Bonsoir!
Ouah, deux chapitres en une soirée (sur deux fics différentes) c'est inédit! Mdr!
Mais je prends tellement de plaisir à els écrire que je ne vois pas le temps passer! j'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire!
Enjoy!
Le lendemain, à l'aube, Draco fut réveillé par un bruit de verre brisé. Passant une main sur son visage encore tendu par un sommeil difficile, il mit un certain temps à se rendre compte qu'il était tout seul dans le grand lit. Un nouveau fracas retentit de l'appartement, intriguant l'ancien Serpentard. Il étira ses muscles endoloris et chercha la source du vacarme.
A peine eut-il ouvert la porte menant au salon qu'une bouteille vint se briser violemment sur le mur juste à côté de sa tête. Draco écarquilla alors les yeux de terreur, à présent parfaitement réveillé ! Partout par terre et sur les murs se trouvaient des morceaux de bouteilles englués, ici et là, dans des alcools plus douteux les uns que les autres !
-Euh… Granger ? tenta-t-il
La jeune femme lâcha à cet instant une bouteille de bourbon avec la même désinvolture que si elle eut lâché un mouchoir de soie ! Elle jeta alors un regard furtif au jeune Malefoy puis, tendant le bras pur atteindre le whisky, expliqua brièvement :
-Fini l'alcool ! s'exclama-t-elle, je balance tout ! Or de question que le cirque d'hier soir recommence !
Draco se surprit à éprouver du regret. C'est qu'elle était marrante Granger quand elle était bourrée ! Mais il ne dit rien et, poussant un soupir d'exaspération, s'avachit sur le canapé :
-Quand est-ce qu'on mange ? demanda-t-il
Dos à lui, Hermione essayait toujours d'atteindre le whisky, ne se rendant pas compte qu'elle offrait un spectacle des plus alléchants à son « colocataire ». La voix contrite par l'effort, elle lui indiqua le placard au-dessus de l'évier où se trouvait un paquet de pâtes. Draco mit un certain temps à saisir l'information et, lorsqu'il l'eut assimilée, ses yeux se réduisirent en deux fentes menaçantes :
-Tu plaisantes j'espère ! Tu ne penses quand même pas que je vais m'abaisser à faire la cuisine ? Tu vas me faire le plaisir de bouger ton être souillé par un sang moldu jusqu'à ce placard et de me servir à manger au plus vite !
Un lourd silence sembla suspendre le temps. Ils étaient tous les deux immobiles. Puis, vibrante de rage, Hermione descendit du tabouret sur lequel elle était perchée et se planta devant le grand blond :
-Alors tu vas m'écouter attentivement la fouine, siffla-t-elle, de un mon sang t'emmerde et de deux, tu vas apprendre à me parler autrement, je ne suis pas ton elfe de maison !
Elle avait hurlé ces derniers mots à la figure du Serpentard. Ce dernier affichait son air des mauvais jours. Y'a pas à dire, Draco venait d'entrer dans une colère noire. Ses yeux d'argent étaient devenus aussi froids que la pierre et sa mâchoire se contracta tant qu'une veine se gonflait le long de sa jugulaire.
La pièce se mit alors à vibrer, plusieurs objets se retrouvant en apesanteur. Hermione feignit l'indifférence mais elle était morte de peur. C'est que cet idiot était véritablement impressionnant quand il le voulait ! Puis, sans cirer gare, ce fut le carnage. Les objets suspendus dans les airs, sifflèrent à travers la pièce, se fracassant contre le premier mur qu'ils rencontraient.
En un rien de temps, l'appartement se retrouva jonché de débris en toutes sortes. Seul persistait un objet, une coupe de quidditch. Lorsqu'elle s'éleva à son tour dans les airs, Hermione cilla. C'était la coupe de Ron. Celle qu'il avait gagné en cinquième année. Si Malefoy touchait à cela, il signait son arrêt de mort, foi de Granger !
Un sourire sadique étira les fines lèvres de Draco. Il savourait enfin sa victoire. Mais, avant qu'il en réduise cette stupide coupe en un tas de ferraille, Granger se jeta sur lui, le plaquant au sol. A moitié sonné, il ne perdit pourtant pas le contrôle qu'il avait sur l'objet. Hermione s'en rendit compte aussi due-t-elle employer les grands moyens.
Draco hurla de douleur pendant qu'elle le griffait au visage consciencieusement. Cet acte de pure barbarie le déstabilisa tellement qu'il en oublia la coupe. Ce n'était pas le cas d'Hermione qui se releva pour aller la cacher. Mais Draco agrippa sa cheville, la faisant chuter, face contre le sol. En un cri de pure rage, elle se débattit mais le Serpentard parvint à remonter et à l'immobiliser complètement sous son poids.
Loin de se démonter, Hermione le mordit alors, faisant abstraction des morceaux de verre incrustés dans sa chair. Draco grogna de douleur et secoua violemment son bras pour lui faire lâcher prise. Il l'empoigna alors par les cheveux mais elle s'accrocha de ses deux mains au bras de Draco qu'elle mordait. Ce qui ne l'empêchait pas d'hurler de douleur, son cuir chevelu souffrant le martyre !
C'est au milieu de ce tableau au combien charmant qu'arriva Harry. Venu leur annoncer qu'ils devaient faire leur première apparition en tant que couple ce soir au Ministère, il s'était attendu à les trouver dans l'indifférence total de l'autre. Or, apparemment, ils avaient bien saisi la présence de l'autre.
L'appartement si soigné était un véritable champ de bataille et les deux énergumènes ressemblaient à des bêtes féroces en pleine épreuve de force pour définir à qui sera le territoire ! Agacé, Harry éleva sa baguette et, prononçant un expelliarmus mesuré, il sépara le jeune « couple ». Chacun glissa d'un côté de la pièce, le souffle court, les yeux brillants, les cheveux en pétard et les vêtements en lambeaux.
-Ah bah c'est du propre ! s'exclama soudain le Survivant, vous êtes pires que des gosses ! On ne peut pas vous laisser une journée tous seuls ! Non mais vous avez vu l'état de l'appart' ? Votre état ?
Conscient qu'ils n'en avaient, pour ainsi dire, rien à faire de ce qu'il pouvait dire, Harry entreprit de tout remettre en ordre avec quelques sorts. Lorsque tout fut à peu près de nouveau à sa place, il constata que ni Hermione, ni Draco n'avaient bougé d'un pouce. Ils se fixaient toujours en chien de faïence. Il soupira. Peut-être que son plan avait des ratés finalement…
-Bon, je sais que vous vous en moquez comme de votre première chemise mais, ce soir, vous devez vous présenter à une réception que donne le ministère de la Magie… en couple ! Et vous n'avez pas el choix ! ajouta-t-il d'un ton ferme pour couper court à toutes éventuelles protestations
Deux regards noirs lui répondirent. Il sourit, satisfait de constater que le message était passé.
-Bien, mais comme je vois que vous ne voulez pas vous calmer, je vais devoir agir. Personne ne croira à votre couple si vous vous lancé des regards chargés de menaces de mort toute la soirée…
-La mort serait trop douce pour lui, grogna Hermione, je pensai plus à l'empoisonner… Le faire souffrir… Le…
-Merci Hermione ! l'interrompit Harry d'une voix forte avant que Draco ne puisse répliquer, ceci dit, que cela reste entre nous, ce n'est pas le genre de choses que se disent des tout nouveaux fiancés !
Ces derniers mots les firent tous les trois trembler de dégoût.
-Bon, j'ai autre chose à faire que de jouer le médiateur, j'ai un boulot moi !
Hermione ne dit rien, pas plus que Draco qui se mit à regarder un livre comme s'il eut voulu le brûler rien que par le regard.
-Embrassez-vous !
L'ordre était clair mais irréalisable. Hermione regardait son meilleur ami comme s'il avait perdu l'esprit. Désirait-il vraiment mourir de sa main ? Draco, lui, était devenu livide :
-Jamais de la vie ! s'exclama-t-il avec répulsion
-Non mais je rêve ! s'écria Harry, vous croyiez quoi ? Qu'il suffirait d'apparaître à la même soirée pour qu'on vous dise fiancé ? Vous allez devoir faire un effort ! S'embrasser en fait parti ! Je ne vous demande pas de quérir les amygdales de l'autres, juste un baiser… C'est si dur que ça ?
Hermione se retint de répondre, même si les mots ne demandaient qu'à franchir ses lèvres avec le ton cinglant qui leur convenait. Elle inspira profondément, prit sur elle et fit un pas en avant, l'air tout aussi résigné que si elle partait pour le front. Draco la regarda, interloqué. Puis il comprit, il était coincé. Il fit à son tour un pas en avant. Un bon demi-mètre le séparait de la Gryffondor. Il se pencha rapidement, atteignit ses lèvres le temps de ne pas y penser et reprit sa position initiale comme un piquet bien planté.
Harry ignorait s'il devait rire ou pleurer. En tout cas, les airs soulagés qui se dépeignirent sur les visages de Hermione et Draco ne le rassurèrent pas.
-Vous plaisantez j'espère ! Recommencez ! Et mieux que ça !
Serrant la mâchoire à s'en casser les molaires, Draco s'avança à nouveau. Cette fois, Granger fit au moins l'effort de rapprocher leurs corps jusqu'à l'effleurement. Draco se pencha une nouvelle fois, les lèvres tendues en une moue ridicule. Retenant un fou rire, Hermione fit abstraction du ridicule de son « partenaire » et se hissa sur la pointe des pieds. Lorsque leurs lèvres se touchèrent –pour de bon cette fois-, chacun les étirait en une grimace de dégoût destinée à réduire la surface en contact avec l'autre.
Harry les regardait sans y croire :
-Vous êtes pathétiques ! souffla-t-il avec dépit, ce n'est q'un baiser, où est el problème ?
Franchement agacée par son insistance, Hermione comprit qu'il ne leur fouterait pas la paix tant qu'il n'aurait pas un vrai baiser. Très bien, elle allait le lui donner ! Tentant d'oublier qu'elle embrassait Malefoy, elle passa ses mains derrière la nuque du jeune homme et le rapprocha au possible.
Cette fois, ses lèvres pleines embrassait véritablement celles du vert et argent. Une pensée alors étrange la traversa : « ses lèvres sont agréables à embrasser ». Ce qu'elle ignorait, c'était que Draco pensait exactement la même chose. Enhardi par le comportement de la rouge et or, il la saisit à la taille et, presque dans un élan passionnel, tous deux passèrent à la vitesse supérieure.
Ils exploraient la bouche de l'autre avec avidité et passion lorsque, légèrement dépassé, Harry crut bon de les arrêter :
-C'est bon, c'est bon ! On y croit ! Je n'en demandai pas tant !
Le « couple » se sépara, légèrement gêné. Un étrange sourire victorieux aux lèvres, le jeune Potter remit son manteau et leur dit d'être prêt le soir même à vingt heure. Seuls des murmures lui répondirent. Amusé, il gagna la rue pour transplaner sans jeter de regard en arrière. Cette fois, il en était sûr, son plan allait fonctionner !
Alors? Vos impressions?
Mr Review sort à peine de sa convalescence au service des soins intensifs tellement vous l'avez sollicité! Il en a fait une attaque tant il était content! Quand à moi, je ne vous fait pas dire à quel point je suis transportée du nombre de reviews qu'a reçu cette fic jusqu'à présent. J'espère que ça continuera ainsi
Mr Review est toujours au rendez-vous, sa main "Go" toujours tendue, prête à être serrée, alors n'hésitez pas! Et merci encore!
bientôt
Bisous
Jess
