.

Il savait qu'il aurait sûrement mieux fallut pour elle qui l'a tue, là-bas.

Mon dieu, il savait.

OoOoO

« Patron, vous êtes sur que cette Madame Girl va bien vouloir nous recevoir ? » s'enquit Mcgee en montant les marches de l'appartement d'Amazing.

« Non, mais je suis sûr qu'elle sait où sont passés DiNozzo et Amazing. » répondit froidement son patron en frappant trois coups contre la porte en bois.

Tim décida de ne pas insister et attendit patiemment que la porte ne s'ouvre.

Attendit, attendit.

« Patron, j'enfonce la porte ? » s'enquit le cadet d'une voix distraite.

« Non non, allons faire les magasins Mcgee. »

« Mmm, j'ai compris. » sourit discrètement l'agent en posant sa main sur la poignée.

Et en remarquant que la porte était ouverte.

Son regard croisa celui du renard argenté et, la gorge serrée, il pénétra dans l'appartement, arme aux poing. Ses deux prunelles claires s'égarèrent sur les meubles chics alors qu'un parfum féminin lui chatouillaient les narines. Les murs étaient peints dans des colories très sobres et le mobilier était tout ce qu'il y avait de plus sophistiqué.

« Mcgee, par ici ! » souffla l'agent sénior en pénétrant dans la chambre de la mère où des traces de sang venaient décorer le sol.

Le regard clair de Tim se posa sur un lit parfaitement fait et sur les escarpins blanc-cassé traînant négligemment au sol. Il fronça discrètement les sourcils et s'avança un peu plus, le cœur battant à tout rompre malgré lui.

« Oh mon Dieu... » murmura soudain l'agent en relâchant la pression de ses doigts sur son arme.

Les prunelles bleues glacées glissèrent sur les traits reposés de la femme allongée au sol, divinement parfaite même dans la mort. Ses longs cils déposaient une ombre délicate sur une joue d'une pâleur touchante, ses lèvres semblaient encore plus rouges que la dernière fois qu'il l'avait vu, et ses mains étaient finement croisées sur sa poitrine. Elle était vêtue d'une robe blanche, si vaporeuse qu'elle paraissait évanescente.

Le jeune homme sentit bien vite la présence de son supérieur dans son dos et sentit son cœur se tordre silencieusement. Comment allaient-ils dire ça à sa fille ?

Un petit bout de papier sagement déposé sur la blancheur de la robe attira soudainement son attention.

« Patron, regardez ! »

Il se pencha doucement et se saisit délicatement du message.

« Tu me remercieras un autre jour de t'avoir débarrassée de ce monstre, ma petite Amazing.

Je te hais, mon cher ange... » lut Tim d'un ton hésitant, un poids sur la poitrine.

Leur regard se croisèrent.

Et un affreux pressentiment pesa sur leurs épaules.


Voilà, une gentille fin pour changer ! Bisous !

#Amy.