Bijour tout le monde !
Voilà la suite !
Bonne lecture !
DiNozzo-NCIS : Moi n'aussi j'espère qu'elle va pas mourir... Muahahaha.
Ankou : Naooon, meurt pas ! T'as pas le droit ! *secoue Ankou*
Rose-Eliade : Mici ! 8D
PBG : Je t'ai déjà dis que j'adorais tes rewiews en direct ? xDD Muahahaha, merci ! En fait, c'était pas fais pour être drôle au départ mais ça m'est passé par l'esprit alors... Merci beaucoup d'avoir participé !
Gwen : Vilà, je pleurs. Punaise, mais faut pas dire des trucs pareils avec moi dans les parages ! Merci à toi Gween !
Plinette : Moi n'aussi je t'aime !
Sasha : Bon, toi, je t'aime c'est officiel ! Toutes ses rewiews, c'est juste... Exeptionnel ! Je t'aiiiiiimeeeuuuuh ! *fais un bisou à Sasha*
Tony : "Je ne sais pas encore que je viens de rencontrer l'amour. Le seul, le vrai, l'incendiaire. Celui qui vous donne tout, avant de tout vous reprendre. Celui qui illumine une vie avant de la dévaster pour toujours."
Amy : « Puisque c'est ainsi. Puisque le temps sépare ceux qui s'aiment et que rien ne dure. »
« Agent DiNozzo, vous avez fait tout ce que vous pouviez. » affirma un infirmier en pressant son épaule.
Il serra les dents en percevant la douleur encore vive de sa blessure se rependre dans tout son corps, mais pour rien au monde il n'aurait voulu que ses mains cessent de l'étreindre. Pour rien au monde. Car la douleur, oppressante, était la seule bouée de sauvetage qui lui restait. Car cette infâme douleur était la seule chose à le tenir encore debout, dans cette ambulance. Car il devait rester fort, fort comme il l'avait toujours feint être devant elle.
Pour elle. Sans elle.
Son regard étrangement flou se posa sur les traits reposés de son visage et une colère sans nom l'étreignit. Elle était ici, entourée de tous ces tuyaux, à cause de lui. Pour lui. Elle l'avait vu venir cette maudite balle, et lui s'était laissé prendre au piège. Si seulement il avait fait attention, si seulement il avait été aux aguets comme il aurait dû l'être.
Son cœur sembla succomber un peu plus encore lorsque ses deux prunelles glacées par l'effroi glissèrent sur son ventre où un bandage tâché d'une rose rouge régnait.
Bon sang, il ne la comprenait pas !
Enfin si, il la comprenait, et c'était sûrement là que résidait le problème. Si cette balle lui avait été destinée, il en aurait fait de même, pas l'ombre d'un doute.
Comme tout bon coéquipier.
Il émit un minuscule rire amer, s'attirant le regard stupéfait d'un ambulancier.
Il aurait voulu croire à cette idée toute faite.
Il aurait vraiment voulu y croire.
Mais voilà, on ne contrôle pas ce stupide organe qui nous tient en vie.
/Flashback/
« Avoue, ce resto était génial ! » s'exclama l'italien en suivant consciencieusement les pavés au sol, un immense sourire aux lèvres.
« J'avoue que le serveur était camion ! » répondit l'israélienne, ses lèvres pareillement étirées.
« Canon, David ! Canon ! Et franchement, je ne lui trouve rien de spécial ! »
« Encore heureuse ! »
Ils étaient en plein dans la fin du mois de Juillet, et cette nuit-là, la température bien plus qu'élevée avait permis aux deux compagnons de se vêtir très légèrement. Tony portait un pantalon noir, plutôt chic, et une chemise blanche qu'il avait remonté sur ses avant-bras. La jolie israélienne avait de son côté revêtue une robe en mousseline blanche cintrée à la taille qui laissait entrapercevoir ses longues jambes brunes.
Un brin éméché, les deux compatriotes marchaient d'un pas dansants, oubliant alors que la semaine précédente avait été bercée de larmes.
Gibbs était parti. Soit. Mais ça ne voulait pas dire qu'ils n'avaient plus le droit vivre.
Tony sentait un goût amer ponctué désormais les syllabes du nom de son ancien patron. Il lui en voulait de l'avoir abandonné. Il lui en voulait tout court d'ailleurs.
Et, sans vraiment se l'avouer, il lui manquait, comme en témoignait le battement de cœur un peu plus rapide qui sévissait lorsque quelqu'un osait prononcer son prénom.
Mais bon, l'absence de Gibbs avait aussi ces avantages... Comme en témoignait la charmante jeune femme à son bras.
« Zee-vah, regarde ce lampadaire ! » s'exclama-t-il soudainement en pointant du doigt le dit lampadaire.
L'israélienne, peu convaincue, suivit son regard, et posa ses prunelles rendues noires par l'obscurité sur l'objet en métal.
« Huum, oui, Tony, il est très beau en effet ! » railla-t-elle alors que son ami se précipitait vers la lumière.
Elle sourit.
Il était incorrigible, avec ses manières d'enfant, ses cheveux en bataille et son regard rieur. Bon, il était aussi particulièrement charmant, drôle, et... Elle avait décidément trop bu, se sermonna-t-elle mentalement en s'avançant à son tour, ses talons noirs claquant contre le sol.
« Non mais regarde ! C'est le lampadaire dans la scène où... »
Elle s'était approchée tel une lionne, trônant désormais fièrement juste sous son nez, et lui venait de baisser la tête, rencontrant le regard malicieux de l'officier. La tension sexuelle qui régnait entre eux était palpable et il se demandait d'ailleurs si un jour, un malheureux jour, cette délicieuse sensation s'en irait pour ne plus jamais revenir lorsqu'elle serait près de lui. Si un jour, il pourrait la regarder sans éprouver l'étrange envie de l'embrasser.
« Laisse moi deviner, où les deux héros s'embrassent ? » murmura-t-elle alors qu'elle plongeait son regard brun séducteur dans ses iris claires.
Elle se mit sur la pointe des pieds alors que, dans un sourire, il baissait doucement la tête. Leurs lèvres se rencontrèrent une première fois avec douceur, puis l'agent fondit littéralement sur sa bouche, collant leurs deux bassins.
Sa main vint se perdre dans son dos nu pendant que sa jumelle venait maintenir sa nuque, étouffant un gémissement de plaisir contre sa bouche.
Ils étaient saouls. Avaient l'air totalement fous à s'accrocher l'un à l'autre ainsi.
Et pourtant, ils semblaient alors plus vivants que jamais.
/Fin du Flashback/
Oui, Tony aurait réellement eu l'envie de croire qu'entre eux ne subsistait qu'une douce amitié.
OoOoO
« Gibbs ! Tony viens de m'appeler ! » s'époumona Mcgee en courant après son patron qui sortait de l'Open Space.
Le renard argenté soupira, et se tourna vers son jeune agent, néanmoins interpellé par le ton paniqué dont il avait usé. Se retourna, et croisa son regard chamboulé.
Le mauvais pressentiment l'étreignit alors tout entier.
« C'est Ziva ! » déclara le plus jeune en reprenant son souffle, livide. « Elle a pris une balle destinée à Tony ! »
Gibbs mit quelques secondes à réagir. Statufié par une peur surhumaine. L'éclat de ses yeux à peine voilé. La gorge sèche.
« Elle va bien ? » s'enquit-il finalement alors que son regard inquiet sondait les iris claires de son agent.
Il vit Tim se mordre nerveusement les lèvres, visiblement aussi soucieux que lui.
« Tony m'a juste dis qu'elle était à Bethesda. Je suis désolé patron. »
Il soupira lourdement, passa une main furtif sur son front, pesa le pour et le contre, avant de finalement tourner définitivement le dos à son agent.
« Patron, vous allez où ?! »
« Mcgee, allez à Bethesda prendre des nouvelles ! Je vais faire ce que j'aurais dû faire depuis le début ! » affirma-t-il alors que ses jambes le menaient jusqu'à son but.
La fureur comme seul moteur, il pénétra d'un pas vif dans la salle de réunion.
Croisa le regard surpriss d'Amazing et de Kyle.
Et jura d'un ton tranchant, la gorge vibrante de colère :
« Vous, vous venez avec moi ! Et je vous préviens Amazing, vous allez TOUT me dire ! »
OoOoO
« Jethro, je ne suis pas sûr qu'en la forçant à parler, tu obtiennes quoi que ce soit d'elle. » affirma le légiste en fixant la jeune fille attablée négligemment, derrière la lourde vitre de verre.
« Je sais Ducky, mais ça ne peut plus durer. En se taisant, elle met en danger toute l'équipe. » répondit Gibbs, le cœur lourd d'inquiétude.
Son regard dur et impénétrable ne laissait rien transparaître de son anxiété, de ce mal qui le rongeait de l'intérieur.
« Jethro, tu sais aussi bien que moi que certains cadavres sont faits pour restés dans le placard. » reprit le vieil homme en cherchant les iris glacials de son ami.
« Je sais Duck'. » soupira-t-il, fermant un instant les yeux pour réfléchir posément.
Peine perdue. Tout son esprit était tourné vers Ziva, et sa colère.
Il était furieux que l'on ait pu faire du mal à son équipe sans qu'il ne puisse agir.
Il était furieux que ce petit vicieux arrive à contourner toutes leurs recherches.
Il était furieux parce qu'il était impuissant.
Il lui semblait n'être soudain qu'un spectateur devant une représentation de théâtre, incapable d'influencer la scène désastreuse qui se jouait sous ses yeux.
Une main se posa vivement sur son épaule, le faisant à peine tressaillir.
« Elle t'attend, Jethro. »
Inspirant une profonde bouffée d'air, il sortit d'un pas vif de la pièce et pénétra dans la salle d'interrogatoires, sans dédier le moindre regard à la jeune fille assise. Il vint se poster sur une chaise, juste en face d'elle, sortit son dossier soigneusement préparé, se racla la gorge, et débuta :
« Amazing Girl, dix-sept ans. Pas de passé. Pas de présent. Pas d'avenir. Un fantôme. Plutôt bonne élève, excellant en Littérature et Mathématiques. Pas de mère. Un père qui ne sait pas que vous existez. Pas de frères et sœurs. Si ce n'est un demi-frère travaillant pour moi. Orpheline depuis la naissance. »
Il marqua un temps d'arrêt, relevant légèrement les yeux pour les poser sur le visage infiniment indifférent de la jeune fille. Sa mâchoire se contractant, il reprit :
« L'année de vos quinze ans, un incendie à éclater dans votre orphelinat. Une plainte à été déposée contre vous. Vous avez été innocentée, fautes de preuves. A la suite de quoi, votre mère a demandé votre garde. On ne sait pas comment et où avait vous rencontré Kylian. A part lui, vous n'avez pas d'amies. Vous êtes détestée par un peu plus de la moitié de votre lycée. L'autre moitié concernant les garçons. Après ça, plus rien. On ne sait pas non plus comment vous avez rencontré le type qui vous veut du mal. Parce que vous le connaissez, ne faites pas l'innocente. Alors, Amazing, racontez-moi, comment avez-vous rencontré ce malade ? »
Il croisa ses mains devant lui, et attendit qu'elle prenne la parole.
Mais ne s'attendit pas une seconde à ce qu'elle parte d'un franc fou-rire, le rendant brûlant de rage.
« Vous savez Gibbs, ce n'est pas parce que vous connaissez ça que vous me connaissez, moi. » lança-t-elle avec désinvolture.
C'était vraiment aisé de lui faire croire qu'elle n'avait pas senti son cœur s'effriter en elle. Facile de lui faire croire que ses mots ne lui avaient pas enserrer la gorge. Anodin de lui sourire avec condescendance, de lui faire croire qu'il ne savait rien alors qu'il en savait déjà beaucoup trop.
Ce qui était moins facile, c'était de refouler ses larmes amères qui lui brûlaient les yeux.
De ne pas se lever, et lui hurler à la figure qu'elle avait mal jusqu'au bout des ongles.
De ne pas se recoquiller sur elle-même, fermer les yeux, et mourir.
Mourir pour ne plus jamais souffrir.
« Ne vous foutez pas de ma gueule Amazing ! Allez, avouez le enfin ! » rugit l'agent spécial alors que son poing rencontrait la table.
La gorge nouée, les lèvres tremblantes, ses paupières s'abaissèrent lentement sur ses prunelles noisettes.
Non, elle ne voulait pas se souvenir !
Trop tard...
/Flashback/
« Amazing, si tu crois que tu vas t'échapper, tu te trompes ! » tonna une voix d'un ton léger derrière elle alors qu'une peur sans fin venait l'étreindre.
Ses mains vinrent forcer la poignée de sa chambre alors qu'elle jurait, des larmes au bord des cils.
« Enfin, Amy, tu ne vas pas me faire croire que tu n'en as pas envie toi aussi ? » railla un jeune homme en pénétrant dans la pièce, un immense sourire lubrique aux lèvres.
« Bah tu vois, c'est ce que j'essaie de t'expliquer depuis tout à l'heure ! » marmonna la gamine en forçant un peu plus encore, happée par un désespoir dérisoire.
Il rompit la distance entre eux rapidement et déposa un baiser sur le haut de ses cheveux alors qu'elle s'efforçait à ne pas fondre en larmes devant lui. Les jointures blanches, elle lâcha piteusement la poignée et fit définitivement volte face vers lui, plongeant son regard haineux dans ses iris bleu ciel.
« Je t'aime, Amy, d'accord, alors sois gentille. » murmura-t-il en approchant son visage du sien.
La panique se rependant dans son corps, elle avisa soudain une batte de baseball et, étreint d'un espoir qu'elle croyait disparu, elle plaqua un baiser sur ses lèvres. Tenta d'ignorer ses ignobles mains sur son corps. Et le conduisit le plus naturellement du monde à sa perte.
Sa main droite qui s'était illusoirement perdue dans ses cheveux glissa doucement le long de son buste alors qu'il approfondissait leur baiser.
Ses longs et fins doigts se resserrèrent sur l'objet en bois.
Son autre paume caressa délicatement sa mâchoire masculine alors qu'elle se concentrait sur sa cible.
Elle le frappa à la tête avec la force du désespoir, un cri de rage l'accompagnant.
Il s'effondra lamentablement au sol, les yeux écarquillés d'horreur.
Et elle en fit bientôt de même, secouée de spasmes.
Des larmes brûlantes roulant le long de ses joues alors que sa main se refermait sur une paume imaginaire.
Une douleur insupportable dans la poitrine.
Oh, très chère solitude.
/ Fin du FlashBack /
« C'était un enfant de l'orphelinat... Il ne lui restait qu'un an et après, il était libre, comme il disait. » murmura-t-elle confusément, passant une main nerveuse dans ses cheveux.
Hagarde, elle vit avec difficulté l'agent prendre en note ce qu'elle venait d'avouer malgré-elle.
« Son nom ? »
« Maxence, je ne connais pas son nom de famille. » répondit-elle par automatisme, encore plongée dans ses souvenirs.
Ses iris rendues noires par un bien étrange voile, elle scruta soudainement le renard argenté, ses lèvres pathétiquement étirées d'un sourire moqueur.
« Je ne vous suis pas d'une grande aide, je me trompe ? »
Gibbs esquissa un bien mélancolique sourire à son tour, et demanda :
« Maintenant, vous allez me dire où et comment avez-vous rencontré Kylian. »
Son regard se voilà un peu plus encore alors que ses doigts se perdaient entre ses boucles.
/FlashBack/
C'était le cahot. Il n'y avait pas d'autre mots.
« Lucas ! » hurla-telle avant de tousser bruyamment.
Les flammes autour d'elle se firent un plaisir de redoubler d'intensité alors que des larmes de terreur dévalaient ses joues. La charpente du plafond menaçait de céder à tout moment et elle ne le retrouvait pas.
Inconsciente, elle s'avança entre les meubles envahis par le feu, avec comme seul refrain son prénom :
« Lucas ! Lucas ! Tu m'entends ?! »
Une main brûlante la saisit brusquement par l'épaule, lui arrachant un cri d'horreur. Elle se retrouva coller contre un torse qu'elle ne connaissait que trop bien.
« Putain Max, lâche moi ! Faut que j'aille le chercher ! » se débattit-elle en envoyant son coude dans les côtes du jeune homme.
Maxence la prit avec vigueur par les épaules et planta son regard dans ses prunelles noisettes.
« Il est mort, Amazing ! Tu comprends ça ! MORT ! » rugit-il, la laissant pantelante.
« Amy, je suis là ! » s'exclama soudain une voix enrouée derrière eux.
Un adolescent apparut alors dans la pièce, le visage recouvert d'une fumée noire. Un immense sourire aux lèvres, elle délaissa le plus vieux, accourut vers lui et se nicha contre son torse.
« Moi aussi je me suis manqué mais faut vraiment qu'on sorte, Amy. » sourit Lucas alors qu'elle se séparait de lui.
« Ouai, mais sans toi. »
L'instant suivant, elle sentait sa poigne se faire plus légère sur sa taille.
Elle ouït son cri de douleur.
Remarqua le poignard dans sa poitrine.
Et faiblit, tombant au sol avec lui, les yeux écarquillés de douleur.
Elle discerna avec peine Maxence disparaître dans un couloir et ferma les yeux.
Elle serait sûrement restée là, allongée près de Lucas, se consumant avec lui.
« Hé ! Y'a quelqu'un ?! »
Si cette voix ne s'était pas exclamée de la sorte.
Si deux prunelles de jades ne s'étaient pas posées sur son visage baigné de larmes.
Puis sur le corps sans vie de son ami.
« Je te jure que je ne te ferais jamais de mal » avait-t-il affirmé en lui tendant une main pleine d'espoir, étouffant une toux sèche.
Et dans tout son amer malheur, elle l'avait cru.
/Fin du FlashBack/
« Il m'a sauvé la vie. » souffla-t-elle comme seule réponse, s'attirant le regard surpris de l'agent spécial.
OoOoO
Il était enfin sortit de la salle d'opération.
Et lui, persuadé qu'elle ne pouvait que vivre, avait bondi sur ses pieds.
Rassuré par son cœur qui lui hurlait qu'elle avait survécu.
Il savait.
Ce fut pourquoi, un incorrigible sourire étirait ses traits lorsque le médecin osa prononcer quelques mots qu'il n'entendit pas :
« ….désolés Agent DiNozzo...tout fait pour sauver …. coéquipière... trop de sang... pas assez de temps... nos condoléances. »
*pars loooin, très très loiiiin *
