Bonjour !

Je dois avouer être assez anxieuse par rapport à ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira, même si ce n'est pas le meilleur, loin de là.

L'histoire touche très bientôt à sa fin, mais si jamais vous avez encore des questions, dites-les moi, que je puisse y répondre.

Bonne lecture !


Rose Eliade : Voici la suite :)

Ankou : Merci beaucoup, la voilà !

PBG : Je suis ravie que ça te plaise toujours ! J'avais extrêmement peur de vous décevoir sur celui-ci. Tout à fait d'accord pour le Tony de la saison 7, j'ai adoré l'éclat de vengeance qui brillait dans ses yeux. C'était magnifique. Héhéhé, si je te dis que tu n'es pas si loin de la vérité tu m'étrangles ?

Sasha : Ma chère Sasha, merci merci ! Si tu savais comme j'aime tes rewiews x) Mention spécial au "c'est amazing " qui m'a fait éclater de rire ! Je suis vraiment heureuse que mon histoire te plaise à ce point, je sais ce que c'est d'être accro à la moindre phrase mais je ne pensais pas ça possible chez moi xD Senior n'est pas méchant, il a fait des erreurs, c'est tout :)

Furieuse : Merci beaucoup ! J'ai adoré décrire sa rage !

Gwen : Tu sais, je savais que tu allais vouloir me tuer. Si je te dis qu'à la fin de ce chapitre, tu vas vraiment me tuer, tu me tues pour de vrai ? En tout cas, je te promets que Senior/Amy n'est pas finis ! ;p

Plinette : Je t'aime toi ! Encore Joyeux anniversaire d'ailleurs !

Fann' : Oh my God, je te l'ai déjà dis mais : Je t'aiiiimeuh ! Merci pour toutes tes rewiews ! Ca me fait extrêmement plaisir que tu trouves Amy fascinante, et que tu trouves ma fiction flippante ! Merci, merci ! *hug*


"Arrêtez de dire qu'il n'y a plus d'espoir. L'espoir, ça ne meurt pas."

"

La pente des yeux, la couleur de la peau, l' orientation des sourcils, l' implantation du nez, le dessin de lèvres.

Parfois, un visage vous boulverse. Le contempler vous blesse et vous console."


« Merci Kyle, tu peux me laisser là. »

Suivant ses propres paroles, la jeune fille descendit du scooter de son ami, retira son casque, secoua sa lourde chevelure, tête en bas, avant de venir déposer un baiser sur sa joue. Elle esquissa alors un léger sourire teinté de détresse, et se dirigea vers le petit immeuble de l'italien.

« Amy, je sais que j'ai l'air intimidant, et que ma beauté vous éblouit d'ailleurs toutes mais si jamais... »

« … j'ai besoin de toi, oui je sais, je t'appelle, maman. » le coupa-t-elle dans un sourire en gravissant les marches d'entrée.

Elle l'entendit soupirer lourdement derrière elle, et laissa ses yeux s'égarer sur les alentours bien trop calmes. Un affreux pressentiment l'étreignit alors qu'elle fronçait les sourcils, la gorge soudain sèche.

« Kyle, tu peux rester ici s'il te plait, du genre 5 secondes. J'dois vérifier quelque chose. » affirma-t-elle tandis qu'elle poussait la porte de l'immeuble, pénétrant dans la cage d'escalier.

Méfiante, elle n'ouït pas le léger « OK » du jeune homme mais chercha plutôt du regard le moindre indice suspect. Avant de soupirer devant l'évidence : elle devenait paranoïaque.

Pivotant dans l'intention ferme de faire demi-tour, elle jura silencieusement contre elle-même et dédia un signe rassurant de la main au garçon adossé contre sa moto d'un rouge tomate magnifique.

Lorsque son regard fut irrémédiablement attiré par la boite aux lettres entrouverte.

L'instant suivant, elle tenait entre ses doigts un minuscule papier écarlate.

Un minuscule papier où était inscris très consciencieusement deux mots.

Trop tard.

Un frisson parcourut tout son corps alors qu'elle remarquait l'aspect visqueux du morceau de papier.

On aurait dit... du sang.

Elle releva subitement les yeux, les doigts collés à l'hémoglobine, un haut le cœur l'accablant.

Et croisa les iris interrogatrices de son ami.

Elle inspira une profonde bouffée d'air, le souffle soudain terriblement court, tandis que ses jambes la guidaient à l'extérieur, se retenant de ne pas lâcher le message au sol. Elle échangea un regard lourd de sens avec l'adolescent une fois arrivée devant lui, et murmura durement :

« Il y a du sang. Il est encore chaud. Il vient de passer. Et Tony a fait ce qu'il n'aurait jamais dû faire. »

Une lueur d'inquiétude traversa les iris claires.

« NCIS ? »

« Et plus vite que ça, l'agent Gibbs va me tuer. » murmura-t-elle en se saisissant de nouveau du casque noir.

Au loin, un homme balafré attendait derrière un arbre, les mains couvertes de sang.

Un sourire fou au visage.

OoOoO

« Agent David, vous avez décidé de me parler aujourd'hui ? »

Il entrait dans sa chambre aux alentours de dix heures.

Elle, n'avait pas fermé l'œil de la nuit.

Il lui posait des questions. Des questions sur Tony. Parfois sur l'équipe. Le plus souvent sur Amazing.

Elle n'écoutait que d'une oreille, habituée à ses interrogations.

Elle avait très vite cerné le personnage.

Un malade mental confondant amour et folie.

Et puis, parfois, certains jours où sa conscience ne semblait pas tout à fait morte, il lui expliquait ses motivations.

« Vous savez, Mademoiselle David, loin de moi l'idée de vous blesser mais vous savez ce que l'amour peut faire d'un homme, non ? Le vôtre a bien été jusqu'en enfer pour vous venger... »

Il y allait de sa petite allusion douteuse aux remarques tranchantes.

Elle, accusait le coup en serrant les dents, coupable.

Parfois, il semblait calme.

D'autre fois, il se transformait en monstre.

Devenait incontrôlable. Comme rendu fou par le malheur.

« Vos agents ne me retrouverons jamais. J'ai changé de noms assez de fois pour les perdre pendant les prochaines centaines d'années. »

Il n'avait jamais levé la main sur elle.

Par fierté certainement.

« On ne frappe pas une femme, ce serait s'abaisser à devenir pire qu'elle. »

Il avait perdu son frère dans un incident, lui disait-il.

Lorsque l'alcool ne glissait pas dans ses veines, il affirmait l'avoir tué de sans froid.

Avec, vous savez agent David, ce goût pur d'extase sur le palet lorsque son visage se fend de douleur.

Lorsqu'il délirait, la coupable était toute faite.

Je l'ai vu, je vous jure, Amazing ! Derrière ses aires de poupée, elle l'a poignardé ! Une lionne !

Et étrangement, il semblait plus raisonnable lorsqu'il parlait de cette version que lorsqu'il disait la vérité.

« Je veux me venger ! Vous comprenez ! Je veux que le sang de cette petite s*lope tâche mes mains, je veux le sentir chaud entre mes doigts ! »

Elle ne relevait jamais la tête au « vous comprenez » puisque cela semblait bien trop évident qu'elle comprenait, justement.

Comment ne pas le comprendre au juste ?

Elle qui avait, un jour, voulu le sang des tueurs de sa sœur sur ses mains, et leurs cœurs sous son pied.

« Vous savez, agent David, je crois que l'on se ressemble plus que vous ne voudrez jamais l'avouer ! »

Elle savait oui.

Elle savait que si Gibbs, si l'équipe n'était jamais entrée dans sa vie, elle serait sûrement devenue l'un de ses monstres guidé par une folie vengeresse.

Pourtant, elle se taisait.

« Je veux qu'Amazing ait aussi mal que moi. » jurait-il parfois, un verre de cognac à la main, une expression de douleur défigurant son beau visage.

Et Ziva David ne pouvait alors qu'acquiescer.

Puisqu'elle comprenait.

OoOoO

« Gibbs, vite, je crois que Tony va faire une connerie ! »

« Gibbs, on a découvert le nom de notre tueur ! »

« Gibbs, il faut qu'Abby analyse ce bout de papier ! »

« Gibbs, vous vous souvenez de Daniel Chauvin ! Le mari de la femme que l'on avait arrêté il y a trois ans ?! »

« Gibbs, Daniel Chauvin a une maison de campagne près de Washington ! »

« Gibbs, le sang sur le papier est celui de Chauvin ! »

« Prenez vos affaires. On y va. Amy et Kyle, prenez un gilet par balle. Il faut qu'on arrive avant que DiNozzo réussisse à faire une connerie. »

OoOoO

« DiNozzo est arrivé à la maison. Amazing devrait suivre très vite. » affirma Daniel en pénétrant dans la chambre de l'israélienne.

Oui, une chambre. Une simple chambre au ton sobre, et un simple lit auquel elle était attachée.

Bien sûr, si toutes ses forces physiques n'étaient pas endommagées par le poison qu'ils lui faisaient ingurgiter depuis une semaine, elle aurait pu s'évader.

Un sourire amer étira ses lèvres à cette pensée.

Ils n'avaient même pas besoin de la tuer, elle tomberait toute seule.

Le regard brillant d'une étincelle de vengeance, Daniel s'approcha d'elle tandis que Maxence quittait son fauteuil.

« Super. On va les coincer. Et les détruire pour de bon. »

L'homme brun balafré acquiesça et se saisit de sa main menottée, s'attirant un regard noir de sa part.

Elle ignora comme elle le pouvait la douleur qui émanait de sa poitrine, préférant se concentrer sur sa respiration qu'elle aurait voulu plus calme.

« Je l'emmène dans ma voiture, pars devant. » déclara-t-il alors qu'il la détachait.

Un frisson la parcourut toute entière tandis qu'il passait un bras sous ses jambes endormies et sous ses aisselles pour la caler contre lui.

Même pas foutue de marcher.

Et ces salauds en étaient parfaitement conscients.

« OK, n'oublie pas, tu la poses contre le mur, et tu te barres illico. Faut pas que l'autre italien devine que nous sommes deux. »

Elle réprima un sanglot de frustration haineux alors qu'il la guidait vers la mort.

Elle aurait voulu serrer les poings, les frapper, leur faire regretter d'avoir menacé Tony, mais elle en était venue à un point où parler devenait un parcours du combattant.

Elle ferma les yeux.

Plutôt mourir que leur faire le plaisir de pleurer.

OoOoO

Gibbs n'avait jamais conduit aussi vite de toute sa vie.

N'avait jamais ressentis avec tant de ferveur son instinct, au creux de son être, lui hurler que ses agents étaient en danger.

Jamais.

Le pied enfoncé contre l'accélérateur, il mitraillait littéralement la route des yeux.

A ses côtés, Mcgee tentait de maitriser sa respiration saccadée, les yeux fermés, priant alors tous les dieux qu'il connaissait pour leur merci.

Sur les sièges passager, les deux adolescents, le regard perdu dans le vide.

C'était le Jugement day, et ils auraient sincèrement préféré l'ignorer.

OoOoO

« DiNozzo, je vous attendais. »

La voix teinté de sadisme du dénommé Maxence lui fit vivement relever la tête dans un sursaut. Il venait d'arriver, après une bonne heure de route, et surtout une bonne vingtaine de minutes à se perdre dans cette campagne qu'il détestait, c'était officiel.

Relevant la tête, il croisa le regard bleu vert et une bouffée de haine l'étreignit.

« Où est Ziva ? »

Sa question lâchée telle un ordre déclencha un éclat de rire.

Serrant les dents à se les briser, il monta les escaliers qui le séparaient du jeune homme, le regard si dur qu'il en était devenu noir.

« Chaque chose en son temps, mon cher. Nous devons d'abord négocié quelques formalités. » affirma Maxence alors qu'il dégainait un revolver, prenant de court l'italien.

La rage l'étrangla.

« Je ne négocie pas avec des gens de votre espèce ! Je répète : ou est Ziva ?! »

Il était totalement inconscient, guidé par des instincts presque animaux.

Mais il voulait voir Ziva.

S'assurer qu'elle allait bien. Et dans le cas contraire, foutre une balle dans la tête de son interlocuteur.

Il devait voir Ziva. Il avait besoin de la voir.

« C'est demander si gentiment... » marmonna Maxence dans un soupir, tendant dans un geste magistrale sa main vers la droite.

Méfiant, l'italien suivit sa paume du regard, et esquissa quelques pas de plus.

Lorsque son cœur rata un battement.

« Bon, elle est un peu fatiguée mais elle devrait aller mieux très vite... » chuchota sournoisement le plus jeune.

Il ne pouvait détacher ses yeux de la jeune femme assise contre la rembarre, cette jeune femme qui le fixait de ses magnifiques prunelles noisettes.

« Je... »

« Mais je vous en prie, retrouvez-vous, nous avons tout le temps de parler. »

Il n'entendit pas les dernières paroles pourtant décisives du malade mentale, mais fonça plutôt vers l'israélienne qui esquissa un faible sourire.

Ses lèvres étirées malgré lui, il s'agenouilla à ses côtés avec précipitation et saisit son visage blême comme la mort entre ses mains. Dans sa poitrine, ce n'était plus de la joie ou du bonheur.

C'étaient de minuscules crépitements d'extase, d'euphorie.

Il n'avait jamais ressenti, ça, avant elle. Et maintenant qu'il y pensait, il lui suffisait d'un regard de sa personne pour que tout son corps s'embrase.

Mais lorsque cette personne qui vous est si chère est constamment au près de vous, comment deviner qu'elle puisse vous manquer à ce point ?

Comment deviner que son absence vous laisse si démuni, si seul, si vide ?

« Ziva, je... » débuta-t-il, cherchant ses mots, bien trop heureux pour savoir réfléchir.

Il lui semblait revenir d'une course dans le désert, de goûter à sa première goute d'eau.

Il lui semblait revivre, tout simplement.

« Tony... » murmura-t-elle avec difficulté alors que l'une de ses paumes venait recouvrir la sienne. « Quoi qu'il te dise... tu dois... dire non. »

Il fronça les sourcils tandis que le mauvais pressentiment venait de nouveau peser sur ses épaules.

« Qu'est ce que... »

« Bon, DiNozzo, nous devons parler maintenant. Choisissez : votre père et Ziva ou Amazing. »

Il écarquilla les yeux.

Sentit son cœur arrêter de battre.

Et croisa le regard déjà inerte de son amie.

« Qu'est ce que vous leur avez fait ?! »

Paniqué, il secoua les épaules de la jeune femme dont la tête venait de rencontrer son cou.

Toute sa joie fut balayée par une colère sourde et une peur innommable.

Son coeur tambourinait dans sa poitrine, paraissait vouloir étrangler lui-même l'adolescent.

« C'est moi qui pose les questions : Amazing ou Ziva et votre père ? » gronda de nouveau Maxence en pointant son revolver sur eux, un sourire sadique aux lèvres.

OoOoO

« Pour vous Monsieur. »

Senior releva les yeux vers la jolie serveuse qui lui tendait un café, et la remercia d'un sourire.

« Merci mademoiselle. »

La jeune femme s'éclipsa rapidement, le laissant perdu dans ses pensées.

Son regard clair se perdit dans l'aspect abyssale de son cappuccino.

Il était rongé de remords. De regrets.

Senior soupira, soufflant doucement sur la légère mousse.

Lorsqu'une douleur vive défigura son visage.

Il tangua sur sa chaise, la bouche entrouverte, comme rongé de l'intérieur.

Et s'effondra au sol.

Les yeux grands ouverts.

De fines gouttes de sang roulant le long de sa mâchoire.


C'est à ce moment là que je cours, non ?

Alors, excusez-moi, mais je dois vraiment courire là. *pique un sprint*

PS : Encore un très joyeux anniversaire à mon Homonymette préférée !