Bonsoir :)

Aujourd'hui, je voudrais remercier toutes les personnes sans qui cette fiction n'aurait pas été la même. Je vise tout d'abord les lecteurs, même anonyme, qui m'ont donné envie de me surpasser pour leur faire plaisir. Ensuite, viennent les rewieweurs, que j'aime à un point inimaginable et que je remercie infiniment !

Et puis, je voudrais remercier Plinette, ma très chère Béta, et ses conseils justes qui m'ont permi de m'améliorer. Je t'aime Homonyme, merci beaucoup de m'avoir supportée ! *hug*

Je remercie Fann', Furieuse, et toutes celles qui m'ont supportée lorsque je n'arrivais pas à écrire, quitte à me hurler dessus pour que je me bouge xD

Et finalement, PBG, qui en plus de m'avoir supportée alors que j'hurlais à la mort, à réussi à mettre des mots là où je n'en avais plus. Et oui, si je poste aujourd'hui, c'est grâce à elle. Vous pouvez la remercier même si elle n'avouera jamais que c'est vrai.

Voilà, je crois que j'ai tout dis... Je vous souhaite une excellente lecture !


Sasha : Tu sais que j'aime tes rewiews ? Mais du genre énormément ? Et que je t'aime énormément aussi ? Merci merci énormément Sasha ! Tu es adorable ! Et désolée de t'avoir brisé ton petit coeur à la fin ;p *hug*

Fann' : Merci beaucoup !

Furieuse : Oui, je comprends tout à fait. Il n'y aucun sentiment plus beau à décrire que la douleur. Merci énormément de m'avoir suivie !

Ankou : Merci beaucoup à toi :)

Pline : Je n'ai plus d'oreilles mon Homonyme d'amour mais merci merci, je t'aimeuuh !

PBG : ... *dead* Je ne sais pas quoi dire ? Merci ? Je t'aime de tout mon coeur de petite fille qui aime le tiva ? J'ai envie de t'étrangler dans un câlin Abbyèsque ? Je ne vais plus te lâcher avant un bon bout de temps ? Finalement, je pense que je vais juste faire une chose : I BELIEVE I CAN FLY ! *saute sur PBG et lui fait le câlin Abbèsque par excellence*


« Derrière la façade, il y a des fissures, des ressentiments, des alliances qui menacent les fondations même de l'existence de notre vie. Comme si, à tout moment, tout notre univers risquait de s'effondrer. »

« Et si c'était ça le bonheur ? Pas un rêve ni une promesse.Juste l'instant présent. » Delphine de Vigan


Une jeune fille toute de noir vêtue pénétra dans un cimetière américain le plus discrètement possible, alors qu'une brume épaisse recouvrait la capitale, à peine réveillée. Le ciel était ce jour-là bien plus gris que d'habitude et une atmosphère pesante régnait dans cette antre de l'au-delà.

Le froid hivernal entoura de toute sa puissance la silhouette qui se découpait dans l'ombre celle-ci accueillit avec contentement la douceur d'un souffle chaud.

Le spectre avança un peu plus, prenant soin de ne pas tâcher la pureté de la neige.

Son regard vide et terne s'égara sur les différentes tombes alors qu'elle s'y aventurait davantage, la gorge nouée par une vérité bien trop brûlante pour ne pas laisser de cicatrises sur son cœur.

Sur son visage, aucune émotion.

Elle paraissait comme morte de malheur, de résignation.

Les traits enfantin s'étaient durcis avec ferveur, le regard déjà sombre devenu aussi menaçant qu'un ciel orageux. La bouche autrefois rosée et pincée de mépris n'était plus là que parce qu'elle devait l'être.

Les boucles blondes autrefois signe de candeur pendaient lamentablement au niveau de sa poitrine, devenue inexistante, encadrant un visage marqué par une fatigue meurtrière.

Non, elle n'allait pas bien. Et elle ne voulait pas aller mieux.

Elle avait besoin de sa douleur pour tenir debout, pour ne pas s'effondrer au sol et ne jamais se relever. Elle avait besoin de sa douleur pour ne pas pleurer des larmes qu'elle n'avait plus, elle avait besoin de sa douleur pour se souvenir.

Une fine main sortie de nulle part vint soudain caresser le marbre noir d'une tombe comme les autres.

Un pauvre sourire étira ses lèvres gercées alors qu'un sanglot la secouait, et que par instinct, elle fermait les yeux.

Elle aurait vraiment voulu lui faire croire qu'elle arriverait à se battre sans lui, mais seule dans l'ombre, elle n'aspirait plus qu'à une chose.

Mourir, à son tour.

Une larme, une seule, lui échappa alors qu'elle s'agenouillait en face de la tombe, les lèvres tremblantes.

« Tu me manques, abruti. » murmura la voix rauque, éreintée.

Elle resta ainsi, prostrée, un temps lui semblant à la fois bien trop court, et infini.

Elle resta là, une main sur le marbre froid, un cœur disparaissant pour de bon au creux de sa poitrine.

Une douleur inhumaine l'empêchant de respirer convenablement.

Le manque.

Inspirant une profonde d'air, elle rouvrit brutalement les yeux, essuya d'un geste rageur la goutte d'eau, se releva dignement, et croisa le regard désolé de son frère.

« Amy, tu ne peux pas continuer comme ça. Arrête de t'en vouloir. » murmura-t-il durement, les poings serrés, incapable de lui venir en aide.

Elle battit quelques instants des paupières, la bouche entrouverte, cherchant des mots qu'elle avait perdus il y a bien longtemps.

Muette de souffrance.

Hésitant, il lui tendit une main alors qu'elle s'avançait vers lui.

« Je peux pas. Je voudrais. Je te jure. Mais je peux pas. » affirma-t-elle sans esquisser le moindre geste, statufiée de douleur.

Il releva un regard humide vers le ciel et fit la seule chose qu'il pouvait faire à l'instant même.

La prendre dans ses bras. Et l'y serrer le plus fort possible.

« Je risque de ne pas te le répéter avant longtemps, alors écoute moi bien : je t'aime Amy. »

Il la sentit sourire mélancoliquement dans son cou, mais ne s'attendit sûrement pas à ce qu'elle lui réponde.

« Je t'aime aussi, Tony. »

Ils étaient là, à s'étreindre sans ardeur, elle les yeux noyés de larmes qu'elle ne laisserait jamais couler, et lui le cœur à l'envers de ne pas savoir la réconforter.

De ne pas savoir réconforter l'inconsolable.

Cherchant tout simplement un peu de chaleur dans un monde glaciale.

Un peu d'amour dans une vie pâle, terne, et morose.

Pour se rappeler que la vie continuait, malgré tout.

Malgré sa mort.

Malgré la mort de Kyle.

OoOoO

« Bonjour, je cherche l'agent DiNozzo. »

La réplique lâchée d'un ton froid releva deux prunelles ambrées particulièrement agacées tandis que la jeune femme décroisait ses longues jambes et délaissait son magazine.

« Je peux savoir ce que vous lui voulez ? »

Les sourcils froncés, elle détailla avec vigueur les traits de l'homme en face d'elle. La peau mate, le regard sombre, dur, comme voilé. Une jolie bouche charnue surplombant un visage où tout était charmant, encadré de boucles noires coupées court. Il était beau.

« Ça ne vous regarde pas. Je veux voir l'agent DiNozzo, c'est mon nouveau chef d'équipe. » darda-t-il avec flegme, un sourcil arqué en signe de mépris.

Charmeuse, ses jolies lèvres s'ourlèrent alors qu'elle se levait de son bureau, ses boucles dansant sur ses épaules. Elle vint se poster juste devant son nez, un sourire angélique ne la quittant pas.

« Vous êtes ? »

« Mossad. » asséna-t-il, les lèvres légèrement étirées d'amusement.

Elle écarquilla légèrement les yeux, surprise.

« Et vous, mademoiselle ? » s'enquit-il dans un murmure, soudain beaucoup plus charmeur.

Il pencha son beau visage vers elle alors tandis qu'elle le dardait d'un regard amusé.

« Je travaille ici, en fait. » lâcha-t-elle avec nonchalance.

Elle remarqua le léger éclat surpris dans le regard sombre. Et son sourire s'intensifia.

« Vous avez l'air particulièrement jeune. »

« J'ai été embrigadée très tôt. »

« Vraiment très tôt. Je ne savais pas que ça se faisait aussi aux États Unis. »

« Disons que l'un de mes proches m'a aidée à rentrer dans l'agence. »

« Je vois... »

Ils se jaugèrent en chien de faïence quelques secondes, et ce fut à celui qui baisserait les yeux en premier.

Elle détailla sans précipitation les traits masculins de son visage, appréciant sa mâchoire carrée et son beau sourire.

Il scruta sans réserve les jolies lèvres, les cheveux blonds, le regard ambré.

Lorsqu'un téléphone sonna.

« Excusez moi. »

Il hocha légèrement la tête, revenant à la réalité, tandis qu'elle venait s'appuyer contre son bureau, ses boucles blondes ondulant sur son passage. Portant naturellement le combiné à son oreille, elle déposa sur sa personne un regard malicieux.

« Agent DiNozzo, oui... A Manhattan ?... Je vois, merci beaucoup. »

Reposant l'appareil, elle dédia un sourire indulgent au jeune homme soudain bien pâle avant de s'exclamer :

« Vos affaires, on rejoint les gars sur la scène de crime. » affirma-t-elle tout en attrapant sa plaque et son arme de service.

Statufié, il la vit passer devant lui sans pouvoir prononcer le moindre mot.

« Et pour répondre à votre question, je vais sur mes vingt-cinq ans. » déclara-t-elle dans un sourire alors qu'il se glissait près d'elle dans l'ascenseur.

Son regard ambré rencontra les iris noires.

Leurs lèvres s'étirèrent à l'unisson.

« Josua. »

« Amazing. Mais tout le monde m'appelle Amy. »

OoOoO

La musique s'échappait par la porte vitrée amenant à la véranda où elle se trouvait, doux rappel à la fête qui se déroulait derrières les murs de brique blanche, à ces dizaines de personnes qui s'apprêtaient à fêter une nouvelle année ensemble.

Un verre de soda entre les mains, une étole en laine sur les épaules, elle était confortablement lovée au milieu de deux énormes coussins, sur cette balancelle, profitant de l'étendue qui s'offrait à elle.

De cette large vue sur un jardin parsemé de neige descendant vers un Potomac en partie gelée. Une douce odeur de bonheur flottait délicieusement dans les airs.

Elle porta son verre à ses lèvres, le grincement de la porte résonna et un peu de musique s'infiltra dans la pièce, signe que quelqu'un venait la rejoindre. Il s'installa à côté d'elle, lui piqua un cousin pour le caler derrière son dos. Et lui déclina son plus immense sourire.

« Alors, Soeurette, tu n'as pas envie de faire le décompte avec nous ? »

Elle tourna légèrement les yeux vers lui, les lèvres intimement étirées.

« Je pense, Tony. »

« Ça, Amy, je l'avais remarqué, merci. »

Lui envoyant une légère pichenette à l'épaule, son regard se perdit à nouveau dans l'étendue recouverte d'un manteau diaphane. Aucune trace de pas, aucune tâche qui aurait pu nuire à la beauté de la poudreuse plus pure que jamais.

Le doux grincement de la balancelle l'accompagna alors que ses pieds nus frôlaient le sol.

Elle aimait le contact de la neige sous sa peau.

Elle aimait la savoir si chaleureuse malgré son intense fraîcheur.

« À quoi tu penses ? » s'enquit Tony en s'appuyant contre le tissus mauve de l'assise.

Ses iris vertes tâchèrent de lire en elle, et il fut bien plus heureux qu'il n'aurait voulu l'avouer de constater qu'elle semblait étrangement sereine. Paisible.

Il y avait encore quelques années, elle lui avait pourtant paru être tombée plus bas que Terre.

Mais elle avait su se relever. Grâce à l'équipe, grâce à leur père.

Et puis, il y avait eu cette offre de Gibbs. Ce sourire lorsqu'il lui avait proposé un poste.

Et bien sûr, son exclamation de joie.

Une joie très pure, très vraie. Le genre de sentiment qui vous éclaire les pupilles pendant une seconde, le genre de sentiment qui crie la vie même.

« Je pense à tout ce qu'il s'est passé depuis quelques années, débuta-t-elle sans précaution. Je pense à Kyle, à ma mère. Je pense à mon passé. Et je me rends compte combien il m'a permis de construire ma vie présente. Une vie que je n'échangerais pour rien au monde. »

Elle marqua une pause, plongée dans ses souvenirs, un éclat de nostalgie brillant dans ses yeux.

Mais, contre toute attente, elle ne ressentit aucun poignard dans sa poitrine, elle ne sentit pas sa gorge se serrer.

Le bonheur était arrivé dans sa vie petit à petit, si discrètement qu'elle ne l'avait pas remarqué.

Jusqu'à cette nuit-là.

« J'aime ma vie, Tony. J'aime ce que je suis devenue. Et je sais que ce sont grâce à ces épreuves que j'ai maudis que j'ai obtenu ce que j'ai. » continua-t-elle.

Il buvait ses paroles, une bouffée de fierté l'envahissant, un incorrigible sourire aux lèvres.

Il était fier d'elle, fier de la jeune femme forte qu'elle était devenue.

Fier de sa petite sœur plus si petite que ça.

S'humectant délicatement les lèvres, elle tourna son fin visage vers lui et plongea son regard ambré dans le sien.

« Je ne dis pas que mon passé est du passé et que je ne souffrirai jamais de nouveau mais là, tout de suite, je suis heureuse. Et je ne veux me priver de ce bonheur sous aucun prétexte. »

Ému, l'italien lui saisit doucement la main et la rapprocha délicatement de lui, calant son visage dans son cou.

« La neige a été salie, murmura-t-il alors à son oreille, mais elle renaîtra toujours. Plus belle et pure que jamais. »

Dans un sourire, ils se levèrent à l'unisson, toujours enlacés.

« Bon, allons fêter ce nouvel an. J'espère qu'il reste du champagne. » marmonna Tony en la guidant vers la maison des Malard.

Un franc éclat de rire lui répondit.

Et une étoile filante se faufila dans le ciel.


Voilà, c'est la fin. Je suis terriblement émue... On se retrouve pour les bonus ? Dites moi ce que vous voulez par commentaire, et les lecteurs muets, une petite rewiew pour conclure ?

Je vous dis une dernière fois merci :)

Gros bisous !

# une Amy déjà nostalgique.