Bonsoir à tous!
Oui je sais j'ai du retard mais... J'ai honte! Honte de ce que j'ai écris... Vraiment...
Je vous laisse voir l'étendue des désastres...
Ose même pas sortir son habituel "Enjoy"
Au petit matin, lorsque le soleil vint cueillir Hermione et Draco dans le lit de cette dernière, il les trouva particulièrement épuisés. A vrai dire, aucun des deux n'avait fermé l'œil de la nuit. Ils étaient allongés, chacun à une extrêmité du lit –la plus opposée possible – et fixaient le plafond sans relâche depuis plusieurs heures déjà.
La raison de ce comportement pour le moins étrange, était due à un profond traumatisme. Ils avaient fait une trêve. Cette simple constatation semblait si irréelle, teintée de tant de contradictions qu'aucun des deux ne voulaient l'admettre.
Hermione était mortifiée sur ce qu'elle avait avoué à Malefoy à propos de leurs baisers. Quant à Draco, il était tétanisé par leur « complicité » et le fait qu'il se soit montré en société aussi… sociale… Merlin qu'il se haïssait ! Non, à vrai dire, sa haine avait une autre raison d'exister : Granger !
Oui, voilà qui était mieux ! Voilà un sentiment qui ne le bouleversait pas ! Il haïssait Granger et elle lui rendait bien ! Il allait faire de sa vie un enfer. La trêve était finie. Un sourire sadique étira ses lèvres, le menant si loin dans ses pensées machiavéliques qu'il ne se rendit pas compte que l'état de la rouge et or était au même point.
Animés d'une envie bestiale de se défigurer, ils se redressèrent d'un mouvement commun, tentant de s'asseoir sur le lit, face à face. Seulement, dans leur précipitation, ils enfoncèrent le matelas qui, pliant sous leur poids, les rapprocha l'un de l'autre. Lorsque leurs fronts se percutèrent, ils furent tout deux légèrement sonnés.
Reculant sous l'effet du choc, ils tombèrent en dehors du lit, roulant à terre. Cette fois, ils étaient fous de rage ! Hermione se redressa vivement, les cheveux dans tout les sens, ses yeux lançant des éclairs dignes du grand Zeus ! Draco, qui se releva également en état de fureur, n'eut pas le temps de se moquer de sa Némésis que cette dernière se jeta littéralement sur lui !
Très vite, il sentit alors sa tête rebondir au rythme des claques que lui assénait la rouge et or, alternant les joues qu'elle colorait d'une jolie teinte carmin ! Entre chaque coup, elle articula, hors d'elle :
-Tu… vas… arrêter… de… me… gâcher… la… vie… !
Elle se releva alors, soufflant largement, libérée d'un poids. Elle se dirigea vers la salle de bain et, tandis qu'elle en refermait la porte, le battant lui revint violemment en pleine figure ! Elle tomba à terre, pressant ses mains contre son nez afin d'en arrêter les saignements. Draco, jouissant du spectacle, décida de ne pas s'arrêter là.
Il prit une cheville de la jeune femme et tira dessus, baladant la Gryffondor de la salle de bain au salon en passant par la chambre ! Elle se débattait tant qu'elle pouvait mais il lui avait salement amoché le nez et, bientôt, le sang lui brouilla légèrement la vue. Elle ne se rendit alors pas compte qu'il la trainait jusqu'aux toilettes.
Arrivés dans la petite pièce, Draco lâcha la cheville de Granger, lui agrippa les cheveux et, sans lui laisser le temps de prendre sa respiration, lui plongea la tête dans les sanitaires ! Elle se débattait violemment, ses épaules se soulevants en de grands mouvements destinés à se débarrasser de l'emprise du Serpentard. Mais celui-ci était plus fort. C'est, sans trop mal, qu'il la maintenait sous l'eau. Le dos de la jeune femme s'arquait, ses jambes étaient animées de spasmes mais le jeune Malefoy ne lâchait pas prise. Ce n'est que lorsqu'il la sentit légèrement faiblir qu'il la retira de l'eau.
D'un mouvement sec et puissant, il la projeta hors des toilettes et l'observa finir sa course contre un mur du salon. Hermione suffoquait, ayant le plus grand mal à récupérer son souffle. Ses poumons semblaient atrophiés, la javel lui brûlait les yeux et son nez était toujours lancinant de douleur. Ses cheveux lui collaient au visage et gouttaient contre sa peau, lui donnant la chaire de poule. Elle mourrait de froid et la douleur habitait jusque son cuir chevelu pourtant, elle n'avait pas peur.
Relevant un regard narquois vers son « fiancé », elle siffla :
-C'est tout ce que tu sais faire ?
Draco en eut le souffle coupé. Mais elle voulait mourir ou quoi ?
-Tu as raison, lui répondit-il dangereusement, je ne vais pas laisser à un autre le plaisir de te tuer, j'y tiens trop !
Avant qu'elle ait pu amorcer un geste de défense, la Gryffondor fut de nouveau agrippée par les cheveux et traînée jusqu'à la cuvette des WC. Mais, cette fois, elle allait lui prouver qu'être d'origines moldues pouvait être un avantage non négligeable ! Elle avait, en effet, équipé ses toilettes d'une chasse d'eau. Chose inexistante dans les versions sorcières qui se vidaient automatiquement.
Elle lui laissa l'avantage quelques secondes puis, lorsque ses poumons réclamèrent de l'air, elle atteignit d'une main tremblante le loquet de la chasse d'eau, qu'elle actionna le plus longtemps possible. Draco ne comprenait pas. Le niveau d'eau baissait ! Elle reprenait son souffle ! Il vit alors le loquet et comprit... Elle s'était bien foutue de lui !
Il lui saisit le poignet qui était encore agrippé à la chasse d'eau et, sans plus de préambules, lui cassa. Ne pouvant se retenir, Hermione hurla de douleur. Des larmes se mêlèrent à l'eau javellisée qui inondait son visage et au sang qui coulait directement dans sa bouche.
Ce cri, plus que tout autre chose, réveilla Draco avec la force d'un coup de tonnerre. Merlin, qu'avait-il fait ? Il s'écarta de la jeune femme, comme brûlé, et écarquilla les yeux d'horreur.
-Merde… Merde… Merde…
Hermione ne le distinguait plus vraiment. Tout vacillait autour d'elle. Elle l'entendait jurer mais, habitée par la souffrance de son corps, le souffle lourd qui semblait ne plus avoir place dans sa poitrine, elle n'y fit même pas attention. Puis, ce fut trop : le sang, la javel, la douleur. Un spasme contracta violement son œsophage et elle vomit, directement sur elle. Par manque de force, elle venait de rajouter son dîner de la veille à la souillure déjà présente sur ses habits et son visage. Ne tenant plus, elle sombra alors dans l'inconscience.
Draco la regarda glisser sur le côté, comme hypnotisé par ce qui se passait. Il ne sut combien de temps il resta là, en équilibre précaire contre le canapé, à fixer le spectacle sordide dont il était le metteur en scène.
Soudain, traversé par un ennui mortel par l'idée qui le poussait à agir, il s'activa. L'irritation habitait chaque fibre de son corps alors qu'il ramassait celui de la rouge et or et la menait jusqu'à son lit. Il lui lança un sort de lavement… qui ne fonctionna pas.
-C'est quoi encore cette connerie ? grinça-t-il entre ses dents
Bon, elle avait clairement installer, cette nuit, une barrière anti-magie autour de chez elle. Un sortilège efficace pour ne pas se faire repérer par les Mangemorts ou même le Ministère. Mais, pour l'utiliser, il valait mieux être enfant de Moldu…
-J'avais presqu'oublier… soupira-t-il
Comment avait-il pu faire l'impasse sur « la Sang-De-Bourbe » ? Quand n'était-elle devenue que cette insupportable « Granger » ? Un éclair de sympathie –qu'il n'identifia même pas tant il était succinct- traversa Draco. Il devait admettre qu'il aimait se disputer avec elle. Avec toute cette souillure de la guerre, elle était sa seule part d'authenticité. La seule qui lui tenait tête pour des gamineries, qui se chamaillait toujours avec lui, malgré le fait qu'ils soient alliés. Elle entretenait en lui une part de futilité essentielle en ces moments où chaque événement devenait un monde de peur dans un univers de terreur.
-Merde… jura-t-il à nouveau
Idylliquement, il aurait pu comprendre, dès à présent, qu'il avait besoin d'elle. Mais, préférant se voiler la face, il vida son esprit et entreprit de prendre soin de sa victime. Il la déshabilla par des gestes hachés, qu'il voulait dénués de toutes sortes de sentiments mais qui laissaient, malgré tout, transparaître une indéniable nervosité.
Lorsqu'elle fut en sous-vêtements, il alla dans la cuisine, remplit une bassine d'eau, prit gants et serviettes et revint auprès de la jeune femme. Lentement, serrant entre ses poings le gant imbibé, il essuya le front, les yeux, le nez, puis la bouche. Il s'attarda plus particulièrement sur celle-ci, se rappelant soudain à quel point il avait aimé embrasser ces lèvres.
-Ferme-la Draco, se sermonna-t-il en reprenant la toilette, tu crois qu'elle va te laisser l'embrasser à nouveau maintenant ?
Grognant contre lui–même, il chassa toutes pensées incongrues de son esprit et saisit la serviette. Il frotta énergiquement les cheveux, leur donnant un aspect encore plus touffus qu'à l'ordinaire. Il sécha ensuite le visage et le cou. Pour le nez, il n'eut pas de problème, ce dernier n'étant pas cassé. Par contre, l'œil au beurre noir qui assombrissait la paupière gauche de la Gryffondor l'inquiéta d'avantage.
Il cala des morceaux de coton dans les narines et appliqua des glaçons sur l'œil. Mais le plus dur à assumer était encore à venir. Il regarda avec appréhension le poignet et se sentit paniquer. Jamais il n'avait soigné ce genre de chose sans magie. A vrai dire, il y a quelques années encore, il pensait les Moldus incapables d'un tel exploit ! Soupirant, il se massa la nuque, devenue douloureuse dans l'immobilité.
-Réfléchis Draco, pensa-t-il à voix haute, il ne faut qu'elle ait mal. Or, elle aura forcément mal lorsqu'elle le bougera. Il faut donc l'immobiliser… Mais avec quoi ?
Il regagna la cuisine, comme gagné par la fièvre. Il ouvrit tout les tiroirs, en jeta les contenus insatisfaisants à même le sol. Il ne savait pas vraiment ce qu'il cherchait. Il se tenait au milieu de la pièce, son regard se perdant dans l'amas d'objets qui lui étaient, pour la plupart, inconnus, quand un soupir agacé le fit revenir à la réalité.
-Laisse-moi faire !
Légèrement tremblant, il laissa le champ libre à Hermione qui se dirigea directement vers un placard. Elle en sortit une fiole et en avala le contenu en grimaçant.
-Poussos, précisa-t-elle au jeune homme
Ce dernier la regardait sans rien dire, incapable d'aligner une pensée, alors une phrase… Hermione le regarda avec agacement :
-C'est bon Malefoy, me joue pas la carte des états d'âme. Aide-moi à ranger et nettoyer tout ça qu'on en finisse.
Il ne bougea pas d'un pouce pendant quelques secondes puis, avec une neutralité parfaite dans le ton, lui conseilla d'aller s'habiller. Si elle fut surprise de se retrouver en sous-vêtements, elle n'en montra rien. Elle acquiesça simplement et gagna sa chambre. Elle y enfila un t-shirt large qui lui retombait sur les épaules et un jean. Elle réussit à dégoter un foulard et banda son poignet avec, l'immobilisant pour laisser à la potion l'occasion d'agir plus rapidement.
Réprimant un frisson de dégoût, elle regagna la cuisine et vit avec effarement que tout était à nouveau en ordre. Mais aucune trace de Malefoy. Il ne pouvait être sorti, Harry ayant mis en place un enchantement les empêchant de quitter l'appartement sans son autorisation. Elle entendit alors le bruit de la douche.
Incapable de s'en empêcher, mû par un « je-ne-sais-quoi », elle gagna la salle de bain. Assis sous le jet d'eau, Draco, toujours habillé, semblait réfléchir. Lorsqu'il sentit la présence de la jeune femme, il releva les yeux et croisa son regard.
Alors, sans réfléchir il souleva son bras droit. Comprenant le message, Hermione se dirigea vers lui et s'assit à ses côtés. Le jet de la douche percutait sa peau, la lavant de toute réticence tandis que le bras droit se referma sur son épaule, l'entraînant dans une étreinte vers le torse du jeune homme. Elle se laissa faire et porta une main à l'emplacement du cœur de Malefoy.
Elle fut surprise de le sentir battre.
No comment...
Mr Review tends courageusement sa main, prêt à recevoir la pluie d'insultes
Merci pour ta fidélité M'sieur Review snif, mais ne vas pas risquer ta carriere pour soutenir une auteur pathétique...
Mr Review lance un regard noir à l'auteur
Oui bon ok, je reste forte et digne... Pas taper!
Je vais quand même attendre dans ce petit coin sombre là-bas, hein?
Mr Review tape du pied avec impatience
Euh, ah oui j'oubliai... T'es sûr que c'est obligatoire? Ouais? Bon, ok...
A vos marques! Prêts? Reviews!
