Bonsoir !
Voici la suite, très rapidement ! J'espère que ce chapitre vous plaira mais ne vous attendez pas à un chef-d'oeuvre, je l'ai écris en deux heures top chrono et il est pas terrible ! Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture !
Bisous !
Ankou : Je suis vraiment désolée que tu aies eu du mal à suivre ! :s Contente qu'il t'ai plu néanmoins !
Pline : Merci Homonyme, même si tu l'as pas dis, merci ! * câlin *
DiNozzo-NCIS : Tes réponses arrivent très bientôt, merci beaucoup !
PBG : Tu oses chipoter pour si peu ? xD Toi ? Reine du sadisme ? xD Contente que quelqu'un ai compris pourquoi il l'avait relâchée si vite ! xD Merci !
Gwen : La suite !
"C'est triste de voir une larme sur un visage crispé par le sourire "
« Ducky, je peux savoir depuis quand elle se trouve ici ? »
Le vieil homme tressaillit, tourna légèrement la tête vers son ami au regard glacial, se mordit les lèvres, avant de souffler d'un ton absent :
« Depuis ce matin, Jethro. Et c'est bien ce qui m'inquiète. »
Le légiste reposa ses yeux sur la jeune fille assise tout contre l'un des casiers, les genoux contre sa poitrine, des écouteurs dans les oreilles. Ils étaient séparés d'elle par la porte coulissante de la morgue mais pourtant, impossible de l'ignorer.
« Elle semble... normale ? » murmura Gibbs en se plaçant derrière le médecin, intrigué malgré lui par l'adolescente.
Les sourcils du plus âgés se froncèrent alors qu'il semblait la souder d'un regard impénétrable, paraissant lire en elle comme dans un livre ouvert.
« Oui, tu as raison. Et c'est particulièrement étrange. » déclara-t-il, la bouche pincée.
L'agent sénior soupira. Il aurait voulu rester indifférent à l'impassibilité bien plus que visible de cette gamine mais un foutu quelque chose l'en empêchait.
« Tu sais, Jethro, le regard de cette jeune personne est effrayant. » affirma le légiste, ses prunelles claires plantées dans les iris absentes de la demoiselle.
Voilà, c'était ça le quelque chose. Son regard.
« Je sais. »
Un petit sourire aux lèvres, Ducky continua sa thèse, ouvrant avec difficulté le livre fermé à double tour qu'il observait.
« Il y a beaucoup de douleur dans son regard, Jethro. Trop sûrement pour une personne de son âge. Elle semble comme anesthésiée par sa souffrance. Elle ne ressent plus, ne vit plus, se contente d'exister. Je ne connais pas cette fillette mais je devine qu'elle n'a pas eu une enfance des plus tendres. L'être humain peut tout encaisser sans faiblir, mais pas la perte d'une mère. C'est comme ça Jethro. Tout le monde ne réagit pas de la même manière, je le conçois, mais on ne reste pas indifférent face au cadavre de celle qui nous a porté neuf mois. As-tu vu ses yeux lorsqu'ils se sont posés sur le corps de sa mère ? Pas un éclat de douleur, pas un gémissement, pas un battement de cil un peu plus rapide. Rien. Absolument rien. »
L'agent l'avait écouté très attentivement, abasourdi malgré lui par les capacités du docteur, alors que ses yeux détaillaient consciencieusement les traits pâles de la demoiselle.
« Jethro, j'ai bien peur que cette jeune fille ne soit devenue malgré elle insensible. » murmura finalement le légiste en se tournant vers son ami.
Il plongea ses prunelles glacées dans les iris peinées du médecin et soupira lourdement.
« Je vais essayer de lui parler. » souffla-t-il en s'éloignant vers la lourde porte.
OoOoO
« Ducky ! Elle va bien ? »
Le médecin se tourna une nouvelle fois vers l'ascenseur dont venait de sortir l'agent sénior. Il esquissa un faible sourire envers l'italien et affirma doucement :
« Jethro essaie de la faire parler. »
Le regard paniqué de Tony se posa sur la porte transparente alors qu'il déglutissait avec difficulté :
« Tu as mis Amy et Gibbs dans la même pièce ?! » s'étrangla-t-il en essayant de voir ce qu'il se passait dans la morgue.
« Amy ? » releva le doc avec un léger sourire.
« Tu ne comprends pas Ducky ! Ça va être le choque des Titans ! »
« Le choque des Titans ? »
« Mais ouiii ! Amy est une mini moi en puissance, ça ne peut qu'exploser ! »
« Ça n'a pourtant jamais exploser entre toi et Jethro. »
« Oui mais c'est pas pareil, tu ne la connais pas...! »
« Effectivement, excuse moi, tu la connais depuis une semaine. »
« Laisse moi entrer la dedans Duck' ! » supplia l'agent en saisissant le vieille homme par les épaules.
« Anthony, c'est moi ou cette jeune fille a réveillé en toi d'ancien souvenirs que tu aurais préféré oublier ? » murmura le légiste en le soudant mystérieusement.
Déstabilisé, celui-ci mit quelques instants à répondre, le regard perdu dans le vide. Il relâcha finalement sa pression sur le médecin et partit vers l'ascenseur.
« Je vais voir Abby, mais n'oublie pas, s'il y a un bain de sang, ce sera de ta faute ! » marmonna l'agent en s'appuyant contre les parois.
« C'est ça. » sourit le plus vieux en lui tournant le dos définitivement.
OoOoO
« Vous savez, agent Gibbs, ce n'est pas en restant assit comme ça, près de moi, que vous allez me tirez les vers du nez. »
Il sourit face à la remarque pleine de justesse de l'adolescente mais ne daigna pas pour autant ouvrir la bouche, allant même jusqu'à s'installer plus confortablement encore. Il la vit froncer ses fins sourcils, retirer ses écouteurs de ses oreilles et finalement soupirer lourdement.
« D'accord, qu'est ce que vous voulez ? »
Elle attendit sa réponse en haussant les sourcils, son regard noisette détaillant les traits de l'agent spécial.
Un ange passa.
« Vous savez, Tony m'a parlé de vous. Il ne l'a pas avoué de vive voix, mais je suis certaine qu'il vous considère comme son père de substitution. » reprit-elle en calant son visage contre ses genoux.
Gibbs ne l'avouerait sûrement jamais, mais sa remarque l'intrigua énormément. Son agent, son presque fils, semblait avoir confiance en elle. En cette gamine hautaine aux airs de poupée de porcelaine.
« En fait, il m'a parlé de tout le monde. Mais pas de lui. » résuma Amy en penchant légèrement la tête, perplexe.
Sa réplique dessina un minuscule sourire sur le visage du renard argenté, qui malgré l'air impassible qu'il abordait, écoutait la jeune fille.
« Enfin, bien sûr, il m'a dit qu'il aimait les films et les jolies filles mais ce ne sont que des informations futiles. » remarqua-t-elle en haussant les épaules.
« Et vous, que lui avez-vous dit sur vous ? » questionna soudainement l'agent alors qu'il la soudait d'un regard glacial.
Elle ne flancha pas pour autant, planta sauvagement ses prunelles dans les siennes, tandis qu'un rictus haineux déformait sa bouche.
« Sûrement pas que la mort de cette femme me laisserait de marbre. » siffla-t-elle, savourant l'éclat surpris qui éclaira un minuscule instant les iris océans.
Il resta quelques secondes coi, la respiration bloquée, tout simplement parce qu'il n'aurait pu imaginer ces mots dans la bouche de Kelly. Dans la bouche de n'importe qui d'ailleurs. Perdu dans son armure de glace, il ne laissa pour autant rien transparaître de sa stupéfaction.
« Vous savez, agent Gibbs... » débuta-t-elle d'une voix incertaine alors qu'elle se relevait devant son regard bleu.
Oui, effectivement, il commençait à savoir, ne put-il s'empêcher d'ironiser intérieurement. Elle épousseta son jean délavé, remit en place son perfecto, passa une main dans ses longues boucles blondes qui ne ressemblaient franchement plus à rien et conclut avant de quitter la pièce :
« …. Je n'ai pas appris grand chose de la vie, mais je sais qu'on a jamais qu'une mère et c'est celle qui vous donne ce qu'elle a de plus précieux au Monde: son amour ou sa vie. »
Et lui resta là.
Assit.
A se demander si la personne à qui il venait de s'adresser était bien Amazing Girl, 17 ans, adolescente comme les autres d'un lycée de Washington.
OoOoO
« Abby, tu as fait mes analyses ? »
Elle fit vivement volte face vers lui, ses jolies couettes encadrant son fin visage, et lui dédia un sourire solaire.
« Bientôt, Tony ! » affirma-t-elle avant de lui sauter au cou, l'étranglant d'une étreinte des plus Abbyèsque.
Il sourit doucement et murmura :
« Oublie pas que personne ne doit le savoir, hein Abbs. »
Elle s'écarta légèrement de lui, le regard pétillant de malice, et cella son silence d'un baiser sonore sur sa joue.
« Ne t'inquiète pas ! Je serais muette comme une tombe. Ou comme la personne qui est dans la tombe, puisque techniquement, une tombe ne peut pas parler. Remarque, la personne morte ne peut pas non plus parler sauf si tu crois aux esprits ….Tu crois aux esprits, Tony ? »
« Non, mais je crois aux résultats ! Ton machin chose général a trouver quelque chose ! » affirma l'italien en se dirigeant vers l'écran d'ordinateur de la scientifique.
La concernée esquissa un sourire enfantin avant de le suivre, sa jupe ondulant à chacun de ses pas.
« Alors ? » s'impatienta Tony tandis qu'il trépignait sur place.
« Oh mon Dieu, tu as raison, Amy a du sang de DiNozzo dans les veines ! » s'exclama-t-elle en bondissant sur place pour venir l'étreindre une nouvelle fois.
Vite arrêté par l'air livide qu'il abordait alors.
« Tony, ça va ? » demanda la gothique d'une voix plus posée, inquiète par ce soudain silence.
Il déglutit difficilement tandis que son regard tentait de raccrocher désespérément au mur en face de lui. Il avait chaud. Il avait froid. Il avait mal. Ressentait un profond sentiment de bonheur.
Il avait envie de hurler. Avait envie de la serrer dans ses bras.
Il n'était plus que contradictions délicieuses.
OoOoO
« Ziva. » sourit Tony en pénétrant dans l'ascenseur.
Ses yeux se posèrent sur la jeune femme qui lui dédia un maigre sourire alors qu'il venait se placer à ses côtés. Une question tout à fait dérisoire lui brûla soudain les lèvres et il dut se faire violence pour ne pas la lui poser dans l'immédiat, conscient qu'elle était bien plus affectée qu'elle n'aurait voulu l'avouer par l'enquête en cours.
Elle aussi, lui avait-elle affirmé un soir où ils rentraient chez eux, avait perdu sa mère jeune. Difficile alors pour la belle israélienne d'ignorer les souvenirs affluant dans sa mémoire.
« Ziva, si tu avais abandonné un enfant étant plus jeune, tu t'en saurais souvenue non ? »
Et voilà.
Nom de Dieu.
Il n'avait pas dis ça tout de même ?
Elle marqua un temps d'arrêt, la bouche entre-ouverte, un doigt levé vers le plafond avant d'aller appuyer sur le bouton d'arrêt.
« Qu'est ce que tu me racontes Tony ?! » demanda-t-elle d'un ton rude en venant se mettre juste sous son nez. « Bien sûr. » conclut-elle plus doucement, remarquant le regard penaud de son ami.
« C'était une question stupide... » sourit faussement l'italien en ré-actionnant l'ascenseur, particulièrement mal à l'aise.
Une main vint se poser doucement sur son bras alors que la voix de l'israélienne s'élevait :
« Tu vas bien, Tony ? »
Il se tourna légèrement vers elle, le cœur lourd, et affirma dans un sourire :
« Ce serait plutôt à moi de te poser la question. »
Leurs deux regard se mêlèrent et rien ne sembla plus compter. Sinon, le sourire qui naissait sur leurs lèvres.
« Je vais bien. » répondit-elle en pressant délicatement son bras.
Ils se sourirent une dernière fois, et les portes s'ouvrirent.
Temps qu'ils seraient là, l'un pour l'autre, tout irait bien.
OoOoO
« Amy, tu comptes faire la sourde d'oreille toute la soirée ? » s'enquit Tony en dédiant un regard à la jeune fille qui marchait près de lui.
« Si c'est pour parler de sa mort, oui. » répliqua-t-elle alors que l'agent ouvrait sa voiture.
L'italien soupira, le cœur serré, et souffla :
« Amy, tu peux leur faire croire que tu ne ressens rien mais moi je sais que tu as mal. »
Elle fit volte face vers lui, les prunelles brillantes de rage, et cracha avec rage ses mots meurtriers :
« Ah oui, alors c'est parce qu'on est du même sang que l'on est sensé s'aimer ?! »
Il reçut la lame brûlante en contractant ses mâchoires, blessé au plus profond de lui-même sans même qu'elle ne s'en rende compte.
Elle lui tourna le dos, et lui ne fit absolument rien pour l'en empêcher en dépit de son cœur qui saignait entre ses côtes.
« Cette femme n'a jamais été ma mère, elle n'était qu'une étrangère pour moi... Je la hais. » murmura-t-elle, la voix tremblante.
Elle esquissa quelques pas hésitants.
S'arrêta.
Et la figure de glace se brisa lamentablement, le masque de fer tombant au sol dans un fracas abominable.
Il la reçut dans ses bras l'instant suivant, et la serra le plus fort possible contre lui.
« Elle respire encore, pas vrai... Elle va revenir... Elle n'avait pas le droit, Tony... » gémit-elle entre deux sanglots, le visage au creux de son épaule, ses bras frêles entourant son cou.
Il la serra contre lui. Fort.
Comme pour sauver la noyée.
Voilà, c'est nul mais bon... Bisous !
Amy.
