Bonjour !

Avant de débuter votre lecture, je vous rends vos hache. Alors, celle-ci ça doit être à toi DiNozzo-NCIS, la bien lisse Gwen, la rose, bleue et verte pour PBG, celle avec des petits coeurs Homonymette, la toute brillante toute neuve Sasha, celle avec des roses dessus Rose-Eliade, et celle avec Mcgee Ankou. *distribue les haches aux lectrices en souriant*

Vilààà !

Alors, secondo, je tiens à dire que j'ai galérééééé pour écrire ce chapitre - j'ai plus le brevet blanc dans la tête qu'autre chose en ce moment - et je remercie Plinette ansi que PBG pour m'avoir supportée et avoir AIPMisé un peu avant vous pour tester.

Ah ouiii ! Merci énormément encore à PBG pour m'avoir prêté l'un de ses personnages, je vous laisse découvrir qui !

Je vous souhaite à toutes une excellente lecture !


Ankou : Mais qu'est ce que tu crois que je fais là, je fuiis non ?! Ca se voit paaaass !

Sasha : Ah vivivi, méchant Maxence ! ... Tu ne m'aimes pas ? Gnihihi, mais si tu m'aimes, tu le sais pas c'est tout muahaha. Tout le monde m'aime ! ... Sauf pas mal de gens sans goûts... J'ai beaucoup aimé ta petite histoire avec Ducky ! xDD Naaan, meurt pas !

Rosa-Eliade : Ah si si si, c'est marqué même à la ligne...*entend bruit dans chargeur contre sa tempe * Ah naaaaoon, t'as dû mal lire.

Homonymette : Hihihihi ! Moi aussi je t'aiiimeuuh ! Merci beaucoup !

DiNozzo-NCIS : Gibbs dit que son père ne sait pas qu'elle existe, pas qu'elle n'a plus de père ! x) Tu t'es mélangée les pinceaux. Et oui, beaucoup de questions auxquelles je vais essayer de répondre au mieux prochainement ! ;)

PBG : Je serais presque déçue d'avoir écrit ma fin. Presque. ( oh tiens, Gwen, ta fictiiiooon) . Tu crois que je blague quand je dis des trucs sadiques ?! Je suis aussi sérieuse que toi ma chère ! ... Oulà, mauvais exemple... Je suis aussi sérieuse que mon prof d'histoire ! Vilà, là c'est pas contradictoire. *évite le slap de justesse*

Gwen : Pas assez loin, vraiment ? xD Merci pour le compliment sur mon tiva, j'avaaiiis peuur ! Elle est làà !


« Il y a des mots qui pleurent et des larmes qui parlent. »

-Être fort, c'est rayonner de bonheur quand on est malheureux. C'est essayer de pardonner à quelqu'un qui ne mérite pas le pardon. C'est donner sans retour.
C'est rester calme en plein désespoir. C'est être joyeux quand on ne l'est pas.
C'est sourire quand on a envie de pleurer. C'est faire rire quand on a le coeur en
morceaux. C'est se taire quand l'idéal serait de crier à tous son angoisse.
C'est consoler quand on a besoin d'être consolé soi-même .


Une rafale de vent glacée fouetta son visage blême comme la mort.

Il se tenait droit, fier, indomptable, sur ce toit bien trop vide. Son regard sec, dur et impénétrable ancré au soleil levant. Sa bouche charnue à peine crispée. Ses jointures blanches serrant sa veste de costume. Sa mâchoire violemment contractée. Son cœur tambourinant sourdement entre ses côtes blessées.

Tendu à l'extrême.

Tendu, comme pour ignorer ô combien ses jambes tremblaient sous son poids.

Tendu, comme pour ignorer ô combien des larmes amères lui brûlaient la rétine.

Tendu, comme pour ignorer ô combien chaque soupir devenait douloureux.

Tendu, comme pour ignorer ce maudit cœur qui s'effritait, qui faiblissait sous le coup de l'ennemi.

Ce cœur qui volait en miettes dans ce vent glacial. Morbide.

Alors, il aurait voulu tomber à genoux. Laisser ces infâmes larmes ravager son visage de leurs flammes meurtrières. Hurler son désespoir. Sa rage, sa peine, sa haine.

Mais il ne pouvait pas.

A cause d'elle.

On croit souvent que notre ennemi est la personne que l'on poursuit dans la rue.

On ne sait pas que cet ennemi, c'est la personne qui court à vos côtés.

Cette personne pour qui vous donneriez votre vie sans hésiter une seconde.

Cette même personne qui vous brise tout entier d'un seul geste, d'une seule parole.

On ne sait pas non plus que les vrais champs de bataille, ce sont nos cœurs.

On ne sait pas combien il est fragile.

On le croit en rauque.

Jusqu'à ce qu'il se brise en morceaux, sous vos yeux impuissants.

Et que vous soyez obligé de recoller tous les morceaux sous le regard de votre ennemi.

Cet ennemi que vous aimez plus que tout au monde.

Cet ennemi qui détenait votre cœur.

Et qui l'a joyeusement écrasé entre ses mains, avant de vous le rendre.

Non, on ne sait pas.

Tony frissonna alors qu'une rafale de vent un peu plus froide encore venait l'étreindre. Les mots dénués de tout sens de ce médecin totalement inconscient ne cessaient de danser dans son esprit.

« Elle est morte, Monsieur DiNozzo. C'est fini. Rentrez chez vous. »

C'était fini.

Fini l'aveugle espoir qui vous pousse à songer à un futur paisible. Fini le battement de cœur un peu plus rapide à chaque fois qu'un médecin sort de son bloque opératoire. Fini le serment secret d'enfin lui avouer ses sentiments enfouis au creux de son être.

Fini. La fin. The End.

Comment un seul minuscule mot pouvait-il donc lui faire si mal ?!

Comment un seul minuscule mot pouvait-il lui comprimer la poitrine avant tant de force ?!

Bien sûr, au début, il ne l'avait pas cru. Il s'était écrié que c'était impossible, qu'elle respirait encore. Qu'il se foutait de lui et qu'il allait lui coller un poing dans la figure. Mais voilà, un seul regard dans la salle d'opération, un seul regard sur son fier profil et il avait su.

Toute sa rage s'était évaporée comme les pétales d'une rose emportées par le vent chaud d'été. Il s'était retrouvé pantelant au milieu de ce couloir trop vide, la bouche entrouverte, le regard fou, perdu.

Il avait durement réalisé cette impitoyable vérité.

N'avait même pas pris la peine de prévenir l'équipe, n'y avait d'ailleurs même pas songé une seconde, et était sorti précipitamment de l'hôpital, laissant le froid de cette nuit sans Lune l'étreindre.

Il s'était dirigé vers un bar, s'y était assit, avait commandé une tequila – sa boisson – et l'avait porté à sa bouche.

Ses doigts s'étaient contractés sur le petit récipient.

Fort. Fort.

Si fort qu'il sortit du bar la main en sang, de minuscules morceaux de verres enfoncés dans la main. La douleur rajoutée au froid environnant était insupportable.

Mais cela prouvait au moins qu'en dépit de tout ce qu'il pouvait penser, il n'était pas mort avec elle.

Son regard brûlant se posa soudainement sur sa main couverte d'hémoglobine et il retira avec rage quelques poignards tranchants, ne pouvant alors s'empêcher de faire un parallèle avec l'état dans lequel se trouvait son cœur.

La chaleur du soleil sur son visage le força à relever les yeux, relever deux prunelles affreusement vides gorgées d'eau. Ses iris brillantes se posèrent sur le magnifique astre et les larmes douloureuses dévalèrent enfin ses joues.

Ses paupières s'abaissèrent sur son regard humide.

Et il aurait juré sentir la main de l'israélienne caresser son poing contracté.

OoOoO

« Ma tata Odette m'a toujours dis que les jeunes filles aux cheveux bouclés sont les plus belles, parce que les cheveux bouclés ça fait sauvage et quand on a un visage d'ange, ça fait plus sauvage en fait, donc ça fait beau et ma tata Odette elle a toujours raison de toute façon, et puis Ziva elle a les cheveux bouclés et elle est trèèès belle et je trouve que... »

« Ryan, vous pouvez me dire ce qu'il se passe ici ? Pourquoi tout le monde a l'air paniqué ? »

L'agent probatoire Noolen mordit ses fines lèvres, le cœur lourd, et fixa les prunelles inquiètes de la jeune Amazing.

Une heure qu'il essayait de lui faire croire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Une heure qu'il essayait de refouler des larmes chaudes.

Une heure qu'il essayait de se convaincre, lui, que Ziva allait s'en sortir sans le moindre soucis.

Le regard noisette d'Amazing cherchait à lire en lui, il le sentait, mais pour rien au monde il n'aurait trahi la confiance de l'agent Gibbs. Il lui avait donné une mission : prendre soin d'elle pendant qu'il allait à l'hôpital. Et surtout, surtout, ne rien lui dire à propos de Ziva.

« Vous savez Amazing, vous n'avez rien en commun avec le psychopathe mangeur de cookies. » affirma-t-il soudainement en la scrutant de ses yeux verts.

C'était vrai ça. DiNozzo était effrayant, alors qu'elle semblait aussi fragile qu'une poupée de porcelaine. DiNozzo était méchant avec lui, alors qu'elle semblait une personne très sympathique. Et surtout, DiNozzo regardait très étrangement Ziva... Bon, là, la comparaison était plus difficile.

« Là dessus, vous vous trompez Ryan. Je ressemble énormément à Tony. » sourit-elle amèrement en jouant avec l'une de ses mèches de cheveux.

« Nope. Pas possible. Vous êtes jolie comme un cœur alors que le mangeur de cookies, il fait peur ! Et puis, vous êtes gentille vous. Et Tata Huguette m'a toujours dit que c'était pas parce qu'on était frères et sœur qu'on était pareil ! »

Il vit la demoiselle tiquer au « frères et sœurs ».

« Qui vous a dis ça ?! »

Quoi-que, ils se ressemblaient peut être finalement.

« Je ne cite jamais mes sources. Enfin, je fais comme les héros dans les films, vous savez quand ils se font interrogés et qu'ils disent d'une voix hyper sobre « je ne cite jamais mes sources ». J'ai toujours rêvé de dire ça. » souffla-t-il en contemplant ses doigts.

« Ryan, ne faite pas celui qui ne sait pas ce que je veux ! Dites moi ce qu'il se passe ! »

Il n'eut pas le temps de lui répondre, son téléphone sonnait. Une nervosité peu commune l'étreignant, il se saisit de son Iphone et le porta avec méfiance à son oreille. La gorge serrée, il décrocha :

« Agent Noolen. »

Pas un instant sa voix ne trembla alors qu'il échangeait quelques mots avec Gibbs. Pas un instant la jeune fille en face de lui ne put deviner l'enfer qui lui faisait office de corps désormais.

Seule une larme lui échappa, lorsqu'il dut raccrocher, laissant sa main retomber le long de son buste.

Une larme, pour cette amie qu'il admirait plus que tout au monde.

OoOoO

Il fixait son reflet dans le miroir avec dégoût.

Il fixait cet homme qu'il ne reconnaissait pas avec mépris.

Cet homme à la barbe de trois jours, au regard éteint par l'alcool, aux traits tirés, aux cheveux hirsutes.

Mais où était passé l'agent très spécial Anthony DiNozzo ?

Il est mort, lui souffla une petite voix, mort en essayant de protéger sa coéquipière.

Son poing déjà blessé rencontra le verre dans un excès de rage, brisant le miroir en mille morceaux.

Le souffle court, la mâchoire contractée, il posa un regard fou sur sa main ensanglantée.

« Tony ! »

Il ne réagit pas, ne tressaillit même pas face à cette exclamation d'horreur. Il était seul, infiniment seul avec son malheur. Sa souffrance.

« Bon sang ! Mais tu t'es blessé ! » continua la voix, impertinente.

Inconsciente.

Un léger rire le secoua à l'entente de cette phrase.

Blessé ?

Non, pas du tout, il n'avait pas mal.

Pas mal du tout comparé à ce qu'il ressentait au niveau de sa poitrine.

« Tony ! Donne moi ta main ! »

Cette phrase... Quelqu'un la lui avait déjà dis auparavant...

/FlashBack/

« Maman ! Maman ! Nan, t'as pas le droit ! »

L'image était floue, en réalité, il ne voyait que le visage paisible de sa mère dans ce lit d'hôpital.

Il était seul dans la chambre.

Son père n'était pas encore arrivé de son voyage d'affaire.

Il était seul, seul, avec ses larmes d'enfant qui lui brûlaient la peau. Ses larmes d'enfant qui témoignaient de l'état de désespoir sans fin dans lequel il se trouvait.

Il était seul, seul, avec cette douleur indescriptible dans la poitrine.

Il s'accrochait désespérément aux draps blancs, la suppliant de revenir, lui hurlant qu'elle n'avait pas le droit, qu'il avait besoin d'elle.

« Maman, t'avais promis !... T'avais dis que tu me laisserais jamais seul ! Tu l'avais dis ! » s'époumonait-il entre deux sanglots, le visage enfoui dans la si fine main blanche.

Il pleurait maintenant, parce qu'il savait qu'il n'aurait plus le droit de le faire après.

Après, il faudrait se relever.

Sourire.

Affirmer « oui oui, je m'en remets ».

Empli d'une rage surhumaine, il s'était relevé, avait brandi ses deux prunelles meurtrières sur le misérable miroir trônant dans la pièce. Sa bouche juvénile pincée de haine, il avait frappé de toutes ses forces le verre.

Comme pour lui démontrer à lui aussi, ce que cela faisait d'être brisé en morceaux sans avoir le temps de réagir.

Et puis, plus rien, plus de haine.

Juste lui, éternellement seul, et sa blessure cuisante à la poitrine.

« Tony, donne moi ta main. » avait affirmé plus tard son père en arrivant, les yeux rougis.

/Fin du FlashBack /

Il revint à la réalité en sentant la pince s'enfoncer dans sa chaire à vif et dédia un regard courroucé à la jeune fille qui s'affairait près de lui.

Aucune émotion sur son visage.

Seul le léger éclat coupable de son regard démontrant qu'elle ne restait pas de marbre.

Elle s'occupait de sa plaie sans remarque, semblait ne pas être ce témoin silencieux de son infortune.

La réplique tranchante lui brûla sauvagement les lèvres alors qu'une boule de haine venait obstruer sa gorge.

« Je n'ai pas besoin de ta pitié, Amazing. »

Le bandage fut serré un peu plus fort que nécessaire tandis qu'elle relevait un regard brillant vers lui.

« Je n'avais pas besoin de ta pitié non plus, Tony. » siffla-t-elle, les mots vénéneux se faisant une joie de blesser leur victime.

Il fronça les sourcils, une saveur amère sur la langue.

« En fait, je n'ai pas besoin de toi du tout. Rentre chez Gibbs. » grinça-t-il en la repoussant d'un geste rapide en arrière.

Elle bascula légèrement, déstabilisée.

Et se reprit, la gorge vibrante de colère.

« Bien sûr que tu as besoin de moi, Tony ! »

Furieux, il s'emporta :

« Tu as totalement tord ! En vérité, si tu n'étais pas là, j'irais beaucoup mieux ! » rugit-il en pointant un doigt accusateur sur elle.

Ses fins sourcils arqués, un sourire empli de rancœur étira ses traits.

« Vas-y Tony ! Dis moi le fond de ta pensée ! Dis moi que depuis que je suis arrivée dans ta vie, tout va mal ! Dis moi que si tu pouvais choisir, tu aurais préféré ne jamais me rencontrer si ça aurait pu sauver Ziva ! Dis-le bon sang ! » s'écria-t-elle, la rage au ventre, les prunelles humides.

Et dans tout son malheur, il ne trouva rien à redire.

Bien sûr qu'elle avait raison.

Pour Ziva, il aurait fait n'importe quoi.

Satisfaite par son silence, elle lâcha la dernière bombe, le fit tomber sous ses balles une bonne fois pour toute :

« Mais n'oublie pas que si toi et Ziva n'êtes pas devenus ce que vous auriez dû être, c'est entièrement de ta faute ! Tu ne peux pas me blâmer en ce qui concerne ta lâcheté. Tu ne peux pas me blâmer parce que vous auriez pu être heureux ensemble ! Ça, DiNozzo, c'est entièrement de ta faute ! »

Finalement, l'homme ne sait pas que le seul obstacle à son bonheur, c'est lui-même.

OoOoO

Elle ouvrit lentement les yeux, une lumière désagréable l'ayant réveillée.

Des voix lui parvinrent aux oreilles, mais impossible pour l'agent de les reconnaître.

La vision floue et des abeilles dans le crâne, elle tenta de se concentrer pour déchiffrer ce que ces hommes disaient.

Elle réussit à discerner deux prunelles bleues, puis l'étau autour de ses poignets.

« Mademoiselle David ! Enfin réveillée ! Vous êtes aussi jolie que la légende le disait ! » s'exclamèrent les yeux claires alors qu'un sourire barrait le visage masculin.

L'esprit embrumé, elle ne comprit pas tout de suite pourquoi se trouvait-elle ici.

« Hé, Maxence, t'es sûr que cet enfoiré de DiNozzo viendra ?! » s'enquit une seconde voix, une seconde voix qu'elle reconnut instantanément.

Et qui la glaça d'effrois.

« Bien sûr, pourquoi le prince ne viendrait pas secourir sa princesse ? Comme ça, je te laisse DiNozzo, Daniel, et moi je m'occupe de la sœurette. Parfait. »

Les yeux écarquillés, Ziva David déglutit avec difficulté et se mordit violemment les lèvres.

Ils étaient très, mais alors très, mal barrés.


Alors, rassurées ?! Bien sûr que non je ne l'ai pas tué cette chère Ziva ! Et mon Tiva dans tout ça, je fais comment moi ? x)

Bisous !

#Amy.