Bonsoir à toutes !
Voilà la suite d'Everybody Lies, en espérant que ça vous plaira toujours autant, et je remercie les deux nouvelles lectrices !
Bonne lecture !
Ankou : Mais nan, meurt pas Ankou, meurt pas !
Rose-Eliade : Je suis désolée... J'ai pas fait exprès !
PBG : Je croyais que Minibleu avait mis un copyright ? xD Nan, range cette arme, je te taquine ! Moi aussi, j'adore Kyle, c'est en quelque sorte un mini moi x). Ah Tobbias, j'adoore ce personnage ! Je pencherai pour un rêve ! ;p Si tu es logique, la réponse est évidente. Merci beaucoup !
Gwen : Comment j'ose ? Bah comme toi tu oses quoi, j'ai envie de dire ! xD Héhéhé, vous reverrez sûrement sénior effectivement ! ;) Mais je poste, je poste ! Je fais que ça ! xD
Ncislove54 : Merci beaucoup miss !
( vi vi, comme vous l'avez remarqué, je mets désormais à qui ça correspond pour vous aider à comprendre. Si je suis pas gentille x))
Amy : "Maintenant je sais une bonne fois pour toutes qu'on ne chasse pas les images, et encore moins les brèches invisibles qui se creusent au fond des ventres, on ne chasse pas les résonances ni les souvenirs qui se réveillent quand la nuit tombe ou au petit matin, on ne chasse pas l'écho des cris et encore moins celui du silence."
Elle sur lui, allongés derrière son immense lit, le souffle coupé, une fine pellicule de sueur sur le front, le cœur battant la chamade en chœur, la bouche entrouverte, ils se fixaient d'un regard éberlué, hésitant à prononcer le moindre mot.
Reprenant difficilement pied à terre, Tony vit ses instincts d'agent du NCIS ressurgirent dans son esprit et chassa la peur de tout son corps.
« Amy, tu restes sous le lit, je vais voir si ils sont toujours là. » murmura-t-il avant de joindre le geste à la parole, délaissant la jeune fille derrière le lourd meuble en bois.
Il se redressa lentement, son regard vert scrutant consciencieusement les bouts de verres qui jonchaient au sol, et avança vers la fenêtre, son arme de service passant de sa ceinture à sa main. Son sang pulsait entre ses veines, et il savait que chaque pas le rapprochait un peu plus encore d'une mort imminente. Et de ce qu'il restait de sa pauvre petite fenêtre chérie.
La respiration saccadée, les mains moites, il aperçut un message au sol, mais ne s'en formalisa pas pour autant, préférant concentrer toute son attention vers l'ouverture qui lui faisait face. Esquissant les quelques pas qui le séparait de l'ancienne fenêtre, il laissa son regard s'égarer tout autour de lui, les lèvres pincées.
C'était trop simple, quelque chose clochait.
Et ce quelque chose de lui envoyer une droite dans la mâchoire avec tant de force qu'il en perdit l'équilibre.
Il bascula sur le côté, manqua de s'étaler par terre, avant de finalement réussir à rester table sur ses pieds. Et dédia par la suite un magnifique regard noir à l'homme qui pénétra dans sa chambre, grande ouverte de toute façon, remettant négligemment en place ses cheveux de jais.
Ses yeux étaient petits, bruns, presque enfoncés dans son visage et une lueur malsaine y brillait. Il était de stature assez robuste, comme pouvait le confirmer le très joli hématome qui devait colorer désormais son menton.
« C'est toi Anthony je ne sais plus quoi ? T'es moins impressionnant en vrai. » commenta l'homme en s'approchant, tel un félin.
La réponse de l'italien ne se fit pas attendre.
Son propre poing percuta son ventre, arrachant un cri de douleur à la victime. Le brun se tordit violemment sous les prunelles condescendantes de l'agent spécial, alors qu'il avisait son arme tombée au sol lorsqu'il avait perdu l'équilibre.
Un pas, et il l'attrapait.
Un pas, et il les sauvait.
Un pas, et l'autre le tuait.
Il tenta le tout pour le tout, se baissa rapidement, et déclencha la tornade humaine. Le félin se jeta sur lui à une vitesse folle, envoyant ses poings dans son visage, dans son épaule, dans son ventre, partout où il faisait mal. Tony répliqua, frappa, contracta, étrangla, mais rien pour arrêter la bête sauvage qui lui mordait la peau.
« Le patron m'a dit que tu l'empêchais de faire son travail, je vais m'assurer que ça ne se reproduise plus ! » grogna le brun, ayant prit l'avantage, assit sur l'agent spécial.
Celui-ci réfléchissait à toute allure, cherchant une solution pour se tirer de ce mauvais pas. Mais comment réfléchir lorsque votre corps n'est plus havre de douleur, lorsque la moindre réflexion vous tire une larme de souffrance ou le moindre geste un gémissement plaintif ?
L'italien tenta de le repousser en l'étranglant mais il semblait insensible, isolé dans son îlot de violence.
« Tu vas crever, pourriture. » murmura-t-il d'une voix rauque, cherchant des minutes qu'il n'avait pas.
Un rire rauque confirma sa pensée, il était bien trop sûr de lui. Et cela n'augurait rien de bon.
Son poing ensanglanté percuta une nouvelle fois son visage, l'assommant légèrement, pendant que l'homme se saisissait de son revolver.
La respiration sifflante, le visage en sang, la vision floue, il sentit le canon s'enfoncer dans sa tempe rendue douloureuse par l'effort. Grimaçant au contact du fer froid, il planta avec ardeur ses prunelles hautaines dans les siennes.
« Bye bye, DiNozzo. » railla le tueur alors que ses doigts venaient enserrer la gâchette.
Non, ça ne pouvait pas se finir comme ça... Il devait y avoir un moyen !
« Hé ! Oui toi, là, le tout moche ! » hurla soudainement une voix derrière lui.
Une voix qui, malheureusement, ne lui était pas inconnue.
L'homme tourna lentement la tête vers l'intonation et esquissa un sourire lubrique.
« Oui, ma jolie ? »
Il reçut comme seule réponse un coup de crosse sur le crâne, défigurant son visage d'une expression de terreur exagérée, et s'étala lamentablement aux côtés de l'italien.
« Salopard ! » commenta Amy en envoyant son pied dans ses côtes.
Elle fit ensuite volte face vers l'italien, lui dédia un sourire enjôleur, avant de souffler :
« Il vaut mieux rechercher le pardon plutôt que demander la permission, non ? »
Il aurait dû lui crier qu'elle lui avait désobéis.
Il aurait dû lui hurler qu'elle avait mis sa vie en danger.
Mais la seule chose qu'il réussit à faire fut d'éclater d'un rire rauque alors qu'elle l'aidait à se relever, ne pouvant s'empêcher se songer que cette gamine était aussi inconsciente que lui.
OoOoO
« Oh Amy ! Mon dieu de mon dieu comment je me suis inquiétée pour vous ! Et Tony qui va encore avoir un nombre incalculable de points de suture ! Mamamamaiiia ! J'en ai marre ! Vous me poussez à bout ! C'est IMPOSSIBLE ! » se lamenta Abbigail Scuitto en sautillant dans la salle d'autopsie.
Le regard rieur d'Amy suivait ses mouvements pendant que Ducky appliquait un minuscule bandage sur son front.
Elle l'adorait, c'était officiel.
Elle aimait les gens comme ça, heureux tout le temps, au sourire contagieux. Ces gens dont les rires résonnent sans cesse, peu importe qu'ils aient envie de rire ou non. Ces personnes capables de penser d'abord aux autres avant de penser à eux. Ces rayons de soleil qui illuminent des vies sombres et monotones.
Alors, oui, Amy appréciait Abby.
Et elle était presque sûre que la scientifique l'appréciait également.
« Abby, tu sais, on va bien. » sourit l'adolescente, arrêtant la gothique en pleine course.
La brunette pivota vers elle et lui dédia un regard courroucé, ses yeux verts encore empreints d'anxiété.
Qu'est ce qu'elle venait encore de dire ?
« Vous allez BIEN ! Non mais attends ! Tony a son beau visage tout cabossé et tes cheveux ne ressemblent plus à rien ! Mais sinon, vous allez BIEN ! » s'injuria la scientifique tandis que ses yeux semblaient vouloir quitter leur orbite.
Amy se mordit les lèvres, se retenant de rire, et murmura :
« Abby, permets moi d'affirmer que c'est quand même mieux qu'une mort douloureuse. »
« Elle a raison. » intervint soudain Ducky, un petit sourire aux lèvres.
« Bon d'accord. » concéda Abby en croisant ses bras sur sa poitrine, une moue contrite sur le visage. « Mais quand même, vous m'avez fait sacrément peur. »
L'instant suivant, elle étreignait d'un câlin tout à fait Abbyèsque la jeune fille, l'étouffant d'amour tandis que le légiste quittait la pièce discrètement.
« Alors, ça te fait quoi d'être une DiNozzo à part entière ? » s'enquit la gothique, n'y tenant plus.
Le regard perplexe d'Amazing lui répondit.
« Tu sais, être sa petite soeur ! Si tu savais le nombre d'ados qui aimeraient être à ta place ! »* s'exclama Abby en jouant avec ses couettes.
Bon, là, le regard n'était plus perplexe mais totalement stupéfait.
« De quoi tu me parles Abby ? » demanda l'adolescente alors que ses fins sourcils se fronçaient.
Et la gothique d'enfin comprendre que la jeune fille n'était absolument pas au courant de son lien de parenté avec l'agent spécial.
« Tony ne te l'a pas dis ? » questionna-t-elle d'une minuscule voix tandis qu'Amy quittait son perchoir en bondissant sur ses pieds.
« Je ne sais pas de quoi tu parles, et tu sais quoi, je n'ai même pas envie de savoir. » déclara Amazing tandis qu'elle quittait d'un pas précipité la salle d'autopsie, visiblement chamboulée par ce que la gothique venait de laisser échapper.
Abby mordilla sa lèvre supérieure en se maudissant de tous les noms.
Non mais non, elle était impossible !
OoOoO
« Alfred Morianu, tu le connais Amy ? » se renseigna Ziva David en faisant défiler sur l'écran la photo d'un homme dans la cinquantaine, au regard vert éblouissant.
L'israélienne se tenait debout, au milieu de l'Open Space, la petite télécommande en main, tandis que l'adolescente avait pris place sur le bureau de Gibbs.
« Nope. Connais pas. Enfin si. Peut être. Je ne sais plus. Vous savez, c'est crevant de se faire poursuivre par un malade 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. » répondit celle-ci en jouant avec ses cheveux, décidément très peu concernée par sa mort.
Ziva soupira, se massa doucement les tempes, puis s'approcha de l'adolescente.
« Tu dois tout nous dire, Amazing. » lui rappela-t-elle, s'attirant un regard qui voulait sûrement dire « fous moi la paix, t'es gentille. ».
« Le truc, c'est que je n'ai rien à vous dire. » siffla la concernée alors que ses prunelles la fusillaient sur place.
La main de l'israélienne se resserra sur le petit dossier et un flot de juron lui passa vivement par l'esprit. Cette gamine était têtue à un point inimaginable.
Un ange passa.
« Ah si ! Je le reconnais ! » s'exclama soudainement l'adolescente tandis qu'elle délaissait le bureau de l'agent sénior.
Si Ziva n'était alors pas Ziva, elle aurait sûrement sautiller sur place et étreint de toutes ses forces la jeune fille qui lui faisait face. Le fait était qu'elle restait Ziva en toutes circonstances.
« Alors ? » s'impatienta la jeune femme en tentant de capter le regard noisette.
Amy sembla passer alors par toutes les émotions, avant de finalement lâcher d'un ton dépité :
« Je m'en souviens plus... »
« AMY ! » s'emporta l'israélienne alors que ses jointures devenaient blanches.
« C'est bon, je rigole. Ce type est le beau père totalement chtarbé de ma meilleure amie, Nina Mayer. »
OoOoO
« Amy ? Ça va ? Qu'est ce que tu fais sur le toit ? »
Sa voix résonna longtemps avant qu'elle ne daigne lui répondre, semblant plongée dans une contemplation assidue du ciel gris de Washington. Ses cheveux blonds s'emmêlaient selon les palpitations du vent et son perfecto n'en menait aussi pas large.
« Pourquoi tu ne m'as rien dis ? »
Pourquoi il ne lui avait pas dis quoi ?
Ah moins que... Oh non.
Ses magnifiques prunelles de jade écarquillées devant l'évidence, il serra les dents et baissa piteusement les yeux.
« Parce que... Je devais m'y habituer avant. » affirma-t-il en relevant les yeux vers les iris voilées de la demoiselle.
« J'avais le droit de savoir, Tony. »
Ces quelques mots eurent la force d'un coup de poing en pleine poitrine, un coup de poing qui lui vola un soupir.
« Tu te serais emportée. » contra-t-il alors qu'elle le fusillait d'un regard par trop humide.
« Peut être. » avoua-t-elle dans un souffle. « Mais après, j'aurais réfléchis et j'aurais fait de mon mieux pour accepter la situation. »
Sa gorge se serra.
« Amy, tu ne comprends pas. » déclara-t-il d'un ton bien trop rude pour qu'il soit sincère.
Les larmes aux yeux, elle esquissa quelque pas vers lui et souffla :
« Non, là, c'est toi qui ne comprends pas, Tony. »
Elle quitta le toit.
Et lui, resta là, coi.
A la merci de ses souvenirs.
OoOoO
« Ziva, je t'accompagne ! » s'exclama Tony en suivant l'israélienne qui sortait du Navy Yard pour acheter des vivres.
« Si tu veux, mais tu m'épargnes tes répliques de film Tony. » sourit l'agente alors qu'il arrivait à sa hauteur.
« Comme si j'étais comme ça... » souleva l'italien dans un sourire.
Elle ne lui répondit pas mais ses si jolies lèvres s'étirèrent d'amusement. Le soleil de cette fin de soirée venait de percer les nuages et déposait de magnifiques reflets roux sur les boucles de l'israélienne. Il la trouvait vraiment belle.
« Tu sais, Zee, je crois qu'on devrait aller fêter la fin de cette enquête dans notre bar. » affirma-t-il sans jamais la quitter des yeux, un irrépressible sourire aux lèvres.
Elle ne répondit pas, son attention s'étant porté sur un point à sa gauche, derrière l'épaule de l'italien. En un clin d'œil, elle posa vivement ses deux mains sur les épaules de l'agent senior pour le repousser en arrière. Et retombait ensuite lourdement contre le mur du Navy Yard, pendant qu'il clignait des yeux, réalisant difficilement ce qu'il venait de se passer.
Il comprit en voyant le sang qui imbibait le pull de l'israélienne qu'elle venait de lui sauver la vie…
Au péril de la sienne.
* Celle qui me dit le contraire est une menteuseeeee ! xD
Je tenais à remercier PBG, qui a écrit les 5 dernières lignes de ce chapitre et qui les a merveilleusement réussies ! Alors, à toi, et à ton talent, merci !
J'espère que ça vous a plu, et comme je suis sûre que vous vous posez la question, lorsque je fais allusion à une prétendue relation entre TIVA, je parle en réalité de ce qu'il s'est passé entre la saison 3 et 4, mais je ne m'étends pas sur le sujet, j'en parlerai dans le prochain chapitre ! ;)
Voilà, à la semaine prochaine !
Bisous !
#Amy.
