Bijour tout le monde !
Oui, je suis en retard. Oui, je mérite le fouet. Oui, ce chapitre n'est pas très actionnaire - comment ? Ca n'existe pas ? Mais si voyons, du verbe "actionner" - mais l'action arrive dans le prochain. Il nous reste encore environ 3 chapitres. Je suis triste d'avance.
Au fait, un énorme merci à mon Homonyme qui est devenue ma Beta Reader juste pour épargner vos jolis yeux de mes fautes d'ado d'une génération qui lui fait elle-même peur.
Enfin bref, je vous souhaite une bonne lecture !
Gwen : Hihi, gentille Gwen ! Moi aussi je m'aime, t'inquiète ! ;p Un Happy Ending ? On verra...
Sasha : Tu sais, le coup du sponsor Kleenex, on me l'avait déjà fait xDD Et non, je n'habite pas dans Gibbs xD Merci beaucoup pour les compliments !
Ankou : La suite, la voilà !
PBG : Mici beaucoup pour le "poignant", mais la rage vient d'Amy, et non de senior. A moins que Senior ait changé de sex, mais je ne suis pas au courant alors xD
Plinette : Mais nan, je t'ai déjà dis, tu ne peux pas m'admirer ! Je t'aaiiimeeeuuuh Homonyme !
Furieuse : Merci, merci énormément pour toutes tes rewiews, elles m'ont fait très plaisir ! Je suis très contente que tu sois de nouveau là ! 8D Et merci pour la 100ème !
Cruchot : Merci beaucoup à toi !
Senior :
" Au moment de briser la vie de quelqu'un, c'est difficile de savoir de quelle manière on lui fera le moins de mal. »
« Rentrez Senior, vous aurez tout le temps de vous en vouloir à l'intérieur. » grinça avec sa délicatesse légendaire l'agent Gibbs, tandis que le vieil homme décrochait ses yeux de l'adolescente.
Une adolescente soudain aussi froide que de la glace.
Isolée par la rage qui lui mordait le cœur en le voyant, habillé si richement, sa lourde valise en main.
En le voyant, lui. Son père.
Sa dernière pensée fut ponctuée d'une amertume peu commune, ses lèvres frémissantes de haine.
Elle semblait tendue à l'extrême, ses poings serrés si fort qu'ils étaient devenus blancs, la mâchoire contractée à s'en briser les dents. Son regard noisette empli d'éclairs violents, ne demandant alors qu'à frapper leur cible.
Le souffle terriblement court.
Son cœur tambourinant violemment dans sa poitrine.
Une rage incompréhensible comme seul moteur.
« Amazing, si j'avais cru te revoir un jour... » murmura Senior, blafard, se dirigeant dangereusement vers elle.
Amy chercha du regard un Gibbs qui fixait silencieusement l'homme, et le maudit avec grâce.
La réplique vénéneuse ne put cependant s'empêcher de venir lui frotter les lèvres.
« Moi aussi. Quelle coïncidence, n'est-ce pas ? » siffla-t-elle, les épines du rosier se frottant contre sa bouche.
Elle vit de ses prunelles terriblement condescendantes l'étranger froncer durement les sourcils alors que sa bouche se crispait.
« Amazing... débuta-t-il après quelque secondes, visiblement chamboulé. Tu ne peux pas m'en vouloir. »
Ses yeux s'écarquillèrent violemment alors qu'un sourire tout à faux étiraient ses lèvres.
Ne pas lui en vouloir ?!
Mais en vouloir à qui alors ?!
Elle sentait l'hystérie gonfler ses veines, la rendre totalement folle de rage.
Aurait-elle été un félin qu'elle lui aurait sûrement déjà sauté au visage.
Senior soupira, passa une main sur son front, et esquissa quelques pas dans la pièce.
Elle le regarda faire, comme enracinée au sol, attendant ses explications, des larmes amères aux coins des yeux.
Les larmes qu'elle n'avait pas versé, enfant, lorsque la solitude l'étranglait joyeusement.
Les larmes qu'elle n'avait pas versé, adolescente, lorsqu'elle n'avait aucun bras protecteurs pour la rassurer.
Toutes ses larmes qu'elle gardait consciencieusement au creux de son cœur, pour se souvenir.
Se souvenir qu'il l'avait abandonnée.
Se souvenir que, toute sa vie, elle serait seule. Éternellement seule. Puisque le sort en avait été jeté.
Alors, oui, elle se donnait le droit de le détester. De le haïr même. De le mépriser.
« Amazing, lorsque j'ai connu ta mère, je ne voulais pas m'engager, je venais de perdre ma femme. Et ce qui est arrivé entre nous est une stupide erreur. » reprit-il, cherchant ses mots, l'air perdu.
Elle reçut la gifle de plein fouet.
Une gifle d'une telle violence que son sang arrêta de circuler.
Et resta pantelante, au milieu de cette pièce bien trop sobre.
Le cœur à l'envers. La respiration coupée. Étranglée par une poigne de fer.
Et, soudain, explosa.
« Une erreur ?! Je ne suis pour vous qu'une ERREUR ! »
Elle allait devenir folle, elle sentait toutes ses terminaisons nerveuses s'activer sans qu'elle ne puisse rien faire, soumise à elle-même.
Toute cette rage qu'elle avait si longtemps contenu. Toute cette haine enfouie au creux de son être.
C'était la goutte qui faisait déborder le vase.
C'était le petit trop qu'elle ne pouvait plus encaisser.
« Amazing, calmez-vous ! » intervint soudain la voix de l'agent Gibbs, une voix qu'elle n'entendit pas.
Isolée dans son îlot de douleur.
Elle sentit la présence apaisante du marins dans son dos tandis qu'elle esquissait les quelques pas qui la séparait de son père.
« Mais essaie au moins de me comprendre ! Elle était jeune et il était trop tard pour qu'elle avorte ! » se justifia gauchement Senior, esquissant de grands gestes inutiles.
Le volcan était en éruption, et le seul moyen de l'arrêter était de laisser s'écouler la lave brûlante.
« C'est à vous de me comprendre ! » s'écria-t-elle, le regard humide. « Vous ne savez pas ce que c'est d'être seule ! Vous ne savez pas ce que c'est de se consoler toute seule à 5 ans puisque personne ne fait attention à vous ! Vous ne savez pas ce que c'est de regarder les autres familles en se disant que quelque part la vôtre vous attend sûrement ! Vous ne savez pas ce que c'est de se rendre compte que vous n'avez pas de famille, que personne ne vous attend nulle part ! Vous ne savez pas ce que c'est d'avoir mal à en crever ! »
Elle avait rugi. Hurlé. Peut être un peu des deux.
Avait laissé couler ses larmes douloureuses.
Avait enfin vidé son sac.
Chancelante, elle passa une main sur son visage, et ferma les yeux. Inspirant une profonde bouffée d'air, elle eut la surprise de constater que ce satané poids sur sa poitrine s'était allégé.
« Non, vous ne savez pas... »
Ce murmura l'accompagna alors qu'elle quittait l'appartement de son frère, des perles silencieuses dévalant encore ses joues, un sourire amer aux lèvres.
Ses jambes la guidèrent tout naturellement vers une destination qu'elle ne connaissait que trop bien. Le vent froid de l'hiver fouettant son visage, elle serra ses bras contre sa poitrine, vêtue seulement d'un petit pull clair.
L'humidité environnante semblait soulager ses plaies à vif et ses joues brûlantes de larmes.
Semblait.
OoOoO
« Abby, tu as trouvé quelque chose ? » s'enquit Timothy Mcgee en pénétrant dans le Laby.
La jeune gothique, affalée sur son fauteuil, fit la moue, son fin visage encadré par ses mains.
« Interpol ne connaît aucun Maxence qui aurait pu habiter dans l'orphelinat d'Amazing. Et cette minuscule particule d'ADN n'appartient à aucun Maxence non plus. Si on m'avait dis un jour qu'un gamin me prendrait de court... » marmonna pour elle-même la scientifique.
Un léger sourire compatissant aux lèvres, le jeune homme vient doucement étreindre la gothique, un genoux à terre, enfouissant son visage dans son cou.
« On l'aura Abb'. »
Les larmes aux yeux, une inquiétude sourde au creux de la poitrine, elle murmura à son tour :
« Ziva me manque. »
Tim soupira au creux de son épaule, et déposa un bref baiser sur sa tempe.
« Elle nous manque à tous. Mais on la retrouvera, je te le promets. »
Les jolies lèvres de la brunette s'étirèrent doucement alors qu'un bruit significatif retentissait. Les deux amis échangèrent un regard interloqué avant de se lever d'un bout.
Leurs regards clairs s'égarèrent alors sur la correspondance avec les empreintes parcelles retrouvées sur le dernier message reçu.
« Oh merde... » jura Mcgee, la bouche entrouverte.
Les sourcils froncés, Abby ne put alors que constater l'évidence.
« Nous n'avons plus un tueur. Mais deux. »
OoOoO
« Amy ! »
Elle tressaillit violemment, manqua de s'étaler misérablement au sol, fit vivement volte face, et posa un regard menaçant sur son ami, les sourcils durement froncés. Légèrement déconcerté, Kyle esquissa un sourire forcé.
« Plus jamais ça. » gronda Amy en plissant les yeux.
Il opina du chef, amusé, tandis qu'il se hissait à ses côtés sur la branche qui émit un craquement sous son poids.
« Ouch, je ne comprendrais jamais ton obsession pour les choses haut perchées. » ricana-t-il alors qu'elle s'écartait pour lui laisser de la place.
Les sourcils haussés, la gamine esquissa un sourire goguenard, avant d'affirmer d'un ton railleur :
« Le sous entendu est tout sauf élégant mon cher. »
L'adolescent leva les yeux au ciel, un sourire au bord des lèvres, alors qu'il la bousculait légèrement pour mieux s'asseoir, s'attirant l'un de ses regards qui voulaient sûrement dire « t'as de la chance que l'exécution soit punie par la loi. »
« Il n'y a de sous entendus que pour ceux qui le comprennent. » grinça-t-il à son tour.
Outrée et prise à son propre piège, Amy entreprit de lui envoyer une tape dans l'épaule, activité plutôt difficile lorsque vous êtes collée à votre ennemi. S'attendant à des représailles, elle couvrit son visage de ses fines mains mais le seul geste que son ami lui dédia fut un regard empli d'inquiétude.
Kyle ne savait pas mentir.
Du moins, il ne savait lui mentir.
Un regard de sa part, et elle devinait la plus sombre de ses pensées.
Il était son ami. Son âme sœur. La seule personne au monde qui ne la jugeait pas, mais la comprenait.
Et il n'y avait que lui pour savoir que sous ses couches épaisses de glace se cachait le plus fragile des cristaux.
Ils restèrent un instant là, sur cette branche fragile, le vent glacé de décembre soulevant leur cheveux. L'air ailleurs, se regardant sans vraiment se voir, comme perdus au milieu d'un monde qui n'était pas le leur.
« Ils ne l'ont pas tuée, tu sais. Elle est vivante. »
La remarque à peine murmurée fit tournoyer les cheveux blonds alors qu'un soulagement sans couleur semblait libérer son cœur d'une culpabilité mortelle.
« Kyle, je te jure, si tu me mens, je te jette par terre ! » siffla Amy en l'attrapant par le col, tandis que son regard noisettes croisait les iris émeraude, la gorge serrée.
Les prunelles de jade détaillèrent les traits emplis d'un espoir qu'elle tentait de cacher avec tant de ferveur, et un sourire rassurant étira ses lèvres.
« Je te le jure, Am'. Maintenant, faut juste qu'on la retrouve. » confirma-t-il d'un ton désinvolte en étendant ses longues jambes.
Elle suivit son mouvement du regard alors que ses paumes relâchaient sa veste, se méprisant de ne pas pouvoir se réjouir du bonheur des autres. De ne pas savoir sourire pour son frère. De rester l'éternelle enfant solitaire infiniment égoïste.
Une saveur amère sur le palet, elle s'enquit d'un ton qu'elle aurait voulu plus vivant :
« Tony est au courant ? »
« Bah non. Ce n'est pas comme si il était le principal concerné. Amy, je te jure, des fois, tu me fais peur. » railla-t-il alors que sa main venait bousculer les frêles épaules.
Un minuscule rire lui répondit. Un rire empreint d'amertume.
Ses lèvres joliment ourlées, la jeune fille perçut la brûlure délicate d'une lame dans sa poitrine.
« Tu ne m'as pas tout dit. Qu'est ce qu'il se passe encore ? » soupira-t-il, désespéré d'avance par ce qu'elle allait lui apprendre.
Son regard se perdit lentement dans le ciel gris, aussi terne et livide que son coeur devait l'être, alors que ses lèvres gercées se pinçaient.
Comment lui avouer la haine qui lui mordait le cœur ?
Comment lui avouer que la seule chose que lui inspirait son géniteur était un dégoût sans fin ?
Comment lui avouer qu'elle était certainement devenue bien trop noire pour pardonner ?
Une anxiété sournoise se logea dans sa gorge alors qu'elle inspirait une profonde bouffée d'air.
Délicatement, elle sentit la douceur de son regard sur sa joue, ferma un instant les yeux, et céda :
« C'est mon... père. Je l'ai rencontré. » lâcha-t-elle dans un souffle, ses fines mains jouant avec les écorces de l'arbre mort.
Elle devina la surprise des prunelles de jade, elle devina l'inquiétude dans le geste un peu plus brusque qu'il eut.
« Oh... Et laisse moi deviner, il n'est pas du tout comme tu l'imaginais ? »
Un léger sourire se dessina sur ses lèvres féminines.
« Non. Enfin si. Le truc, tu vois... C'est que je me suis toujours convaincue que si mes parents n'avaient pas voulu de moi, c'était parce qu'ils ne pouvaient pas. Mais là, il m'a semblé si riche, si... Tout, quoi. »
Le souffle court, le regard presque fou, la jeune fille se rendit subitement compte qu'elle retenait sa respiration. Soupirant longuement, elle passa une main tremblante sur son visage fatigué, s'humecta les lèvres, et débuta sa descente de l'arbre.
Lorsqu'une main ferme s'abattit sur son bras droit, la forçant à tourner deux prunelles ambrés perdues dans les iris de son ami. Toute trace de malice avait déserté son visage, ne laissant sur ses traits masculins qu'une cruelle sincérité. La bouche entrouverte, elle tenta d'aligner deux pensées cohérentes, mais, prise au dépourvu, elle ne put que baisser honteusement les yeux.
« Amy, tu te rappelles ce que je t'avais dis quand on s'est rencontré ? Je te promets pas de ne jamais te laisser tomber... »
« … je te promets juste de toujours te relever. » conclut-elle, empreinte d'une nostalgie soudaine.
Elle releva la tête vers lui, ses lèvres intimement étirées, et sa main vint chercher la paume masculine, leurs doigts s'entremêlant. La chaleur de sa peau se rependit dans tout son corps à une vitesse folle, l'irradiant de joyeux frissons.
« T'es pas seule Amy. T'es plus seule. » murmura-t-il en enserrant les longs doigts, son visage alors si proche du sien qu'elle pouvait sentir la tiédeur de son souffle sur sa joue.
Troublée, elle détailla lentement les lèvres pleines, esquissa un petit sourire, avant de venir se nicher contre son épaule, abaissant ses fines paupières. Il passa ses bras autour de son corps, et reposa sa mâchoire sur le haut de sa tête, fermant un instant les yeux. Leurs cœurs battaient l'un contre l'autre dans une harmonie rassurante.
Leurs mains toujours scellées d'un aveu silencieux.
Comment auraient-ils pu deviner que l'enfer les attendait ?
OoOoO
Une semaine s'était écoulée depuis la disparition de Ziva, et malgré les recherches forcenées de toute l'équipe, ils n'avaient pas réussi à trouver une piste.
Une semaine également que son père avait élu domicile dans son appartement, pour le surveiller, pour veiller à ce qu'il ne fasse pas de bêtises lorsque la fatigue prenait le dessus sur la volonté de toujours se dépasser.
Presque un mois déjà qu'il avait rencontré Amazing et Kyle, un mois où toute sa vie avait été remise en question.
Anthony DiNozzo descendit rapidement les quelques marches de son appartement, une énorme écharpe autour du cou, le froid de cet hiver terne n'attendant que lui. Des cernes violacée sous les yeux, une légère barbe décorant ses joues, il semblait perpétuellement perdu sans elle.
S'humectant doucement les lèvres, il ouvrit sa boite aux lettres, son cœur semblant peser des tonnes dans sa poitrine.
Et faillit basculer sur le côté sur le coup de la surprise.
Car en effet, dans la boite métallique glacée, régnait un minuscule papier rouge sang.
Et une adresse.
Venez seul.
Le regard de l'agent spécial s'égara rapidement autour de lui alors qu'il se saisissait du message et l'enfouissait dans sa poche.
Un sourire étira lentement ses traits.
Vengeance.
Comme je suis une petite copiteuse : quelle réplique avez vous préférée ? x)
A la semaine prochaine !
Gros bisous !
#Amy.
