Bonjour !

Je suis désolée du retard, mais je voulais que vous retrouviez le rythme de la fin de semaine. A la rentrée, je vais être en période de brevet blanc. Oui, je sais, ça vous fait bien rire mais pour moi, c'est important, donc je doute que je pourrais vous écrire un chapitre pour vendredi prochain mais j'essayerais, promis.

Je vous souhaite une très bonne lecture :)


Ankou : Qu-quoi ? Tu en as encore besoin ? Mais pourquoi donc, je suis la gentillesse incarnée. *donne un mouchoir à Ankou* Allez, courage ! Au fait, je n'oublis pas ta fiction ! ;)

Gwen : Si tu savais comme tes rewiews me font plaisir... Recevoir des compliments pareils d'une auteure comme toi... C'est ... waouh quoi ! Tu as pensé à Personne ? Sans mentir, je n'y pensais pas en écrivant cependant c'est vrai que maintenant que tu le dis... Hihi, je suis gentille. Merci Gwen ! *hug*

Nanoushka : Merciii pour toutes tes rewiews, tes menaces de mot itout itout ! *saute sur la lectrice pour lui faire un gros câlin*

Sasha : Je crois que je t'aime encore plus que tu m'aimes ! Mais c'est quoi cette rewiew de malade ! Oh My Godness, avec les commentaires itout itout ! *cââââlin*

Rose-Eliade : La voici, la voilà !

PBG : J'admire ton soupire de soulagement xDD Merci beaucoup ! #.#

Pline : T'sais quoi ? Moi aussi je t'aime ! *hug*


"Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis."


Ses prunelles bleues glacées furent un instant éblouies par la lumière du scanner rétinien.

Tel un automate, il repoussa légèrement la lourde porte, se forçant à garder la tête haute.

Garder la tête haute malgré la douleur qui lui vrillait les côtes.

Garder la tête haute malgré cette irrépressible envie de s'effondrer.

Garder la tête haute malgré le terrible désir de tout larguer, tout lâcher.

Le regard infiniment sec, l'agent Gibbs pénétra dans le MTAC de son assurance habituelle, son café brûlant en main. Ses doigts étaient contractés si fort sur le petit gobelet que ses jointures en étaient devenues blanches.

Les dents serrées à se les briser, il indiqua d'un geste glacial qu'il était prêt.

Enfin, prêt, cet état d'esprit lui semblait affreusement lointain là où tout ce qu'il voulait était partir en courant de cette pièce, rentrer chez lui, se saouler à n'en plus pouvoir dans sa cave et finir amorphe au sol.

Pour oublier l'intolérable main qui étranglait son cœur dans sa poitrine.

Pour oublier cette souffrance innommable qui le tenait de debout.

Pour oublier qu'il avait, une nouvelle fois, perdu un enfant.

Et pour finalement oublier qu'il allait avouer à un père qu'il venait de perdre son dernier enfant.

Aussi détestable soit ce père.

« Agent Gibbs, je peux savoir ce qui vous amène ? » s'enquit soudain la voix d'Eli David, le faisant à peine tressaillir.

Juste un minuscule sursaut, à peine perceptible.

Relevant difficilement les yeux, Gibbs dévisagea longuement le vieil homme, ses lèvres tremblant brievement.

« Agent Gibbs ? » répéta Eli d'une voix irritée.

Il se mordit les lèvres. Le cœur en morceaux. Ploya légèrement la tête. Le souffle court. Avant de lâcher dans un murmure sobre :

« Votre fille. Elle est morte. Je suis désolé. »

Il baissa alors vivement les yeux.

Incapable de supporter la vision de ce père ravager par une douleur indescriptible.

Une minute s'écoula sans que ni l'un ni l'autre ne se sente apte à prononcer le moindre mot.

« Comment ? »

Le mot chargé de colère, de haine, et d'une souffrance qu'il comprenait, lui fit relever durement la tête et planter son regard sauvage dans les iris brunes voilées.

« Je vous jure de le tuer dans d'atroces souffrances. » affirma-t-il, les poings serrés, la gorge vibrante de colère.

Un sourire mélancolique étira les traits rageurs d'Eli David alors qu'il murmurait d'un ton sadique :

« Je veux que vous le découpiez en morceaux en prononçant mon nom, agent Gibbs. »

Ses lèvres s'étirèrent.

« Je vous enverrais la tête dans les plus brefs délais. »

Ils étaient là, à se parler tels deux compagnons de misère.

Ce même sourire aux lèvres.

Ce même éclat de souffrance au fond de leurs yeux.

Frères de malheur.

OoOoO

Inspirant une profonde bouffée d'air, Gibbs toqua trois coups fermes contre la porte de son agent.

Une adolescente au teint terne vint lui ouvrir, un sourire amer dessiné sur le visage.

« Agent Gibbs, si vous voulez voir Tony, il en mode « laissez moi mourir tranquillement ». » railla la jeune fille, étirant un minuscule sourire aux lèvres masculines.

Il pénétra dans l'appartement de l'Italien sans plus se formaliser d'Amy et se dirigea d'un pas lourd vers sa chambre.

« Gibbs ? » s'enquit soudain la demoiselle.

Soupirant légèrement, il s'arrêta en route, lui démontrant alors qu'il l'écoutait.

« Il va vraiment mal... » lâcha-t-elle finalement, la voix à peine tremblante.

Dos à elle, il acquiesça.

Qu'aurait-il pu lui dire de toute façon ?

Oui, je sais, mes agents ont toujours respecté à tord mes règles.

Oui, je sais, c'est de ma faute.

Oui, je sais.

Puisant dans ses dernière forces, il poussa légèrement la porte de sa chambre et esquissa quelque pas dans la pièce.

Son regard glacial se posa sur la forme assise contre les barreaux de son lit.

La forme entourée d'obscurité.

Une lame brûlante sembla s'enfoncer dans sa poitrine alors qu'il s'approchait un peu plus.

Il ne supportait pas la vision de son agent ainsi.

Faible.

DiNozzo avait toujours été capable de cacher ses vrais sentiments, de prétendre aller bien lorsqu'il allait mal. Il avait toujours été capable de sourire là où il aurait voulu pleurer. Il avait toujours été capable de faire passer le bonheur des autres avant le sien. Il avait toujours été capable de le rassurer d'un bref « tout va bien, patron ».

Et maintenant...

Maintenant, il lui semblait avoir en face de lui un homme enseveli sous le poids de ses pertes.

Un homme supportant tout le malheur du monde sur ses épaules.

Rien qu'un homme, finalement.

« Tony, debout. »

Ce n'était pas une supplique. C'était un ordre.

Le seul moyen de le faire réagir.

Les prunelles rendues vides par l'alcool de son jeune agent se posèrent avec un dédain imaginaire sur lui.

Nouveau coup de poing en plein estomac.

Gibbs contracta sa mâchoire alors que l'italien le transperçait de ses iris sombres.

« Gibbs..tu sa-is quoi,... j'en ai marre... de t'écou...ter. De sui...vre tes foutues... règles. » balbutia-t-il avec difficulté, sa bouche devenue pâteuse.

Un minuscule sourire étira les traits du renard argenté.

Un sourire qui n'avait absolument rien d'un sourire.

Il venait de comprendre. Son agent avait besoin d'un père. Et il fallait croire qu'il ne suffisait plus.

Déterminé, il sortit d'un geste vif son téléphone de sa poche, composa son numéro, et le porta à son oreille.

« Qu'est ce que... t-tu fais ? » s'emporta Tony en essayant de se relever, les sourcils durement froncés.

Il l'ignora superbement, et attendit que son interlocuteur décroche.

« Agent Gibbs, je peux savoir pourquoi vous me dérangez alors que je suis en merveilleuse compagnie ? » grogna la voix de Sénior à l'autre bout du fil, énervant au possible l'agent spécial.

« Pour l'instant, DiNozzo, vous allez laisser cette jeune femme tranquille et m'écouter. » siffla-t-il, son poing violemment contracté.

Il y eut un minuscule silence, comme si Sénior avait enfin compris qu'il n'était pas venu lui dire bonjour.

« Gibbs, qu'est ce qu'il se passe ? »

La voix n'était plus insolente, et une inquiétude sourde régnait désormais.

Il inspira une profonde bouffée d'air alors qu'il croisait le regard douloureux de son agent.

« Ziva est morte. Et j'ai deux choses qui vous appartienne en très mauvais état à mes côtés. »

Il entendit le murmure d'horreur fuser.

« Mon Dieu... Je... enfin, je voulais... Comment est-ce arrivé ?! » demanda un Sénior visiblement chamboulé par la nouvelle.

Sa réaction fit grandir une colère impossible en lui.

« Sénior, vous allez m'écouter ! Votre fils a besoin de vous ! Alors, bougez vos fesses et ramenez-vous ici ! De plus, je crois que l'on va devoir avoir une petite discussion tous les deux à propos d'une certaine Madame Girl... » rugit-il, se retenant alors de lui lancer les pires insultes au visage.

Il n'attendit pas sa réponse.

Préféra lui raccrocher au nez.

« Patron ? » murmura doucement une voix à ses côtés.

Ses iris glaciales se posèrent sur son agent, son presque fils.

« Comment tu fais pour encore te battre ? »

Il s'accroupit près de lui, et passa un bras sous ses épaules. Il le souleva alors et le cala contre son torse.

« Je fais confiance à ma famille, Tony. Nous sommes ta famille. »

OoOoO

« C'est tout simplement impossible ! IMPOSSIBLE ! Ziva ne peux pas mourir et moi, Abigail Scuitto ne rien ressentir ! Si elle était morte, je te jure que je le ressentirais ! Et je ne serais pas dans cet état, je serais entrain de pleurer toutes les larmes de mon corps... Ors, là, Kylian, me vois-tu pleurer ?! Nooooon, parce que Ziva est viiivante ! »

La gothique marqua un léger temps d'arrêt, un doigt suspendu en l'air, tandis que le regard ébahis de Kyle ne pouvait se détacher d'elle.

« … le seul truc qui me chagrine, c'est que Gibbs y croit. » murmura-t-elle finalement en s'asseyant dans sa chaise roulante, toute détermination ayant déserté son visage.

Un petit sourire compatissant étira les traits du garçon alors qu'il se levait.

Le déni était une face normale du deuil, après tout.

Il n'y croyait pas lui-même finalement. Il ne croyait pas que la jeune femme avec qui il riait il y a trois jours soit décédée.

Une jeune femme belle comme la vie elle-même, semblant plus dure que du rauque.

Plus forte que la mort.

Non, définitivement, il ne croyait pas en la mort de Ziva David.

« Abby... » lança-t-il en lui ouvrant ses bras rassurant, l'invitant à s'y nicher.

La gothique releva son regard vert perdu, avant finalement accourir près de lui, et enserrer son buste de ses bras. Dans un léger sourire, l'adolescent l'étreignit doucement, et laissa ses iris claires s'égarer dans la pièce.

Lorsqu'il s'arrêta brutalement sur la photo projetée sur l'écran de la scientifique.

« Abby, c'est une ambulance ? » s'enquit-il en la relâchant subitement.

Interdite, la jeune femme mit quelques secondes à lui répondre.

« Oui, pourquoi ? »

Un sourire naquit sur les lèvres pleines de l'adolescent alors qu'il s'exclamait :

« Depuis quand les ambulances reprennent leurs blessés ? » déclara-t-il en pointant du doigt les hommes tournant résolument le dos à la caméra qui transportait un brancard.

Les yeux de la gothique s'écarquillèrent.

Son cœur sembla se réveiller d'une douce transe tandis que toutes les émotions possibles se matérialisaient sur son visage.

« Je, tu... Kyle, je t'aiimeuuuh ! » s'exclama-t-elle en sautant littéralement dans les bras du garçon qui éclata d'un léger rire.

« Maintenant, faut juste que tu arrives à trouver dans la vidéo de surveillance un petit quelque chose qui prouve que c'est bien Ziva. » sourit-il alors qu'elle se détachait de lui.

« C'est Ziva. » affirma-t-elle d'un ton n'admettant aucun doute. « Maintenant, il faut juste que je le démontre. »

Elle laissa passer un léger instant. Et murmura d'un air conspirateur :

« Faaciiile. »

Dans un sourire amusé, l'adolescent prit place dans le fauteuil de son amie, et sortit son smart-phone de sa poche. Il tapota rapidement sur son mobile, le mit en veille et le rangea à sa place.

Am', Ziva est vivante.

Il ne se doutait pas alors qu'il venait de signer son arrêt de mort.

OoOoO

Anthony DiNozzo soupira en traînant sa lourde valise, le visage marqué par la fatigue.

Il ne réalisait toujours pas l'enfer que devait vivre son fils depuis la mort de... Rah, il n'arrivait même pas à aligner son prénom et « mort » dans la même phrase.

Sortant douloureusement de ses pensées, le vieil homme sonna à l'interphone de l'agent spécial, et attendit.

Il lui semblait que toute force avait déserté son corps à la simple pensée que...

Bon sang ! Il était un DiNozzo ! Il n'avait pas le droit d'être faible !

« Oui ? »

La voix de l'agent Gibbs lui répondit et ce fut du ton le plus froid possible qu'il grinça :

« C'est moi, Gibbs. Ouvrez. »

La porte s'ouvrit rapidement tandis qu'il déglutissait avec difficulté.

Il monta ses escaliers comme l'on descendrait en enfer, sa valise en main.

Et se retrouva bien trop vite à son goût juste devant l'appartement de son fils.

Prenant son courage à deux mains, il toqua trois coups.

Il se recomposa rapidement un visage neutre tandis que la porte s'ébranlait.

Laissant alors apparaître l'agent Gibbs, et une adolescente.

Il lui suffit d'un regard de sa part. Un regard des iris noisettes glacées.

« Amazing... » murmura-t-il difficilement alors que les lèvres féminines frémissaient de rage.


Alors, ça va ? Pas trop AIPMique cette fois ! ;p

Biiisous !

#Amy.