Bonjour ! :)
Voici la suite de ma fiction, j'espère que ce chapitre vous plaira. J'aimerai votre avis sur une petite question qui me chatouille l'esprit : aimeriez-vous que je change le titre - trop long - de cette version pour l'original ( étant "Everybody Lies"). J'attends vos avis.
Je ne suis pas du tout quelqu'un qui attend un nombre de commentaire mais ce nombre, justement, baisse de plus en plus. Si jamais ça a un rapport avec la qualité de mes chapitres ou la tournure de l'histoire, faites moi signe. Je préfère me prendre une bonne baffe dans la tronche plutôt que vous tourniez autour du pot.
Bref, bonne lecture !
DiNozzo-NCIS : Merci de ta gentillesse miss, et je n'ai écrit nul pas que Tony était son père ! ;p
Ankou : Mais je n'ai jamais écrit que Tony était son père bon Dieu ! xD Merci pour ton avis !
PBG : * sursaute * Hé, pourquoi tu m'as frappée ! * regarde PBG * D'accord maîtresse xD Merci beaucoup pour tous ces compliments, ça me va droit au coeur ! Ah, contente qu'elle t'ai plu parce que j'avais très peur que vous vous disiez ' mais elle est pas bien celle-là ?!' Hahaha, peut être !
Gwen : Des rewiews comme ça, tu m'en fais quand tu veux ! *_* C'est tellement, arg, j'en perds mes mots ! C'est vraiment ultra gentil ! Et je suis très heureuse que ça t'ai plu à ce point... #.#
Pline : Tu... pleures ? Nan, sérieux ?! O.O Sérieuuux ! Oh mon Homonyme ! * câââlin *
Tony : " Certaines personnes ne sont pas capables de rattraper les personnes qu'elles aiment juste parce qu'elles sont terrifiées à l'idée de se dévoiler, de laisser tomber le masque. Elles ne veulent pas être vues sous leur forme la plus fragile ou seulement montrer ce qu'elles ressentent vraiment. Elles ne sont pas capables de vous dire que vous leur manquer ou qu'elles ont besoin de vous seulement parce qu'elles ont peur."
Kyle : " Tu sais, à chaque fois que quelqu'un sort un truc vraiment drôle, un truc qui me fait rire, je me retourne pour voir si ça te fait rire aussi, même quand t'es pas là, à chaque fois..."
Il marchait avec nonchalance, ses mains enfoncées dans ses poches et des écouteurs visés aux oreilles. Le vent glacial de Décembre soulevait innocemment ses cheveux bruns alors que prunelles de jades malicieuses se posaient sur le monde l'entourant. Ses lèvres joliment dessinées étirées d'un sublime sourire moqueur, il paraissait mépriser royalement toutes les étiquettes que l'on nous obligeait à porter. De toutes ces stupides règles.
Il semblait immortel. Indestructible.
« Kylian, tourne à gauche. On va le coincer. » résonna vivement la voix de Ziva David dans l'oreillette du jeune homme.
Le concerné s'exécuta gentiment, dédiant au passage un clin d'œil charmeur à un groupe d'adolescentes, et murmura dans un souffle de peur d'être entendu :
« Bien sûr, agent David. »
Sa voix était rauque et douce à la fois, ce genre de voix que l'on pourrait écoutée des heures durant sans ressentir le moindre besoin de s'écrier « Tu ne peux pas te taire ?! ». Une voix dont il usait d'ailleurs à tort et à travers, on se refaisait pas.
« Je ne vous avais jamais dis que je trouvais les femmes plus âgées que moi charmantes, Mademoiselle David ? » s'enquit-il avec un naturel que certaines auraient jugé déconcertant.
Il l'entendit rire légèrement dans le petit appareil et esquissa un sourire amusé à son tour tout en suivant religieusement les pavés. Il n'était pas sérieux, bien sûr, il tentait juste d'alimenter la conversation. De chasser ce silence oppressant qui lui serrait la gorge.
Qui lui rappelait que ce qu'il était entrain de faire n'était pas normal.
Et il savait que l'israélienne en était consciente.
« Je ne suis pas sûre qu'Amazing apprécierait. » sourit l'agente, troublant bien plus qu'il n'aurait voulu l'avouer le garçon.
Une main sadique cachée sournoisement tout au creux de son être s'empressa alors de martyriser son cœur.
Il n'aimait pas parler d'elle.
Il n'aimait pas parler d'eux.
C'était une évidence trop douloureuse à accepter. Ils étaient trop jeunes pour s'aimer, trop jeunes pour souffrir.
« Rien ne lui plait de toute façon. » lança-t-il d'un ton léger, presque ironique.
Et pourtant si sincère.
Rien pour lui faire oublier un instant son passé.
Rien pour rendre ses sourires plus vrais.
Rien pour qu'elle accepte enfin d'être heureuse.
Puisque de toute façon, le bonheur s'enfuira. Sans prévenir. Au moment où ils s'en douteront le moins.
« Kylian, prêt ? » demanda soudain la voix Ziva, le sortant de ses pensées avec violence.
« Bien sûr. » répondit l'adolescent en jetant un œil derrière lui.
Derrière lui, où se dressait justement un colosse de cinq mètres de haut. Déglutissant avec difficulté en l'apercevant, le jeune homme augmenta l'allure, l'adrénaline grimpant à une vitesse folle dans tout son corps. Il ouït très vite les pas lourds du taureau se faire plus pressants, et ne put s'empêcher de railler :
« Vous auriez dû me dire que je devais prendre un jogging ! »
La seconde suivante, il détallait comme un lapin dans cette maudite ruelle bien trop vide à son goût.
« Ziva, c'est pas que j'ai peur, mais si vous pouviez sortir de votre cachette du genre... MAINTENANT ! »
Sa respiration saccadée dans cet air bien trop froid créait de fins nuages alors que son sang pulsait de toutes ses forces dans ses artères. Son cœur battant la chamade, il avait terriblement mal à son épaule que les autres brutes avaient foulée la dernière fois. Il lui semblait étouffer dans son sweat-shirt.
Il eut à peine le temps de voir l'agente sortir de derrière une poubelle pour enfin ralentir, cette foutue adrénaline comme seule oxygène. Les mains contre ses genoux, penché en avant, il tentait avec beaucoup de difficulté de retrouver son souffle.
Il entendit soudain le bruit significatif d'un coup de poing, puis celui d'un craquement. Et très honnêtement, il ne voulait absolument pas savoir ce qui avait craqué.
« C'est pas trop tôt ! Un peu plus, et il m'embrochait ! » s'exclama-t-il alors qu'il se redressait, jetant un œil à l'homme gisant par terre avec une grimace.
« Si il nous dit rien, je demande à Gibbs la permission de le tuer. » marmonna comme pour elle-même l'israélienne, s'attirant le regard perplexe du plus jeune.
Règle numéro 1, ne jamais embêter Ziva David. Aussi tentant cela soit-il.
OoOoO
« Agent Mcgee, j'espère que Gibbs est conscient que cette affaire n'est pas de sa juridiction. » déclara Fornel en se posant juste devant le bureau du concerné.
Le plus vieux vit le jeune homme soupirer, passer une main sur son front, et enfin, resoupirer, visiblement désespéré.
« C'est ce que j'essaie de lui expliquer depuis le début mais il ne veut rien entendre. » marmonna-t-il alors qu'un sourire étirait discrètement les traits de Tobias.
Son ami ne changerait donc jamais, borné jusqu'au bout.
« Ou est-il ? » souffla-t-il, lui aussi soudainement particulièrement dépressif.
Rien que de penser au fait qu'il lui faudrait expliquer à Gibbs que non, cette affaire n'est pas la sienne juste parce qu'il la choisit, lui donnait envie d'aller se recoucher.
« Au MTAC, il arrive bientôt. »
Un nouveau soupir. Un.
« Et DiNozzo ? Si il lui dit, je suis certain que ça passera mieux ! » s'enquit Tobias en plongeant ses yeux pleins d'espoir dans les iris claires.
Mcgee se mordit les lèvres, jeta un œil à son téléphone, avant d'affirmer :
« Avec l'adolescente qui a perdu sa mère. »
Oh non, tout mais pas ça, songea automatiquement l'agent du FBI en remettant en place le peu de cheveux qui lui restait. Gibbs ne voulait pas lui donner l'affaire parce qu'il s'était prit d'affection pour cette gamine...
Nom de Dieu ! Le sort s'acharnait donc sur lui !
« Pitié, ne me dites pas que Gibbs apprécie cette gamine... »
Un petit sourire compatissant se dessina sur le visage de Timothy alors qu'il commençait à taper avec frénésie sur son clavier.
« Nope. C'est Tony qui l'aime bien. »
Les yeux du plus âgé s'écarquillèrent.
« Elle est majeure au moins ? »
La question pleine de sérieux arracha un léger rire au concerné qui désigna du menton son patron descendant les escaliers :
« Je n'en sais rien. Mais peut être que Gibbs a la réponse. »
Le regard découragé d'avance de Tobias se posa sur l'homme approchant et il eut la surprise de constater qu'il semblait particulièrement heureux de le voir. Chose terriblement étonnante venant de Gibbs.
« Tobias, j'ai le bonheur de vous annoncer que vous êtes venu pour rien. Nous venons de trouver le corps d'un marins, avec un nouveau mot pour Amazing. L'enquête est à nous. » sourit le renard argenté alors qu'il attrapait ses affaires.
Une joie sans fin l'étreignant, l'agent du FBI ne demanda pas son reste et laissa les deux hommes disparaître dans l'ascenseur.
« A bientôt, Gibbs ! » le salua-t-il, un irrépressible sourire aux lèvres.
OoOoO
« Patron, vous croyez qu'il a fait exprès de tuer ce marins ? »
Simple question.
Simple mauvais pressentiment.
« Oui, Mcgee, j'en suis sûr. »
OoOoO
« Tony ! »
La voix était lointaine, et pourtant semblait si proche de lui. L'esprit dans le vague, il tourna la tête vers l'intonation dans un effort surhumain mais ne trouva que du vide. Le néant.
Ses membres étaient engourdis et tout son corps criait au sommeil, ses yeux peinant à rester ouverts. Il avait comme l'impression que ses paupières pesaient des tonnes et que tout son corps n'était plus qu'un chamalow.
« Tony ! »
Il se fit violence pour agir rapidement et faire volte face vers la voix féminine, il en était sûr. Son cœur battait inexplicablement vite entre ses côtes, si vite que chaque battement en devenait douloureux.
Il eut à peine le temps de voir une mèche blonde.
« Amy ! »
C'était sa voix, sa voix qui venait de crier. Chouette, il pouvait encore parler.
Une brume particulièrement désagréable vint flotter devant ses yeux alors qu'il cherchait du regard la jeune fille.
« Tony ! »
Il bascula soudain, emporté par son propre poids et chuta lourdement contre un sol en carrelage. Relevant avec difficulté son visage douloureux, il sentit la souffrance se rependre dans son corps à une vitesse folle, tel un venin.
« Pauvre gamine, elle est mignonne pourtant. » marmonna une femme à ses côtés, attirant son attention.
Son regard flou se posa sur le nourrisson que cette dame sans visage portait, et plongea dans les prunelles brunes, troublé par leur sévérité.
Le décors changea brutalement, et il percuta de plein fouet du béton, gémissant sous le coup.
« Regarde là, elle fait pitié. » ricana un enfant devant lui.
Se redressant lentement, il vit la petite fille sous la pluie, le visage relevé vers le ciel noir de nuages, les mains pendant le long de son corps, ses cheveux blonds collés misérablement à ses joues creuses. Sa robe blanche traçait les courbes inexistantes de ce corps d'enfant, alors que les gouttes se perdaient sur ses bras nus.
Elle était misérable.
Sentant son regard sur elle, elle baissa vivement la tête et plongea ses iris haineuses dans les siennes tandis que l'on enfonçait une lame brûlante dans sa poitrine.
« C'est de ta faute ! » jura-t-elle, les lèvres frémissantes de rage.
Et plus que tout au monde, il y crut.
OoOoO
« Abby ! »
Faire diversion.
Non non, elle ne l'avait pas entendu, pas vu. Elle n'avait rien à voir avec le fait que l'attitude de Tony devienne de plus en plus étrange.
« Abby ! » gronda de nouveau le renard argenté alors qu'elle pénétrait dans l'ascenseur.
Esquissant un sourire candide, elle se tourna légèrement vers lui et plongea ses prunelles coupables dans les siennes.
« Gibbs... »
Il rompit la distance entre eux et pénétra à son tour dans la cage de fer.
« Tu me dois quelques explications il me semble. »
Abby se morditles lèvres, ferma un instant les yeux, et mit tout en œuvre pour paraître la moins concernée possible.
« Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler, Gibbs. » déclara-t-elle sans jamais quitter les deux glaçons du regard.
La sentence ne se fit pas attendre.
« Tu mens. »
La jeune femme accusa le coup en enfonçant ses ongles dans sa paume mais pour rien au monde elle n'aurait trahi la confiance de Tony. Pour rien au monde. Il était son grand frère, et entant que petite sœur respectable, elle devait taire leurs secrets.
« Gibbs, je lui ai promis de ne rien dire. » murmura-t-elle d'une minuscule voix, pleine de remords.
Le regard glacial s'adoucit et la main rugueuse vint effleurer doucement sa joue.
« Abby, Tony est en danger et tu es la seule qui saches pourquoi... »
Elle écarquilla les yeux, une bouffée de panique grandissant à toute hâte dans tout son corps.
« Qu-quoi ? »
L'agent soupira, visiblement mal à l'aise.
« Le mot sur le corps de ce marins était très clair : « Les découvertes sont croustillantes avec cet agent du NCIS ? » »
« Gibbs...Je crois que ce type croit que Tony est le père d'Amy. Et je crois bien que Tony le croit aussi. Le problème, c'est que je ne l'ai jamais affirmé. En fait, il ne m'a pas laissé le temps de l'affirmer, il est partit comme si le diable était à ses trousses... Oh, Gibbs ! Tout est de ma faute ! Amy n'a jamais été sa fille, c'est sa demi-sœur. »
OoOoO
« Tony, tu n'aurais pas des élastiques ? »
Anthony DiNozzo poussa un profond soupir, éreinté par cette dernière semaine passée sans une nuit de sommeil hantée par des cauchemars.
Il n'en pouvait plus.
Il était fatigué.
Occupé à attacher sa chemise, il fixait son reflet dans le miroir faisant office de porte coulissante. Il semblait comme mort. Vide.
Les cernes qui soulignaient ses yeux rougis paraissaient devenir de plus en plus sombres et son teint pâlissait de jour en jour. Des ecchymoses plus ou moins graves coloraient son corps amaigri et ses cheveux en bataille lui donnaient cinq années de plus.
Il était entrain de se mourir à petit feu.
Et il n'osait pas parlé de son âme, de son cœur, pour ce qu'il devait lui en rester. Cette semaine avait été éprouvante, que ce soit mentalement ou physiquement.
Chaque nouvelle cicatrise avait infecté une plus vieille cicatrice qu'il croyait disparue à jamais.
Il n'était plus qu'une épave.
« Tony... ? »
Tressaillant, il se força à sourire, se força à prétendre que tout n'allait pas si mal que ça, et se retourna vers Amazing, la fixant d'un regard éteint.
Coupable.
« Tu vas bien ? » s'enquit-t-elle de la porte, son regard condescendant alors profondément heurté par ce qu'elle venait de voir.
Il n'eut pas le temps de répondre.
A peine celui de réaliser qu'elle venait de sauter sur lui.
Alors que sa porte-fenêtre volait en éclats.
Voili voulou, à la semaine prochaine ! Bisous !
#Amy.
